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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 01:39
Henri-Jacques Proumen, Gens de la Plèbe

Henri-Jacques Proumen, Gens de la Plèbe, L’Églantine, 1933

Henri-Jacques Proumen, Gens de la Plèbe

Henri-Jacques Proumen, né à Dison, province de Liège, Belgique, en 1879, est un écrivain, et un savant. Il a publié plus de quarante ouvrages et plus de six cent contes.

 

« A l'exemple de J.H. Rosny, à qui une certaine filiation l'apparente en la matière, Henri-Jacques Proumen écrit, de loin en loin, des récits basés sur l'hypothèse d'une nouveauté insolite dans l'ordre naturel ou scientifique... C'est un scientifique quant à la formation. C'est ici une garantie. Mais comprenez-moi bien. Je ne veux pas dire seulement que son savoir donne au lecteur l'assurance d'être préservé contre toute élucubration incohérente. Je veux dire, en premier, que tout savant professe pour la science un tel respect, qu'il se répugne à jouer d'elle. Ce qui l'occupe, d'une façon dominante, lorsqu'il construit ses romans d'hypothèse, ce n'est pas le jeu même de l'hypothèse ; c'est l'étude de l'humanité. Il est, il demeure presque exclusivement un moraliste... Il veut, plus que tout autre, façonner ses romans d'hypothèse en manière d'apologues, et cela pour situer l'âme humaine dans l'univers des âmes. »

Maurice Renard

 

« La nature s'est montrée prodigue envers Henri-Jacques Proumen. Elle lui a accordé l'intelligence du savant, la finesse du critique, l'art de l'enseignement, le talent littéraire et jusqu'à la beauté visible. C'est beaucoup pour un seul homme. Avant tout, il est romancier, romancier brillant et de grande envergure... »

J. H. Rosny

 

Gens de la Plèbe, ce sont des contes, de quelques pages, trente-neuf histoires populaires.

 

La chemise de noces

 

Heureux certes, il l'était, ce Colas Soupier, franc du collier et dur à la tâche, Ardennais de vieille souche, bon pied, bon œil, mais veinard avant tout. Et l'on sait que, sans la chance, il n'est pas de bonheur qui tienne. Cette veine, Colas la devait à sa chemise de noces.

 

Il la tenait de Basile Loumont, fin commerçant et magicien.

Avec les années, la chemise avait tellement été reprisée, rapetassée, rapiécée par sa femme, Lambertine, qu'il ne restait plus un fil de la chemise des noces. Et pourtant, elle gardait son pouvoir magique : au moindre ennui, Basile secourait Colas, il était sa chance.

On disait, le dimanche, autour des verres : – Colas, il a une veine de cocu.

Basile n'était pas un magicien.

Les années passant, le bonheur était devenu le fumet de la cuisine à Lambertine.

Oubliant les vieilles histoires, Colas sourit à sa femme. Puis, ouvrant toute grande la baie, il laissa sa chemise s'envoler au vent d'hiver qui soufflait rude, au large, par-dessus les Fagnes.

 

Mensonge

 

Les parents formaient un couple heureux. La mère avait un amant. Son péché ? Elle l'a dissimulé au fils.

 

Les mains inutiles

 

La vieille servante choyée par ses rentiers est mise à la retraite, avec une pension : elle devient rentière... et malheureuse... de ne plus servir.

 

Le rêve du gueux

 

Longtemps chemineau, il roule maintenant en voiture avec chauffeur, son château l'attend.

Ce n'était qu'un rêve. On le réveille pour le guillotiner : sur la route, il avait étranglé un menuisier qui l'avait traité de chien galeux, alors qu'il ne demandait qu'un peu de travail pour du pain.

Comme un pauvre de Jehan-Rictus.

 

Les yeux dans le mur

 

L'inspiration fantastique : dans le mur, ce sont les yeux du narrateur qui le poursuivent, comme l’œil dans la tombe de Caïn.

 

Et Les pauvres, et tant d'autres. Les personnages viennent du peuple de la rue, de la campagne, de la route. Il y a une morale de la famille, du travail, du pays – non pas sous la francisque, mais en convivialité, fraternité, joie de vivre. Une époque...

 

La Gigue des gueux

Dame Yueyin retrouvera son cher réverbère, et les amoureux de la tradition remarqueront le port de l'authentique chéchar (qu'on porte en arrière, les jours de fête, pour la joie).

 

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yueyin 01/12/2014 20:22

euh alors tu as aimé ou pas... J'ai du mal à me faire une idée... :-D C'est bien écrit, intéressant, conservateur tendance travail, famille, patrie, les serviteurs servent parce qu'ils aiment ça (Dame Agatha a commis une nouvelle comme ça que j'avais trouvé mi-figue mi-saumâtre ?

Lou de Libellus 02/12/2014 06:50

C'est bien écrit, mais tu n'as pas bien lu.

"travail, famille, patrie" ? Non, il est bien écrit : "Il y a une morale de la famille, du travail, du pays – non pas sous la francisque, mais en convivialité, fraternité, joie de vivre. Une époque..."

Conservateur ? Si Marie Bonnabel n'était pas conservateur (et non pas conservatrice, conservateure, conservateuse - bête féminisation des titres) du Couvent des Jacobins, tu ne pourrais plus aller prier Thomas d'Aquin.

des pas perdus 01/12/2014 18:06

Je le note sur mes tablettes. C'est une édition originale, je présume...
Et alors Ségolène, qu'est-ce qu'elle fait ? Un conte prémonitoire ?

Lou de Libellus 01/12/2014 20:08

L'exemplaire dont la couverture paraît est bien le mien, en édition originale, il a vécu.
On en trouve. En médiathèque, je ne sais pas. Ni à la Mazarine ni à Sainte-Geneviève.
Ségolène, elle fait des frites : http://www.closermag.fr/people/politique/segolene-royal-balance-sur-francois-hollande-oui-il-aime-les-frites-438438

 


 
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