de litterrance

Dimanche 19 décembre 2010 7 19 /12 /Déc /2010 14:34

 

Jacqueline de Romilly 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jacqueline de Romilly, 2003

 

Jacqueline de Romilly, in Apostrophes, 2 mars 1984


Elle nous a quittés.

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 07:20

 

Elias Canetti

 

Elias Canetti est un écrivain, philosophe et romancier, né en 1905 en Bulgarie, exilé en 1938 à Londres, où il a reçu la nationalité britannique en 1946. Prix Nobel de littérature en 1981. Mort le 14 août 1994 à Zurich. La ville de Zurich a offert à sa famille – qui a accepté – la possibilité de l'enterrer à côté de James Joyce dans le cimetière de Fluntern.


La mort, la mort, toujours recommencée


Ca ne sert à rien ! On peut se chanter des chœurs à soi-même, s'étonner des cannibales, escalader le tronc d'un arbre en reculant de deux cents ans en arrière, on peut verrouiller le mois à un fou, partir en voyage pour la Palestine en compagnie des innocents croisés bardés de fer, faire taire Mahomet, écouter Bouddah, croire en Jésus-Christ, prendre soin d'un bourgeon, peindre une fleur, stopper la formation d'un fruit ; on peut aussi poursuivre le soleil au jour qu'il sera double, dresser les chiens à miauler, les chats à aboyer, rendre à un centenaire l'ensemble de ses dents, cueillir des forêts, arroser des crânes chauves, châtrer des vaches, traire des bœufs, on peut, si tout cela se fait trop vite (tout est si vite terminé !) apprendre à parler le néandertalien, raccourcir les bras de Civa, vider de Brama tous les Védas archaïques, habiller les Védas qui sont nus, faire cesser le chœur des anges dans le ciel de Dieu, promouvoir Lao-Tseu, exciter Confucius au parricide, arracher la coupe de ciguë de la main de Socrate et lui retirer l'immortalité de la bouche, on peut... Mais ça ne sert à rien. A rien. Il n'existe aucune action, aucune pensée, à part celle-ci : Quand donc cessera-t-on d'assassiner ?

 

Elias Canetti, Le territoire de l'Homme, 1973 – traduit de l'allemand par Armel Guerne, Albin Michel, 1978

 

A rapprocher du propos d'Albert Camus.




Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀθάνατον

σπεῦδε, τὰν δ' ἔμπρακτον ἄντλει μαχανάν

Pindare, Pythiques, III

 

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,

Entre les pins palpite, entre les tombes ;

Midi le juste y compose de feux

La mer, la mer, toujours recommencée

Ô récompense après une pensée

Qu’un long regard sur le calme des dieux !

 

Quel pur travail de fins éclairs consume

Maint diamant d’imperceptible écume,

Et quelle paix semble se concevoir !

Quand sur l’abîme un soleil se repose,

Ouvrages purs d’une éternelle cause,

Le Temps scintille et le Songe est savoir.

 

Stable trésor, temple simple à Minerve,

Masse de calme, et visible réserve,

Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi

Tant de sommeil sous un voile de flamme,

Ô mon silence !… Édifice dans l’âme,

Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit !

 

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,

À ce point pur je monte et m’accoutume,

Tout entouré de mon regard marin ;

Et comme aux dieux mon offrande suprême,

La scintillation sereine sème

Sur l’altitude un dédain souverain.

 

Comme le fruit se fond en jouissance,

Comme en délice il change son absence

Dans une bouche où sa forme se meurt,

Je hume ici ma future fumée,

Et le ciel chante à l’âme consumée

Le changement des rives en rumeur.

 

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !

Après tant d’orgueil, après tant d’étrange

Oisiveté, mais pleine de pouvoir,

Je m’abandonne à ce brillant espace,

Sur les maisons des morts mon ombre passe

Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

 

L’âme exposée aux torches du solstice,

Je te soutiens, admirable justice

De la lumière aux armes sans pitié !

Je te tends pure à ta place première,

Regarde-toi !… Mais rendre la lumière

Suppose d’ombre une morne moitié.

 

Ô pour moi seul, à moi seul, en moi-même,

Auprès d’un cœur, aux sources du poème,

Entre le vide et l’événement pur,

J’attends l’écho de ma grandeur interne,

Amère, sombre, et sonore citerne,

Sonnant dans l’âme un creux toujours futur !

 

Sais-tu, fausse captive des feuillages,

Golfe mangeur de ces maigres grillages,

Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,

Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,

Quel front l’attire à cette terre osseuse ?

Une étincelle y pense à mes absents.

 

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,

Fragment terrestre offert à la lumière,

Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,

Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,

Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres ;

La mer fidèle y dort sur mes tombeaux !

 

Chienne splendide, écarte l’idolâtre !

Quand solitaire au sourire de pâtre,

Je pais longtemps, moutons mystérieux,

Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,

Éloignes-en les prudentes colombes,

Les songes vains, les anges curieux !

 

Ici venu, l’avenir est paresse.

L’insecte net gratte la sécheresse ;

Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air

À je ne sais quelle sévère essence…

La vie est vaste, étant ivre d’absence,

Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

 

Les morts cachés sont bien dans cette terre

Qui les réchauffe et sèche leur mystère.

Midi là-haut, Midi sans mouvement

En soi se pense et convient à soi-même…

Tête complète et parfait diadème,

Je suis en toi le secret changement.

 

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes !

Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes

Sont le défaut de ton grand diamant…

Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,

Un peuple vague aux racines des arbres

A pris déjà ton parti lentement.

 

Ils ont fondu dans une absence épaisse,

L’argile rouge a bu la blanche espèce,

Le don de vivre a passé dans les fleurs !

Où sont des morts les phrases familières,

L’art personnel, les âmes singulières ?

La larve file où se formaient les pleurs.

 

Les cris aigus des filles chatouillées,

Les yeux, les dents, les paupières mouillées,

Le sein charmant qui joue avec le feu,

Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,

Les derniers dons, les doigts qui les défendent,

Tout va sous terre et rentre dans le jeu !

 

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe

Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge

Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici ?

Chanterez-vous quand serez vaporeuse ?

Allez ! Tout fuit ! Ma présence est poreuse,

La sainte impatience meurt aussi !

 

Maigre immortalité noire et dorée,

Consolatrice affreusement laurée,

Qui de la mort fais un sein maternel,

Le beau mensonge et la pieuse ruse !

Qui ne connaît, et qui ne les refuse,

Ce crâne vide et ce rire éternel !

 

Pères profonds, têtes inhabitées,

Qui sous le poids de tant de pelletées,

Êtes la terre et confondez nos pas,

Le vrai rongeur, le ver irréfutable

N’est point pour vous qui dormez sous la table,

Il vit de vie, il ne me quitte pas !

 

Amour, peut-être, ou de moi-même haine ?

Sa dent secrète est de moi si prochaine

Que tous les noms lui peuvent convenir !

Qu’importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche !

Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,

À ce vivant je vis d’appartenir !

 

Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d’Elée !

M’as-tu percé de cette flèche ailée

Qui vibre, vole, et qui ne vole pas !

Le son m’enfante et la flèche me tue !

Ah ! le soleil… Quelle ombre de tortue

Pour l’âme, Achille immobile à grands pas !

 

Non, non !… Debout ! Dans l’ère successive !

Brisez, mon corps, cette forme pensive !

Buvez, mon sein, la naissance du vent !

Une fraîcheur, de la mer exhalée,

Me rend mon âme… Ô puissance salée !

Courons à l’onde en rejaillir vivant.

 

Oui ! Grande mer de délires douée,

Peau de panthère et chlamyde trouée,

De mille et mille idoles du soleil,

Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,

Qui te remords l’étincelante queue

Dans un tumulte au silence pareil,

 

Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !

L’air immense ouvre et referme mon livre,

La vague en poudre ose jaillir des rocs !

Envolez-vous, pages tout éblouies !

Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies

Ce toit tranquille où picoraient des focs !

 

Paul Valéry, Le Cimetière marin, 1920



 

Cet article vous est servi de bon matin grâce à nos amis les chasseurs dont les meutes voisines ont réveillé le village à 4 heures, cette nuit, l'ordinaire, louons-les ensemble, c'est l'heure.

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Lundi 23 août 2010 1 23 /08 /Août /2010 10:37

 

 
 
Hervé Christiani, Il est libre Max, 1981

 

Dans la malle

 

Free

 

Sujet : Cliquez ici pour acceder a votre fiche spciale

De : Service@freebox2010.fr

 

Notification de service

Cher (e) client (e)

Nous ne sommes pas parvenus à prélever le
paiement correspondant au service Freeadsl Plus à
partir de votre carte de crédit. La société
émettrice de votre carte de crédit a fournit
l'explication suivante :

>

Vous trouverez ci-dessous les procédures
permettant de résoudre ce problème :

1. Connectez-vous à votre compte afin de
mettre à jour ou de modifier les informations
relatives à votre carte de crédit

2.Contactez-nous par téléphone au 0825
12 03 19 ou par email à l'adresse . service@free.fr.
Nous allons trouver avec vous la solution la plus adaptée.

Si nous sommes dans l'incapacité de prélever
le paiement correspondant au service Freeadsl
votre compte sera fermé.

Nous apprécions votre travail et espérons que
vous prendrez rapidement les mesures
nécessaires pour conserver votre compte Freeadsl.
Nous vous remercions de faire partie
des membres du numéro un mondial des
services de Freeadsl et nous vous
demandons de prêter la plus grande attention à
ce problème.

Sincères salutations,,
Service clientèle Freeadsl

 


Ce message entrant est certifié sans virus connu.

Analyse effectuée par AVG - www.avg.fr

Version: 9.0.851 / Base de données virale: 271.1.1/3080 - Date: 08/18/10 20:35:00 

 

___

 

Sujet : Veuillez activer votre compte Free.Adsl.

De : Service@freebox2010.fr

Notification de service

Cher (e) client (e)

Nous ne sommes pas parvenus à prélever le
paiement correspondant au service Freeadsl Plus à
partir de votre carte de crédit. La société
émettrice de votre carte de crédit a fournit
l'explication suivante :

>

Vous trouverez ci-dessous les procédures
permettant de résoudre ce problème :

1. Connectez-vous à votre compte afin de
mettre à jour ou de modifier les informations
relatives à votre carte de crédit

2.Contactez-nous par téléphone au 0825
12 03 19 ou par email à l'adresse . service@free.fr.
Nous allons trouver avec vous la solution la plus adaptée.

Si nous sommes dans l'incapacité de prélever
le paiement correspondant au service Freeadsl
votre compte sera fermé.

Nous apprécions votre travail et espérons que
vous prendrez rapidement les mesures
nécessaires pour conserver votre compte Freeadsl.
Nous vous remercions de faire partie
des membres du numéro un mondial des
services de Freeadsl et nous vous
demandons de prêter la plus grande attention à
ce problème.

Sincères salutations,,
Service clientèle Freeadsl

 


Ce message entrant est certifié sans virus connu.

Analyse effectuée par AVG - www.avg.fr

Version: 9.0.851 / Base de données virale: 271.1.1/3087 - Date: 08/22/10 08:35:00

 

___

 

Sujet : Veuillez mettre a jour votre Compte Free.adsl.

De : Service@freebox2010.fr

Notification de service

Cher (e) client (e)

Nous ne sommes pas parvenus à prélever le
paiement correspondant au service Freeadsl Plus à
partir de votre carte de crédit. La société
émettrice de votre carte de crédit a fournit
l'explication suivante :

>

Vous trouverez ci-dessous les procédures
permettant de résoudre ce problème :

1. Connectez-vous à votre compte afin de
mettre à jour ou de modifier les informations
relatives à votre carte de crédit

2.Contactez-nous par téléphone au 0825
12 03 19 ou par email à l'adresse . service@free.fr.
Nous allons trouver avec vous la solution la plus adaptée.

Si nous sommes dans l'incapacité de prélever
le paiement correspondant au service Freeadsl
votre compte sera fermé.

Nous apprécions votre travail et espérons que
vous prendrez rapidement les mesures
nécessaires pour conserver votre compte Freeadsl.
Nous vous remercions de faire partie
des membres du numéro un mondial des
services de Freeadsl et nous vous
demandons de prêter la plus grande attention à
ce problème.

Sincères salutations,,
Service clientèle Freeadsl

 


Ce message entrant est certifié sans virus connu.

Analyse effectuée par AVG - www.avg.fr

Version: 9.0.851 / Base de données virale: 271.1.1/3087 - Date: 08/22/10 08:35:00 

 

___

 

On note que la société émettrice de notre carte de crédit n'a fournitte aucune explication suivante. Cela se conçoit bien : nous n'avons aucun compte payant chez Free, puisque c'est free.

 

Nous avons téléphoné à Free.

_ Jules Jenairinafout, à votre service, que puis-je pour vous ?

Jules est impuissant.

 

Ces courriers tombent tous les jours, plusieurs fois par jour, dans la même malle, curieusement, et par fortuite coïncidence, depuis notre aventure FB/MZ.


FB, TWITT, MSPACE, AGOGOVOX, SFR, FREE, même kampf.

 

 

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 20:07

  

Pourquoi ce jeu de lecture ?

 

Oui, il ne s’agit pas d’un jeu d’orthographe. Les mots sont simples, les phrases, même composées, sont faciles à lire. Seulement, on ne lit plus, on repère deux ou trois mots, on saisit de quoi on parle, mais on ne comprend pas ce qui en est dit.

La richesse des civilisations, la paix entre les peuples, c’est la diversité des langues. Babel, la langue unique, c’est la guerre et la misère.

 

Nous l’avons écrit dans La Toile… - Mode d’emploi.

 

Continuons.

  

Pourquoi est-il si difficile, pénible, délicat, de lire ou relire un texte, avant ou (hélas !) après sa publication ?

 

Difficile ?

 

Dans les courts extraits proposés, parus au fil des chroniques littéraires d’un journaliste de La Presse de la Manche, il n’y a aucun piège, aucun mot rare, tout est simple. Les lauréats du certificat d’études primaires, officiellement supprimé en 1989, auraient eu raison de l’exercice. Les autres candidats auraient été éliminés.

 

Seulement, certaines erreurs orthographiques sont tellement répandues qu’on ne les voit plus : elles font partie du paysage.

 

Dans la noble Bibliothèque de La Pléiade, on trouve des dizaines de fautes dans certains volumes (on n’a pas tout lu). Certaines erreurs sont récurrentes, ce sont des fautes. On en trouve même dans les dictionnaires.

  

Pénible ?

  

Oui, pénible de lire des phrases aussi mal fichues (cf. infra), pénible de corriger des copies aussi déficientes.

 

Délicat ?

 

Nous venons de le dire : il n’y avait aucun piège. Cependant, on peut chipoter, douter, contester. Le français n’est pas une langue morte.

 

La question a été posée : Oh grand Libellus pouvez-vous me dire quand l'obligation d'écrire selon des règles orthographiques a vu le jour dans notre beau pays ?

[Nous ne relevons pas les erreurs dans les commentaires qui nous sont aimablement envoyés]

 

Lâchement, nous avons donné les liens vers deux pages sur l'histoire de l'orthographe, ici et .

 

Quand ? Une date !

 

Eh bien ! Commençons par le 10 août 1539 et l’ordonnance de Villers-Cotterêts : François Ier choisit le français comme langue administrative. Il faut bien codifier toutes ces langues provinciales d’une même famille, certes, mais qui ont leur histoire personnelle.

 

L’invention de Gutenberg a déjà un siècle en ce temps-là.

 

Sautons allègrement François Ier et un siècle et demi.

 

Antoine Furetière, Dictionnaire universel : contenant generalement tous les mots françois tant vieux que modernes, et les termes de toutes les sciences et des arts,chez Arnout & Reinier Leers, 3 vol., 1690.

 

[œuvre publiée à titre posthume, 3000 euros, l’édition originale]

 

Enfin le Littré vint.

 

Emile Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863-1872.

 

En 1881, les fondations sont coulées, Jules Ferry institue l’enseignement obligatoire. L’instruction (en français moderne : les fondamentaux) : lire, écrire, compter. Encore faut-il que dans les écoles on lise et on écrive selon les mêmes normes, puisqu’il faut évaluer et qu’il s’agit de diplômer.

 

Grammairiens et philologues sont en lice avec l’Académie.

 

Après l’euthanasie du certificat d’études, une réforme de l’orthographe est décrétée en 1990. Elle n’a jamais été vraiment appliquée.

 

Nénufar remplaçait nénuphar.

 

Connaissez-vous l’histoire du 29e jour du nénuphar ? Ce n’est pas une question d’orthographe, c’était hier – ou aujourd’hui pour les optimistes en phase terminale.

 

Assez causé, le jeu !

Remerciements à

 

Choukov

Des Pas Perdus

Jean-Marie Dutey

Lise Genz

Idothée

Monsieur Kiki

Mélanie

Emmanuel Prunevieille

Yueyin

 

Les relectures et commentaires suivent l’erreur en bleu.

 

Je propose cette réforme à laquelle je ne vois qu'avantage. Il ne s'agit pas de supprimer complètement les dictées, qui peuvent d'abord habituer l'enfant à sonoriser l'écriture, mais de les remplacer parfois par des corrections d'épreuves, en vue de leur lui apprendre l'orthographe. La tâche du professeur en serait extraordinairement simplifiée, et l'enfant y prendrait un intérêt fort vif. Il ne serait pas malaisé d'établir le texte d'un "placard" comportant un nombre d'erreurs que le professeur connaîtrait. A chaque élève, il en serait remis un exemplaire. Il y aurait...mettons douze coquilles à relever. Le classement serait facile, et l'émulation plus précise, le plus méritant des élèves étant celui qui les aurait relevées toutes les douze. Cette méthode aurait au surplus l'avantage d'enseigner aux élèves les procédés de correction des épreuves, ce qui, par la suite, pourrait servir à certains ; mais surtout  elle les mettrait en garde contre l'autorité de l'imprimé qui trop souvent en impose.

 

André Gide, Journal, 4 juillet 1941, La Pléiade, tome 2 de la première édition, p. 83

 

Ce texte comporte une faute de français : relevez-la, corrigez-la et proposez, éventuellement, une explication.

 

Explication : André Gide est en faute sur l’enfant, il veut le pluriel, il aimait bien les enfants.

 

Commentaire de Choukov :

 

leur [lui. Le monsieur écrit « l’enfant » mais pense « les enfants » ; de surcroît la proximité d’autres mots au pluriel, si l’on considère par ailleurs que l’enchaînement des relatives et autres propositions joliment tournées a pu, sans préjuger de l’intégrité de la pensée de l’auteur, et si l’on exclut venant de ce grand homme tout dessein malicieux  – pourquoi en effet ne pas mettre ses lecteurs à l’épreuve – , lui faire oublier que l’objet du délit était singulier, explique très simplement cette erreur que Baby L .J. lui même n’eût point commise.]

 

Si tu as des ex aequo dans les ex aequo...demande-leur de trouver la faute dans mon explication de la faute de Gide.

 

Le jeu est commencé.

 

Extraits de La Presse de la Manche, plus précisément dans la page littéraire de l'édition dominicale, toujours rédigée par le même journaliste – cette précision vous aidera, il y a des fautes récurrentes. Il peut y avoir plusieurs fautes sur la même ligne.

 

Une sirène retendit retentit.

 

Une œuvre troublante qui repose sur les non-dit les non-dits, les trahisons.

 

Comme le fait remarquer très justement Choukov, non-dit est donné comme invariable dans le Larousse de l’édition 1988.

 

Zouina, une belle maghrébine Maghrébine d’une trentaine d’années…

 

Toutefois, « belle » est également un nom : une belle de nuit. Il n’en reste pas moins que le journaliste a voulu écrire « une Maghrébine belle ».

 

Sous les feux croisés des nervis de l’Ordre du Temple et d’une bande de chinois Chinois

 

Idothée propose : Heu .......ils sont mal là.

 

Elle s’aperçoit que cet illustrateur est Cherbourgeois cherbourgeois.

 

Si elle ne renie pas son passé de chanteuse, elle a choisi l’écriture pour s’exprimer. Cela lui réussi réussit fort bien.

 

Afin de raconter l’extraordinaire aventure humaine, maritime et commerciale des équipages de ces navires doublant le cap Horn pour ramener le précieux nitrate et de reconstituer l’histoire de la compagnie Bordes, plusieurs chercheurs se sont attelés à la tâche.

 

Mais c’est un mal pour un pire. Autant reprendre la phrase, comme nous le propose Lise :

 

Plusieurs chercheurs se sont attelés à la tâche consistant à reconstituer l’histoire de la compagnie Bordes, en racontant  l’extraordinaire aventure humaine, maritime et commerciale des équipages de ces navires doublant le cap Horn pour ramener le précieux nitrate. 

 

Variante : Heu ..............à part que le nitrate c’est pas précieux. Devinez de qui !

 

Charcot doit embarquer à bord du Pourquoi pas, le célèbre navire océanographique, un peinte peintre de la Marine afin que ce dernier immortalise chaque expédition.

 

Son père refuse de parler à ce fils assassin, et sa mère est en-train en train de mourir d’une tumeur.

 

Et si on retire simplement le trait d’union, l’entrain de la tumeur devient pure cruauté.

 

En 1981, il achève ses mémoires intimes qui seront publiées publiés un peu plus tard.

 

Les jolies jolis pieds de Florence… [on ne dit pas Aubenas]

 

Mais saura t-elle saura-t-elle rivaliser avec les hommes ?

 

Cet homme manque de traits d’union, il a du mal à joindre les deux bouts, il a des problèmes de finances, des emprunts, et des problèmes conjugaux, mais n’anticipons pas.

 

L’Orient est en effet le berceau de quelques uns quelques-uns des meilleurs chevaux.

 

Mattie et Jack ne se connaissent connaissaient que depuis deux mois lorsque Mattie est tombée enceinte.

 

Yueyin commente : J’espère qu’elle ne s’est pas fait mal en tombant !

 

La guerre de Troie a t-elle a-t-elle eu lieu ? Napoléon a t-il a-t-il été empoisonné à l’arsenic ?

 

On notera, par-delà une relecture, que personne n’a répondu à la question. Il est vrai que ce n’était pas le sujet.

 

Pas de doute, avec un tel numéro, le bond bon droit et la justice ne sont pas prêts près de triompher.

 

Ce pamphlet a provoqué la colère de nos confrères du Monde qui retirent leur soutien à tous les festivals qui l’invitent.

 

> qui les invitent, à moins qu’on invite le pamphlet.

 

Coralie Trinh Thi, ex-star du X, qui s’est vue vu décerné décerner deux Hots d’or.

 

Criticounet, qui n’a pas voulu participer au jeu, par une pudeur juvénile bien compréhensible, a néanmoins proposé : deux hot-dogs en place de deux Hots d’or.

 

Yueyin, qui a fait un peu d’anglais, nous fait remarquer avec justesse que « Hots » est une manière à la mode de franciser les mots étrangers.

 

Il est vrai qu’il y a une nuit des César : on donne plusieurs récompenses, mais César (le sculpteur) est unique.

 

Comme si la vie n’était qu’un savent savant équilibre entre ce qu’on aurait aimer aimé vivre et ce que finalement nous sommes.

 

Sur son bateau, près prêt à dompter l’océan.

 

Angéline, de son coté côté, passe la soirée avec son oncle.

 

Ce qui la regarde.

 

Douze de ces histoires ont sont ou ont été ici adaptées en bande dessinée par des dessinateurs de haut vol.

 

Profitant de la sortie en salle du second épisode du livre de la jungle Livre de la jungle, il s’est inspiré de l’histoire de Moogli Mowgli pour décorer Main Street.

 

Il y a aussi Demi, la commissaire, belle à craquer, dénouée de tout préjugé. Elle ressemble à une actrice américaine.

 

Là… on ne sait pas… on craque devant une belle, belle à croquer… il reste un problème de nœud…

 

[dénuée, et sûrement dénudée] dit-il.

 

Dans ce roman emprunt empreint d’une indéfinissable tendresse…

 

Autant d’évènements que moi-même j’ai vécu vécus.

 

L’écrivain qui suit de très prêt près l’évolution de la conjoncture internationale…

 

Un véritable génocide contre lequel pratiquement personne ne s’est élevé.

 

Le plus choquant, c’est que personne ne se soit élevé contre un véritable génocide.

 

Dixit l’auteur lui-même, il s’agit là de son œuvre la plus personnelle.

 

Comme le propose Yueyin, mieux vaut reprendre la copie : (Dixit) Selon l’auteur lui-même, il s’agit là de son œuvre la plus personnelle.

 

La vie serait-elle un contre conte qui commence mal et finit bien ? Ou le contraire…

 

Le journaliste littéraire connaît aussi des problèmes au tennis.

 

Gilles de Rais, dont le penchant pour les hommes est bien connu, ne reste pas insensibles insensible aux charmes soigneusement cachés de cette garçonne.

 

Bonne pioche des participants, mais nous préférons cette version : Gilles de Ré. Elle nous vient d’une native de l’île, une Rétive.

 

Obstinée, elle parvient à convaincre un roi peu courageux à de se faire couronner.

 

Et qui est l’obstinée, hein ?

 

Séparés Séparées des hommes, une soixantaine de femmes furent entassées dans un wagon à bestiaux.

 

Cette phrase monstrueuse d’une histoire monstrueuse n’a produit d’autre commentaire qu’orthographique. La mémoire…

 

J’ai été ébloui par une femme et j’ai quitté le domicile conjugual conjugal.

 

Ou bien : J’ai été éblouie par une femme et j’ai quitté le domicile conjugal.

 

Sa maison de campagne et son jardin qu’elle entretient avec un soin manique maniaque

 

Certains ont été courageux, et leur plume est devenu devenue un fusil.

 

Un illuminé se jette du haut d’un gratte-ciel, provocant provoquant dans sa chute une énorme explosion.

 

Elle nous avait habitué habitués jusqu’ici à des romans policiers.

 

[s (ou es si la citation est extraite de Gala)] : non, c’est de La Presse de la Manche.

 

Ou encore : Nous connaissons bien cet écrivain, il nous avait habitué… Le pluriel de modestie (également dit de majesté) s’accorde au singulier.

 

 

Quelques perles glanées sur la Toile.

 

 

Zola n’a pas eu besoin d’aller pousser des wagonnets pour dénoncer la conditions condition des mineurs dans Germinal.

 

Il y a des hasard hasards, des rencontres, des événements…

 

On peut préférer la graphie récente : évènements.

 

Florence Aubenas se sens sent rattrapée par la fiction.

 

Monsieur Lou, on va vous aider à recouvrir votre honneur !

 

C’était, me dit-on, un jeu sur le mot.

 

Comme prévu pour les ateliers d'écriture : l'animateur se mets met d'accord avec ses auteurs.

 

Ce qui n’interdit pas un souper fin en accord avec les goûts culinaires des auteurs.

 

J'ai simplement suggére suggéré que tu ne savais peut-être pas qu'elles tiennent à ne pas faire de competition compétition.

 

Je ne vois pas très bien en quoi le contenu des textes (les miens ou d'autres) s'ils ne sont ni racistes, ni diffamatoires etc. [?] justifierait qu'on les censure après les avoir publié publiés.

 

Il est sensé censé servir à quoi ce blog dont tu es prié de me donner les clés ?

 

Une bonne explication avec les créatrices du projets projet vaudrai4t vaudrait sans doute mieux que des commentaires.

 

En grêve grève.

 

Concernant les textes et les illustrations dont je suis l'auteur, vous pouvez piller, ça m'est complêtement complètement égal.

 

[I don’t mind est moins risqué et plus rapide à écrire], according to Choukov.

 

Et puis, l’incorruptible Yueyin nous a fait remarquer l’anacoluthe que nous n’avions même pas vue.

 

Elle conclut : Est-ce vraiment un journaliste qui a écrit tout ça ? Son orthographe me peine moins que son style, je te le dis tout net.

 

 

Nous avons peut-être oublié quelques commentaires malicieux et pertinents. Merci de nous les rappeler : l’article sera complété.

 

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Mardi 15 juin 2010 2 15 /06 /Juin /2010 16:35

 

Revoir le jeu.

 

 

Une révélation, une illumination, un chemin des Dames.

 

Au commencement, un jeu d’écriture(s).

En cache.

 

Lou s’y est jeté, une première fois, une seconde fois.

 

Il y a même convié des amis qui ont survolé la vague avec toute l’aisance de leur talent.

 

Des pas perdus

Mr Kiki

Yueyin

Jean-Marie Dutey

 

Et puis, le 24 mai 2010, à l'heure où blanchit la campagne, cette obscure clarté qui tombe des étoiles est venue assombrir la bonne humeur naturelle de Jean-Marie : sa contribution au chemin des dames avait été tranchée.

Une erreur, peut-être.

 

Episodes.

En cache.

 

Lou s’est mouillé de quelques courriers aux dames, avec la galanterie qu’on lui connaît.

Silence radio.

 

De ce fait, toute référence aux mille-pattes a été retirée de Libellus (hormis sur cette page), même dans les commentaires où Lou présentait une lecture élogieuse et brillante (dit-il) de la photographie de Thé Citron (c’est son nom de plume).

 

Plus de huit jours passés, presque à plein temps, pour que le mammouth accouche d’une souris !

 

Les commentaires et les courriers de Lou n’ont pas été lus.

Ou bien lus par des analphabètes.

La malheureuse Anaïs Valente (c’est sa signature) m’a répondu, alors que je venais de lui écrire « Je t’envoie un courrier de sympathie » [nous nous connaissions, depuis Haïti, mais l’Alzheimer  frappe de bonne heure, de nos jours] : « je trouve votre ton de plus en plus déplaisant ».

 

Pendant ce temps, les publications de Libellus ont été suspendues.

 

 

Pourquoi ce jeu de lecture ?

 

 

Oui, il ne s’agit pas d’un jeu d’orthographe. Les mots sont simples, les phrases, même composées, sont faciles à lire. Seulement, on ne lit plus, on repère deux ou trois mots, on saisit de quoi on parle, mais on ne comprend pas ce qui en est dit.

 

La richesse des civilisations, la paix entre les peuples, c’est la diversité des langues. Babel, la langue unique, c’est la guerre et la misère.

 

[rappelons les règles du jeu : les participants seront tous nommés ; les réponses justes seront données dans quelques semaines ; aucune réponse apportée par e-mail ne sera associée au nom de l’auteur, parce qu’il ne s’agit pas d’un concours – exception sera faite pour des réponses amusantes et futées et voulues comme telles par leurs auteurs --- nous en avons déjà deux ou trois]

 

>>> tiens ! il n’a même pas mis une image aujourd’hui ! <<<

>>>>> attends la fin de la semaine ! <<<<<

 

Bon ! si tu y tiens !

 

L’image

 

L'essentiel est invisible

 

L’image et le son

 

 

A voir ici.

En cache.

 

Et comme tu n’iras pas lire le lien, on te le recopie :

Description :

Comment azccorde-ton le participe passé utilisé avec l'auxiliaire avoir ? Pas de panique. A ceux qui dormaient le jour de la leçon...

Commentaires :

Super - Posté par zelfira le 24-08-2009 19:29:17
Cette méthode d'apprentissage m'a bien démontrée la règle. Super
A quand ? les mêmes suports pour les plus jeunes ?
Cordialement
Zelfira

 

Les leçons d’orthographe, ça ne sert à rien.

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires

pour mémoire

Survival

 

Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

Lou

  • : Libellus
  • Libellus
  • : Un bloc-notes sur la toile

derniers commentaires

recherche

autres liens

Scribulations, où l'on retrouve Lou

syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés