A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

de maintenant

Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 00:01

 
Les Fatals Picards
au Centre de culture et de loisirs de Montreuil-Bellay, le vendredi 15 janvier 2010.


La folie du spectacle ?

Non, nous ne sommes pas Axelle Laffont avec ses grandes jambes élancées.

[note 1]

Oui, nous commençons comme les Fatals.

Nous y étions.

_ Whaaah ! clap clap clap !

_ Bonjour, nous ne sommes pas...

[suivent quelques noms de groupes qui ont le défaut de vendre plus de disques que les Fatals]

... nous ne sommes pas Louis Bertignac, on n'est pas assez vieux pour ça !

_ Whaaah ! clap clap clap !


Là, nous avons déjà appris quelque chose.

Un bon spectacle ne se doit-il pas d'instruire en divertissant ?

Nous ne sommes pas Eric Rohmer parce qu'on n'est pas assez vieux pour ça.

Nous ne sommes pas Mano Solo, parce qu'il n'a pas vécu assez vieux pour ça.

On est venu trop tard dans un monde trop vieux.


Le Centre de culture
.

Sis en face du Collège (de la réussite) Calypso, qui ne doit pas son nom à la nymphe mais à l'ancêtre de la plongée. La plongée, un loisir auquel on n'a compris localement que l'apnée intellectuelle.

Le Centre de culture.

Près du Lycée Professionnel Agricole Edgard Pisani [sic], option vigne et vin.

Le Proviseur : Pinard

[ça ne s'invente pas]

Centre, ombilic, de la culture, il fallait l'oser.

Les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.

[formule dont nous laissons la responsabilité à Michel Audiard]


Autrement dit, nous ne parlons pas des Zénith et autres lieux d'aisance où s'ébattent les junkies DJs de la galette, noire sur la platine et en or sur le plateau, les enfants d'Hadopi, les artisses.


_ Nous sommes modestement

[les comiques !]

Les Fatals Picards !

_ Whaaah ! clap clap clap !


Nous nous devons de préciser que nous étions 351, dont 97% à peu près de requis volontaires du collège et du lycée, accompagnés d'un parent ou d'un conseiller d'éducation, et de militants du Conseil municipal, pas au complet - même les employés n'étaient venus qu'en délégation, on dira.

[351 selon nous, une centaine de plus selon les organisateurs, mieux disant culturels]


Nous avons eu le temps de compter.


Le spectacle, prévu à 20 h 45, a commencé, comme on l'a relaté, à 21 h 15.

Non ! Les Fatals n'attendaient pas de se faire prier, ils sont mécréants. Simplement, un bon nombre de trucs et de machins n'étaient pas calés.


Ca commence fort, nous mettons nos bouchons d'oreilles [pro, s'il vous plaît], ça continue mal.

Les bouchons d'oreilles, de qualité, réduisent le bruit de 50 décibels, on entend clairement les artisses. Mais... ils ne changent rien aux vibrations du cœur et du bas ventre, pour lequel c'est étudié.


Mzalors, mzalors, ils sont hors normes ?!

Non, non, vous n'avez rien compris.

A l'entrée, on distribue des bouchons d'oreilles, en petits sachets pub Haribo, on connaît son public - pour deux paires d'oreilles, on offre un préservatif.

[nous avons les photos, nous ne les montrerons qu'en cas de procès improbable, à moins que les Fatals ou les Bellay n'aient vraiment besoin de publicité]

Ainsi la norme des 93 dB, 100 dB admis communément comme nouvelle norme, est respectée.

Les bidules en plastoc, livrés avec les machins en latex, ne sont pas très bons. Nous avons essayé [les bidules !]. On dira -30 dB.

Les intermittents du son se tripotant les manettes à 130-140, on est dans la tolérance.

Restent les douze sacro-saints caissons de basses qu'on trouve maintenant partout.

Ils se les refilent ou c'est fabriqué en grande série et en Thaïlande par des réfugiés afghans.

Comme nous n'avions pas de quoi mesurer, nous dirons... mille watts chacun, et il y a un peu plus.


Illustration.

Comme si vous y étiez.

Ecoutez cet extrait - légal, moins de trente secondes et créé avec nos pauvres moyens --- montez le son de votre ordinateur pour mieux apprécier --- ceux qui reconnaissent quelque chose dans les cinq premières secondes sont déjà sourds.



Ecoutez maintenant l'original.

Dorothée, Colchiques dans les prés - paroles et musique : Francine Cockenpot


Oui, nous n'allons pas refaire un
Lorie, c'est une chanson gentille et jolie.

Mais avec un connard du son qui se tripote les manettes, ça devient féroce.


Nous répondons toujours aux questions, et d'abord à celles que nous posons à nous-même.


Sur les techno-maniaques, usurpant parfois le titre d'ingénieurs, du son, écriras-tu un jour quelques mots à graver au tympan (!) des temples consacrés à Euterpe ?

C'était en mars 2007, à propos de Queens of The Stone Age, Songs for the deaf - une de nos prémonitions.

Nous avions écrit quelques mots, une virgule à changer, peut-être.


Dans les lieux de concert, même des théâtres, on trouve maintenant
avant toute chose non pas de la musique, mais une ou deux douzaines de caissons de basses à plus ou moins 1000 watts l'unité, au moins, et, quelque part, un manetteur fou qui a scotché une fois pour toutes les curseurs en haut. Le résultat fait la joie des acouphènologues.
[...]

Il y a 15 ans,

[20 ans, Lou...]

Liz Mc Comb, dans une église, à Marciac. Les fous de service étaient au fond, planqués dans le confessionnal ! Après trois chansons, et deux marques de colère contenue, Liz Mc Comb a posé, pas délicatement, son micro dans une niche, loin du piano, puis elle est partie a capella dans la nef, tout au long, sous les applaudissements des spectateurs ; à la fin du concert, après quelques premiers applaudissements à Liz Mc Comb (et avant une grande ovation), le public s'est tourné (j'avais un tout petit peu donné l'élan) vers les sonomaniaques pour applaudir à tout rompre leur prestation : ils se sont cachés sous les claviers.
J'hésiterais à
aller avec, même pour faire plaisir, dans un concert de Dorothée.
Metallica, tout noir, c'est beau, sur ma chaîne, pas forcément en sourdine. Mais pas avec les sourdingues des concerts.
C'est vrai, que, malgré mes goûts bizarres, je suis de la génération
Tino Rossi, le premier, me semble-t-il, à avoir utilisé un micro en concert. Les chansonniers de l'époque le caricaturaient à partir de ce trait et mimaient des paroles devant un micro fictif.
[pour les jeunes visiteurs, précisons que Tino Rossi avait un joli filet de voix, mais plutôt le ru d'une petite vallée corse que l'Amazone]
Il y a quelques mois, Pierre Barouh, seul avec sa guitare sèche, assis au bord de la scène, chantait pour des centaines d'amateurs venus l'écouter aux Herbiers dans le théâtre qui porte son nom, et Pierre, il ne force pas sur la voix, il ne force pas, simplement, et il offre un concert de 2 heures, ce que le dernier guignol à la mode, avec cinquante années de moins ne tiendrait pas.

Et puis ?


_ Et les Fatals dans tout ça ? ils n'y sont pour rien ?

_ A moins qu'ils n'aient pas travaillé, ce qui semble le cas au regard du retard de l'entrée en scène, ils sont complisses, les artisses !

_ Oui, mais. Ils sont artisses, pas techniciens de la feuille ou employés municipaux.

_ Va, on laisse. Mais les chansons ? Elles sont bien le fruit du génie poétique et politique néo-poujadiste relooké bien-pensant de gôche des Fatals ?


On écoute.

... et gueu bôh gueu t'au t'aurais pô du sac plastique en pôpier hein queu quesse t'as à t'marrer... t'es con toi ou quoi ?



_ Oui ? Il y a une question, posez votre question !

_ Euh... la culture à Montreuil-Bellay, vous avez l'air de connaître, les connards que vous dites du son, vous les connaissez depuis 15 ans, les Fatals, vous avez étudié leur philosophie, alors qu'êtes-vous allé faire dans cette galère ?

[un temps de silence pour affûter l'attention]

_ C'est une très bonne question, je vous remercie de me l'avoir posée, cela m'évite un dialogue fictif, et je vous répondrai dans La folie du spectacle - épisode 2 : les tarés de la gâchette, à paraître lundi prochain...

 




[note 1] il faut, au moins, deux clics pour avoir l'image et le son - vidéo tolérée, semble-t-il, on ne sait pourquoi puisque ce n'est pas un extrait ; un conseil ? achetez le DVD, puritains ou coincés des glandes, s'abstenir - on ne fait pas la promo, on ne connaît pas Axelle, hélas ! hein ? ou heureusement pour elle ! qui a dit cela ?
 

LLL * c'est publié dans de maintenant parce que nous avons dit dès le commencement qu'il n'y aurait pas d'autres catégories que celles prévues dans la grille et nous refusons, n'en déplaise à nos abonnés, de créer une catégorie comme de la merde
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 01:30

 
Roselyne Bachelot,
Docteure en pharmacie, vient de s'apercevoir que les autorités sanitaires n'avaient pas évalué de manière rigoureuse les modalités de la nouvelle vaccination, celle qui nous protège, ainsi que nos proches qui sont peut-être fragiles, de la grippe mexicaine H1N1.

Deux jours après la déclaration officielle de forfait des autorités, au vu du peu de succès de la saison commerciale - 5 millions de doses injectées / 90 millions en stock, et de l'annonce des soldes - déstockage massif, la MGEN, fidèle serviteure ou fine farceure de la nation nous a envoyé le poulet suivant.

[cliquer sur les images pour lire - les informations personnelles ne présentant aucun intérêt pour votre santé ont été effacées]


http://i12.servimg.com/u/f12/11/02/60/83/vac0110.jpg   http://i12.servimg.com/u/f12/11/02/60/83/vac0211.jpg


Lisons.


Côté face.


Cette vaccination est particulièrement importante si vous êtes amenés à être en contact avec des personnes fragiles, des jeunes enfants ou des femmes enceintes.

Particulièrement
. C'est à dire en général. Si vous êtes vieux, vous êtes fragiles. Moins vieux, vous avez bien un parent âgé. Plus jeune, une femme, des enfants, ou bien vous êtes un jeune enfant. Les vieux enfants ne sont pas intéressés.

La qualité, la sécurité et l'efficacité des vaccins utilisés ont fait l'objet d'une évaluation rigoureuse de la part des autorités sanitaires, dans le cadre des autorisations de mise sur le marché.

L'évaluation a été tellement rigoureuse que.

1/ Pour la qualité, on est passé de deux injections à une seule, ce qu'une docteure en pharmacie ne pouvait pas connaître.

2/ Pour la sécurité, on a retiré les adjuvants aux jeunes enfants et aux femmes enceintes -

- là, on s'interlocute, on n'est pas docteur, pas en pharmacie, mais... si l'adjuvant est utile, pourquoi en priver les plus fragiles ? s'il est dangereux, il est dangereux, officiellement, à voix basse, pourquoi l'infliger aux moins fragiles mais tout de même fragiles ?

3/ Pour l'efficacité... même les autorités ont pensé. Oui. Dès que le virus a commencé à muter, en Ukraine.

Vous pouvez vous faire vacciner sans rendez-vous, de préférence dans les 10 jours

Comme pour toute offre promotionnelle vous avez un délai de 10 jours pour participer au tirage au sort.

[...] un questionnaire médical [vous sera remis].


En toute confidentialité. Pour la nécessité sanitaire.

Sous-titrage pour malvoyants

Océane

Le titre du sous-titre est d'elle.

La voix aussi - elle vous consolera un peu de ne pas la voir.


Côté pile.

On remarque immédiatement qu'il est prévu deux injections.

 

Ensuite on hésite... la concurrence... le libre marché.

GSK ? Sanofi ? Novartis ? Baxter ?

Non ! Non, non et non ! ce n'est pas le même puisqu'on fait noter le numéro de lot de l'antigène et, le cas échéant, celui de l'adjuvant. Evaluation rigoureuse ne veut pas dire insuffisance neuronale.
Pandemrix
? Pourquoi pas ? La potion bien connue dans un petit village armoricain a fait ses preuves.
Celtura
? A éviter pour les rockers qui, à l'écoute, y verraient une assonance fâcheuse.

On n'a pas fini.

Elle a été trompée.

85 millions de pipettes en invendu.

Comment cela, comment cela ?

90 millions de vaccins à double injection, ça protège 45 millions de Français. Et les autres ? Sont-ils bien Français ?

Où l'on voit l'essentialité d'une réflexion sur l'identité nationale. Pour la santé. Pour le sport... quand on en a beaucoup *, on les garde. Parce qu'ils courent plus vite.

 

* on verra bientôt, ici même, un peu du beau coup de l'Auvergnat
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 00:01

  

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Celui qui voulut que l'homme fût sociable toucha du doigt l'axe du globe et l'inclina sur l'axe de l'univers. A ce léger mouvement, je vois changer la face de la terre et décider la vocation du genre humain : j'entends au loin les cris de joie d'une multitude insensée ; je vois édifier les palais et les villes ; je vois naître les arts, les lois, le commerce ; je vois les peuples se former, s'étendre, se dissoudre, se succéder comme les flots de la mer ; je vois les hommes, rassemblés sur quelques points de leur demeure pour s'y dévorer mutuellement, faire un affreux désert du reste du monde, digne monument de l'union sociale et de l'utilité des arts.

Jean-Jacques Rousseau, Essai sur l'origine des langues, chap. IX

 

L’Essai sur l'origine des langues a été publié à titre posthume, et à Genève, en 1781 par Pierre-Alexandre Du Peyrou, ami de Jean-Jacques Rousseau qui lui en avait confié le manuscrit, inachevé, conçu dès 1755, l'année de la parution du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes.

 

Merci à Mezetulle de nous avoir rappelés aux origines.


http://ddata.over-blog.com/1/86/00/16/janvier-2010/Rien-ne-sera-plus-comme-avant.jpg


Rien ne sera plus comme avant


Double négation. Pour les forts en maths : moins par moins égale...
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 00:01

 


Demain, c'est aujourd'hui, c'est l'heure, il est l'heure de vous réveiller, et maintenant quelques nouvelles de demain.

Ne me remerciez pas, flattez-moi.



La colère gronde.



Trompettes.



Un commissaire bon enfant, une femme pot au feu, un rocher à pic, un poète de génie, être tout en larmes.

Immobile, le condamné attendait, le condamné restait là immobile



Foin du passé !
Jacques Higelin, 1976 ! La Folie des grandeurs, 1971 ! Georges Brassens, 1962 !
Le Père Duval, 1959 ! Maurice Grevisse, 1936 !
 
Alf Le Rouge nous envoie un message d'espoir, avec un dessin en couleur !

http://i12.servimg.com/u/f12/11/02/60/83/alf-un10.jpg
Une colère rouge.
Elle est toujours d'actu, elle gronde quelque part.
A France Telecom et ailleurs.
La voilà.
C'est mai 68 revu et adapté.
Ah bon Jean-Sol, il ne fallait pas désespérer Billancourt ?
Le néolibéralisme s'en est chargé.
Ils veulent des cadres et des employés qui marchent droit ?
On peut les préférer de travers.
Ce serait une bonne résolution, pour
la nouvelle masse ouvrière.



Remerciements

à Jacques Higelin, éternel optimiste

à Gérard Oury, Yves Montand, Louis de Funès et leur folie

au Père Duval, chanteur, jésuite, alcoolique

à Georges Brassens, qui pensait que mieux vaut femme folle de la messe

 

Les nouvelles de demain ont paru le 8 novembre, il y a 171 ans.

La lecture de Maurice Grevisse, Le Bon usage, est d'Océane.

Le dessin est d'Alf.  
 

Par Océane, Alf, Lou - Publié dans : de maintenant
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 00:01

 
 


Oui, c'est bien notre Chan (
, tch'an), Bobo de son nom de scène.


http://ddata.over-blog.com/1/86/00/16/d-cembre-2009/tchan/TchanCheng.jpg

Ici, savourant entre deux tournages un moment de détente au jardin avec sa fiancée, Sheng (, sheun), le jeune mannequin en vogue.
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
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