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Sur la route du
Rom
L’occupation s’est faite d’une façon
correcte
Fernand l’enchanteur alpin
Henri
Cornat, de larme et de l’ombre
Une libération qui dérange
Claude Gatignol, présenté dans les pages précédentes, a fait paraître son témoignage sur les heures difficiles de la
guerre, au temps de l’Occupation qui, malgré quelques bavures, inévitables, comme le rappelait Jean-Marie Le Pen dans Rivarol, le 7 janvier
2005, s’est faite d’une façon correcte à Valognes, dont Henri Cornat était le maire fidèle et reconnaissant au Maréchal Pétain [note 1] :
J’ai reçu des témoignages si nombreux et si précis des Valognais ayant vécu auprès de lui les heures difficiles de la
guerre qu’il n’est pas permis de douter un seul instant de la conduite d’un homme, attaquée par les errements d’une sensibilité exacerbée, et surtout mal informée, j’ose l’espérer.
Ces témoignages n’ont jamais été publiés, on le comprend, et on nous permettra de ne pas donner les noms de nombreux témoins de la région qui nous ont confié leur
contentement des Allemands, des gens corrects et propres sur eux, et leur insatisfaction à l’arrivée des troupes alliées, bien résumée par Fernand Leboyer dans La Presse de la Manche, le mercredi
7 juin 2000 : Il a regretté que les alliés aient utilisé des « bombes incendiaires » et qu’ils les aient « largués très haut » sur la ville. « La
guerre a fait 280 morts à Valognes, deux fois plus qu’en 14-18 ».
Les Alliés ont fait deux fois plus de morts au cours de la Seconde guerre mondiale que les Allemands en 14-18.
Tout le monde n’ose pas le dire.
Une amnésie rémanente
La page historique du site officiel de la Ville de Valognes donne :
L'évènement majeur du XXe siècle demeure le traumatisme provoqué par les bombardements américains de juin 1944
Valognes-Auschwitz, changement à Drancy, c’est de l’ordre du détail, de l’inévitable.
Henri Cornat, fort occupé, avec son entreprise de fournitures électriques pour l’occupant et sa fourniture de renseignements (erronés, l’erreur est humaine) aux Alliés, ne pouvait être au four et au pressoir, il faut comprendre.
En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été spécialement inhumaine
Jean-Marie Le Pen, réf. supra
Une confusion humaine, trop humaine
André Montagard, Charles Courtioux, Maréchal nous
voilà ! , int. André Dassary accompagné par l'orchestre de Ray Ventura (enregistrement Pathé, 1941)
André Dassary était un joli ténor, mais, on peut le dire, dans les aigus la voix un peu dans le masque, un peu nazillarde.
De Verdun à Montoire, le Maréchal sauve la patrie une seconde fois.
Dans son édition du 21 mars 1941, Cherbourg-Eclair rapporte
L’HOMMAGE ALLEMAND AUX MORTS DE LA GUERRE
La Mairie [de Valognes, la ville où se tient la cérémonie et dont Henri Cornat * est le maire nommé par Philippe Pétain, auquel il a livré, au moment de sa prise de fonctions, un vibrant
hommage relaté par Cherbourg-Eclair] nous communique la note suivante : « A l’issue de la cérémonie
militaire allemande qui s’est déroulée le dimanche 19 mars, au cimetière, le commandant des troupes stationnées à Valognes a fait déposer une magnifique couronne sur les tombes des morts de la
Grande Guerre. Nous tenons à lui exprimer nos remerciements pour ce geste, qui associe dans un même hommage tous ceux qui sont morts pour leur pays. »
* Son action dans la Résistance a été reconnue et saluée dès le 1er octobre 1947.
De Pétain à De Gaulle, les anciens combattants sont-ils nés sous la même étoile ?
Edouard Molinaro, Au Bon Beurre, 1980, d’après
le roman de Jean Dutourd, 1952
La confusion est tolérée par des historiens et par souci d’humanité.
Michel Muller, ancien professeur au lycée Henri Cornat, historien, président de l’association Les Amis de Valognes,
rédacteur de la revue d’histoire de Valognes, Val’Auna, a confié auprès de Ouest-France, le mercredi 20 juin 2007, peu avant de prendre sa retraite, le témoignage de sa dernière
expérience d’examinateur au baccalauréat : J’ai lu un très bon devoir avec des connaissances, mais l’élève a confondu De Gaulle et Pétain. Alors
quelle note doit-on appliquer ? se demande le journaliste. Le professeur avec l’expérience avoue : Il faut rester humain.
Claude Gatignol, brillant parlementaire d’aujourd’hui, ami et
protégé d’Alain Madelin, s’est d’abord inscrit aux Républicains indépendants, formation de Valéry Giscard d’Estaing.
Valéry Giscard d’Estaing (on ne rappellera pas une fois de plus, après Charles de Gaulle, selon le témoignage de son fils, qu’il s’agit d’un nom d’emprunt) a
supprimé, en 1975, la commémoration de la victoire alliée au motif de la réconciliation franco-allemande, invitant à vénérer le 11 novembre les morts de
toutes les guerres.
La confusion érigée en institution.
La capitulation du nazisme, le 8 mai 1945, ainsi débaptisée a été rebaptisée 8 mai, en 1981, par François
Mitterrand.
Comme la place de la Mairie de Valognes avait été débaptisée et rebaptisée place du Maréchal Pétain par Henri Cornat, avant d’être re-rebaptisée place de la Mairie
après l’occupation tranquille.
Le lycée Henri Cornat de Valognes a reçu son baptême de la communion populaire et sa confirmation depuis 70 ans.
Un gouvernement est toujours le gouvernement du
peuple
fût-il brachycéphale, dolichocéphale ou acéphale même.
[note 1]
La défense du Maréchal Pétain est un droit reconnu par la Cour Européenne de Strasbourg (arrêt du 23 septembre 1998).
M. le Maire propose au Conseil d’adresser un message de
reconnaissance et de fidélité au Maréchal Pétain et de donner son nom à une place ou une rue de la ville. Ces deux propositions sont adoptées d’enthousiasme. Un texte sera rédigé en fin de séance
* pour la première et, sur la demande de M. Cornat, la place de la mairie portera désormais le nom du Maréchal Pétain.
* Le Conseil Municipal de Valognes, récemment nommé, réuni le 18
mars, adresse au Maréchal Pétain l’expression de sa respectueuse admiration et l’assure de contribuer par tous les moyens en son pouvoir à l’œuvre de redressement national entreprise par le Chef
de l’Etat.
Le 22 mars 1941, Cherbourg-Eclair publie les remerciements du Maréchal Pétain transmis par son Secrétaire
Général au Maire de Valognes.
Le 8 mai est un jour de mémoire en Algérie, c’était le 8 mai 1945.
L’histoire selon Guy Pervillé
Et selon Roger Vétillard
Et
l’indépendance de l’Algérie selon Charles de Gaulle
Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose
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