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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 01:33
Henri Valentino, Bilan de la Troisième République – le bilan est sombre

Henri Valentino, Bilan de la Troisième République, (1870-1940), Sorlot, 1943

Henri Valentino, Bilan de la Troisième République – le bilan est sombre
Henri Valentino, Bilan de la Troisième République – le bilan est sombre
Henri Valentino, Bilan de la Troisième République – le bilan est sombre

Marcel Baschet, Philippe Pétain, in L'illustration n° 5074, 1er juin 1940

 

Le bilan est sombre. Il est conclu dans l'Avant-propos :

Les institutions démocratiques ont aggravé la perversité naturelle de l'homme et corrompu les mœurs publiques.

 

Foin d'un rousseauisme vulgarisé à l'usage des illettrés : l'homme est naturellement pervers – et la femme !

 

> note 1, en bas de page

 

Enfin, le Marxisme, favorisé par la Franc-Maçonnerie, tombée sous l'emprise des Juifs, a achevé de tout ruiner.

L'acte d'accusation de la IIIe République eût comporté assez de griefs – bien avant 1940 – pour motiver sa condamnation : démoralisation de la jeunesse par l'enseignement matérialiste de l'école – et du corps des fonctionnaires par un favoritisme éhonté, décidant du choix et de l'avancement des agents de l'Etat ; ébranlement des croyances et des lois morales entraînant le déclin de la famille et la baisse de la natalité ; dilapidation des fonds publics ; fréquence des scandales politico-financiers ; encouragement au désordre par une indulgence systématique à l'égard des partis d'extrême-gauche ; maintien des privilèges du grand capitalisme et des trusts ; insuffisance des réformes sociales ; incapacité d'établir la paix entre les citoyens et de créer une mystique nationale, ralliant autour d'une idée-force la communauté française.

 

Le marteau, la faucille et le compas, sous l'étoile de la honte, ont tout détruit. Le marteau n'a servi qu'à frapper l'enclume de notre esprit. La terre ne ment pas, mais la faucille emporte le bon grain. Et qu'avons-nous à faire de savants !? L'homme en sait toujours trop – et la femme !

La jeunesse, corrompue par nature, était insensible aux leçons de morale dispensées par les « hussards noirs » : nous nous en sommes dispensés.

Les favorisés étaient devenus nantis.

On ne croyait plus aux croyances. La foi, disaient les prêtres, des réfractaires, n'est pas une croyance.

On ne faisait plus d'enfants : la chasteté amoureuse avait instillé son venin.

Et la dilapidation des fonds publics ? Et les quotidiens scandales politico-financiers ? Ne vous y trompez pas. On vous parle de la IIIe, et non pas de la Ve.

Le désordre, l'extrême-gauche en toute indulgence, les privilèges du grand capital planétaire, les réformes sociales à la baisse, la guerre et non l'amour, l'impuissance à lever haut un front national et français, vous le voyez bien, c'est d'autrefois.

 

> note 2 en bas de page

 

Ainsi périt la IIIe République dans la soixante-dixième année de son âge... Mais la France survivait et c'était l'essentiel.

 

Enfin le maréchal vint, dans la quatre-vingt-quatrième année de son âge.

Maréchal, nous voilà !

 

André Montagard, Charles Courtioux, Maréchal, nous voilà !, 1941 – une « étrange similitude » avec un air d'opérette, La Margoton du bataillon, de Casimir Oberfeld, mort en déportation à Auschwitz, en 1945.

 

Armand Bernard, La Margoton du bataillon, enregistré le 6 Avril 1933

Henri Valentino, Bilan de la Troisième République – le bilan est sombre

Marion, à notre secours !

 

Seizième législature (1936-1940)

1936 – Juin

La chambre « rouge-horizon » prit séance sous le signe de l'optimisme.

 

On voyait le crépuscule.

 

[…] Léon Blum […]. Jamais encore un fils d'Israël n'avait occupé dans notre pays la charge suprême du gouvernement.

[…]

Son cabinet, farci de juifs, de maçons et de marxistes, ne comprenait pas moins de trente-cinq ministres et sous-secrétaires d'Etat (un record) parmi lesquels l'insulteur du drapeau Jean Zay, juif et maçon, à l'Education nationale, le F /\ Salengro, qu'on accusera de désertion pendant la guerre, à l'Intérieur, le 32e degré Chautemps à la vice-présidence du Conseil, et aux Finances un méridional bon teint, à tête de Robert Macaire, le F /\ Vincent Auriol.

[…] la semaine de 40 heures, les congés payés, les contrats collectifs et un plan de grands travaux.

 

Pour Noël, on vous donnera la recette du cabinet farci – laissez vivre les dindes, elles ne sont pas juives !

 

En bref, la proclamation de la République communiste, aboutissement fatal de la démocratie qui, par une pente naturelle, menait au marxisme intégral […], […] à cette saturnale moscovite.

 

Enfin Hitler vint proposer la paix à la France. Son génie fut méconnu, de son vivant.

 

Encore une tranche ? Goulu vous êtes ! Juif vous avez l'air.

 

On ne dit pas « Juif vous avez l'air » mais « Vous avez l'air juif ». Par exemple, si je vous dis « Con vous êtes », c'est juste, mais c'est pas français.

Gérard Oury, L'As des as, 1982

 

La dramatique affaire Dreyfus est commentée dès les premières pages de 1894, et tout au long du roman – de l'Histoire, si vous y tenez –, 19 occurrences de la page 68 à la page 169, et l'annonce des déprédations à la page 53.

Le traître est libéré sous la pression des Juifs et des F /\. L'honorable commandant Esterhazy est mis aux fers et le coupable petit capitaine est réhabilité. Coupable ? Il était bien juif.

 

Pour mémoire, quelques répliques de Au bon beurre (Edouard Molinaro, 1981, avec Jean Dutourd, l'auteur du roman).

Avez-vous déjà vu un juif ancien combattant ? Moi, jamais !

C'est vrai, quand on y pense.

Vous prenez aussi les JQ de février ?

Ils ne sont plus valables. Pas la peine de garder tout ça, parce qu'après on s'y perd.

Et un quart de bleu !... horizon ! Garanti 0% de matière grasse.

La République, c'est la canaille au pouvoir.

 

_ _ _

 

note 1

La nature est nuisible à l'homme.

Nature is bad for human being.

La naturaleza es muy mala para los hombres.

 

* * *

 

note 2

Les chefs-d’œuvre du passé sont bons pour le passé : ils ne sont pas bons pour nous.

Antonin Artaud, Le théâtre et son double, 1938

 

On juge un civilisé à la façon dont il se comporte et il pense comme il se comporte; mais déjà sur le mot de civilisé, il y a confusion ; pour tout le monde un civilisé cultivé est un homme renseigné sur des systèmes, et qui pense en systèmes, en formes, en signes, en représentations. C'est un monstre chez qui s'est développée jusqu'à l'absurde cette faculté que nous avons de tirer des pensées de nos actes, au lieu d'identifier nos actes à nos pensées. Si notre vie manque de soufre, c'est-à-dire d'une constante magie, c'est qu'il nous plaît de regarder nos actes et de nous perdre en considérations sur les formes rêvées de nos actes, au lieu d'être poussés par eux.

Antonin Artaud, Le théâtre et son double, 1938

 

Ceci dit, on peut commencer à tirer une idée de la culture, une idée qui est d'abord une protestation. Protestation contre le rétrécissement insensé que l'on impose à l'idée de la culture en la réduisant à une sorte d'inconcevable Panthéon ; ce qui donne une idolâtrie de la culture, comme les religions idolâtres mettent des dieux dans leur Panthéon. Protestation contre l’idée séparée que l’on se fait de la culture, comme s’il y avait la culture d’un côté et la vie de l’autre ; et comme si la vraie culture n’était pas un moyen raffiné de comprendre et d’exercer la vie.

Antonin Artaud, Le théâtre et son double, 1938

 

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commentaires

des pas perdus 11/11/2014 17:36

Je suis toujours sérieux !
Dans les rues de Thouars...?

Lou de Libellus 12/11/2014 07:16

Dans une petite ville en France.

L'antiquaire qui se maintient (puisqu'il n'y a plus rien de neuf à l'ouest) n'est autre que le Patrick dont tu parles ici (et dont je suis collectionneur, hé oui !) :

http://www.despasperdus.com/index.php?post/2010/05/02/un-dimanche-chez-S%C3%A9gol%C3%A8ne
(je rappelle que sur le Nouvel OverBlog, même les liens ne sont plus actifs, il faut les recopier dans la barre d'adresse - leur progrès fait rage)

La Chapellerie
Qui porte le chapeau ?
Il me semble que Patrick n'a pas de chapelle, même rue de l'Eglise.

La Boucherie avait l'enseigne d'une pharmacie.
Il n'y a plus de remède.

Au 1bis, un modeste bouquet devant le monument aux morts.

ET

http://www.despasperdus.com/index.php?post/2013/11/24/Images-dominicales

As-tu remarqué qu'après le '1bis', comme je t'avais invité à faire un don au CRIF, en te disant qu'on reconnaissait les Juifs au fait qu'ils voient des antisémites partout, Alf a déserté ton site. Il n'a pas lu mon 'Henri Valentino'. L'aurait-il su ?
En le publiant le 11 novembre, j'en avais les larmes aux yeux - de rire, et non pas les yeux mouillés d'un certain au pied de l'arc.

Dans l'ouvrage du romancier, lointain cousin du chanteur de romances, il y a des informations justes. Léon Blum a bien inventé "la semaine de 40 heures, les congés payés, les contrats collectifs et un plan de grands travaux", mais ça délire grave quand le poète évoque le maréchal ou l'affaire Dreyfus. L'innocence et la réhabilitation du capitaine na pas été due à une machination judéo-maçonique rouge. Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe. Zola n'était pas juif. Dreyfus a été innocenté parce qu'il... n'était pas coupable, mais victime d'une machination.

On remarquera la 4e de couverture dont les titres sont évocateurs...

Moi, mon remords (on aura reconnu Eluard), c'est qu'on n'ait pas salué le charme dans la dernière image. On ne fait pas de politique mais on est sensible au charme féminin.

des pas perdus 11/11/2014 12:01

Je préfère un autre Henri... Guillemin !

Lou de Libellus 11/11/2014 16:01

Que tu es sérieux !
Guillemin, oui, bien sûr.
Reconnais, pour le plaisir, que tu t'es bien amusé en découvrant le chef-d'oeuvre de Valentino et les suppléments image, son et cuisine du pauvre Lou qui a eu bien de la peine à mettre en ligne cette page dans l'hilarité.
Que tu es sérieux ! Comme Rantanplan à l'Arc de triomphe, ce matin : ses yeux de chien battu.
Dans quelques jours, ce sera une autre histoire : Lou règle son pas sur le pas des pas perdus ; - )

 


 
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