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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 00:15
Mariam Petrosyan, La Maison dans laquelle – aux confins de la ville

Mariam Petrosyan, La Maison dans laquelle, traduit du russe par Raphaëlle Pache, éd. Monsieur Toussaint Louverture, 2016

Mariam Petrosyan, La Maison dans laquelle – aux confins de la ville

Mariam Petrosyan, Մարիամ Պետրոսյան, est une romancière arménienne écrivant en russe.

 

Dans la Maison, vous allez perdre vos repères, votre nom et votre vie d’avant. Dans la Maison, vous vous ferez des amis, vous vous ferez des ennemis. Dans la Maison, vous mènerez des combats, vous perdrez des guerres. Dans la Maison, vous connaîtrez l’amour, vous connaîtrez la peur, vous découvrirez des endroits dont vous ne soupçonniez pas l’existence, et même quand vous serez seul, ce ne sera jamais vraiment le cas. Dans la Maison, aucun mur ne peut vous arrêter, le temps ne s’écoule pas toujours comme il le devrait, et la Loi y est impitoyable. Dans la Maison, vous atteindrez vos dix-huit ans transformé à jamais et effrayé à l’idée de devoir la quitter.

Ensorcelante évocation de l’enfance et de l’adolescence, La Maison dans laquelle est un chant d’amour fantastique à cet âge ingrat et bienheureux, à ses exaltations et ses tragédies, au sentiment de frustration et de toute-puissance qui le traverse. Mariam Petrosyan a réussi à créer un univers bariolé, vivant et poétique, pétri de cette nostalgie et de cet émerveillement que nous avons tous au fond de nous et qui fait que, parfois, nous refusons de grandir et d’affronter la brutalité du monde qu’on appelle la réalité.

Premier rabat de couverture

 

A 18 ans, Mariam Petrosyan (née en 1969 à Erevan) ébauche les personnages qui deviendront les héros d’un livre qu’elle mettra plus d’une dizaine d’années à écrire, sans jamais chercher à le faire publier : La Maison dans laquelle. Dans les années 1990, elle finit par laisser un exemplaire du manuscrit à des amis. Quinze ans plus tard, après être passé de lecteurs en lecteurs, celui-ci tombe entre les mains d’un éditeur, qui y jette un œil poli avant de le dévorer en quelques jours. Dès sa sortie, en 2009, le livre est lauréat de nombreux prix, et devient un best-seller intergénérationnel et international (250.000 exemplaires vendus en Russie, traductions en italien, polonais, danois, letton, macédonien, norvégien, espagnol et hongrois), dont la communauté de fans ne cesse de grandir. Mariam Petrosyan est aujourd’hui considérée (bien qu’elle soit toujours arménienne) comme l’une des écrivaines russes les plus novatrices. La Maison dans laquelle est son seul roman. Selon ses propres dires, elle ne l’a pas écrit ; elle y a vécu.

Second rabat de couverture

 

Incipit

 

La Maison se dresse aux confins de la ville, en bordure d'un quartier appelé les « Peignes » où d'interminables immeubles sont alignés en rangs crénelés, telles des dents plus ou moins régulières. Séparées à la base par des cours de béton servant d'aires de jeux, les tours sont percées d'innombrables yeux. Là où elles n'ont pas encore poussé, s'étendent des ruines masquées par des palissades. Les enfants, d'ailleurs, s'intéressent bien plus aux décombres qui s'y cachent, refuge des rats et des chiens errants, qu'aux espaces aménagés pour eux.

 

La Maison dans laquelle est un aérolithe romanesque. La Maison semble être un pensionnat délabré, tout également inquiétant et rassurant, dans lequel vivent, parlent et grandissent des adolescents, le plus souvent handicapés et associés en bandes rivales. Des pages enchantées, noires, hypnotiques, où l'on entrevoit Lewis Carroll, Tim Burton et William Golding.

A ce jour, le seul autre ouvrage publié de Mariam Petrosyan est un petit conte de fées intitulé Le Chien qui pouvait voler, Сказка про собаку, которая умела летать, 2014.

 

Un chef-d'œuvre.

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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commentaires

des pas perdus 28/06/2016 19:01

L'histoire du livre est elle-même une belle histoire. Une maison pleine de paradoxes semble-t-il... Je note.

Lou de Libellus 28/06/2016 19:16

Près de mille pages, mais tu n'as peur de rien.

Bibu 27/06/2016 11:51

Dans la Maison du Père, nul n'est sans repère (Matthieu, III, 4), car tu es mon berger, ô Seigneur, et rien ne saurait manquer où tu me conduis, fût-ce l'oeil au Cyclope, l'eût-il jeté au hasard et aussitôt dévoré (ah ! ces 4e de couv' ! on n'en fait pas d'autres !)

Lou de Libellus 27/06/2016 15:43

Copie bâclée. Des références à revoir, à moins que vous n'ayez découvert un nouveau manuscrit, un nouveau chapitrage de Matthieu. Six clopes, vous fumez trop, et nous ne ferons pas Bataille sur l’œil.

 


 
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