Samedi 6 septembre 2008
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16:48
People = Shit !
Slipknot, Psychosocial, 2008
[oui, c'est extrêmement pénible, c'est étudié pour]
Piero Manzoni, Merda d'artista,
1961
People
***source***
[cet article s'inspire d'un concept innovant de G.T., passionné de jazz ici
ou là
et de scat et plus si affinités]
Par lou
-
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Dimanche 31 août 2008
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09:58
DEEZER EST EN FAILLITE.
NOUS VOYONS DES DEMANDES DE VISITEURS. CET ARTICLE SERA BIENTOT RESTAURE AVEC LES BANDES SON ET LA VIDEO DE LELOUCH - SOUS UN AUTRE TITRE : IL SUFFIRA DE DEMANDER "PANIAGUA BEETHOVEN RAVEL
LIBELLUS".
REVENEZ.
Un thème, un triptyque.
En dansant.
Gregorio Paniagua, La folia,
Atrium Musicae de Madrid, dir. Gregorio Paniagua, enr. 1980
Plage 10/
De Pastoribus
Mathematica dies irae
Crepuscularis
Sine
nomine
Tristis est anima mea
Equites fortis armaturae
Audaces fortuna juvat
Sine praeputium
Ecclesiastica
Plage 11/
Theatralis et hipocritae
Ruralis
Alter indica perfecta
Plage 12/
De tolerentia aetherea
Fuga ficta et carrus triumphalis
- où l'on reconnaîtra un thème de Barry Lyndon de l'immense Stanley Kubrick (source : Haendel,
Sarabande) et d'une pub pour mes jeans ;)

Ludwig van Beethoven, Symphonie n° 7, Wiener Philharmoniker, dir. Simon
Rattle, enr. public 2002, Allegretto
- où l'on reconnaîtra le thème de Lola (une danseuse) de l'immense Jacques
Demy

Maurice Ravel, Boléro, Orchestre Symphonique de Boston, dir. Seiji Ozawa, 1974
- où l'on reconnaîtra (de mémoire) la chorégraphie du génial Maurice Béjart, dansée par le superbe Jorge Donn dans Les Uns et les autres de l'immense Claude Lelouch
[ce juke-box s'inspire de l'idée de G.T.-art-rock : dans le cadre du Mood Organ Playlist, il s'agit de proposer une humeur (du moment) à écouter]
Par lou
-
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Vendredi 22 août 2008
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Entrez !

Cela nous rappelle les recherches de Joan Fontcuberta qui, en 1993, lui ont permis de retrouver, dans les douves du château d'Oiron, le mystérieux et monstrueux Cocatrix.

Faites de beaux rêves !
Par lou
-
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Vendredi 22 août 2008
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Libellus a cinq mois aujourd'hui.
Nous vous offrons une musique festive comme on l'aime !
Un thème, trois pièces.
Hasard et mathématiques.

György Ligeti, Musica
ricercata, 1953, Allegro con spirito
Barrel Organ, Françoise Terrioux, 1995
Nous avons déjà présenté cette
œuvre dans sa version pour
quintette à vents.

Iannis Xenakis, Pléiades, Peaux, 1979
Les Percussions de Strasbourg, 1987

Karlheinz Stockhausen, Helikopter Streichquartett, 1992-1993
Arditti String Quartet, 1999 – extrait
En images, Osterreichisches Ensemble für neue Musik, 2003.
Combien y a-t-il d'hélicoptères engagés dans c't'affaire
?
[ce juke-box s'inspire de l'idée de G.T.-art-rock : dans le cadre du Mood Organ Playlist, il
s'agit de proposer une humeur (du moment) à écouter]
Par lou
-
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6
Vendredi 15 août 2008
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22:15

Sembene nous a quitté le 9 juin 2007, à 84 ans,
il vivait à Yoff, une commune de Dakar.
Sembene Ousmane est né à Ziguinchor, en Casamance. Il fait de courtes études, exclu de son école pour avoir giflé le directeur –
qui voulait lui apprendre le corse. Pêcheur, maçon, mécanicien, tirailleur sénégalais. Arrivé clandestinement en France, en 1948, il trouve un bon accueil à Marseille où il devient
docker, militant à la CGT puis au PCF. Il participe au long blocage du port pour empêcher l'envoi d'armes en Indochine, il luttera de même contre la guerre en Algérie. Dans les années
'50, il commence à écrire (Le Docker noir, suivi, en 1960, par Les Bouts de bois de Dieu),
mais le cinéma lui paraît être un médium plus intéressant pour ceux à qui il veut parler. En 1961, avec l'appui d'André Bazin et de Georges Sadoul, il obtient une formation
d'un an au studio Gorki, à Moscou, avec Mark Donskoï et Sergueï Guerassimov. Il tourne son premier film en 1962, un court-métrage, Borom Sarret.

Sembene nous a donné une œuvre littéraire et cinématographique de l'ordre des grands parmi les grands.
Tous ses films sont disponibles en dvd.
Nous conseillons, pour les cinéphiles accros du noir et blanc, Borom Sarret (1962) et
La Noire de… (1966).
Pour les amateurs de la glorieuse libération des Sénégalais, à la Libération, Le Camp de Thiaroye
(1987).
[nous avons eu le privilège, lors d'une rencontre avec Sembene, de voir une copie qui avait traversé les déserts et les tempêtes de sable]
Ou bien, pour commencer, Guelwaar (1992).

Pour l'image, Sembene filme à plat, même pour Le Camp de Thiaroye,
peut-être le plus dramatique de ses films, il n'y a pas d'effet. On pourrait imaginer La Noire de…, une tragédie, par Claude Chabrol, ce
serait aux antipodes stylistiques (mais sûrement très bien, genre son court dans Paris vu par… – note : penser à un hommage anthume au
grand Chabrol, aller le voir ? après tout il n'est pas loin de chez nous).
L'esprit d'indépendance, oui.
Financièrement : Sembene a cherché dès le début une production africaine (Guelwaar est une co-production du Sénégal et
de la France).
Politiquement : il disait que la France ne lui devait rien. "L'esclavage ? mais, ce sont les rois nègres qui l'ont installé, à qui je vais demander des comptes ?",
"j'ai toujours refusé ma pension d'ancien combattant, la France ne me doit rien".
[masque
crispé des jeunes panafricains présents à la conférence dont nous rapportons quelques propos]
Religieusement : "je suis athée, je n'ai rien contre les églises mais je ne vois pas pourquoi les religions [animistes] de mon pays seraient moins bonnes que les
religions importées".
Et c'est vrai, penser qu'un baobab ait une âme, c'est grand et ça donne du paradis une image plus souriante que celle des nuages et des séraphins – en plus, un baobab, c'est le rêve de
toute une vie de chat ;)
Saravá ! Sembene…
Oui, et comme tu le dis, il y a mille manières d'avoir des idées, c'est comment les développer ?
Par lou
-
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