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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 00:15
Un portrait de femme et autres romans, Carnets – une leçon de littérature

Henry James, Un portrait de femme et autres romans, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Battesti, Claude Grimal, Evelyne Labbé et Louise Servicen, Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade, 2016 – Roderick Hudson, Les Européens, Washington Square, Un portrait de femme

Un portrait de femme et autres romans, Carnets – une leçon de littérature

Henry James, Carnets, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Louise Servicen, Denoël, 1954

Un portrait de femme et autres romans, Carnets – une leçon de littérature

Henry James est né à New York, le 15 avril 1843. Naturalisé britannique le 26 juillet 1915, il meurt à Chelsea, le 28 février 1916.

Inscrit à Harvard, Henry James doit renoncer à ses études de droit par suite d'une lésion à la colonne vertébrale. 'Rat de bibliothèque' depuis son plus jeune âge, il trouve sa voie après s'être essayé à la peinture : il sera écrivain.

Elevé dans le culte de la civilisation européenne et du Vieux Monde, il partage très tôt son temps entre l'Europe et les Etats-Unis. Grâce à la fortune familiale, il peut se consacrer exclusivement à la littérature et, dès 1864, publie des nouvelles et des articles critiques. Après plusieurs voyages, il s'installe finalement à Paris, fréquente les salons littéraires et passe beaucoup de temps en Italie. En 1875, paraît son premier roman, Roderick Hudson, l'histoire d'un jeune avocat américain qui quitte tout pour devenir un sculpteur renommé à Rome.

 

Un portrait de femme fut d'abord publié sous forme de feuilleton dans l'Atlantic Monthly et Macmillan's Magazine en 1880-1881, puis en volume en octobre de cette dernière année. Selon le critique littéraire Harold Bloom, il s'agirait là du portrait de l'écrivain en femme.

 

Isabel Archer est belle et rebelle. Dans l'Angleterre très prude du XIXème siècle, cette jeune Américaine indépendante et aventureuse fait sensation. refusant les avances de nombreux prétendants, elle devient finalement l'otage d'un homme, Caspar Goodwood, prise dans son jeu pervers et dominateur. Elle lui reste fidèle, non par soumission, mais justement pour assurer son indépendance contre la conformité qui l'appellerait à quitter son bourreau.

Une trame simple : des amours contrariées dans un décor victorien où sagesse et honneur s'unissent dans le sublime.

 

L'idée générale est que la pauvre fille qui rêvait de liberté et de noblesse et se figure avoir accompli un acte généreux, naturel, lucide, se trouve en réalité broyée par la meule des conventions. Après un ou deux ans de mariage, l'antagonisme entre sa nature et celle d'Osmond se dégage – l'opposition déclarée entre un esprit noble et un esprit étroit.

Henry James, Carnets

 

Dans ses Carnets, Henry James inscrit ses projets, ébauche une rédaction. Alors qu'il lui reste cinq livraisons à écrire, il s'aperçoit que le récit déjà publié manque d'action, il est allé trop loin dans la romance ou sa caricature.

 

Tout commence par la cérémonie du thé de l'après-midi dans un ancien manoir anglais.

 

Il y a dans la vie, sous certaines conditions peu d'heures plus agréables que les moments consacrés à la cérémonie connue sous le nom de thé de l'après-midi. Et il y a des circonstances dans lesquelles, que l'on y participe ou non – certaines personnes, bien sûr, ne le font jamais –, la situation est en elle-même un délice. Les circonstances auxquelles je pense tandis que j'entreprends de relater cette simple histoire offraient un cadre admirable à un passe-temps innocent. Les ustensiles indispensables à ce petit festin avaient été disposés sur la pelouse d'un vieux manoir anglais, à une heure que j'appellerais volontiers le cœur parfait d'un splendide après-midi d'été.

 

Une belle journée. Un moment édénique. Tout n'est que délice admirable et parfait.

Henry James mène jusqu'à la caricature la romance romantique à la mode à son époque, comme aujourd'hui encore, pour mieux s'en moquer.

Un portrait de femme est une leçon de littérature.

 

Une belle leçon de littérature.

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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Yueyin 05/11/2016 08:12

Il est dans mes projets de lextures depuis des lustres :-)

Lou de Libellus 05/11/2016 19:09

Prends ton temps, tu ne seras pas déçue.

des pas perdus 27/10/2016 19:23

Y-a-t'il de l'action dans les 5 derniers chapitres ?

Lou de Libellus 28/10/2016 07:52

Le récit est un peu moins statique, mais je maintiens ma lecture : il s'agit d'un essai sur l'art d'écrire en se moquant des convenances.

 


 
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