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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 01:15
Françoise Hardy, Avis non autorisés...

Françoise Hardy, Avis non autorisés..., Équateurs, 2015

 

Quand elle passe au crible notre société contemporaine – les mensonges religieux et politiques, les idéologies et le sectarisme –, Françoise Hardy prend vite feu. Si cette frondeuse n’hésite pas à avouer ce qui la révulse, à épingler avec humour ceux qui l’agacent, elle sait aussi faire preuve d’admiration et de tendresse envers des hommes publics comme Michel Rocard ou Hubert Védrine, Nicolas Hulot ou Alain Juppé, Patrick Modiano ou Michel Houellebecq. Françoise Hardy nous offre ici son « âge de femme ». Elle, l’égérie longiligne des sixties, évoque sans concession l’épreuve de la vieillesse, de sa vieillesse, de la décrépitude des corps. Dans une époque qui se refuse à vieillir, il faut un vrai courage d’écrivain pour se confronter ainsi à sa propre image et raconter sa souffrance, la maladie, le parcours du combattant auprès des médecins, et parfois des charlatans. Dans ce livre, à la fois poignant et drôle, composé de messages personnels, les souvenirs avec les chanteurs, les couturiers, les artistes se mêlent aux digressions sur la politique, l’environnement, l’économie, les médias et les médecines douces. Françoise Hardy s’attache enfin à nous faire partager ses passions pour la littérature, l’astrologie et la spiritualité. Apparaît toute la sensibilité à fleur de peau d’une femme qui préfère la singularité, la solitude et la beauté à la foire aux vanités.

 

Icône de plusieurs générations, Françoise Hardy a notamment publié Le Désespoir des singes et autres bagatelles (Robert Laffont, 2008) et plus récemment L'Amour fou (Albin Michel, 2012).

4e de couverture

 

Incipit

 

En quête de vieux documents, je suis tombée sur des photos prises il y a une trentaine d'années à l'occasion d'un anniversaire où la famille de mon mari et la mienne - se bornant à ma mère - étaient réunies. Parents et beaux-parents, âgés alors de soixante à soixante-dix ans, esquissaient le même sourire vague et sans joie, tête baissée et regard éteint. C'était si frappant que je ne pouvais pas ne pas le remarquer à l'époque, mais j'étais jeune encore et les questions dérangeantes qui m'étaient venues à l'esprit avaient été vite occultées par d'autres préoccupations.

 

Françoise Hardy n'aime pas la vieillesse.

 

Maintenant que j’ai atteint cet âge dit respectable, vénérable ou avancé, je découvre à mon tour l’épreuve du vieillissement. C’est une telle dévastation à tous les niveaux que si la conscience en existait quand cet ultime passage obligé semble encore loin, personne ne souhaiterait mourir le plus tard possible.

 

La mémoire du passé récent flanche, on se rappelle difficilement les noms ou les détails importants de faits divers ou d’histoires que l’on aimerait rapporter pour éveiller si peu que ce soit l’intérêt d’un entourage qui ne vous prête plus guère attention.

 

Vieillir, c’est subir la déchéance d’un corps qui, en même temps qu’il fonctionne de moins en moins bien, s’abîme, se déforme, se dénature de plus en plus…

 

Elle n'aime pas l'ISF ni François Hollande.

 

Elle n'aime pas la religion chrétienne. Elle a été élevée chez les bonnes sœurs. Elle en a souffert.

 

Elle n'aime pas les purges pour les coloscopies. Quelles sont les motivations des proctologues, se demande-t-elle : Passer sa vie à explorer le derrière des gens et leurs matières fécales dépasse l'entendement.

 

Françoise Hardy aime Patrick Modiano.

 

Quel ennui, dit-elle, si tout le monde pensait la même chose. Il est déjà tellement accablant que les chaînes de télévision, qui ciblent le plus grand nombre, diffusent les mêmes navets...

 

Katie Melua, se rappelle-t-elle, une jeune chanteuse d'origine géorgienne, a repris une de ses chansons composée en 1965 et adaptée, la même année, en anglais.

 

Francoise Hardy, Dans le monde entier, 1965

 

Katie Melua, All over the world, 2012

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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commentaires

des pas perdus 23/03/2015 19:00

Ton amour de jeunesse... Pas assez hardi pour le lire...

Lou de Libellus 23/03/2015 20:10

Faut-il qu'il m'en souvienne ?
Un jour, à cette époque et aux Tuileries, on tournait le trailer de son prochain disque. Elle était perchée sur le trailer du camion et sur un fond de parc arboré. Un léger crachin, comme un chagrin pour l'opérateur, est arrivé. Elle est descendue de son perchoir dans les bras du machiniste. Elle s'ennuyait, nous avons fait quelques pas ensemble, je n'étais pas machiniste.
Se peut-il qu'elle s'en souvienne ?

 


 
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