Lou

  • : Libellus
  • Libellus
  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

Recherche

l'heure à Lushan

France + 7 heures

 

pour mémoire

Survival

 

Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 00:51
Sara Seale, La cage d'argent – J'aurais pu danser toute la nuit

Sara Seale, La cage d'argent (The silver sty, 1942, © Sara Seale, 1976), traduction française, Harlequin, 1982

Sara Seale, La cage d'argent – J'aurais pu danser toute la nuit

 

Je ne sais pas si vous aimez le boudin. Moi, ça fait plus de cinquante ans que j'en ai mangé, au temps où je ne faisais pas le menu. Le boudin, ça demande une petite salade fraîche pour accompagner.

Je vous parle de littérature. Le sang d'Odin, c'est comme le boudin, il y a d'ailleurs tellement de sang qui ruisselle au fil des pages qu'on en ferait un chapelet – de boudins. Chapelet, c'est bien le mot, puisque tout ce sang s'égrène religieusement.

 

_ De quoi parle-t-il ?

_ Oh, tu sais, il parle, il s'écoute.

 

La salade fraîche, en attendant, c'est La cage d'argent, vous connaissez, de Sara Seale, rappelez-vous : The silver sty. Sty... le boudin... vous suivez ?

 

Sarah, une orpheline, comme il se doit, riche, comme il se doit, est une adolescente, comment dire, libérée. Elle ne va même plus à l'école, aucune des Institutions, parmi les plus prestigieuses, qu'elle a fréquentées n'a pu la garder. Elle est éduquée par sa gouvernante, une brave femme, oui, c'est cela, brave.

 

Quelqu'un jouait au piano J'aurais pu danser toute la nuit.

 

Sarah donne une petite soirée animée quand survient un homme jeune et séduisant, et riche, bien sûr.

Qui est-il ? James Fane, son tuteur. Elle ne l'a jamais rencontré, il faisait le tour du monde, comme tout le monde, depuis treize ans.

 

Le charme de la jeune maturité, la turbulence de l'adolescence, voilà une salade composée de toute fraîcheur.

 

Cent quarante-neuf pages plus loin : « Glissant tendrement son bras autour de ses épaules, il l'entraîna vers l'escalier. »

 

Les chambres sont toujours à l'étage.

 

Partager cet article

Repost 0
Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
commenter cet article

commentaires

 


 
Handicap International

un clic sur les images