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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 01:15
Gianni Celati, Le Avventure di Guizzardi – non me la fanno più

Gianni Celati, Le Avventure di Guizzardi, Storia d'un senza famiglia, Feltrinelli, 1989

Gianni Celati, Le Avventure di Guizzardi – non me la fanno più

Gianni Celati, Les Aventures de Guizzardi, traduit de l'italien par François Dupuigrenet Desroussilles, Salvy, 1991

Gianni Celati, Le Avventure di Guizzardi – non me la fanno più

Gianni Celati, né à Sondrio en 1937, est découvert par Italo Calvino qui fait publier son premier livre, Comiche, en 1971.

Les Aventures de Guizzardi forment le premier volume d'une trilogie intitulée Parlements burlesques.

(rabat de 4e de couverture de l'édition Salvy)

 

Arnold Schönberg, Pierrot lunaire, Op. 21, I, Mondestrunken, 1912 – Ensemble Musique Oblique, Marianne Pousseur, soprano, dir. Philippe Herreweghe, Harmonia Mundi, 1992

 

In breve

 

Un personaggio inventato dalla fantasia di Celati, un senza famiglia a metà tra l'attore Harry Langdon e un suo parente un po' matto.L'autore narra inizialmente le vicende di Guizzardi agli amici, pian piano i suoi racconti diventano libro.

 

Il libro

 

A quei tempi andavo al cinema tutti i giorni, e amavo molto i vecchi film comici. Volevo scrivere qualcosa ispirato a quei film, e allora ho cominciato col personaggio di Guizzardi, che per me somigliava all'attore comico Harry Langdon, ma parlava come un mio parente un po' matto. E ogni settimana recitavo a un gruppo di amici la continuazione delle avventure di Guizzardi, come un teatrino a puntate. Volevo scrivere una trilogia, con un Inferno, un Purgatorio e un Paradiso. Guizzardi era l'eroe di un inferno da ridere ma anche da piangere : l'inferno della meschinità, diffidenza e avarizia inculcate in noi dalla scuola e dalla famiglia. Nel mio assolutismo giovanile trovavo queste miserie così asfissianti, che la solitudine e la mattolica di Guizzardi erano per me un sollievo. Una cosa che detestavo particolarmente erano le lamentele sulla vita dei padri di famiglia. Pensavo che in questa trilogia bisognava passare attraverso l'inferno e il purgatorio, per smetterla una buona volta con tutte le lamentele sulla vita. E poi che bisognava scrivere storie cadendo in uno stato di dormiveglia, per dimenticarsi tutto e trovare così la strada verso una 'vita nova' – come avverrà nel terzo libro, Lunario del paradiso (almeno secondo le mie idee di allora). Gianni Celati

 

Les Aventures de Guizzardi

 

En ces temps-là, j'allais au cinéma tous les jours et j'aimais beaucoup les vieux films comiques. Je voulais écrire quelque chose inspiré de ces films, alors j'ai commencé par le personnage de Guizzardi, qui pour moi, ressemblait à l'acteur comique Harry Langdon et parlait comme un de mes parents un peu fou.

Chaque semaine, je contais à un groupe d'amis la suite des aventures de Guizzardi.

Gianni Celati

 

Premières lignes.

 

C’era un tempo in cui ammiravo la signorina Frizzi instancabilmente come chi abbia riconosciuto i meriti di una persona e non intende poi pentirsene mai.

 

C'était le temps où j'admirais mademoiselle Frizzi ,inlassablement comme qui a reconnu les mérites d'une personne et entend bien ne jamais s'en repentir.

(traduit de l'italien par Mireille Le Fustec que nous remercions ici de nous avoir offert ce beau roman et son almanach, Lunario del paradiso)

 

Publiées pour la première fois en 1972, et revues en 1989, Les Aventures de Guizzardi ont imposé Gianni Celati comme l'un des tout premiers écrivains italiens d'aujourd'hui.

Guizzardi, héros et narrateur de ce conte, est un enfant mystérieux toujours vêtu de blanc immaculé, un Pierrot lunaire. Se croyant atteint d'une terrible maladie de la parole qui empêche ses semblables de le comprendre tout à fait, il traverse successivement les cercles d'une sorte d'Enfer dantesque et drôlatique à la recherche d'une improbable Béatrice, la chère, la très-aimée mademoiselle Frizzi qui lui donnait des leçons de langues étrangères dans le jardin public et à qui il apportait en tremblant les plus beaux bouquets du monde.

(rabat de couverture de l'édition Salvy)

 

Un roman de formation dans la tradition picaresque, un récit truculent en langue populaire.

 

Piccioli et moi étions de si grands amis que nous ne nous quittions pas un instant […]. Quand on se baladait, c'était souvent pour aller au jardin public, s'il faisait beau. […] Pendant ces escapades, j'étais toujours secoué de rires à m'en faire péter la sous-ventrière quand Piccioli, ayant examiné une passante des pieds à la tête, me demandait rituellement : « Tu sais où je vais le lui coller, mon engin ? » Et moi je disais : « Où ça ? » Il répondait : « Vlan dans les lolos ! » Voire : « Pan dans le cul ! »

 

Le pauvre Danci (Guizzardi) se fait prendre par dame Lapine, « une vraie salope », selon Piccioli. La patronne est à l'aise, elle tient son jeune amant en laisse, la maison serait confortable sans les voisins qui harcèlent le malheureux. Il s'enfuit, il se noie, une lavandière le repêche, il est presque violé par un paysan. Bondissant et valsant, il se retrouve dans un cercueil...

 

Un pas chasse l'autre...

 

L'aventurier mène sa barque vent debout, en tirant des bords.

 

« Me l'hanno fatta me l'hanno fatta ! … Però non me la fanno più ! »

 

A suivre, avec Lunario.

 

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commentaires

Le Gentil 09/02/2015 10:23

Ô fatalité du rabat ! Que peut signifier, en notre aujourd'hui de 2015, que ce monsieur avait mis plus de dix-sept ans pour être imposé (j'ouvre les cot-cot-cot) comme l'un des tout premiers écrivains italiens d'aujourd'hui (je ferme les cot-cot-cot), l'aujourd'hui de 1991 (édition Salvy) qui, en 2015, a manifestement perdu ce qu'il avait alors de vierge, de vivace et de bel (Lou fût-il, sinon, descendu dans les catacombes ?) Et ce (j'ouvre les cot-cot-cot) tout premiers (je ferme les cot-cot-cot) ? Y a-t-il des presque premiers, des à-peu-près premiers, des un peu moins premiers, des en-deçà des premiers (et les cinquante nuances d'en-deçà) ? Une littérature de rabat n'annonce-t-elle pas, d'elle-même, une littérature de rabais ? Gardez-moi de mon éditeur ! Quant à mes lecteurs, je m'en charge.

Lou de Libellus 09/02/2015 11:40

Merci, Le Gentil, de ce commentaire éloquent qui apporte infiniment à la lecture d'une oeuvre dont on voit bien que tu l'as bien lue, dans sa version originale, puisque toi, tu es couramment italianisant, c'est bien vrai, ça, rappelle-toi Florence : « Scherzo, scherzo ! » La serveuse malheureuse n'avait pas saisi la boutade, tu as rattrapé la mayonnaise au vol.

yueyin 07/02/2015 20:10

j'ai du mal à me faire une idée mais cela semble intéressant... dis donc, tu parles italien :-D

Lou de Libellus 08/02/2015 18:08

Je suis très fort en langue.

des pas perdus 07/02/2015 18:19

Oui, la musique. C'est presque complet, ne manque que le braille !

Lou de Libellus 08/02/2015 18:04

Je pourrais demander à Gaylord, mais je n'aurai pas le clavier pour retranscrire, et puis les écrans, même tactiles, ne sont pas en relief. S'il peut lire mes pages sans les voir, tu dois y arriver (il y a des programmes - voix lectrice de synthèse - pour cela).

des pas perdus 07/02/2015 12:41

Si tu vantes un écrivain italien, je crains que tu ne sois pas élu... Un auteur que je ne connais pas, je note. Je viens de terminer le 1er roman de Hillerman, j'ai aimé, mais une amie m'a appris que c'est un gringo !

Lou de Libellus 07/02/2015 12:58

Ta première phrase est indéchiffrable par les plus ou moins 150 lecteurs muets de Libellus chaque jour. C'est d'autant mieux une invitation (que je soutiens) à lire tes articles : là, on pourra comprendre.

Hillerman ?
Il est dans les archives, avec de la musique !
http://www.libellus-libellus.fr/2014/12/tony-hillerman-skinwalkers-a-nightmare-of-ritual-witchcraft.html

 


 
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