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De la démocratie directe comme un des beaux arts
LLL Le Jeu de la mort (2010), France 2, 20 h 35
A voir également :
Le Prix du danger
ET
Le péril belge à nos frontières
***
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Liens à suivre
La chute de Finnegan
[part I] [part II] et une lecture éclairée ICI
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Bientôt une nouvelle A la Une, une lucarne des news au quotidien - En attendant, tout est ICI
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On peut commenter en Tribune libre

du champ du signe

Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 06:00

 
Le land art, c'est l'art qu'on inscrit dans la nature.


Andy Goldsworthy, pierre de granit sèche, 160 cm x 380 cm, deux boucles de 1500 cm et 1700 cm de diamètre, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, 1992


Quelques mètres vers la droite, le même, autre perspective.


Richard Long, Un cercle en Bretagne, schiste de Saint-Just et de Tréhorenteuc, ø 9 m, Domaine de Kerguéhennec, 1986

Nature et art




Ici on est plus près du cabinet de curiosités installé in situ.

La nature est à l'œuvre.

Emmanuel Prunevieille est un regardeur.

Le regard - le geste (la geste) suit le regard.

Se déplacer, déplacer, lire dans le bon sens.

Le déplacement, élément fondateur de la perspective, de la représentation.

De petites choses, de pauvres pierres, s'assemblent naturellement.

Emmanuel Prunevieille, avec ses pauvres galets, ses petits brins d'herbes, ses coquilles nues, est un inventeur, un majeur – en marge d'autres glaneurs au bord du même chemin.


Wolfgang Laib, Pierre de lait, bloc de marbre blanc poli, légèrement creusé pour recevoir du lait comme offrande rituelle de chaque jour (la première Pierre date de 1975)


Wolfgang Laib, Schiff, cire d'abeille sur structure en bois, 1996


Wolfgang Laib, pollen de noisetier, Palacio de Cristal, Madrid, 2007


La nature à l'œuvre demande le silence et le temps.


Charles Ross, Brûlures solaires, 365 planches de bois peint brûlé par le soleil entre le 21 mars 1992 et le 20 mars 1993, puis vernies, Château d'Oiron, 1992-1993


[mettez-vous bien dans la courbure, les brûlures du soleil s'enroulent au sol en serpent]




le titre est une discrète (? ;)) et contrariante allusion à René Descartes, son Discours, Sixième partie

[…] au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connoissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux, et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connoissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.


Pour Emmanuel Prunevieille… on verrait mieux Baruch de Spinoza… sagement ainsi résumé :

La béatitude arrive quand on a choisi la raison, autrement dit opté pour la droite manière de vivre, orientée vers l'augmentation de sa puissance. Dès lors, établissons pour conclure une série d'équivalences : vivre sous la conduite de la raison, c'est pratiquer la vertu ; vivre selon les lois de la nature, comprendre et connaître Dieu, acquérir la liberté, pratiquer la véritable religion, c'est être moral, honnête, juste et bienheureux ; conserver son être en recherchant ce qui nous est utile, c'est s'approcher de la joie et du bien, réaliser enfin son salut. La béatitude n'est pas récompense de la vertu, mais vertu elle-même. Elle s'obtient uniquement par la pratique de la philosophie qui permet à chacun de découvrir qui il est, ce qu'est Dieu, donc le Monde – trois modes d'être d'une semblable réalité. CQFD !

Michel Onfray, Les Libertins baroques, Grasset, 2007, p. 272 --- à suivre…


Allain Leprest, Donne-moi de mes nouvelles, album éponyme, 2006

Crypté ? Signé ! et on est fier de son pedigree.
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 08:51

 

 

Johnny Hallyday, Ce qui ne tue pas nous rend plus fort, Guy Carlier / Fred Blondin, album Ma vérité, 2005

 


Georges Brassens, Le Bulletin de santé, album Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 07:56

 
L'aventure

La Bohème en banlieue, c'est La Bohème de Giacomo Puccini, déplacée, jouée et interprétée dans un quartier de la diversité helvétique.


L'histoire

1/ le temps : de la veillée de Noël à la veille de Pâques, le 29 septembre 2009.

2/ le lieu : une cité HLM suisse (propre – on a mis quelques tags dans le décor pour l'authenticité), avec son pressing en libre service, ses appartements spacieux et cossus, son centre commercial clean, sa brasserie gourmande, ses cars rutilants.

3/ l'action : Mimi, petite main en chambre, souffre d'un mal qui ne pardonne pas (sa bougie s'est éteinte). Tout le reste lui est pardonné à la fin, n'est-elle pas un ange pur, ange radieux ?


[après notre CarmenSeita *,
nous enchaînerons sur un Faust]


L'œuvre

Bien. Manque un peu de suspense (entre deux scènes, la présentatrice nous livrait les commentaires live des acteurs devant leur écran : je voulais voir un film policier, je ne regrette pas d'avoir fait ce choix, confie une téléspectatrice). On commence à la bougie soufflée, on sens que ça va finir aux candélabres funèbres. La partition : bien. On dépasse les cinq lignes vers le bas et vers le très haut.


L'interprétation

Bien. Et avec la sucette à l'absinthe jaune collée à la joue. Rodolfo, bien, il est jeune. Mimi, bien, elle a le phtisique de l'emploi et, presque toujours, le naturel (le tremolo un peu trop coloré ? c'est qu'il faut aller les chercher ces notes hautes – maudits compositeurs !). Musetta, bien, joli minois, jolie voix de tête (plus technique que sensible, oui, peut-être). Les compagnons, Marcello, Schaunard et Colline, bien (à noter qu'au III, Marcello et Mimi ont réussi à surfer sans sombrer avec la synchro de l'orchestre, situé à plus de cent mètres et venant aux oreillettes par relais – en duplex, quoi !).



Giacomo Puccini, La Bohème, Acte I, mi chiamano Mimi, Berne, 2009


Si l'on se plaît à chipoter, on notera, à la fin de la première rencontre entre Mimi et Rodolfo, un bémol dans des aigus aussi périlleux à négocier que l'escalade des Grandes Jorasses en string par la face nord à Noël – l'intention et l'émotion y étaient.


Giacomo Puccini, La Bohème, Acte I, fin, Berne, 2009 + interview d'Eva


La mise en scène

Le maître d'œuvre nous apprend à la fin que La Bohème est "un opéra qui tourne autour du logement".

Grands sots au petit cœur, vous avez cru à une histoire d'amour, c'est une question sociale.

[d'abord, quand on traite une question sociale, on boit ! Quand on ne boit pas, la question n'est pas sociale – Eugène Labiche, Doit-on le dire ? --- d'où l'évidence de la brasserie]

Evidemment, évidemment… quand on chante les frissons du froid dans une buanderie en marche (banlieusards bénévoles venus laver leur linge), le décalage spatio-temporel zygomatise les amoindris de l'imaginaire.

Evidemment, évidemment… quand Mimi et Rodolfo, bougie en berne, se rencontrent dans un appartement superbement éclairé – par les appliques des locataires et les projecteurs de la régie, les pauvres d'esprit négligent la folie du spectacle.




Rien à jeter dans les scènes de fête au centre commercial (merveilleux enfants chantants – interview de la petite Eva, 7 ans :

_ et tu seras déguisée en quoi ?

_ en garçon

_ en garçon, pourquoi ?

_ y a que deux garçons et les filles y en a des centaines de milliers

--- après ça, on fera encore des médisances sur les migrants qui ne s'établiraient en Suisse que pour de basses raisons fiscales, haaa ! des centaines de milliers de filles pour un garçon, c'est pas une motivation ? Même Roman Polanski s'y est laissé prendre) ----- où en étions-nous ? les scènes de fête au centre commercial ou à la brasserie (belle Musetta dansant sur les tables, manière Et Dieu créa la femme).



Evidemment, évidemment… la barre fait HLM neuilléen, l'émission est entrecoupée de commentaires, annonces, courriers – lol, le car corbillard de la fin… tout le monde ne peut pas expirer dans une Rolls.





L'authenticité

Elle est signée en fin de parcours, là où on applaudit les artistes, par la prestation bénévole d'un petit con jeune mélanome suisse faisant les cornes à Saimir Pirgu avant de rabattre sa capuche sur son bonnet sous lequel il colle un portab'.



C'est pas authentique, ça ?

[on ne montre pas toutes les images]


Le Chat de Philippe Geluck le dit souvent : y a rien à faire, mais une moumoute ça se voit toujours.

Une histoire d'amour (tragique, une vraie), un chef-d'œuvre, ça supporte tous les nappages.


ICI, 7 jours après
, avec le magazine ARTE Culture du même soir où l'on parle des petits-enfants de la bohème dans la comédie musicale américaine, Gigi – et nous ajoutons Un Américain à Paris, et de la légende (vivante) de Montmartre au Lapin Agile.

 



* CarmenSeita

Un échange avec mon conseiller artistique

Lou : Je prends des contacts. Dove Attia serait partant pour la Flûte - Papageno et Papagena herborisent et flirtent dans les caves des cités, mais je tiens à ma Carmen Seita. Je regarde à France 2, j'y ai un ancien élève qui a réussi (il n'est pas devenu professeur). Tu imagines ? J'imagine, je vois déjà les contrebandiers affalés attablés à la cafèt du coin, Escamillo évoquant les corridas mécaniques avec plein de caméras vidéo autour (pour l'oeil noir), les spectateurs venant raconter leur dernier caillassage... Seulement il me manque le rôle titre, une burkée (pour le message) techniquement au point (je parle de la sono) pour envoyer : "L'amûr est un djeune rebelle...". Une suggestion ?

_ A mon humble avis, ça manque de nazis. Comment veux-tu que les gens sentent cette histoire si complexe comme si elle était proche d'eux, enfin ?

Lou : Le travail en équipe ! ça s'étoffe (en parlant de costumes).
Bien entendu, les carabiniers peuvent être ceinturés 'Gott Mit Uns', et Carmen, porter l'étoile jaune. Tout de même, la burka et les casques bleus, ça ne serait pas plus porteur ?

_ A défaut d'aider à porter quoi que ce soit, ce sera assurément lourd. :)


J'envoie un mail à Trent Reznor, pour la direction musicale.


Et nous enchaînerons sur un FaustSalut ! demeure chaste et pure, envoyé depuis le parking à la barre --- avec Roberto s'il le veut bien comme à Orange en 2008]



Charles Gounod, Faust, Roberto Alagna aux Chorégies d'Orange, 2008

 
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 09:52

 
La Lucarne de Libellus...  
et ses LLL – pavé TéLéfiL – n'est peut-être pas consultée à chaque soubresaut de la télécommande domestique.


Aussi, à événement exceptionnel, article extraordinaire.


On connaît l'histoire du clown Grock, né en 1880 dans le canton de Berne (tiens !), et du piano.

Peut-être moins celle de l'opéra et de la banlieue.

Si la banlieue ne vient pas z'à l'opéra, l'opéra ira t'à la banlieue.

Notre histoire se passe en Suisse.


Mardi 29 septembre 2009
, de 20 h 05 à 23 h 00 sur ARTE, La Bohème en banlieue / Giacomo Puccini / Orchestre symphonique de Berne et Chœur du Théâtre de Berne placés sous la direction de Srboljub Dinić, avec Maya Boog (soprano), Saimir Pirgu (ténor), Eva Liebau (soprano) et Robin Adams (baryton).

(en direct de la banlieue de Berne)


[On souligne l'essentiel]


La Bohème en banlieue en direct de Berne

Jamais l'opéra n'aura été plus vivant !

Après le succès rencontré l'an dernier par "La Traviata" en direct de la gare de Zurich, voici "La Bohème" de Giacomo Puccini dans une cité de la banlieue de Berne.

[Ce n'est plus un Opéra, c'est un sanatorium, manière Fondements de la métaphtisique des beurs]
Un spectacle exceptionnel ! Puccini entre les murs d'une HLM, dans une totale adéquation entre ce cadre inédit et l'intrigue de l'opéra.
Outre la prouesse technique, ce spectacle singulier bénéficiera de la participation active des habitants, intervenant pour raconter leur propre histoire.

En direct sur ARTE le mardi 29 septembre, à partir de 20h05

[Il paraît que l'atmosphère de la gare de Zurich, chargée de décibels non tempérés, aurait fait tousser la traviata - Mimiii !]

En même temps, à partir de 19 h 55 – attendez ! si vous ne suivez pas, vous allez vous retrouver sur la pelouse des champions en version Debrecen # Lyon, à partir de 19 h 55, en même temps, il y a le même chose sur la toile, en multistream : le réalisateur, c'est vous !


La Bohème sur le net
- Multistream en direct

Suivez l'événement sur sept fenêtres vidéo et participez à notre live-blogging. Le réalisateur, c’est vous !

Pour la première fois, www.arte.tv propose, en étroite collaboration avec les équipes de tournage, un projet bilingue en multi stream : sept caméras et trois web reporters pour trois heures de direct! Le but de cette opération de grande envergure : vous inviter dans les coulisses d'une mise en scène inédite du grand chef-d'oeuvre de Puccini.
Une caméra fixée dans une orchidée ? Ce sera la seule façon de filmer en toute discrétion la scène d’amour entre Rodolfo et Mimi, les deux héros de l'opéra, sur le canapé du salon. Il fallait bien multiplier les caméras pour réaliser les prises de vue en espace restreint et filmer dans des lieux distants, en extérieur et en intérieur, que ce soit dans un HLM ou un centre commercial. Cliquez sur l’une des huit fenêtres de notre player vidéo pour suivre les coulisses de La Bohème grâce aux caméras fixes et mobiles. Vous avez aussi la possibilité de participer activement à l'événement grâce au blog en direct : les questions et les commentaires les plus intéressants seront communiqués à l'équipe des présentateurs TV. Nos web reporters seront eux aussi toujours en action, ils se mêleront aux curieux sur place, filmeront les changements de plateaux et réaliseront des interviews.
[On dirait Le Prix du danger / Robert Sheckley / Yves Boisset]
Pendant l’entracte et après le direct, nous en profiterons pour tout savoir de l’ambiance qui règne du côté des techniciens et des comédiens impliqués dans ce défi à la limite du possible.


Il serait prévu une scène dans une buanderie, une autre dans une pizzeria.

Avec La boîte [sic] à Pizza, vous êtes paré, à trois mètres du plasma, le portab' comme plateau sur les genoux. Bienvenue à Lyric Park.


L'an prochain, on entrevoit Carmen à Aubervilliers, dans les bâtiments historiques de la SEITA.



Alluméée le feueu… Et fair' danser les diables et les dieueux – Le Ring est en projet --- Siegfried est parti chasser le grand frère à La Courneuve, il franchit le cercle de feu, les dieux sont morts… Une histoire sans fin ---
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /2009 15:05

 
Jean-Marie Dutey
, alias Ananke, alias , altergifiste bien connu des services de l'inspecteur Gadget, dépouille consciencieusement pour nous l'opus à peu près hebdomadaire de l'immarcescible enseigne aux étals essentiels.


Il a repéré le porte-téléphone wouaf ! wouaf !, le plie-linge (ici, en version 2.0), indispensable aux oisifs qui utilisent encore le nouvel OMO, celui avec lequel il fallait faire des nœuds dans le linge avant de le passer à la machine, puis dénouer les torchons mouillés le reste de la semaine.


GiFiLand publie régulièrement sa revue d'art Des idées de Génie, gracieusement distribuée par La Poste avec la ferveur sacerdotale de ses missionnaires. Dans le délivré du 22 septembre, on trouve deux gemmes comme on les aime.


La fontaine à chocolat
, indissociable de la broyeuse (hélas ! actuellement indisponible, plus rare et franchement moins fun).

 

 

























L'abattant à WC
, avec la mire Télé. Au moins, on peut regarder l'image d'un bon œil – léger défaut, c'est nouveau, c'est innovant : lorsque, en cas de besoin, on débat l'abat rabattu, on l'a dans le dos.

Les duchampiens apprécieront la version échiquier – mais…


 

 




















definitely, ça ne fit pas togethersigh !


Il était écrit que la mariée mise à nu resterait ouverte.
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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