Le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.
Blaise Pascal, Pensées, fr. 162, éd. Léon Brunschvicg
La face a changé en 2009.
Mark Zuckerberg, en 2008 et en 2009, Agence Reuters
Exceptionnel !
Gerhard Richter : Dessins et travaux sur papier
Musée du Louvre, Paris, France - June 07,
2012 – September 17, 2012
Gerhard Richter : Panorama
Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France - June 06, 2012 – September 24, 2012
Avec John Cage
John Cage und… Bildender Künstler – Einflüsse, Anregungen
Museum der Moderne (MdM), Salzburg, Austria - July 14, 2012 – October 07, 2012
John Cage dont on verra / écoutera 4' 33".
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Connaissez-vous les aventures d'Escargolio ?
Une bande dessinée disponible auprès de Mr Kiki
Le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.
Blaise Pascal, Pensées, fr. 162, éd. Léon Brunschvicg
La face a changé en 2009.
Mark Zuckerberg, en 2008 et en 2009, Agence Reuters
Rokhaya Diallo et Robert Ménard dialoguent sur i>Télé, le 23 juin 2010 à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération, le 21 juin 2010.
Pour les cinq de Villiers-le-Bel
Par un collectif de soutien
A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».
C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. Or cet ordre du monde est celui sous lequel nous vivons tous, sous lequel nous étouffons. Quelle que soit l’aptitude du système à masquer l’étendue de son délabrement, chacun sent qu’il a fait son temps. Quand il s’effondrera finalement, Villiers-le-Bel entrera dans la longue chronique des soulèvements qui auront auguré de la fin d’un monde de malheur. Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. Elle a déserté les palais, et ses moments véritables ont lieu dans la rue, avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. Elle tient désormais dans chacune de ces circonstances où la population, objet permanent de la sollicitude policière, cesse d’être la population et redevient le peuple. En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.
Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 ces troupes qui «font admirablement leur devoir»,les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles.
Les cinq inculpés auraient aussi bien pu être tirés au sort parmi les jeunes de Villiers-le-Bel. C’eût été plus démocratique. Le dossier de l’accusation a été établi en utilisant des méthodes inqualifiables - des dénonciations anonymes et rémunérées, dont plusieurs ont été discréditées depuis, de simples déclarations faites au cours de gardes à vue de quatre jours et sous la pression que l’on imagine. Et c’est avec ce dossier, fait de témoignages douteux, que l’on s’apprête à requérir des dizaines d’années d’emprisonnement. Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel.
Pour toutes ces raisons, nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier : on ne traîne pas un événement devant une cour d’assises. Nous refusons de laisser le gouvernement mener en notre nom cette stupide «guerre à la banlieue», aussi rentable soit-elle électoralement. Nous sommes lassés d’avance de cette mauvaise mise en scène. Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice.
Signataires : Pierre Alféri Ecrivain, Keny Arkana rappeuse, Miguel Benassayag Ecrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Eric Hazan Editeur, Hugues Jallon Editeur, Serge Quadruppani Ecrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois, Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Editeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Ecrivain.
La vidéo présentée est détruite, verboten ! on a l’habitude.
Voici l’intégrale, en quatre morceaux, hébergeur oblige.
Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération
1e partie
Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération
2e partie
Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération
3e partie
Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération
4e partie
Les événements de 2007 en images
Mohsin et Larami
Une moto, une auto
Il faut apprendre à lire, il faut apprendre à poser des questions.
Coton. Elle était née à la maison, il y a huit ans. Elle est partie, comme tant d'autres, comme Bamboo, dans un piège.
Elle se plaisait bien dans sa potée.
La Contre-Réforme est un mouvement religieux.
GdeC a le sens du sacré.
Dans un esprit œcuménique, Des pas perdus se penche et se pense sur la doctrine.
Ruminances est un janséniste, il ne croit pas au progrès.
Lou n'a pas de croyances [note 1] et il pense le moins possible.
De méchantes langues diront : Les cotisations prélevées pour les retraites auraient dues être mises en épargne pour les cotisants.
Les imbéciles !
Des croyants ! Ils ont cru pendant des années que la vignette automobile, inventée en 1956 par Guy Mollet pour soutenir nos vieux, allait servir les personnes âgées, alors qu'il y avait tant de priorités humanistes dans le vaillant projet et le maigre budget de l'Etat : la guerre d'Algérie (aujourd'hui, on ne pourrait plus maintenir l'effort de paix, l'électricité va encore augmenter cet été), les ballets roses (1959 – les enfants, ça coûte), la bombe nucléaire (premier essai français : 13 février 1960).
D'autres imbéciles diraient : Il y a de l'argent !
Et les banques ? Hein ? Et la Grèce ? Hein ? Et les banques grecques ?
Quelques mauvais esprits évoqueraient le coût pharaonesque des hospitalisations nosocomialogènes, très tendance.
Lou, linguiste un jour, exaspérant toujours, ne parle que d'une escroquerie lexicale – ce qui ne mange pas de pain et ne rapporte rien --- le sens de la gratuité se perd, comme l'esprit fantassin.
Georges Lautner, Albert Simonin, Michel Audiard, Les Barbouzes, 1964
On entend :
Robert Dalban, l'agent conducteur du camion
André Weber, Rossini, le « fidèle Rudolph », secrétaire de Benar Shah
Lino Ventura, Francis Lagneau, dit « Chérubin », dit « Requiem » dans certains milieux
Noël Roquevert, le commandant Lanoix
Le marketing d'état entretient la confusion entre longévité moyenne et espérance de vie.
L'espérance de vie représente le nombre moyen d'années que peut encore espérer vivre un individu s'il reste soumis toute sa vie aux conditions de mortalité de l'année de référence statistique.
La longévité d'un être vivant est la durée de vie pour laquelle il est biologiquement programmé, dans des conditions idéales et en l'absence de maladie ou d'accident. Elle correspond à la durée de vie idéale d'une génération.
Concrètement, la longévité moyenne d'une vie est un leurre qui ignore l'histoire, l'espérance de vie est un pseudo-concept qui n'a aucun sens.
Quelques références
Données statistiques sur la démographie et l’espérance de vie (Définition de l’INSEE)
Espérance de vie en 2009 (Source : INSEE)
Etude de Rachid Bouhia (Télécharger l’étude)
Inégalités sociales face à la mort
Variations de l'espérance de vie et de ses composantes
Dans les composant(e)s de l'espérance de vie, on retiendra :
_ la nourriture létale (n'en déplaise à Harpagon, il faut vivre pour manger et non pas manger pour mourir)
Assiette tous risques - Pièces à conviction - Télérama_fr
_ le développement de l'industrie nucléaire (dont la finalité ultime – on nous pardonnera cette licence prosaïque – est l'approvisionnement des militaires en combustible ; il y a encore des îles Marshall disponibles sur le marché)
AREVA - La Namibie, vers le développement d’un programme nucléaire
Les plantations d'éoliennes et de miroirs solaires, remplaçant les champs de tournesol qui couvrent notre paysage, constituent un nouveau leurre pour les alouettes écologo-bobo.
PLONGEZ DANS LA RICHESSE DOCUMENTAIRE D'AREVA
[note 1] La foi n'est pas une croyance.
ANNEXE
Quelques images, pour vous remercier de votre attention.
Georges Lautner, Albert Simonin, Michel Audiard, Les Barbouzes, 1964 – bande annonce
Disney Code autorisait la suspension d’intérêt.
Et pourtant, le Protocole des Sages du Fion fait encore le bonheur des élites pédagogiques.
Enfin… le bonheur… quand le lou n’est pas dans le bois.
Joyce Pensato, Maxi Mickey, 1993, peinture émaillée sur toile, 202 x 160, Frac des Pays de la Loire
Œuvre réalisée dans le cadre des Ateliers internationaux du Frac des Pays de la Loire
Jean Sébastien Bach, Prélude et fugue n° 9 in mi majeur, BWV 854, int. Glenn Gould
Prélude
Au FRAC des Pays de la Loire, dans ces années-là, une douzaine de belles âmes pédagogiques en réunion, un Lou discret, et le Mickey de Joyce Pensato.
[Oméga] _ Tu vois des choses ? J’ai remarqué, tu es le nez sur la toile ou à dix mètres ?
Les copains élaborent leur stratégie.
Ils ne regardent pas, ils causent, ils reprennent un gobelet de café.
[Lambda] _ C’est violent !
[Bêta] _ C’est l’Amérique.
[Epsilon] _ On a honte.
[Lambda] _ …
[Lou] _ Oui, on a honte…
[Epsilon] _ On a honte d’avoir lu Mickey.
[Lou] _ On a honte de dire qu’on lit Mickey.
[Epsilon] _ On a honte d’avoir lu…
[Lou] _ … et de lire avec plaisir Le Journal de Mickey !
Le Journal de Mickey est également nommé JDM.
[Epsilon] _ Ces dégoulinures, c’est la dénonciation de l’Amérique d’aujourd’hui !
_ …
[Lou] _ Ces dégoulinures sont savantes et l’Amérique, ce n’est pas le sujet.
Lou, qui avait ses entrées aux Ateliers, à l’abbaye de Fontevraud, et qui, justement, avait vu Joyce travailler, monte au tableau, façon de parler.
Joyce Pensato dans son atelier
Fugue
Le sujet, c’est la peinture.
Dans la manière, on peut voir Franz Kline. Un artiste s’inscrit toujours dans une histoire.
Franz Kline, Chief, 1950, huile sur toile, 148,3 x 186,7, The Museum of Modern Art, Highlights, New York
Joyce Pensato, Maxi Donald, 1993, peinture émaillée sur toile, 202 x 160
Œuvre réalisée dans le cadre des Ateliers internationaux du Frac des Pays de la Loire
Le détournement d’une icône du spectacle se trouve chez Willem De Kooning, près de dix ans avant les travaux d’Andy Warhol.
Willem De Kooning, Marilyn, 1954, 127 x 76,2, Collection Neuberger, Museum of Art Purchase College, State University of New York
Andy Warhol, Marilyn, 1967, sérigraphie, 91,5 x 91,5, chaque sérigraphie
Andy-Warhol, Mao, 1972
Yan Pei-ming, Portrait de Mao, 1999, huile sur toile, 200 x 200
Œuvre exposée en ce temps-là sur une cloison latérale, tout près du Mickey.
[Yan Pei-Ming a fait ses études dans l’académie de la République Populaire de Chine, et, tout en vivant en France, il est exposé dans son pays d’origine où ses toiles ne sont pas considérées comme iconoclastes]
Quand je fais un visage, dit-il, il est tout à fait autonome et ne représente pas un personnage précis. Je travaille sur l’anti-portrait.
Les dégoulinures font penser à la Bad painting, ou plutôt à l’Action painting, terme créé en 1952 par Harold Rosenberg dans un article de la revue Art News :
A un certain moment, les peintres américains [...] commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace dans lequel reproduire, recréer, analyser ou « exprimer » un objet réel ou imaginaire. Ce qui devait passer sur la toile n'était pas une image, mais un fait, une action. Ce n'est plus avec une image dans l'esprit que le peintre approchait de son chevalet ; il y venait, tenant en main le matériau qui allait servir à modifier cet autre matériau placé devant lui. L'image sera le résultat de cette rencontre.
Dans cette
peinture en acte, l’artiste s’investit en se représentant, la représentation n’étant que l’empreinte d’un déplacement.
Bad painting, peut-être, poursuit le Lou imperturbable – ils n’ont pas encore compris.
Regardons de plus près – avec leurs gobelets de café bouillant, ils se penchent mais ils restent assis.
Les dégoulinures sont recouvertes d’un trait blanc, cependant que des coulures noires sont rajoutées, pour faire joli.
Prenons nos distances, brosse en main – personne ne bouge.
Joyce Pensato est une femme de taille moyenne.
Le cercle du ventre de Mickey est tracé d’un seul geste, c’est l’empreinte corporelle de l’artiste. Prenez les mesures du tableau, mettez-vous à l’aune de Joyce et tracez un cercle, d’un unique trait de pinceau, selon Shitao – Epsilon prend son portable et reprend un peu de fluoxétine avec son reste de café.
Le Mickey est une empreinte, une représentation, un déplacement.
Kazuo Shiraga dans son atelier
[déjà cité ici]
Kazuo Shiraga, Funryū, 1973, acrylique sur toile, 182 x 210
Kazuo Shiraga, Untitled, 1957, huile sur papier marouflée sur toile, 181,5 x 242,5, Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris
Atelier d’Yves Klein, 1960
[oui, on voit un Mickey]
Yves Klein, Anthropométrie, 1960
Si un artiste, qui ne serait pas un artiste, veut dire que l’Amérique est pourrie, il prend un vieux drap, un pot de Ripolin, une brosse, et il écrit : l’Amérique est pourrie.
Joyce Pensato est un peintre.
Les chantres du Disney-la-honte ne connaissent pas les aventures de Mickey Mouse, les années noir et blanc – sortie en salle et en DVD prévue pour le 7 juillet 2010.
Connaissent-ils la peinture ?
Andy Warhol, Double Mickey Mouse, 1981
France + 6 heures
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Association pour la sauvegarde du phare de Cordouan
Jooble, emploi, travail, recrutement
Scribulations, où l'on retrouve Lou
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