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Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 00:00

Guic' the old nous invite à une récréation.

Voici
l'heure venue. L'heure d'avouer à votre tour certains de vos penchants musicaux censés être peu avouables. Le moment d'avouer votre pire péché mignon, l'heure de sortir les cadavres des placards.



Giorgio, Looky Looky, 1969




Nous ne donnerons ni les paroles ni la traduction, le prononcé de l'anglais étant bien assez éloquent  pour un francophone unilingue.

Toutefois, nous vous invitons à prêter attention au message philosophique du chose.

Le papa oum mama nous renvoie à l'invocation fondamentale du bouddhisme et au yin yang du taoïsme, c'est très fort.

Elle venait d'avoir 17 ans.

Par lou - Publié dans : tribune libre
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 20:58

Entrez !


Cela nous rappelle les recherches de Joan Fontcuberta qui, en 1993, lui ont permis de retrouver, dans les douves du château d'Oiron, le mystérieux et monstrueux Cocatrix.


Faites de beaux rêves !

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 00:30

Libellus a cinq mois aujourd'hui.
Nous vous offrons une musique festive comme on l'aime !

Un thème, trois pièces.

Hasard et mathématiques.


György Ligeti, Musica ricercata, 1953, Allegro con spirito
Barrel Organ, Françoise Terrioux, 1995

Nous avons déjà présenté cette œuvre dans sa version pour quintette à vents.



Iannis Xenakis, Pléiades, Peaux, 1979
Les Percussions de Strasbourg, 1987



Karlheinz Stockhausen, Helikopter Streichquartett, 1992-1993
Arditti String Quartet, 1999 – extrait

 

En images, Osterreichisches Ensemble für neue Musik, 2003.

Combien y a-t-il d'hélicoptères engagés dans c't'affaire ?


[ce juke-box s'inspire de l'idée de G.T.-art-rock : dans le cadre du Mood Organ Playlist, il s'agit de proposer une humeur (du moment) à écouter]
 
Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 10:50




Lou fait son Coluche.














Non, si vous suivez pas, hein ? vous savez pas lire ? bon, écoutez ! je m'en fous, j'ai les adresses !
Alors, y a un mec, normal, presque, en uniforme, non ! c'est pas là ! blanc ? non, pas forcément, y z'ont des quotas, en principe à jeun, en principe ça veut pas dire en général, mais là, non, c'est pas un général, c'est un mec au volant d'une voiture, normale, neuve, oui, blanche avec des décalcos partout, une voiture genre à taper le 200 km/h au moins, en général, et le mec avec la voiture phare au large et corne hurlante, il arrive pas à remonter une ZX, forcément hors d'âge, on n'en fait plus, oui ? à Bornéo, peut-être, mais pas d'époque, alors c'est une ZX bourrée de mecs bourrés avec des pneus lisses, non ! la ZX ! suivez un peu, prenez des notes, et le mec en uniforme, y peut pas, y peut pas tracer à plus de 100 km/h dans les rues du centre-ville, on sait pas comment il a capté la vitesse de l'autre, dans le centre-ville ancien, autour de la place Saint-, personne ne peut tracer à 100 km/h, même Lewis Hamilton qu'on lui a retiré son permis, pas sur circuit, parce qu'il roulait tranquillement à 200 km/h sur une autoroute avec une voiture qui monte à 300, pour lui c'est pas grand-chose, il se promène à plus de 350, alors, non, suivez, ça commence à 20 h, presque 8 h du soir, à 21 h, un Officier, là c'est un officier, pas encore un général, mais presque, se rend au pavillon où la ZX s'était garée quelques minutes plus tôt, bon, entre la place Saint- du centre-ville ancien et la banlieue de Saint-, il y a 2 minutes, à 100 km/h, eux, ils ont mis une heure, bon, avec une partie de numéro d'immatriculation et un prénom, ils ont retrouvé le pilote de grand prix, alors, j'vais v'dir'un'chose, quand vous allez à plus de 100 km/h avec des pneus lisses et que vous mettez 1 heure à faire 3 km, vous causez gentiment et poliment, comme c'est écrit, mais VOUS NE DONNEZ PAS VOTRE PRENOM !


[demain, ça s'ra vachement mieux, l'article de demain, c'est pour l'anniversaire de Libellus]

Hein ? un bis ? bon, mais là, attention !



 

Là, ça fait mal !

S
ur les lieux de l'accident, y z'étaient là, sur les lieux, y z'ont rien pu faire, y avait un Peloton, non ! c'est pas là ! une brigade et une patrouille ! Pétard, non ! on fume pas ici ! y z'auraient été en Afghanistan pour couvrir les jeunes écervelés, y en a dix qui n'auraient pas eu la médaille posthume d'un héroïsme qu'ils ont pas forcément cherché, on peut pas sauver tout le monde :/

Par lou - Publié dans : de chinoiseries
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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 22:15



Sembene nous a quitté le 9 juin 2007, à 84 ans,
il vivait à Yoff, une commune de Dakar.







Sembene Ousmane est né à Ziguinchor, en Casamance. Il fait de courtes études, exclu de son école pour avoir giflé le directeur – qui voulait lui apprendre le corse. Pêcheur, maçon, mécanicien, tirailleur sénégalais. Arrivé clandestinement en France, en 1948, il trouve un bon accueil à Marseille où il devient docker, militant à la CGT puis au PCF. Il participe au long blocage du port pour empêcher l'envoi d'armes en Indochine, il luttera de même contre la guerre en Algérie. Dans les années '50, il commence à écrire (Le Docker noir, suivi, en 1960, par Les Bouts de bois de Dieu), mais le cinéma lui paraît être un médium plus intéressant pour ceux à qui il veut parler. En 1961, avec l'appui d'André Bazin et de Georges Sadoul, il obtient une formation d'un an au studio Gorki, à Moscou, avec Mark Donskoï et Sergueï Guerassimov. Il tourne son premier film en 1962, un court-métrage, Borom Sarret.



Sembene nous a donné une œuvre littéraire et cinématographique de l'ordre des grands parmi les grands.
Tous ses films sont disponibles en dvd.
Nous conseillons, pour les cinéphiles accros du noir et blanc, Borom Sarret (1962) et La Noire de… (1966).
Pour les amateurs de la glorieuse libération des Sénégalais, à la Libération, Le Camp de Thiaroye (1987).

[nous avons eu le privilège, lors d'une rencontre avec Sembene, de voir une copie qui avait traversé les déserts et les tempêtes de sable]

Ou bien, pour commencer, Guelwaar (1992).

    

Pour l'image, Sembene filme à plat, même pour Le Camp de Thiaroye, peut-être le plus dramatique de ses films, il n'y a pas d'effet. On pourrait imaginer La Noire de…, une tragédie, par Claude Chabrol, ce serait aux antipodes stylistiques (mais sûrement très bien, genre son court dans Paris vu par… – note : penser à un hommage anthume au grand Chabrol, aller le voir ? après tout il n'est pas loin de chez nous).

L'esprit d'indépendance
, oui.

Financièrement
: Sembene a cherché dès le début une production africaine (Guelwaar est une co-production du Sénégal et de la France).

Politiquement
: il disait que la France ne lui devait rien. "L'esclavage ? mais, ce sont les rois nègres qui l'ont installé, à qui je vais demander des comptes ?", "j'ai toujours refusé ma pension d'ancien combattant, la France ne me doit rien".
[masque crispé des jeunes panafricains présents à la conférence dont nous rapportons quelques propos]

Religieusement
: "je suis athée, je n'ai rien contre les églises mais je ne vois pas pourquoi les religions [animistes] de mon pays seraient moins bonnes que les religions importées".

Et c'est vrai, penser qu'un baobab ait une âme, c'est grand et ça donne du paradis une image plus souriante que celle des nuages et des séraphins – en plus, un baobab, c'est le rêve de toute une vie de chat ;)

Saravá ! Sembene…

Oui, et comme tu le dis, il y a mille manières d'avoir des idées, c'est comment les développer ?


Par lou - Publié dans : du champ du signe
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