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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 00:15
Peter Ackroyd, Trois frères – dans notre monde obscur

Peter Ackroyd, Trois frères (Three Brothers, Chatto & Windus, Londres, Peter Ackroyd, 2013), traduit de l'anglais par Bernard Turle, Editions Philippe Rey, 10/18, 2015 – couverture : Cheeri / photo : © Haywood Magee/Getty Images

Peter Ackroyd, Trois frères – dans notre monde obscur

Né à Londres en 1949, Peter Ackroyd est l’une des plumes les plus brillantes de la littérature anglo-saxonne. Il est l’auteur de plusieurs best-sellers Outre-Manche et il a reçu de nombreux prix pour des biographies, dont celles de Shakespeare ou de William Blake, autant que pour son abondante œuvre romanesque.

Selon l'éditeur

 

Londres, les années 1960. Père déchu, mère enfuie, les fils Hanway se sont élevés seuls : Harry, l’ambitieux aîné, fait carrière dans la presse ; Daniel, cadet introverti, est un critique littéraire redouté ; quant à Sam, le rêveur, il vagabonde… Chacun sa voie. Jusqu’au jour où une sombre histoire de meurtre les réunit, les révélant à eux-mêmes de manière tragique… Entre satire sociale et roman noir, cet attachant portrait nous plonge dans « l’âme » de Londres, véritable héroïne de ce roman magnifique et captivant.

 

« Entre Dickens pour le contexte et Shakespeare pour les sentiments. Du grand, très grand ! »

Madame Figaro

4e de couverture

 

Incipit

 

I

Sandwiches fromage-cornichons

 

Dans la commune de Camden, au nord de Londres, en plein milieu du siècle dernier, vivaient trois frères : trois jeunes garçons, nés à un an d’intervalle. Ils partageaient un point commun remarquable : tous trois étaient nés à la même heure, le même jour du même mois – pour être précis, à midi, le 8 mai. La probabilité était faible, quasi inconcevable. Et pourtant, il en allait ainsi. Après la naissance du troisième enfant, le journal local rapporta la coïncidence et les fils Hanway furent l’objet de nombreuses conjectures. Etaient-ils d’une manière ou d’une autre distingués par le destin ? Existait-il entre eux, en plus de leur affinité naturelle, une sorte de communion insaisissable ? Bien sûr, l’intérêt retomba vite dans un quartier où les difficultés du quotidien étaient encore patentes quatre ou cinq ans à peine après la guerre. D’ailleurs, il existait entre les frères des différences (de tempérament, de sensibilité) qui bientôt se firent jour.

 

Daniel est un étudiant brillant, Sam, un rêveur, et Harry, un homme d'action.

 

Harry Hanway quitte l'école à seize ans, devient coursier pour Le Clairon de Camden, puis journaliste. A la recherche d'une information sur sa mère disparue, il consulte les archives du tribunal : elle a été condamnée à trois mois de prison, en 1957, pour racolage et outrage aux bonnes mœurs – voilà pourquoi elle avait disparu.

Harry s'aperçut d'un coup que, ayant désormais le fin mot de l'histoire, il ne pouvait plus continuer de vivre avec ses frères.

Il fait sa valise et loue un meublé sur Carver Street. Au café ouvrier Zodiac, il rencontre Hilda, jolie et drôle. Ils deviennent amis bien avant d'être amants.

Harry remporte un concours lancé par le Morning Chronicle : il s'agissait de rédiger le profil d'une personnalité de son choix. Il choisit Simon Sim, l'incendiaire qu'il a arrêté dans une église et qui lui a valu ses débuts de journaliste. Harry le rencontre à Wormwood Scrubs, une prison rongée par les vers, où il purge sa peine de trois ans : il parle du Blitz, toujours le feu, dans son enfance.

C'est ainsi que Harry Hanway, à l'âge de dix-huit ans, devient reporter au Morning Chronicle.

 

Daniel Hanway, l'érudit, poursuit ses études dans la petite chambre de la cité ouvrière où vit son père, en se tenant à l'écart du monde. Dans son journal, il se plaint de la vulgarité des gens du quartier. Il est admis à Cambridge : enfin ma vie commence.

 

Sam Hanway est un solitaire, plongé dans ses rêves, loin de l'école. Il se prend de piété naïve, il est engagé comme jardinier dans un couvent. Mère Placentia apprend de lui qu'il y a au dehors des pauvres et des affamés. Elle institue un repas de charité servi par Sam aux grilles du couvent – jusqu'au jour où le couvent, les clochards, les religieuses s'évaporent : un rêve ?

 

Hilda a trouvé une place de serveuse dans un petit café de Bayswater, le On verra bien !. Elle aide les pauvres qui n'ont pas de quoi payer leur écot et elle refile des tuyaux à Harry : elle réussit à intégrer le bureau d'Asher Ruppta, un affairiste, un escroc.

 

Harry est promu directeur adjoint du Chronicle. Daniel est élu professeur assistant à Cambridge. Sam est devenu l'homme à tout faire d'Asher Ruppta.

 

Jusqu'au jour où... Sam, venu apporter des documents à Asher Ruppta, chez lui, à Highgate, découvre son cadavre, la gorge tranchée.

Les frères vont-ils se retrouver ?

 

Une vue perçante, tranchante, juste, de notre monde moderne et cruel.

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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des pas perdus 18/09/2016 09:09

Parfait, ça fait un bail que je n'en ai pas lu.

Lou de Libellus 18/09/2016 17:48

Tu ne devrais pas être déçu. C'est un roman classique et puis l'auteur a une mine bien sympathique.

des pas perdus 16/09/2016 16:55

Je note en pensant que j'aurais des chances de trouver celui-là -)
Un roman noir ?

Lou de Libellus 16/09/2016 18:01

Oui, un roman d'aujourd'hui, noir.

 


 
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