A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /2010 12:29

 

… et de mirages.

 

TUNISIE : Une terre de liberté d’expression

RSF avec le support de l’UNESCO a décrété le 12 Mars 2008 journée internationale pour la liberté d'expression sur internet. En cette occasion et dès le 11 Mars, "La Presse" a voulu mettre les points sur les "i" à travers cet article de Mouldi Mbarek dont voici un extrait :

 

Malgré une conjoncture internationale où les libertés régressent et se rétrécissent et où les crises se creusent et s’approfondissent, la Tunisie, grâce à la vision anticipatrice et novatrice de son Président qui a toujours su prendre rendez-vous avec l’Histoire, est aujourd’hui un centre régional et international d’affaires et de commerce, une terre de liberté d’expression et d’opinion et un pont de dialogue fécond entre les cultures, les religions et les civilisations.

Une page de Samsoum (not accessible in Tunisia), 11 mars 2008

 

Une terre de liberté…

 

Le site de Khanouff est interdit en Tunisie.

Khanouff01

 

A la lecture de sa page du jour, on comprend.

Khanouff02

 

Comprenne qui voudra.

 


Nous apprenons à l’instant qu’un site terroriste grave
 
  
Par lou - Publié dans : de maintenant
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 14:49

  

Episodes précédents

 

Sur la route du Rom

L’occupation s’est faite d’une façon correcte

Fernand l’enchanteur alpin

Henri Cornat, de larme et de l’ombre

 

Une libération qui dérange

 

Claude Gatignol, présenté dans les pages précédentes, a fait paraître son témoignage sur les heures difficiles de la guerre, au temps de l’Occupation qui, malgré quelques bavures, inévitables, comme le rappelait Jean-Marie Le Pen dans Rivarol, le 7 janvier 2005, s’est faite d’une façon correcte à Valognes, dont Henri Cornat était le maire fidèle et reconnaissant au Maréchal Pétain [note 1] :

J’ai reçu des témoignages si nombreux et si précis des Valognais ayant vécu auprès de lui les heures difficiles de la guerre qu’il n’est pas permis de douter un seul instant de la conduite d’un homme, attaquée par les errements d’une sensibilité exacerbée, et surtout mal informée, j’ose l’espérer.

Ces témoignages n’ont jamais été publiés, on le comprend, et on nous permettra de ne pas donner les noms de nombreux témoins de la région qui nous ont confié leur contentement des Allemands, des gens corrects et propres sur eux, et leur insatisfaction à l’arrivée des troupes alliées, bien résumée par Fernand Leboyer dans La Presse de la Manche, le mercredi 7 juin 2000 : Il a regretté que les alliés aient utilisé des « bombes incendiaires » et qu’ils les aient « largués très haut » sur la ville. « La guerre a fait 280 morts à Valognes, deux fois plus qu’en 14-18 ».

Les Alliés ont fait deux fois plus de morts au cours de la Seconde guerre mondiale que les Allemands en 14-18.

Tout le monde n’ose pas le dire.

 

Une amnésie rémanente

 

La page historique du site officiel de la Ville de Valognes donne :

L'évènement majeur du XXe siècle demeure le traumatisme provoqué par les bombardements américains de juin 1944

Valognes-Auschwitz, changement à Drancy, c’est de l’ordre du détail, de l’inévitable.

Henri Cornat, fort occupé, avec son entreprise de fournitures électriques pour l’occupant et sa fourniture de renseignements (erronés, l’erreur est humaine) aux Alliés, ne pouvait être au four et au pressoir, il faut comprendre.

En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été spécialement inhumaine

Jean-Marie Le Pen, réf. supra

 

Une confusion humaine, trop humaine

 
 

André Montagard, Charles Courtioux, Maréchal nous voilà ! , int. André Dassary accompagné par l'orchestre de Ray Ventura (enregistrement Pathé, 1941)

André Dassary était un joli ténor, mais, on peut le dire, dans les aigus la voix un peu dans le masque, un peu nazillarde.

 

De Verdun à Montoire, le Maréchal sauve la patrie une seconde fois.

 

Dans son édition du 21 mars 1941, Cherbourg-Eclair rapporte

L’HOMMAGE ALLEMAND AUX MORTS DE LA GUERRE

La Mairie [de Valognes, la ville où se tient la cérémonie et dont Henri Cornat * est le maire nommé par Philippe Pétain, auquel il a livré, au moment de sa prise de fonctions, un vibrant hommage relaté par Cherbourg-Eclair] nous communique la note suivante : « A l’issue de la cérémonie militaire allemande qui s’est déroulée le dimanche 19 mars, au cimetière, le commandant des troupes stationnées à Valognes a fait déposer une magnifique couronne sur les tombes des morts de la Grande Guerre. Nous tenons à lui exprimer nos remerciements pour ce geste, qui associe dans un même hommage tous ceux qui sont morts pour leur pays. »

* Son action dans la Résistance a été reconnue et saluée dès le 1er octobre 1947.

 

De Pétain à De Gaulle, les anciens combattants sont-ils nés sous la même étoile ?

 
 

Edouard Molinaro, Au Bon Beurre, 1980, d’après le roman de Jean Dutourd, 1952

 

La confusion est tolérée par des historiens et par souci d’humanité.

 

Michel Muller, ancien professeur au lycée Henri Cornat, historien, président de l’association Les Amis de Valognes, rédacteur de la revue d’histoire de Valognes, Val’Auna, a confié auprès de Ouest-France, le mercredi 20 juin 2007, peu avant de prendre sa retraite, le témoignage de sa dernière expérience d’examinateur au baccalauréat : J’ai lu un très bon devoir avec des connaissances, mais l’élève a confondu De Gaulle et Pétain. Alors quelle note doit-on appliquer ? se demande le journaliste. Le professeur avec l’expérience avoue : Il faut rester humain.

 

Claude Gatignol, brillant parlementaire d’aujourd’hui, ami et protégé d’Alain Madelin, s’est d’abord inscrit aux Républicains indépendants, formation de Valéry Giscard d’Estaing.

Valéry Giscard d’Estaing (on ne rappellera pas une fois de plus, après Charles de Gaulle, selon le témoignage de son fils, qu’il s’agit d’un nom d’emprunt) a supprimé, en 1975, la commémoration de la victoire alliée au motif de la réconciliation franco-allemande, invitant à vénérer le 11 novembre les morts de toutes les guerres.

La confusion érigée en institution.

La capitulation du nazisme, le 8 mai 1945, ainsi débaptisée a été rebaptisée 8 mai, en 1981, par François Mitterrand.

Comme la place de la Mairie de Valognes avait été débaptisée et rebaptisée place du Maréchal Pétain par Henri Cornat, avant d’être re-rebaptisée place de la Mairie après l’occupation tranquille.

Le lycée Henri Cornat de Valognes a reçu son baptême de la communion populaire et sa confirmation depuis 70 ans.

 

Un gouvernement est toujours le gouvernement du peuple

fût-il brachycéphale, dolichocéphale ou acéphale même.

 


[note 1]

La défense du Maréchal Pétain est un droit reconnu par la Cour Européenne de Strasbourg (arrêt du 23 septembre 1998).

M. le Maire propose au Conseil d’adresser un message de reconnaissance et de fidélité au Maréchal Pétain et de donner son nom à une place ou une rue de la ville. Ces deux propositions sont adoptées d’enthousiasme. Un texte sera rédigé en fin de séance * pour la première et, sur la demande de M. Cornat, la place de la mairie portera désormais le nom du Maréchal Pétain.

* Le Conseil Municipal de Valognes, récemment nommé, réuni le 18 mars, adresse au Maréchal Pétain l’expression de sa respectueuse admiration et l’assure de contribuer par tous les moyens en son pouvoir à l’œuvre de redressement national entreprise par le Chef de l’Etat.

Le 22 mars 1941, Cherbourg-Eclair publie les remerciements du Maréchal Pétain transmis par son Secrétaire Général au Maire de Valognes.

 


Le 8 mai est un jour de mémoire en Algérie, c’était le 8 mai 1945.

L’histoire selon Guy Pervillé

Et selon Roger Vétillard

Et l’indépendance de l’Algérie selon Charles de Gaulle

 


 

Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Dimanche 9 mai 2010 7 09 /05 /2010 00:01

 

Thé kahline bleu

 

Je l’appelais Kahline.

 

Abdelhak Bourouba, Ya kahline el aïnine wa echeffar Sidi boukhd chriq, Chaâbi algérois, Soirée à la casbah d'Alger le 3 mai 2008

 

Depuis la Casbah où je l’avais rencontrée, le chaâbi montait à notre terrasse dans les hauteurs d’Alger.

Son voile bleu, ma page blanche en avait pris la couleur.

Je préparais la monographie ultime d’Antonello da Messina, et son tranquille et simple sourire me rappelait la Vierge à Palerme.

Sa pudeur silencieuse apaisait les sens et attisait mon amour.

 

Je pensais…

Ta poitrine sur ma poitrine,

Hein ? nous irions,

Ayant de l'air plein la narine,

Aux frais rayons

Du bon matin bleu, qui vous baigne

Du vin de jour ?...

Quand tout le bois frissonnant saigne

Muet d'amour

 

Et si elle m’avait répondu…

Mais le bureau ?

 

Alors j’ai offert un thé à l’amante.

 

Elle a brisé le silence…

T’aurais pas plutôt un Martini gin ? et n’oublie pas le petit oignon frais !

… et mon cœur.


 

Abdelhak Bourouba, né dans la Casbah, à Alger, est actuellement un maître de la musique chaâbie, et de son instrument, le mondole.

 

Par lou - Publié dans : de litterrance
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Vendredi 7 mai 2010 5 07 /05 /2010 00:01

 

Philippe Cognée, artiste caustique, peint à l'encaustique.

 

Les pigments sont liés à la cire naturelle fondue. Le séchage se fait en peu de temps, mais on peut reprendre un détail ou l'ensemble en réchauffant la matière à l'aide d'un cautère.

 

Cette technique était bien connue des Egyptiens, des Grecs et des Romains. On notera toutefois que les revêtements de cire observés dans les peintures murales de Pompéi sont probablement l'œuvre tardive de conservateurs, venus après l'éruption mémorable du Vesuvius qui aurait fondu le liant avec la chair.

 

Pompéi Centenaire

Maison du centenaire, chambre, Pompéi

 

Le procédé, égaré après les peintures chrétiennes des premiers siècles, fut recherché au XVIIIè siècle et maintenu jusqu'à nos jours, par Philippe Cognée.

 

Et par Jasper Johns avec ses fameux drapeaux.

 

Jasper Johns flag

Jasper Johns, Flag, 1954–55, huile et encaustique, encollage sur contreplaqué, 107 x 154, The Museum of Modern Art, New York

 

Et par Eugène Delacroix.

 

Eugène Delacroix-La lutte avec l'Ange Eglise Saint-Sulpice

Eugène Delacroix, La lutte de Jacob avec l'Ange, 1861, peinture murale à la cire, église Saint-Sulpice, Paris

 

Jean-Marie Dutey, alias Le Trèfle, alias Jimidi, nous a offert récemment une synthèse illustrée et documentée sur l’œuvre de Philippe Cognée, après son exposition Passages à la Galerie Daniel Templon, du 31 octobre au 31 décembre 2009.

  

En bref, Philippe Cognée prend des images photographiques rudimentaires et les transcrit avec un medium qui dérange l’image saisie dans l’objectif.

  

Nous donnerons deux images en plus, pour notre démonstration.

  

Philippe Cognée-Rayon frais

Philippe Cognée, Rayon froid, 2009, peinture à la cire sur toile, 150 x 190 cm

  

Philippe Cognée-Dernière allée

Philippe Cognée, La dernière allée, 2009, peinture à la cire sur toile, 153 x 200

 

 

Qu’est-ce que la figuration ?

  

On confond, parfois, figuration et représentation. Une peinture (une sculpture…) peut être figurative sans être représentative, et inversement. Une photographie est ordinairement représentative. La représentation procède d’un déplacement (d’un transfert) et d’un point de vue : il n’y a pas de représentation objective. Penser la Photographie revient seulement à reconnaître "ça a été" [Roland Barthes, La Chambre claire, 34].

  

Trois pommes

Trois pommes, c’est de l’ordre de la représentation.

  

Chiffre3

Le chiffre 3, c’est du figuré.

  

Philippe Cognée joue sur la représentation photographique et sa figuration passée au fer rouge.

  

Que peignait-il à l'époque, au siècle dernier, à Nantes, le Philippe Cognée ? nous demande Jimidi.

  

Philippe Cognée-Le plongeur,1983

Philippe Cognée, Le plongeur, 1983, acrylique sur papier, 190 x 300

  

Il se demandait déjà comment faire pour que la figuration ne soit pas simple représentation photographique du réel. Le plongeur est bien représenté, la dimension du tableau lui donne une dimension réelle. Justement, la dimension réelle n’est pas le propos de la photographie.

 

[à revoir : l’italique et la définition de la dimension, à propos de Jean-François Lecourt, Tir dans l’appareil photographique, un de ces jours, ce n’est encore nulle part ailleurs sur la toile – ou alors, un peu, chez Mezetulle, et c’est signé « Lou »]

 

 

Plus

 

Le format du tableau est atypique. On dirait une fresque contrainte à l’architecture romane. Les figures entourant le plongeur, visages humains, bêtes de légende, lui donnent une dimension religieuse, un baptême en eau vive, comme le trait du pinceau, dans une peinture à l’eau.

 

 

L’iron art requiert une maîtrise impeccable des outils

 

Man Ray-Cadeau

Man Ray, Cadeau, 1921

Mauvais

 

Sinbo-Iron

Sinbo, Steam iron, 2009

Bon

 

 

Bonus

 

JMD, artiste polymorphe et discret pervers, nous a fait le plaisir d’une compilation de ses œuvres détournées où nous avons immédiatement repéré Le rideau de la Méduse.

 

JMD-Le rideau de la Méduse

Jean-Marie Dutey, Le rideau de la Méduse, circa 2009, calque sur calque, 497 x 600 (en pixels)

 

Une méta-œuvre sur l’opus La pause de Jean-Michel Alberola.

 

Jean-Michel Alberola-La pause

Jean-Michel Alberola, La pause, 1983, huile sur toile et rideau (masquant le tableau entre les jours anniversaires des dates de mort et de naissance de Manet), 200 x 250

[ici, sans le rideau, c’était dans les jours avec, ou sans… que les mots sont compliqués !]

 

Maître Jimidi prépare actuellement un détournement de la cathédrale d’Angoulême.

 

Angoulême Cathédrale

Avant

 

Taj Mahal

Après

 

 

A lire

 

Philippe Cognée / Henry-Claude Cousseau, Christian Bernard, Communic'art, 2009

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /2010 17:09

 

From Yueyin with love

 

Chine-Yueyin01

Chine-Yueyin02

 

Oui, ça vient de là-bas, piano pianissimo.

 

Le verso est un peu délavé, la saison des pluies ? Non, c’est seulement trop intime. On ne peut pas, ce serait mal, on a promis.

[Madame Yueyin n’était pas seule en Chine]

Comprenne qui voudra. Les initiés comprendront, les autres m’en voudront…

N'ayez les cuers contre nous endurcis…

 

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’album de Nadine Esteve est arrivé en même temps.

Nadine Esteve, Doux doux soufflé, in album les grandes lignes, 2007

 

J’ai découvert ses compositions et ses musiciens chez Homéo.

* commande en ligne chez les grandes lignes

 

Par lou - Publié dans : de chinoiseries
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