dans les siècles des siècles

Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /Déc /2009 11:41

 
Non,
cette photo n'est pas un montage issu de la méchanceté de Mezetulle.

C'est une vraie publicité que la RATP affiche pour elle-même dans les stations du métro urbain parisien, et qu'elle laisse cyniquement placardée après 10 jours consécutifs de grève sur le RER A.


http://i12.servimg.com/u/f12/11/02/60/83/destin10.jpg
Photo prise par Mezetulle, vendredi 18 décembre 2009, 16h30, station Saint-Fargeau.
 

 
Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Samedi 5 décembre 2009 6 05 /12 /Déc /2009 11:23

  

Par rapport à l'existence individualiste de ruraux, d'artisans, de commerçants, de rentiers, qui depuis tant de siècles avait été celle de nos pères, les Français d'aujourd'hui se voient contraints, non sans quelque peine, à une vie mécanisée et agglomérée. Aux usines, ateliers, chantiers, magasins, le travail exige des gestes uniformément réglés, dans d'immuables engrenages, avec les mêmes compagnons. Point d'imprévu dans les bureaux où l'on ne change ni de sujets ni de voisins, suivant les lignes sans fantaisie d'un plan ou les schémas d'un ordinateur. N'étaient les aléas que comportent les intempéries, l'agriculture n'est plus que la mise en œuvre d'un appareillage automatique et motorisé en vue de productions étroitement normalisées. Quant au commerce, il s'installe en marchés-type, rayons de série, publicité autoritaire. Le logement de chacun est un alvéole quelconque dans un ensemble indifférent. C'est une foule grise et anonyme que déplacent les transports en commun et nul ne roule ou ne marche sur une route ou dans une rue sans s'y trouver encastré dans des files et commandé par des signaux. Les loisirs mêmes sont, à présent, collectifs et réglementés : repas rationnellement distribués dans des cantines ; acclamations à l'unisson dans les enceintes des stades sportifs ; congés qui se passent sur des sites encombrés, parmi des visiteurs, campeurs, baigneurs, alignés ; détente du jour et de la nuit, chronométrée pour les familles dans d'homothétiques appartements où toutes, avant de s'endormir, voient et entendent simultanément les mêmes émissions des mêmes ondes. Il s'agit là d'une force des choses, dont je sais qu'elle est pesante à notre peuple plus qu'à aucun autre en raison de sa nature et de ses antécédents et dont je sens que, par une addition soudaine d'irritations, elle risque de le jeter un jour dans quelque crise irraisonnée.


Ce brûlot tranquille [note 1] peignant la vie quotidienne en France dans les années 1960 n'est pas une page secrète de Georges Pérec [note 2] ou de Jean Baudrillard [note 3]. Stirner ? Proudhon ? Nietzsche ? dans les années 1960...

En 1959, la participation, plus tard au cœur du débat de mai 68, est proposée sans contrainte.


[...] par Ordonnance du 7 janvier 1959, la voie est ouverte à l'intéressement des travailleurs aux profits des entreprises. Que les contrats passés à ce titre entre la direction et le personnel comportent simplement un prélèvement sur les résultats, ou qu'ils instituent la participation au capital et à l'autofinancement, ou qu'ils organisent une société dont chaque ingénieur, chaque ouvrier, chaque employé, est membre et actionnaire, les exonérations fiscales assurées par l'Etat sont considérables. Il est vrai que si la loi fixe ainsi les conditions dans lesquelles doit jouer l'association elle admet que celle-ci soit encore facultative. Aussi quels que soient les avantages qu'offre une pareille innovation quant à la productivité et quant aux rapports sociaux et les conclusions favorables qu'en tirent tous ceux qui l'expérimentent, elle ne va être appliquée que par un nombre restreint d'entreprises. A son encontre se conjuguent, en effet, les préventions des patrons et celles des syndicats, figés dans un état d'opposition réciproque, où les premiers pensent pouvoir, grâce à une résistance éprouvée, se maintenir dans leurs citadelles et où les seconds trouvent la justification de leur action exclusivement revendicative et de leur refus d'en exercer une autre qui puisse être positive. Malgré tout, une brèche est ouverte dans le mur qui sépare les classes. C'est en élargissant le passage qu'on pourra, un jour, faire en sorte que la réforme capitale de la participation donne à la société moderne la base nouvelle de sa vie.

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, I, Le Renouveau, 1958-1962, L'Economie, Plon, 1970


En vérité, il est grand temps de prouver que les fiefs politiques, professionnels, journalistiques, fussent-ils additionnés, n'expriment pas la volonté du peuple non plus qu'ils ne défendent son intérêt collectif.

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre premier, Plon, 1971


[...] il nous reste à accomplir la profonde réforme humaine et sociale de la participation [...]

Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre 2, Plon, 1971


L'idée est révolutionnaire, elle peut fonctionner (les Lip l'ont montré en 1976, après avoir déjà investi l'usine en 1973 en découvrant que les dirigeants, seuls maîtres de l'entreprise, cherchaient à liquider et licencier), la gestion de l'outil de travail par ceux qui travaillent fait peur - aux patrons d'industrie comme à ceux des syndicats (où l'on reparle d'
emplois fictifs).


En 1969, De Gaulle voudrait accomplir le projet. On peut prévoir une majorité d'opposition. Il préfère commencer par un référendum anodin, ou qui devait l'être, et mal bâti. Sur la réforme du Sénat (fusionné avec le Conseil économique et social - on s'en moquait) et la création des régions (une aventure qui laisse transparaître le projet - une société fédérée depuis les communautés).

Le dimanche 27 avril 1969, la réponse est : non. De Gaulle s'en va.

Le 28, il écrit de Colombey-les-Deux-Eglises : Je cesse d'exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd'hui à midi.

 


Treize jours plus tard, on le voit seul en Irlande où il s'est retiré pour quelque temps. Il dit à Eamon de Valera, alors président d'Irlande : J'ai trouvé ici ce que je cherchais : être en face de moi-même.

La solitude, la pensée individuelle contre le chœur de l'agrégation, il l'a déjà connue. Pendant l'Occupation et jusqu'aux plages de la Libération (où nos amis Américains avaient débarqué avec leur administration et l'intention manifeste de coloniser le vieux continent - juste retour des choses, peut-être), puis en mai 68, à Baden-Baden.


Repliez vos mouchoirs.

La suite n'est pas triste, elle est signée Michel Onfray, évoquant les péripéties qui ont conduit au pouvoir un banquier matois, un inspecteur des finances arrogant, un avocat véreux et un énarque impulsif, tous complices de ceux qui ont installé l'histoire dans le registre hystérique et décérébré de la comédie de boulevard.


Aujourd'hui
, l'esprit de 68 a été sinon étranglé, du moins fort mis à mal, par le recyclage massif auquel ont consenti les anciens combattants de cette époque.

Le Désir d'être un volcan, Trois photos du général, Grasset, 1996


Libre aux lecteurs de donner un nom au(x) nouveau(x) prince(s) de la lignée.


[1] Charles de Gaulle, Mémoires d'espoir, II, L'Effort, 1962-..., Chapitre 2, Plon, 1971
[2] Les Choses. Une histoire des années soixante, Julliard, 1965

[3] Le Système des objets,  Gallimard, 1968
 

Par Alflelou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 14:30

 

Le triptyque qui tue


Tout a commencé par la lectio divina du GiFi en ce jour consacré à Saint Jean-Théophane Vénard * et ses compagnons martyrs - Théophane Vénard, fils d'un maître d'école, naquit à Saint-Loup-sur-Thouet, le 21 novembre 1829.

 

Lactar


 

Cada cuanto y por cuanto tiempo hay que lactar al bebé


Les Français sont des veaux.

Charles de Gaulle

Philippe de Gaulle in De Gaulle, mon père - Entretiens avec Michel Tauriac, Plon, 2 tomes, 2003 et 2004


Foular et radar étaient déjà là, une rime en ar ? vachar ?

Comment faire pour convertir les string en varchar, un titre de fête.

Très décevant à la lecture.




L'horloge vache (c'est une pendule), un petit air de campagne (Lait pur, délicat contrepet), écoparticipation 0,10 € **.

 

Radar




Nouveauté ? non ! chez Max et dans toutes les bonnes filouteries, on connaît depuis...

Un Coyote. Aujourd'hui, plus de 250.000 utilisateurs. Les Coll o' q (ceux qui vous rejoignent à la vitesse presque délictueuse de 105 km/h - on n'est pas des bœufs, juste des veaux *** - et tournent toujours à droite, non, des fois à gauche, cent mètres plus loin), les chevaliers de la conduite tracteur (une main en haut du volant, l'autre, on ne sait pas) vous gâtent le paysage ? Adoptez un Coyote et vous pourrez communiquer. En temps réel (via satellite). Autrefois, ça s'appelait la CB, c'était interdit pour signaler le gendarme qui dort en tout orme.

 

Foular

E pericoloso




Métastase, Chimiothérapie, Schwartzenberg, Avenir ? Cherchez L'Intrus !

Pierre Desproges


Une version non autorisée circule encore parmi les mutualistes...





Pica & Erroc, Les Profs, tome 5, Chute des cours, Bamboo Edition, 2003


---
 


* ici (pittoresque en première ligne)

** cadeau pour Le Trèfle

*** cette manie de la cohérence du discours, il devrait consulter
 
Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 17:56

 

Le pilote


La scène commence vers moins le quart. Les personnages sont à la botte.

_ Pronto ! Don Ladene, per favore …

_ …

_ Silvio !

_ Come va Benito ?

_ Bien, bien, et toi, vieille crapule ?

_ Oui, tu as raison, parlons français, ceux-là, s'ils nous écoutent, on leur coupe les oreilles…

_ … et la queue !

_ Haaa ! Toujours le bon mot !

_ Et la foi, Silvio, la foi…

_ Oui. Je ne t'appelle pas pour me dire la messe, on a ce qu'il faut chez nous, mais les affaires…

_ … le Prophète l'a dit, la foi n'est rien sans les affaires…

_ … pour une fois ! Voilà : tu sais que nous avons envoyé quelques gars chez toi, ils s'ennuyaient ici. Là-bas, on leur a dit, c'est liberté, vodka, hakhikh, mais vous ne touchez pas à la famiglia, tu es mon filleul, Benito, et tes amis sont mes amis, alors il y en a un qui a dit : et s'ils nous tirent ? C'est pour ça que je t'appelle. Tu les laisses tranquilles, ils sont au repos, et je t'envoie les bribes…

_ … sur le…

_ … non ! on a fermé les comptes, c'est dans le lac, on ne peut plus faire confiance à personne, mais nous avons un petit paradis caché dans un coin de l'océan, même sur les cartes, avec autant de coffres que de versets dans le Coran et le tôlier est un de mes petits-neveux…

_ … tu as pensé au terrorisme ? Oui, oh, maintenant que t'es dans l'honnête, tu peux pas savoir le nombre de malfaisants qu'il existe, le monde en est plein, ils ne comprennent pas le business…

_ … on a pensé à tout, tu as vu le dernier 33- qui… bon, on était mal renseigné, seulement nos clients sont rois ou présidents de clubs, on a même…

_ … pas de nom !

_ Oui. Enfin, il n'y a plus de risque, la standardiste est de Leone, une vieille famille.

_ Et les bribes, tu les mets à…

_ … 5 liasses…

_ … 15…

_ … 7 1/2 et l'ouverture du compte est gratuite…

_ … tu as vu le cours des dattes ? 10, je peux pas moins, Silvio, ce serait mal.

_ Entendu ! Tu ne bouges pas, ils ne bougent pas…

_ … on ne bouge plus, alors ? avec les British, les Loques et les Canados, c'est pareil !

_ Il te reste les Froggies, ils ne tiennent même pas au vent.

_ On va s'ennuyer…

_ … tu leur envoies tes gars là-bas, en ce moment leur seule Défense, c'est un quartier retranché, dans les affaires…

_ … c'est bien les affaires…

_ … et puis un hexagone, c'est mieux qu'un pentagone, et tes petits auront le choix, la mer, la montagne, la campagne, fromage et dessert, le tout karcher !

_ Et si on jase…

_ … on a tout prévu, on dira que c'est celui qui le dit qui en est !

_ Tu peux pas ajouter quelques kilos de gel, il faut bien que ceux qui restent aient de quoi s'amuser !

_ Tu as raison, les plus à plaindre, ce sont ceux qui restent. Je le mets au courrier, le postier est un cousin de la nièce du jardinier de mon frère…

_ … tu as un frère, toi ?

_ Nous sommes tous frères !

_ Haaa ! toujours le bon mot !

_ Benito, tu mi piace.

_ Ciao, Silvio !

 

Les obsèques de notre malheureux enquêteur, tombé fortuitement de la Roche Tarpéienne,

peu après avoir quitté le Palazzo Chigi, seront célébrées un de ces jours, quelque part, sans témoin.


___


The Times, October 15, 2009

French troops were killed after Italy hushed up ‘bribes’ to Taleban


When ten French soldiers were killed last year in an ambush by Afghan insurgents in what had seemed a relatively peaceful area, the French public were horrified.

Their revulsion increased with the news that many of the dead soldiers had been mutilated — and with the publication of photographs showing the militants triumphantly sporting their victims’ flak jackets and weapons. The French had been in charge of the Sarobi area, east of Kabul, for only a month, taking over from the Italians; it was one of the biggest single losses of life by Nato forces in Afghanistan.

What the grieving nation did not know was that in the months before the French soldiers arrived in mid-2008, the Italian secret service had been paying tens of thousands of dollars to Taleban commanders and local warlords to keep the area quiet, The Times has learnt. The clandestine payments, whose existence was hidden from the incoming French forces, were disclosed by Western military officials.

US intelligence officials were flabbergasted when they found out through intercepted telephone conversations that the Italians had also been buying off militants, notably in Herat province in the far west. In June 2008, several weeks before the ambush, the US Ambassador in Rome made a demarche, or diplomatic protest, to the Berlusconi Government over allegations concerning the tactic.

However, a number of high-ranking officers in Nato have told The Times that payments were subsequently discovered to have been made in the Sarobi area as well.

Western officials say that because the French knew nothing of the payments they made a catastrophically incorrect threat assessment.

“One cannot be too doctrinaire about these things,” a senior Nato officer in Kabul said. “It might well make sense to buy off local groups and use non-violence to keep violence down. But it is madness to do so and not inform your allies.”

On August 18, a month after the Italian force departed, a lightly armed French patrol moved into the mountains north of Sarobi town, in the district of the same name, 65km (40 miles) east of Kabul. They had little reason to suspect that they were walking into the costliest battle for the French in a quarter of a century.

Operating in an arc of territory north and east of the Afghan capital, the French apparently believed that they were serving in a relatively benign district. The Italians they had replaced in July had suffered only one combat death in the previous year. For months the Nato headquarters in Kabul had praised Italian reconstruction projects under way around Sarobi. When an estimated 170 insurgents ambushed the force in the Uzbin Valley the upshot was a disaster. “They took us by surprise,” one French troop commander said after the attack.

A Nato post-operations assessment would sharply criticise the French force for its lack of preparation. “They went in with two platoons [approximately 60 men],” said one senior Nato officer. “They had no heavy weapons, no pre-arranged air support, no artillery support and not enough radios.”

Had it not been for the chance presence of some US Special Forces in the area who were able to call in air support for them, they would have been in an even worse situation. “The French were carrying just two medium machine guns and 100 rounds of ammunition per man. They were asking for trouble and the insurgents managed to get among them.”

A force from the 8th Marine Parachute Regiment took an hour and a half to reach the French over the mountains. “We couldn’t see the enemy and we didn’t know how many of them there were,” said another French officer. “After 20 minutes we started coming under fire from the rear. We were surrounded.”

The force was trapped until air strikes forced the insurgents to retreat the next morning. By then ten French soldiers were dead and 21 injured.

The French public were appalled when it emerged that many of the dead had been mutilated by the insurgents— a mixed force including Taleban members and fighters from Hizb e-Islami.

A few weeks later French journalists photographed insurgents carrying French assault rifles and wearing French army flak jackets, helmets and, in one case, a dead soldier’s watch.

Two Western military officials in Kabul confirmed that intelligence briefings after the ambush said that the French troops had believed they were moving through a benign area — one which the Italian military had been keen to show off to the media as a successful example of a “hearts and minds” operation.

Another Nato source confirmed the allegations of Italian money going to insurgents. “The Italian intelligence service made the payments, it wasn’t the Italian Army,” he said. “It was payments of tens of thousands of dollars regularly to individual insurgent commanders. It was to stop Italian casualties that would cause political difficulties at home.”

When six Italian troops were killed in a bombing in Kabul last month it resulted in a national outpouring of grief and demands for troops to be withdrawn. The Nato source added that US intelligence became aware of the payments. “The Italians never acknowledged it, even though there was intercepted telephone traffic on the subject,” said the source. “The demarche was the result. It was not publicised because it would have caused a diplomatic nightmare. We found out about the Sarobi payments later.”

In Kabul a high-ranking Western intelligence source was scathing. “It’s an utter disgrace,” he said. “Nato in Afghanistan is a fragile enough construct without this lot working behind our backs. The Italians have a hell of a lot to answer for.”

Haji Abdul Rahman, a tribal elder from Sarobi, recalled how a benign environment became hostile overnight. “There were no attacks against the Italians. People said the Italians and Taleban had good relations between them.

“When the country [nationality of the forces] changed and the French came there was a big attack on them. We knew the Taleban came to the city and we knew that they didn’t carry out attacks on the Italian troops but we didn’t know why.”

The Italian Defence Ministry referred inquiries to the Prime Minister’s Office. A spokesman said: “The American Ambassador in Rome did not make any formal complaint. He merely asked for information, first from the previous Government and then from the current Government. The allegations were denied and they are totally unfounded.”

Silvio Berlusconi, the Prime Minister, defeated Romano Prodi at elections in April 2008.

The claims are not without precedent. In October 2007 two Italian agents were kidnapped in western Afghanistan; one was killed in a rescue by British Special Forces. It was later alleged in the Italian press that they had been kidnapped while making payments to the Taleban.

Tom Coghlan


___


The Times
, October 16, 2009

Italians bribed the Taleban all over Afghanistan, say officials


Italian soldiers with the Nato-led International Security Assistance Force at a compound run in
Herat. Silvio Berlusconi said that his Government "has never authorised or allowed any payment".

A Taleban commander and two senior Afghan officials confirmed yesterday that Italian forces paid protection money to prevent attacks on their troops.

After furious denials in Rome of a Times report that the Italian authorities had paid the bribes, the Afghans gave further details of the practice. Mohammed Ishmayel, a Taleban commander, said that a deal was struck last year so that Italian forces in the Salobi area, east of Kabul, were not attacked by local insurgents.

The payment of protection money was revealed after the death of ten French soldiers in August 2008 at the hands of large Taleban force in Sarobi. French forces had taken over the district from Italian troops, but were unaware of secret Italian payments to local commanders to stop attacks on their forces and consequently misjudged local threat levels.

Mr Ishmayel said that under the deal it was agreed that “neither side should attack one another. That is why we were informed at that time, that we should not attack the Nato troops.” The insurgents were not informed when the Italian forces left the area and assumed they had broken the deal. Afghan officials also said they were aware of the practice by Italian forces in other areas of Afghanistan.

A senior Afghan government official told The Times that US Special Forces killed a Taleban leader in western Herat province a week ago. He was said to be one of the commanders who received money from the Italian Government. A senior Afghan army officer also repeated the allegation, adding that agreements had been made in both Sarobi and Herat.

The report prompted the French Opposition to demand an urgent explanation to parliament, describing the details as “very serious”. The Defence Ministry said that it was aware of “rumours” that linked bribery to the ambush but claimed that the reports had no basis.

In Rome, Ignazio La Russa, the Defence Minister, insisted the allegations were “absolute rubbish”. He said: “I had been minister for a short time [in the summer of 2008], I’ve never received news from the secret services of payment to the chiefs of the Taleban.”

The minister added that a benevolent attitude toward the Italians who serve in Afghanistan had nothing to do with alleged bribes, but was due, instead, to “the behaviour of our military, which is very different compared to that of other contingents”.

A statement released by the office of Silvio Berlusconi, the Italian Prime Minister, also denied the claims. “The Berlusconi Government has never authorised nor has it allowed any form of payment toward members of the Taleban insurgency,” it said.

Neither, the statement continued, did it know of any such payment by the previous Government.

Mr Berlusconi was elected for a third non-consecutive term in April 2008, replacing the centre-left Government headed by Romano Prodi.

The statement pointed out that in the first half of last year the Italian contingent suffered “several attacks”, including in the Sarobi district where one soldier, Francesco Pezzulo, was killed in February 2008.

The US Embassy in Rome declined to confirm or to deny the report that US officials issued a demarche, an official complaint, to the Italian Government over alleged payments to insurgents in June 2008.

A spokesman said that the embassy “does not comment on internal diplomatic conversations that may or may not have occurred”.

The Italian Defence Ministry confirmed on Wednesday that the US Government had raised the issue of payments to insurgents, but said that it was not a formal protest, but rather an “informal request for information” about such payments.

Mr Prodi also denied knowledge of the alleged payments to local insurgents.

He told The Times: “This is the first time I have ever heard such accusations and I can say that there is no base for them. I know absolutely nothing of this.”

Fabio Evangelisti, of the opposition Italy of Values party, said: “The details of the case, charged by The Times, appear per se to be serious and worthy of maximum attention and assessment by our Government. The ready denials of Ministers La Russa and Rotondi are not sufficient to dissipate the doubts and insinuations about our military operations.”

Tom Coghlan

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 15:59

 

 

Nino Ferrer, Le Sud (1974), in Concert chez Harry, 1995

 

Quoi qu'a dit ? - A dit rin.
Quoi qu'a fait ? - A fait rin.
A quoi qu'a pense ? - A pense à rin.

Pourquoi qu'a dit rin ?
Pourquoi qu'a fait rin ?
Pourquoi qu'a pense à rin ?

- A' xiste pas.

Jean Tardieu, La môme néant, in Monsieur Monsieur, 1951


A reva ?

- A cauchemara.


Le réchauffement climatique, l'énergie propre, l'atome pacifique. Poubelle, déchets. On dirait la Hague, le temps dure son temps et la vie du plutonium sûrement plus d'un million d'années, c'est pas toujours l'été.


Le Sud
, 1974. L'arrivée de l'accordéoniste sans nom (un joli nom d'emprunt, aurait dit De Gaulle), le tout nucléaire. Comment s'en débarrasser ?


Laure Noualhat et Eric Guéret, Déchets, le cauchemar du nucléaire, 2009.

Une croisière sur le Becquerel, de la rivière Columbia (Hanford, l'endroit le plus contaminé du monde occidental, la source d'Hiroshima et de Nagasaki) à la Sibérie en passant par Mayak (ville secrète de l'Oural, après l'explosion d'une cuve de déchets en 1957) et La Hague.

Délirant, conclut Hubert Reeves.


A voir sur ARTE+7, encore quelques jours, ou en DVD.

Un commentaire ? L'ignorance crasse des candidats Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au cours de leur ultime rencontre avant l'urne ? C'est dans le film. Un exposé très simple sur le fonctionnement des centrales nucléaires ? C'est dans le film (pour avant et pendantaprès, même le directeur d'Areva ne trouve pas les mots).


Confiance !

Le Directeur du CEA le dit.


Ceux qui ont un peu étudié l'histoire avant notre histoire savent qu'il ne manque pas seulement un chaînon, il y a des tunnels de silence de milliers d'années, dans les siècles…


Dérivance.


La descente invitée de Roman Polanski. L'ascension médiatique de Jean (qu'il est joli garçon, l'élu à son papa – c'est de, presque, Georges Fourest). Le soleil est au vert, on passe [en version intégrale].

 


Hubert Félix Thiéfaine, Alligator 427, in album Autorisation de délirer, 1979


Avec la complicité de Monsieur Kiki.


Et une œuvre presque inédite de Lou, ici dévoilée.



 

Alice Cooper, Nuclear Infected, Live, 1980.

I'm nuclear infected
I really don't mind
I just go out when the sun goes down
And have a real good time.

Thanks to Grisé

- his version :

I'm nuclear infamished

I need something to eat
A China Syndrome salad

with plutonium&cheese.

Avec les images

Avec le texte

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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pour mémoire

Survival

 

Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

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