A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 19:34
 

Ils ont écouté, ils ont contrôlé, maintenant ils détectent.

On peut pisser, cracher, suer au front des autorités volaillères, ils ont l'autorisation, on a l'injonction.
C'est un peu gênant quand on aime le pain à l'ail.

[et Jean-Marie, N. S. est son servant, avait bien dit que la sueur était pleine de HIV et autres substances douteuses, surtout chez les arabes qui sont globalement douteux, c'est connu]

Autrement… c'est toute une histoire…

Il y en a qui (se) conduisent mal (d'abord) à jeun, après, ça ne change pas. Il y a des fumeurs de tabac qui ne se droguent pas, qui ne boivent pas, qui ne téléphonent pas au volant et qui revendent tranquillement à un lou blanc comme neige (non, pas celle à laquelle vous pensez, sauvageons que vous êtes) leur Xantia (toute neuve, fraîchement teenager et à peine à mi-chemin de la lune) avec un trou au milieu du siège conducteur (oui, là, vous avez mis le doigt dessus) – on imagine --- non, redressez-vous, prenez des notes --- l'incident, l'arrêt d'urgence (à l'époque du sans-borloo), les conséquences peut-être funestes à la repopulation.

… c'est toute une histoire… reprenons.

Jusqu'à l'arrivée de l'accordéoniste aux allées des Champs ---

--- oui, le mateur du Fiacre, qui avait quitté l'arrière-salle pour l'avant-scène politique (comprenne qui pourra, c'est de l'Eluard furent les derniers mots de son éloge funèbre à Gabrielle Russier), lui avait tendu la perche, comme on disait dans l'arrière-

---

--- si vous m'interrompez tout le temps, on n'y arrivera pas

[pétain ! à c't'heure, il règle ses comptes]

--- reprenons !

Jusqu'à etc. on était tranquille sur les routes, il n'y avait pas le gang des BM(W, oui), il n'y avait pas le SIDA, il n'y avait même pas le SAMU qui, chaque année, sauve tant de tétraplégiques.

Et là, d'un coup, on est passé à 90 ! ce qui a un peu ému 95% des conducteurs qui ne dépassaient pas le 60 sur du sinueux rapide et ne s'aventuraient à 80 que sur les (rares) autoroutes.

Les autres, les 5% et vivants, c'était trop.

Les radars ont essaimé, les anciens, boîtes à chaussures et camemberts.

Les petits malins ont trouvé trois ripostes – non, c'est un cours d'histoire, si vous ne suivez pas…

… trois ripostes.

1.0 - le papier alu, très décoratif à la place des enjoliveurs : nul et inesthétique.

2.0 - les routes à vitesse non limitée, sans camembert : rusé, mais réservé à une élite et puis ça a fini par se savoir.

3.0 – les détecteurs de radars : malin, mais…

Eh oui ! les ingénieux à plumes ont conçu des détecteurs de détecteurs ! cher, le voyage !

Aujourd'hui ?

Voici.

___

 

La France franchit une étape dans son projet d'alerte avancée anti-missile

 

La France doit lancer jeudi dans l'espace deux petits satellites militaires, qui lui permettront d'avancer dans son projet de se doter d'une capacité d'alerte avancée contre les missiles balistiques, une des priorités stratégiques annoncées dans le Livre blanc sur la Défense.

Une fusée Ariane 5 doit être tirée dans la soirée du 12 février depuis le centre spatial guyanais de Kourou, avec à son bord deux satellites de télécommunication classiques, mais aussi ces deux micro-satellites du ministère de la Défense.
Nommés Spirale (un acronyme pour "système préparatoire infra-rouge pour l'alerte"), ils ne pèsent que 117 kilos chacun pour 2,17 mètres d'envergure en orbite, mais pourraient être la première étape d'un ambitieux programme.
Ces démonstrateurs doivent collecter des images infrarouges pour évaluer la capacité à détecter des missiles juste après qu'ils soient tirés.
Les Spirale permettront de recueillir des données techniques, afin de pouvoir lancer ultérieurement le programme d'alerte à proprement parler, peut-être en coopération avec d'autres pays européens.
Le système futur devra reposer en outre sur des capteurs terrestres de type radar à très longue portée (de l'ordre de 3.000 kilomètres) pouvant détecter le missile y compris après extinction de son propulseur.
L'alerte avancée, qui permet de détecter et caractériser le tir d'un missile balistique le plus tôt possible après son départ, est une des priorités du Livre blanc sur la défense paru au printemps, qui a mis l'accent sur le renseignement et le développement des programmes spatiaux militaires.
"L'objectif est de disposer d'un système de détection et d'alerte spatial opérationnel en 2020", annonce le Livre blanc. Un système probatoire devra être disponible dès 2015.
"Cette capacité permettra de suivre l'évolution des menaces balistiques, de déterminer l'origine de tirs afin d'identifier l'auteur de l'attaque et de favoriser l'alerte des populations", résume le document, qui fixe les priorités stratégiques de la France pour l'avenir.
Grâce à des capteurs infra-rouge très élaborés, les satellites pourront repérer "l'émission de chaleur et de lumière typiques d'un missile", explique Laurence Nardon, responsable du programme Espace de l'Institut français des relations internationales (IFRI).
Le dispositif servira essentiellement "à surveiller un envol de missile dans un +Etat voyou+ ou un missile lancé par un groupe terroriste", selon elle.
Si le tir est dirigé contre la France, "dans le cas d'un missile inter-continental, on a 25 minutes pour réagir" et ainsi mettre en place une riposte adaptée.
L'identification précise de l'agresseur et la menace d'une contre-attaque renforceront ainsi "la crédibilité de la dissuasion" française, selon le Livre blanc.
Mais un système d'alerte permettra aussi de surveiller la prolifération des missiles balistiques dans le monde et de recueillir des renseignements techniques utiles.
C'est grâce à un système de ce type que les Etats-Unis avaient repéré le tir d'essai par la Corée du Nord d'un missile intercontinental Taepodong-2, qui s'était abîmé en mer du Japon en 2006, rappelle Mme Nardon.

AFP

8 février 2009

___

 

Il s'agit de favoriser l'alerte des populations, en effet dans le cas d'un missile inter-continental, on a 25 minutes pour réagir, préparez vos bagages.

Aujourd'hui, toujours plus loin ! toujours plus haut !! toujours plus fort !!! nous déposons le brevet de notre Détecteur Universel de détecteurs.

Détecte tous les détecteurs connus et inconnus, technologie heuristique et tout.

Nous sommes actuellement – un instant, je vous prie -

_ oui, salut Nyko !

_ […]

_ oui, c'est presque au point, encore une épissure…

_ […]

_ tant mieux, tant mieux et la carissima ?

_ […]

_ ah oui ? mais ça ne l'empêche pas de chanter ?

_ […]

_ comme tu dis, pour elle, c'est pas une petite aphonie…

_ […]

_ oui, essaie Lachesis…

_ […]

_ oui, c'est bien pour les femmes, surtout…

_ […]

_ ah oui ? pour toi ? essaie Mentula 30 CH…

_ […]

_ non ! pas avec une paille, c'est comme les M'n'Ms, ça fond…

_ […]

_ oui et non, allez ! salut et fraternité !

- merci d'avoir patienté, nous sommes actuellement en haute charge d'un projet venu d'en haut pour imaginer un détecteur universel de détecteurs universels de détecteurs.

Les possibilités sont infinies.

Je termine sur le yacht d'un copain qui m'attend au large de Malt, comme ça se fermente.

[cet article s'inscrit dans le cadre du Awards Court / Detection Contest proposé par Lou sur Libellus]
 

Par lou - Publié dans : de chinoiseries
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 00:18
 

C'est publié dans les siècles des siècles, Die unendliche Geschichte.

Un article nous a alerté.

Détecteur d’incendie : 20 € qui peuvent sauver des vies


 

Jean Grenier et Marc Lauzé, pompiers québécois

avec Catherine Sztal-Kutas, directrice de Calyxis et Yvon Trépos, directeur du Sdis.

 

Les pompiers des Deux-Sèvres et Calyxis appellent les particuliers à s’équiper en détecteurs de fumée. Leur alerte peut être vitale en cas d’incendie de nuit.

Les détecteurs d’incendie sont largement commercialisés depuis cinq ans, et ils pourraient devenir obligatoires d’ici quelques mois. Malgré cela, les logements français restent largement sous-équipés : 2 à 3 % maximum, déplorent le colonel Trépos, directeur des pompiers des Deux-Sèvres, et Catherine Sztal-Kutas, directrice de Calyxis, pôle d’expertise du risque basé à Niort.

Ces appareils ont pourtant démontré leur utilité, en particulier lorsque les incendies se déclarent la nuit. "Récemment, l’occupant d’une maison qui brûlait a été réveillé par le bruit du crépitement, c’est dire que l’incendie était déjà conséquent, poursuit Yvon Trépos. Depuis 1996, nous avons beaucoup travaillé sur la rapidité et l’efficacité des pompiers. Il faut aujourd’hui travailler en amont de l’alerte. Sur les premiers instants de l’incendie."
En avertissant très tôt de la présence de flammes, les détecteurs doivent donner le temps aux occupants d’évacuer en toute sécurité, et de limiter l’ampleur des dégâts matériels.
"Mais l’installation de détecteurs de fumée ne doit pas non plus créer un faux sentiment de sécurité, ajoute le lieutenant-colonel Chauvin, adjoint du colonel Trépos. On constate en Ecosse une recrudescence d’incendie, malgré l’équipement de tous les logements. Il ne faut pas oublier les bonnes pratiques de prévention."
Il faut surtout s’assurer du bon fonctionnement de l’appareil, et changer régulièrement la pile. Au Québec, autre pays modèle en la matière, "on estime que le détecteur n’était pas en état de marche dans un incendie mortel sur deux", selon Jean Grenier, pompier québécois et formateur de passage à Niort.

Chez Calyxis, on milite depuis des années pour qu’une loi rende cet équipement obligatoire. Cela pourrait être enfin chose faite fin février, "dans une annexe à la loi logement, indique Catherine Sztal-Kutas. Mais il faudra ensuite attendre les décrets d’application, et un délai de quatre à cinq ans pourrait être laissé aux propriétaires. Au-delà de cet aspect réglementaire, il faut vraiment encourager l’équipement dès maintenant. Ces appareils ne sont pas onéreux, et ils sont simples à installer." Compter 20 à 30 euros pour un appareil aux normes françaises et européennes, recommandé par Calyxis. "Nous espérons que le marché créé par la loi fera baisser ces prix."

La Nouvelle République, samedi 7 février 2009

 

Avec leur humour essentiel, nos amis belges ne sont plus dans la friture depuis le 20 novembre 2004.

Chez nous, la question est posée. Christine Boutin a répondu.

 

 

UN CONCOURS FULIGINEUX

 

 

 


Rossini, Le Barbier de Séville, Yuri Kissin, basse, et Kira Parfeevets, piano,

parce que La calunnia è un venticello.

Schubert, Sonate pour Arpeggione et piano (transcription pour alto), Lise Berthaud, alto, et François Pinel, piano,
parce que.

[le chanteur et l'altiste étaient nominés aux Victoires de la musique classique 2009, catégorie Révélations]

 

 

Comment contribuer à la paix sociale en luttant contre l'échauffement viscéral et pour la recherche de l'essentiel.

[G.T. nous a proposé un premier pas vers la tolérance ! – au bord du gouffre, en lui tenant fermement la main, nous avançons]


LE REGLEMENT est très simple.


1
. Vous publiez sur votre blog un projet de détecteur de machinbidule ou comme il vous plaira.

1.1. Si vous n'avez pas encore de blog (nous le détecterons), présentez votre projet en commentaire, il sera repris en article, sous votre signature, par nos soins.


2
. Vous donnez en commentaire de cette page le lien vers votre article. La présente page de Libellus sera actualisée dans l'ordre chronologique.


3
. Au fur et à mesure des publications ici référencées, vous votez, en commentaire, pour le meilleur projet autre.


*********** barème :

*** = 3 étoiles : extinction des feux essentiels, parfait

** = 2 étoiles : recueillement aux cendres résiduelles, satisfaisant

* = 1 étoile : embrasement assuré de la planète, nul


La moyenne des étoiles sera reportée et actualisée en regard du projet noté selon une méthode très simple – exemple : le détecteur de blog fumeux = 1 *** 1 ** 3 *, 8 étoiles pour 5 votes, soit 1,6, c'est-à-dire 2 étoiles, selon le principe de l'arrondissement retenu pour l'euro :)


Lou note chaque projet.


Mention légale : les brevets déposés dans le cadre du présent règlement restent la propriété de Libellus.

[les brevets dangereux seront remisés en Suisse et gardés au secret pendant 99 ans]


Un pavé ancré dans la colonne de gauche assurera le lien permanent vers la page AC / DC.


Your move, folks !


>>>
Le Grand Prix, d'une valeur de 706 euros, deux grandes places de concert dans la salle des Etoiles , dont une ou deux pour Lou, sera révélé ultérieurement.

Chaque participant recevra un mot gentil de Lou.

Autre mention légale : il n'est pas précisé si c'est le *** ou le * qui gagnera.

selon disponibilité

<<<
 




- Brevets à noter -
 
Lou, Le détecteur universel de détecteurs
Monsieur Kiki, Le détecteur de cons portatif 
- version SP2 *
Jack Balance, Le détecteur de sifflotement de morceaux copyrightés *
Alf, Le détecteur / firewall-émetteur anti casse-toi-pauv’-con sans étoile (préfecture)

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 23:00

 
>>> vers Carl Orff, Catulli carmina 02 - les désarrois de l'oisillon

Quoi dono

Quoi dono lepidum novum libellum

Arida modo pumice expolitum ?

Davidi, tibi ; namque tu solebas

Meas esse aliquid putare nugas

[…]

--- le texte original, 1, 3 *, dit Corneli ; David est en principe indéclinable, mais en bas latin du troisième millénaire…


>>>

* les références suivies de l'astérisque renvoient à l'édition de Georges Lafaye, Les Belles Lettres, 1964 – pièce, ligne *.

<<<


Dédicace

A qui dédier ce joli billet nouveau

Tout frais formaté

A toi, David, car tu as donné

Du prix à mes petits riens

[…]


Incipit

Gaius Valerius Catullus serait né en 87 et mort en 57 avant J.-C., d'après Saint Jérôme qui a pu s'inspirer d'un chapitre perdu de l'ouvrage de
Caius Suetonius Tranquillus (un historien romain ayant vécu à peu près de 69 à environ, peut-être, 160 après J.-C.), De viris illustribus, paru vers 113. Or, Saint Jérôme, auquel on peut prêter sans gages quelques erreurs, aurait confondu dans ses comptes le premier consulat de Lucius Cornelius Cinna, en l'an 87, avec le quatrième, en 84. Etant donné que Gaius Valerius Catullus a écrit jusqu'en 54 et qu'il est vraisemblablement mort à l'âge de 30 ans, nous en conclurons que sa courte vie s'inscrit entre 84 et 54 avant J.-C.

Après cette mise en bouche apéritive, présentons le chose.

Carl Orff, Catulli carmina -
ες αἰῶνα

eïs aïona
, pour toujours / éternellement, se lit en phrase liminaire de plusieurs psaumes.

Alleluia ! Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour !

Bible de Jérusalem

En poursuivant notre lecture des Psaumes, nous avons :

louez-le par la danse et le tambour, louez-le par les cordes et les flûtes,

louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes !

Ps 150, Bible de Jérusalem


En lisant, en écoutant…

 

 

 


[l'album en écoute, en un click sur l'image]


Nous conseillons l'interprétation d'Eugen Jochum, 1953 / 1956, Deutsche Grammophon. Un enregistrement ultérieur, déclaré "officiel" par Carl Orff, avec Dietrich Fischer-Dieskau, est plus fin, mais justement la musique de Carl Orff, avec ses quatre pianos en percussions, est une composition sauvage, à l'état brut, taillée à la hache comme une sculpture de Georg Baselitz.

 

 


Georg Baselitz, Ohne Titel, 1982/84

 

Catulle

 
Le poète commence à écrire à 17 ans, l'année où il fut vêtu de probité candide et de lin blanc (tempore quo primum uestis mihi tradita pura est, 68, 15 *). Peu après, il rencontre Clodia, nommée en pseudonyme Lesbie (Lesbia), l'amour et la peine (odi et amo) de sa vie – elle n'était pas blanc-bleu. Il s'investit dans le débat littéraire de son temps, il écrit, un peu chansonnier, un peu chantre de la simplicité, coquin beaucoup. Il réunit ses poèmes épars dans un recueil, un libellus, dédié à Cornelius Nepos (1, 3 *) – voir en dédicace le texte détourné par nos soins. Sa renommée s'est maintenue jusqu'à nos jours. Rabelais le cite dans son Gargantua, son Pantagruel, son Tiers Livre. On trouve dans ses chants violence et harmonie, tendresse et rudesse, mêlées. Comme chez…

 

... Carl Orff

 
Carl Orff est un autodidacte. En 1937, avec les Carmina Burana, il crée son théâtre musical en s'inspirant de scènes et danses des premiers temps. On y entend, selon Claude Rostand, une rythmique primitive et obstinée, une harmonie très rudimentaire et un vocabulaire mélodique primitif lui aussi, fréquemment pentatonique et procédant également avec obstination dans une ambiance de répétition incantatoire, et, pour Heinrich Strobel, une musique volontairement sans art.

En 1936, Antonin Artaud présentait son théâtre de la cruauté (repris, en 1938, dans Le Théâtre et son double) où les mots sont reconnus dans un sens incantatoire, vraiment magique – pour leur forme, leurs émanations sensibles et non plus seulement pour leur sens [...] il ne s’agit pas de supprimer la parole articulée, mais de donner aux mots à peu près l’importance qu’ils ont dans les rêves. Des sons, des couleurs, des cris.

Né à Munich le 10 juillet 1895, Carl Orff étudie très jeune le piano, l’orgue et le violoncelle. Il compose dès l'âge de 10 ans, il étudie à l’Akademie der Tonkunst, auprès de Anton Beer-Walbrunn et de Paul Zilcher. En 1915, il dirige les Münchner Kammerspiele, en 1917, il est mobilisé, en 1918, il devient chef d’orchestre aux théâtres de Mannheim et de Darmstadt. En 1920, il commence à enseigner la musique tout en suivant les cours de composition de Heinrich Kaminski. En 1924, il crée à Munich, avec Dorothee Günther, la Günther-Schule, une école de gymnastique, de musique et de danse. Cette expérience fonde le Schulwerk, une méthode pédagogique encore actuelle. En même temps, il s'attache à la musique ancienne, donne des arrangements de Claudio Monteverdi (Klage der Ariadne, d'après Arianna, Orfeo, Tanz der Spröden, d'après Il ballo delle ingrate, triptyque renommé  Lamenti en 1958) et prend la direction de la Société Bach de Munich.

Après le triomphe des Carmina Burana, en 1937, il détruit presque toutes ses premières œuvres et se voue à un théâtre musical reliant la tragédie grecque, le mystère médiéval et la comédie populaire bavaroise, avec la volonté de mettre en œuvre un théâtre total. A partir de 1950, il enseigne la composition à la Hochschule für Musik de Munich, puis consacre ses dernières années à la rédaction d’une autobiographie. Il meurt dans sa ville natale le 29 mars 1982.

[ce paragraphe doit beaucoup à Alain Pâris]

Les Carmina Burana, Chants de Beuern, est le titre donné à un manuscrit découvert en 1803 dans l'abbaye de Benediktbeuern, une compilation, datée entre 1225 et 1250, de chants profanes et religieux composés, en allemand, en français, en latin, par les goliards, des ecclésiastiques défroqués ou des étudiants vagabonds, les Vagants, ces jeunes chanteurs itinérants qui célèbrent les trois W – Wein, le vin, Weib, la femme et Würfel, les dés, le jeu. Il s'agit de chansons d'amour, de chansons à boire et à danser ainsi que de pièces religieuses. Un texte en plusieurs langues, comme pour les Catulli Carmina et ailleurs.

Après les Catulli carmina, 1943, Trionfo di Afrodite, 1953, inspiré de poèmes de Catulle, de Sappho et d'Euripide, termine les Trionfi – les Trois sont Un.

Carl Orff, composant dans la Nazi Era, ne pouvait manquer d'attirer les soupçons des résistants nés après le plan Marshall. Ami de Jacques Prévert, traître bien connu, inscrivant des références musicales aux Quatre Saisons de Vivaldi dans La Pluie et le Beau Temps, au Wozzeck de Berg dans Fatras, aux Carmina Burana de Carl Orff ou à Hymnen de Stockhausen, eh oui ! dans Choses et autres, Carl s'était autorisé, parmi d'autres caprices qui l'ont rendu suspect même aux beaux jours, ceci :

 

Sur le siège de la Fortune,
j’étais assis en haut,
des fleurs bariolées de la prospérité
couronné ;
mais tout prospère que je fus,
choyé et béni,
du sommet alors je chus,
dépouillé de la gloire.

La roue de la Fortune a tourné ;
je descends, déchu ;
un autre est porté vers le haut ;
démesurément exalté,
le roi siège au faîte -
qu’il prenne garde de tomber!
car sous l’axe nous lisons :
Hécube reine.

Carmina Burana, Fortune plango vulnera, dans une traduction chez Decca, 1984

 
Catulli carmina


Synopsis


Praelusio
Plage 1


Une bande d'oisifs jeunes oisillons est en teuf et en amour.

Des vieux les mettent en garde contre l'amour toujours et donnent à écouter les plaintes de Catulle.


Texte


Praelusio


Tous
:

Eïs aïona !

Tui sum !

Eïs aïona !

Tui sum !

Mea vita

Eïs aïona

Tui sum !

Eïs aïona

[Pour toujours ! je suis à toi ! – où l'on peut entendre, comme en répons, tu es à moi ! la parade amoureuse étant de l'ordre de la prédation en même temps que de l'abandon, comme le montrent les jeux scéniques en actes]

[[[maintenant, on ne va pas vous traduire mentula, tout de même !]]]


Les gars
:

Tu mihi cara

mi cara amicula

corculum es !

Les filles :

corculum es !

dic mi te me amare !

Les gars :

O tue oculi

ocelli lucidi

fulgurant

efferunt me velut specula

Les filles :

specula, specula

tu mihi specula ?

Les gars :

O tua blandula, blanda

blandicula, tua labella

Les filles :

cave, cavete !

Les gars :

ad ludum polectant

Les filles :

cave, cavete ! cavete !

Les gars :

O tua lingula usque perniciter

vibrans ut vipera

Les filles :

cavete, cave meam viperam

nisi te mordet

Les gars :

morde me !

Les filles :

basia me !

Tous :

ah !

Les gars :

O tuae mammulae

Les filles :

Mammulae

Les gars :

dulciter turgidae, gemina poma !

Tous :

ah !

Les gars :

mea manus est cupida

Un gars :

O vos papillae horridulae !

Les gars :

mea manus est cupida

illas prensare

Les filles :

suave, suave lenire

Les gars :

illas prensare, vehementer prensare

Tous :

ah !

Les filles :

O tua mentula

Les gars :

Mentula

Les filles :

cupide saliens

Les gars :

penipeniculus

Les filles :

velus pisciculus

Les gars :

is qui desiderat tuam fonticulam

Tous :

ah !

Les filles :

mea manus est cupida

Une fille :

coda,  codicula,  avida !

Les filles :

mea manus est cupida illam captare

Les gars :

petulanti manicula !

Les filles :

illam captare

Les gars :

tu es Venus, Venus es !

Les filles :

O me felicem !

Les gars :

in te habitant omnia gaudia

omnes dulcedeines

omnes voluptas

in te, in tuo ingente amplexu

tota est mihi vita

Les filles :

O me felicem !

Tous :

Eïs aïona !

Les vieux :

Eïs aïona !

O res ridicula

immensa stultitia

nihil durare potest

tempore perpetuo

cum bene Sol nituit

redditur Oceano

decrescit Phoebe

quam modo plena fuit

venerum feritas saepe fit aura levia

tempus amoris cubiculum non est

sublata lucerna

nulla est fides

perfida omnia sunt

O vos brutos

vos studidos

vos stolidos !

Un vieux :

Lanternari, tene scalam !

Les vieux :

audite ac videte !

Catulli carmina

Tous :

Audiamus !

 

[à suivre…]

[[[évidemment la dédicace vaut pour tous les lecteurs, seulement David Le Marrec a récemment évoqué Carl Orff]]]
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 11:53
Distrait, trop distrait par la folle journée de Nantes et les variations de Zhu Xiao Meinous avions perdu notre route essentielle.

Sa Sainteté Benoît XVI renouant avec une tradition des glorieuses '30 et '40 trop longtemps méprisée, annonçait, dans ses mémoires, Ma Vie, Souvenirs (1927-1977), Fayard, 1998 : J'étais consterné de l'interdiction de l'ancien missel.




Nous avons repris notre Missel Vespéral très complet contenant en français et en latin les offices de tous les dimanches et des principales fêtes de l'année selon le rite romain, Tours, Maison Mame, Editeurs Pontificaux, Nihil obstat, Imprimatur, 1934.

Et nous y avons retrouvé notre Chemin de la Croix.

1re station

Jésus est condamné à mort.

Le matin étant venu, tous les princes des prêtres et les anciens du peuple livrent Jésus à Pilate. Pilate le déclare innocent et cependant il le fait flageller, puis il le leur abandonne pour être crucifié.

Quelle haine de la part des Juifs ! quelle lâcheté de la part de Pilate !

Les Heures d'Ars, publiées par le saint curé d'Ars en 1844


O adorable Jésus ! puisque ce sont nos crimes qui vous ont conduit au trépas, faites que nous les détestions de tout notre cœur…

en usage dans beaucoup d'Eglises


Oui, pourquoi tant de haine ? La question est posée.

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Samedi 17 janvier 2009 6 17 /01 /2009 09:05

 

Littré, dans son Dictionnaire de la langue française, 1863-1873, définit ainsi l'opérette :
1° Mot qui a passé de la langue allemande dans le français, et par lequel on désigne de petits opéras sans importance par rapport à l’art.

2° Aujourd’hui très généralement employé pour désigner les ouvrages joués sur plusieurs petits théâtres ou dans les salons.

Etymologie : diminutif d’opéra, attribué à Mozart.


Cette définition s'inspire de François-Henri-Joseph Blaze, dit Castil-Blaze, Dictionnaire de musique moderne, Paris, 1821, où l'on peut lire : [ce mot] a été forgé par Mozart pour désigner ces avortons dramatiques, ces compositions en miniature dans lesquelles on ne trouve que de froides chansons et des couplets de vaudeville […] Mozart disait qu'un musicien bien constitué pouvait composer deux ou trois ouvrages de cette forme entre son déjeuner et son dîner.

D'après Charles-Thomas-François d'Outrepont, Dialogue des morts, suivi d'une Lettre de J.-J. Rousseau, écrite des Champs Elisées à M. Castil-Blaze, Paris, F. Didot, 1825, François-Henri-Joseph aurait copié trois cent quarante-deux articles du Dictionnaire de musique de Jean-Jacques Rousseau, 1768, alors même qu'il en donnait l'auteur comme un musicien ignorant.

Querelle de pirates…


L'opérette, une fille de l’opéra-comique ayant mal tourné ? mais les filles qui tournent mal ne sont pas toujours sans agrément, rappelait Camille Saint-Saëns.


Le Dictionnaire de l’Académie française, 7e édition, 1878-1879, dit : Composition dramatique dont l’action est gaie ou comique et la musique légère... Une phrase d'autorité qui nous permettra de distinguer la fille légère de son père sévère.


L'opérette est française, n'en déplaise aux Italiens qui ont inventé, pour les entractes à l'opera, des intermezzi drolatiques devenus opera buffa, œuvres à part entière.


Notre opérette est à l’origine une subversion populaire de l’opéra.

Elle vient du vaudeville, du macadam de Paname. Au XVIIe siècle, la rue est en représentation avec ses jongleurs, ses bateleurs, ses acrobates qui se retrouvent à la foire Saint-Germain ou à celle de Saint-Laurent. On y trouve des tréteaux où les chansonniers épinglent les puissants.

En 1669,  Lully obtient un privilège pour l’Opéra, l’Académie royale de musique, et, dans la foulée, les Comédiens-Français font interdire toute pièce parlée hors de leur territoire.

Ceux de la Foire n’ont plus guère de ressources que dans la pantomime et puisqu'ils ne peuvent chanter eux-mêmes, ils font chanter le public… sur des airs connus… des airs d'opéra !

Malgré les obstacles, ces saynètes en musique grandissent, avec des compositions originales, des danses, du vaudeville inspiré de l'opera buffa italien.


L'évolution se poursuit au XVIIIe siècle, des aristocrates goûtent l'esprit du faubourg.

En 1752, des Italiens s'installent à Paris avec La Serva padrona de Giovanni Battista Pergolesi, intermezzo per musica créé à Naples en 1733, pendant les entractes de son opéra, Il Prigionier superbo. Il s'ensuit une querelle de bouffons…

Les Français prennent exemple et donnent des œuvres où la musique, une musique originale, devient dominante, tout en maintenant la tradition des dialogues parlés se démarquant des récitatifs italiens.

On parle d'opéras-bouffons… jusqu'en 1766 --- l’Académie royale de musique fait valoir son privilège, la Foire passe à la Comédie-Italienne, de la fusion naît l’opéra-comique, une pièce en dialogue parlé, entremêlée de chansons originales.

Il ne s'agit pas encore de l'opérette, l'opéra-comique prend source dans la comédie pastorale, le drame bourgeois ou la fable mythologique.


La Foire et son esprit décalé sont encore dans la rue.


Au XIXe siècle, quelques théâtres populaires ouvrent leurs portes… en liberté étroitement surveillée. Hervé, compositeur, chef d’orchestre, chanteur, décorateur et machiniste, recrée la tradition. Hervé (de son vrai nom Florimond Rongé ou Ronger est né en 1825 à Houdain, près d’Arras, d’un gendarme et d’une Espagnole – José Bruyr, encore un Belge, associe à cette histoire l’abondance dans son œuvre de séguedilles et de gendarmes. Hervé se présente lui-même comme l’inventeur d’un genre loufoque, burlesque, échevelé, endiablé, cocasse, hilare, saugrenu, catapultueux, l'opérette, cette fille qui, répudiant une famille piquée de noblesse, retournait, cotillons courts et souliers plats, à ses roturières origines.


A sa suite, en 1855, Offenbach, alors chef d'orchestre à la Comédie-Française, se cherche : … devant l’impossibilité persistante de me faire jouer, l’idée me vint de fonder moi-même un théâtre de musique. Je me dis que l’Opéra-Comique n’était plus à l’opéra-comique, que la musique véritablement bouffe, gaie et spirituelle, la musique qui vit enfin, s’oubliait peu à peu. Les compositeurs travaillant à l’Opéra-Comique faisaient de petits grands opéras. Je vis qu’il y avait quelque chose à faire pour les jeunes musiciens qui, comme moi, se morfondaient à la porte du Théâtre Lyrique.

Il reprend la Baraque Lacaze au Carré Marigny, puis s'installe, en 1857, aux Bouffes-Parisiens. Offenbach contourne les règlements jusqu’en 1864, l'année de La Belle Hélène - Napoléon III vient de libérer les théâtres de leur ancien régime.


L'opérette est bien vivante avec Robert Planquette, Les Cloches de Corneville, 1877, Edmond Audran, La Mascotte, 1880, Louis Varney, Les Mousquetaires au couvent, 1880 - loin, toutefois, des impertinences que lançait Offenbach, le petit Mozart des Champs-Élysées selon Rossini, avec ses complices, Meilhac et Halévy, l'époque est aux sentiments et à la morale gentiment bourgeoise.


A Belle Epoque nouveau style, avec André Messager, chef d’orchestre qui révèle Pelléas et Mélisande de Debussy, compositeur de ballets pour l’Opéra et auteur d’opérettes – Véronique, 1898.

Avec la même finesse dans la tradition populaire, Claude Terrasse produit Monsieur de La Palisse en 1904 et Reynaldo Hahn, Ciboulette en 1923.

Proust écrit dans ses Chroniques : cet "instrument de musique de génie" qui s'appelle Reynaldo Hahn étreint tous les cœurs, mouille tous les yeux, dans le frisson d'admiration qu'il propage au loin et qui nous fait trembler, nous courbe tous l'un après l'autre, dans une silencieuse et solennelle ondulation des blés sous le vent. (Le Figaro, 11 mai 1903).


Les Années folles découvrent le jazz, le genre américain, et une certaine liberté de mœurs dont témoigne, en 1918, Phi-Phi d'Henri Christiné sur un livret d'Albert Willemetz et Fabien Solar.


Influence des nouveaux mondes, exotisme, grand spectacle à la fin des années '40 : Francis Lopez invente la nouvelle opérette avec La Belle de Cadix, 1945, sur un livret de Raymond Vincy (accompagné dans ses débuts par Marc Cab et Maurice Vandair) – un métissage de flamenco, sardane, tango, fandango, slow et paso doble. Nous n'aurons garde d'oublier
Maurice Yvain et sa Chanson gitane, 1947, Maurice Yvain
sans qui toute cette prose serait restée dans son cocon.

Maurice Yvain, Chanson gitane, Chœur des gitans, Chœurs Raymond Saint Paul et Orchestre, Marcel Cariven


La force des trois, Lopez-Vincy-Mariano, se retrouve dans Le Chanteur de Mexico, 1951, et encore Visa pour l'amour, 1961, où  Annie Cordy prend Le Genre américain, et plus longtemps encore.

L’opérette est française. Le Singspiel allemand, la zarzuela espagnole, l’opera buffa italien ou la comédie musicale américaine sont des cousins venus d'ailleurs. On trouvera une plus proche parenté dans l’opérette viennoise. Offenbach, venu à Vienne pour une représentation de son Mariage aux lanternes, en 1858, donna à Johann Strauss fils l'idée de créer une opérette dansante sur un rythme de valse. La Chauve-Souris, 1874, a inspiré Karl Millöcker, Franz von Suppé et Franz Lehár, nouveau maître de l’opérette viennoise avec sa Veuve joyeuse,1905.


Qu'est-ce que l'opérette ?

Pour Claude Terrasse, l’opéra-comique est une comédie en musique, tandis que l’opérette est une pièce musicalement comique.


Recueillons les ingrédients épars dans notre quête.


Une pièce musicalement comique
?

Gioacchino Rossini, Il viaggio a Reims, 1825 – une œuvre de circonstance au Théâtre-Italien, une retrouvaille historique complexe, une pause, Scena VI, Recitativo e aria :

_ La sincope, si, si, fa molto effetto, Mozart, Haydn, Beethoven, Bach ne trassero un gran partito



Dans l'opérette, les chansons forment ou illustrent le portrait d'un personnage (alors que les grands airs d'opéra seraient des morceaux de bravoure musicale).

La Belle Hélène, 1864, opéra-bouffe d'Offenbach, ressemble bien à une opérette avec sa Marche et Couplets des rois, et son french cancan final, ponctué d'une tyrolienne – dans l'interprétation de Marc Minkowski, en l'an 2000, au… Châtelet.



Et La Grande-Duchesse de Gerolstein, 1867, avec les mêmes, au Châtelet, en 2004. Ah ! qu'elle aime les militaires ! Felicity.



A l'opérette, on ne cherche pas une partition savante, des paroles compliquées, une grande voix. On se présente tout simplement. Je suis l'abbé Bridai-ai-ai-ai-ai-ai-ai-aiiine, la faridondaine dondon, la faridondaine, la faridondon, une chanson simple.

Louis Varney, Les Mousquetaires au couvent, 1880 – on entend Jules Bastin avec le Chœur et l'Orchestre Symphonique de la RTB sous la direction d'Edgar Doneux.



Moi, j'm'appelle Ciboulette
- Reynaldo Hahn, Ciboulette, 1923, dont nous choisissons le duo Nous avons fait un beau voyage avec Mady Mesplé et José Van Dam (encore un Belge et ce n'est pas un chanteur de variétés) accompagnés par l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et Cyril Diederich.



Et on danse… une petite tyrolienne, peut-être, avec Francis Lopez, La Route fleurie, 1952 – C'est la vie de bohème pour Georges Guétary et Bourvil, sous la direction de Jacques-Henry Rys.



Une séguedille entraînée par Teresa Berganza et José Carreras ? Jacques Offenbach, La Périchole, 1868. On sait aimer quand on est espagnol gno-gno-gno-gno-gno-gnol !


Au faubourg, on est coquin, on connaît la Chanson des païens [les païens ? des Hespérides, c'est le double jardin !] - Henri Christiné, Phi-Phi, 1918, Bourvil, encore, et Marcel Cariven au pupitre.



Coquin encore ? Edmond Audran, La Mascotte, 1880 – J'aim' ben mes dindons. Nadine Renaux et Michel Dens ont le talent de chanter manière rurale et le don ou la chance de ne pas crouler de rire avec les spectateurs --- glouou glouou glouou bée, glouou glouou glouou bée, glouou glouou glouou bée )))



Grivoise, joueuse en mots et en voix, notre opérette.

Francis Lopez, La Route fleurie, 1952 – Madagascar, Bourvil encore accompagné par Jacques-Henry Rys.



Jazzy ? Francis Lopez, Visa pour l'amour, 1961, où  Annie Cordy prend Le Genre américain



Musicalement comique, dansant avec les mots, The rain in
Spain, My Fair Lady, 1964, she's got it !



Et puis… Henri Christiné, Phi-Phi, 1918, Je connais tout'les historiettes - Gise Mey et Bourvil et Marcel Cariven, comme ça…



Francis Lopez, Le Chanteur de Mexico, 1951, pour le huitième jour.

 

Maintenant, l'avenir de la Foire et de la Baraque Lacaze est dans la rue ou peut-être… au Palais des Sports, à l'automne…


 

PSYCHOLOGICAL

ADVISORY

EXPLICIT CONTENT

 

 

 


Dove Attia et Albert Cohen, Olivier Dahan, Jean-Pierre Pilot et Olivier Schulteis, Mikelangelo Loconte,
Mozart Opéra Rock, Tatoue-moi, 2008
– et ça lui revient bien à WAM ~~~


Duetto buffo di due gatti, Ann Murray et Felicity Lott, Andrew Davis, piano, 1996
 

 
Par lou - Publié dans : du champ du signe
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