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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 00:15

LIMINAIRE

Vivement les congés payés ! – Marion Smith Collins, Île de corail

Jean-Pierre Coasne, Vivement les congés payés ! – linogravure, 2016

Vivement les congés payés ! – Marion Smith Collins, Île de corail

Remerciements à Jean-Pierre Coasne, qui nous a autorisé à reprendre ici son travail d'artiste – que l'on ne saurait confondre avec les petits romans que nous chroniquons pour la plage.

Vivement les congés payés ! – Marion Smith Collins, Île de corail

Marion Smith Collins, Île de corail, (Foxy Lady, 1988), traduction française de Chantal Vaillant, Harlequin, 1989

 

Marion Smith Collins est née en 1935 et en Géorgie, elle est morte un 24 février 2002, dans un incendie.

 

Une ravissante chanteuse de blues aux cheveux de flamme, un très sérieux professeur d'université au regard troublant derrière ses lunettes, une île de rêve cernée de massifs coraliens au milieu du Pacifique…

L'amour est là, à portée de la main, mais Amanda se rebelle. Non ! Elle ne tombera pas amoureuse ! Non ! Elle ne succombera pas au charme de Gary ! Son indépendance, elle l'a durement gagnée. Elle ne veut pas prendre le risque de souffrir encore…

4e de couverture

 

Incipit

 

D'un air décidé, Gary Lowell déboutonna sa veste, étendit les bras sur les sièges voisins du sien et croisa les genoux. Confortablement installé, il contempla d'un œil amusé le spectacle bruyant et coloré qu'offrait la foule des passagers qui attendaient d'embarquer sur le même vol que lui.

 

Il y en a qui déboutonnent leur veste d'un air hésitant, lui, non. Il y en a qui croisent les jambes, lui, les genoux seulement – ce qui est plus délicat. Il entend d'un œil le bruit de la foule, et, avec les oreilles... il contemple le spectacle coloré.

 

Une hôtesse fixe avec un intérêt non dissimulé [sous son corsage] son torse musclé, ses larges épaules, ses longues jambes élancées [un homme, en somme].

 

Une silhouette féminine à la chevelure cuivrée retient son attention – il l'a déjà vue quelque part (peut-être dans La cantatrice chauve... *).

 

Gary voyage avec sa fille, Sandy, seize ans, une jeunesse au visage mutin, il a quarante ans et il est veuf.

Amanda voyage avec son fils, David, dix-huit ans, un jeune homme calme – il n'a pas connu son père.

En rejoignant leurs places, en première classe [un minimum], Amanda et Gary se frôlent en un trouble chez lui, une chaleur en elle. Son parfum sensuel, léger, insistant, un peu sucré, flottait au-dessus des sièges recouverts de tissu gris pâle [nous cherchons le parfum léger et insistant ; le tissu gris pâle est essentiel : un parfum sensuel est moins sucré au-dessus d'un cuir bleu].

 

Sandy et David semblent faits l'un pour l'autre.

Une double idylle s'engagerait-elle ?

 

A l'arrivée, Tahiti accueille les voyageurs en musique et en leur offrant des guirlandes de fleurs. Amanda et David attendent le bus local pendant que Gary et Sandy montent dans une luxueuse limousine noire, rutilante sous le soleil [le rouge et le noir] ; un chauffeur en uniforme gris leur ouvre la portière et s'occupe de leurs bagages.

L'hôtel est parfait, les chambres, lumineuses, le service souriant.

Elle [Amanda] admira longuement le coucher du soleil qui couvrait d'or le sable de la plage et se reflétait à l'horizon en d'innombrables flaques orangées ondulant au gré des vagues.

Et voyez comme les choses sont bien faites ! Gary et Sandy sont descendus dans le même hôtel ! Au restaurant du bord, un immense et somptueux buffet attend les convives. Gary s'invite à la table d'Amanda : ils papotent, ils rougissent. Pendant ce temps, David et Sandy s'empiffrent au buffet – ça mange à cet âge-là !

 

Pourrait-on s'poiler ? Il y aurait de d'qué. Spoiler, de l’anglais spoiler / spoil, de l'ancien français espoillier (les British nous ont tout pris : mail vient du français malle, pour malle-poste), du latin spoliare.

 

Seulement les derniers mots : Ce sera le paradis.

 

Remerciements à Patrick Szymanek qui nous a offert ce beau livre.

 

- - -

 

NOTE

* Eugène Ionesco, La cantatrice chauve, scène IV

[M. Martin] – Mes excuses, Madame, mais il me semble, si je ne me trompe, que je vous ai déjà rencontrée quelque part.

 

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yueyin 29/08/2016 10:22

Moi ça me donne envie d'aller à Tahiti tiens, même si je ne suis pas sûre de reconnaitre l'hôtel, c'est que je ne voyage pas en première, hélas :-) En tout cas les couleurs ont l'air essentielles, c'est surement symbolique quelque part :-)

Lou de Libellus 29/08/2016 16:32

Ils sont cuivrés.

des pas perdus 07/08/2016 13:07

Quel effet cela fait-il de se faire offrir un livre inspiré de sa propre vie ?

Lou de Libellus 07/08/2016 18:09

Le bonheur !

 


 
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