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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 01:11
Seichō Matsumoto, Journal local

Seichō Matsumoto, La Femme qui lisait le journal local (地方紙を買う女), 1957, traduit par Gérard de Chergé, d'après la version anglaise The woman who took the local paper, in Ellery Queen's Mystery Magazine, 1979 ; illustrations originales de Tripp, Futuropolis, 1985

Seichō Matsumoto, Journal local

Seichō Matsumoto, 1955

Seichō Matsumoto, Journal local

Yoshiko Shioda, une hôtesse du bar Rubicon, à Tokyo, s'abonne au journal de Koshin, le 21 février : elle demande à recevoir le quotidien depuis le 19 février – le roman-feuilleton en cours la passionne !

Pendant deux semaines, rien de particulier n'attirait son attention.

Le quinzième jour, un changement survint. […] une carte postale […] signée Ryuji Sugimoto […] : « Ayant appris que vous lisiez mon roman, Les Brigands, qui est publié actuellement en feuilleton dans le journal de Koshin, je tiens à vous remercier de l'intérêt que vous y prenez. »

Yoshiko suspend son abonnement après le numéro du 17 mars dans lequel un article relate un fait-divers banal : deux corps en décomposition, depuis environ un mois, ont été retrouvés dans la vallée des suicidés – une coutume... Deux amoureux désespérés...

Ryuji, blessé de perdre une fervente lectrice alors que son roman avance, se lance dans une enquête. Elle est charmante – tous les charmes qu'on peut attendre d'une hôtesse –, elle est étrange, oui.

Pourquoi s'est-elle abonnée en demandant explicitement à recevoir le numéro du 19 février, puis désabonnée le 17 mars ?

Ils conviennent d'un pique-nique, mais, pour une première fois, il pourrait venir avec une amie.

Ils se retrouvent donc, tous les trois, dans la montagne. On s'installe. Le romancier a compris : il refuse les sushis, préparés par la charmante empoisonneuse. Perdu ! Elle les mange tous, et elle n'en meurt pas.

Une fois rentrée chez elle, la belle venimeuse écrit à l'écrivaillon : le poison des amoureux du 18 février (lui, il était son amant, mais il avait une autre maîtresse) était dans de petits gâteaux, au cyanure ; pour le couple indiscret, c'était dans les bouteilles de jus de fruits, qu'elle a rapportées chez elle.

Seichō Matsumoto, Journal local

Elles ne seront pas perdues : je vais en boire une maintenant...

 

C'est très léger, 35 pages, petit format. C'est joli, on aime bien les meurtres en série qui s'enchaînent de manière logique.

 

Un peu de musique ?

On l'entend peut-être dans les bars où les hôtesses distillent le désir et la mélancolie.

 

Higurashi no Naku Koro ni (ひぐらしのなく頃に, Quand pleurent les cigales) est le thème d'ouverture de Higurashi no Naku Koro ni anime, int. Eiko Shimamiya, in album O, Geneon, 2006

 

* * *

 

Remerciements à Bruno qui nous a offert ce livre, devenu rare, et bien d'autres choses. Sa caverne est de trésors, et il est généreux.

 

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commentaires

des pas perdus 09/11/2014 20:46

C'est un blog personnel, je ne m'inquiète pas... Bon, j'ai un match !

des pas perdus 08/11/2014 08:14

Ils l'ont peut-être à la bibliothèque municipale. Cette fascination pour le crime est inquiétante...

Lou de Libellus 08/11/2014 08:52

Peut-être...
Pour l'inquiétude, tu sais que tu as de quoi t'inquiéter : - )))
(c'était un message personnel)

 


 
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