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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 01:15
Oswald Wynd, Une odeur de gingembre – la lumière et l'ombre

Oswald Wynd, Une odeur de gingembre (The Ginger Tree, 1977), traduit de l'anglais par Sylvie Servan-Schreiber, La Table Ronde, 1991-2015 – couverture et illustrations : Nicolas Galy pour www.noook.fr

 

1903. Disant adieu à son adolescence écossaise, Mary Mackenzie embarque pour l'Orient extrême. A Pékin, dans le quartier des ambassades, l'attend son futur mari, un homme dont elle ne sait rien, représentant la Couronne britannique auprès du dernier empereur. Très vite, la jeune Mary étouffe sous le carcan des convenances diplomatiques et conjugales alors que, dehors, l'aventure l'appelle. Des rues grouillantes aux senteurs enivrantes des marchés, de l'art floral au rituel du thé, de la Cité interdite à l'insurrection des Boxers, sa quête éblouie va la mener à l'amour. Éprise d'un officier nippon, rejetée par son mari, méprisée par ses compatriotes, Mary doit fuir au Japon où l'attendent de nouveaux combats.

Premier rabat de couverture

Oswald Wynd, Une odeur de gingembre – la lumière et l'ombre

Né à Tokyo en 1913, mort à Édimbourg en 1998, Oswald Wynd, devenu l’un des maîtres du polar contemporain sous divers pseudonymes, ne signa de son nom que cet unique roman historique, aux fortes résonances autobiographiques.

Second rabat de couverture

 

A bord du S.S. Mooldera, faisant route vers la Chine, se tissent les fils de lecture : le malaise, l'âge, le changement, la transpiration, les rats.

 

En première il y a deux pianos, un dans le fumoir des hommes – que je n'ai bien sûr pas essayé – et celui qui est dans le salon, beaucoup plus petit. J'ai essayé d'y jouer une mazurka de Chopin juste après Gibraltar, mais j'ai dû cesser parce que Mme Carswell n'aime pas la musique.

 

Frédéric Chopin, Mazurka, Op. 7, n° 1, ca 1830, piano : Arthur Rubinstein, 1938-1939

 

Mme Carswell est le chaperon terrible de Mary, âgée de vingt ans, en recherche de sa liberté. Mary se confie dans son journal et elle écrit à sa mère. Mme Carswell meurt, victime d'on ne sait quel mal (elle en portait tellement en elle). Mme Brinkhill, une femme généreuse et éclairée, prend désormais soin de Mary.

 

Le monde est un curieux mélange de gens de toutes sortes, dont beaucoup ont l'air de ce qu'ils ne sont pas.

 

Le Bien et le Mal ne sont pas aussi évidents que ce qu'on nous apprend.

 

Je me suis demandée pourquoi j'allais en Chine épouser Richard, et je n'ai trouvé aucune réponse, rien qu'une impression désespérante de vide absolu.

 

Arrivée en Chine, Hong-Kong : une très grande misère.

 

Je me suis réveillée ce matin avec un mal de tête et dans cet état que les femmes doivent supporter.

 

Mary a ses Anglais, c'est curieux pour une Ecossaise – élevée dans l'ignorance et la pruderie jusqu'à ce que Mme Brinkhill se mette à lui parler ouvertement de ces problèmes.

 

Mary est mariée : en sortant [de l'église] un magnifique soleil étincelait. Lune de miel : Mary s'ennuie, enfermée derrière ces murs comme une épouse chinoise, prise dans le carcan rituel. Elle en sort parfois, elle fréquente la haute bourgeoisie européenne : promenades, cérémonies, dîners.

 

L'odeur de Pékin : une odeur nauséabonde de beurre rance. Et des nuées de mouches grouillant sur les étals au marché.

 

Mary est reçue à la cour impériale. La misère est effrayante dans l'entourage de son existence pourtant si protégée.

 

Mary est enceinte. Une fille, Jane, est née. Un garçon, Tomo, naît d'une aventure nipponne. Mary est chassée de la maison par Richard. Elle est une putain, il est violent.

 

Elle rejoint Tokyo où la vie n'est pas accueillante pour une occidentale : elle est une courtisane. Elle trouve néanmoins deux amies, femmes rebelles, émancipées.

 

Que la liberté est chère ! Et chère à conquérir.

 

Éblouissant ! nous dit Yueyin.

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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commentaires

des pas perdus 27/01/2016 20:43

C'est gai...

Lou de Libellus 28/01/2016 06:48

Ce n'est pas triste, c'est même parfois un peu coquin.

Yueyin 27/01/2016 06:52

Oui oui oui, je le dis, je persiste et je signe :-D

Lou de Libellus 27/01/2016 18:33

Elle est acharnée, obstinée, têtue - c'est une femme.

 


 
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