Naguère, le raisin vert donnait une rage de dents.
Aujourd'hui, c'est la crise.
FRANCE 3
Pièces à conviction - Licenciements, faillites : la crise a bon dos.
Réalisation, Olivier d'Angely
Présentation, Elise Lucet
110'
Mercredi 8 avril 2009, 20 h 35
Vendredi 10 avril 2009, 00 h 10
Depuis plusieurs mois, l’économie française est frappée par la crise : les
entreprises ferment, les embauches sont gelées, les licenciements se multiplient. Parmi les secteurs les plus touchés figurent les banques, le bâtiment et l’industrie automobile, pour laquelle
l’Etat a débloqué 7,8 milliards d’euros.
Enquête sur les coulisses de ce plan de sauvetage et sur la réalité des rapports
qu’entretiennent les constructeurs et leurs fournisseurs. Entre plans sociaux et faillites, des témoins brisent le silence et dénoncent certaines pratiques.
Extraits
Johnson Controls (batteries pour
automobiles) ferme.
le secteur automobile est touché de plein fouet par la crise […] la dégradation du marché automobile […] les ventes de voitures
s'effondrent
Total avait justifié ses licenciements par une baisse des consommations de carburant.
Au secours de Renault et de Peugeot-Citroën, l'Etat avance des milliards d'euros, on dit que l'Etat a débloqué, sans incidence sur leur stratégie d'implantation de production [document officiel], c'est-à-dire avec permission de se délocaliser et de licencier sous couvert
d'ajustements d'effectifs [document officiel].
Et les sous-traitants ?
Ils fournissent 70% des pièces d'une voiture.
Eurostyle, pour Renault et PSA, migre en Roumanie.
depuis 10 ans, les constructeurs français ont investi massivement dans les pays de l'est et en
Russie [salaire moyen des ouvriers = 700 euros mensuels, là d'où viennent les Peugeot 207 et les Citroën C3 Picasso]
les ouvriers tchèques sont payés un tiers moins cher que les ouvriers français
Les achats doivent se faire en pays compétitifs [directive des constructeurs], il s'agit
d'augmenter ses bénéfices et non de faire du sentiment.
Même dans les grosses PME de sous-traitance, par exemple chez Lachant Spring, on se dit écœuré par ces méthodes.
Dans la rue, une pancarte dit : on vous demande le droit de travailler en France.
Un cadre, masqué pour le téléspectateur, non pour FRANCE 3, parle : un milieu extrêmement secret
[…] surtout depuis dix ans […] les constructeurs ont augmenté leurs bénéfices au détriment des
sous-traitants… par une fuite du travail dans les pays à bas coût [en français : low-cost] […] faire
des bénéfices en faisant mourir le tissu industriel du pays où on est constructeur est un système suicidaire.
Chez Renault et PSA, fin de non-recevoir, en
substance, le coupable, c'est le client qui veut payer moins.
Renault = 9 milliards de bénéfices.
PSA = 10 milliards.
Total = 12 milliards.
Un salarié d'Eurostyle, dont le salaire était de 1.500 euros mensuels, reçoit une indemnité
(spéciale, après grève, blocage, séquestration) de licenciement de 23.000 euros, à mettre en regard des milliards offerts à Renault et PSA. Que font-ils de leurs milliards ?
Et les moulistes, les fabricants de
moules (sans la frite) pour les jolies garnitures de portières et les ergonomiques tableaux de bord ?
T & M Hivet ? ils ont depuis longtemps délocalisé leur production en Chine.
Des milliards pour Renault et PSA.
ils se sont engagés à quoi ?
c'est confidentiel.
Depuis dix ans, 150.000 emplois perdus chez les sous-traitants des constructeurs français.
Est-ce que la crise est la seule etc. ?
Réponse de Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la
Consommation :
Zep, Titeuf, c'est pô juste,
1995
D'où vient la crise de l'automobile ? des
nuisibles profiteurs de la conjoncture libérale ? y en a, mais y a aut' chose, attendez-vous à savoir… et vous saurez.
Des chiffres !
Euh… on veut des chiffres au grattage ou au tirage ?
Les chiffres, c'est comme les eaux de régime (exemple de régime : Vichy), ça dépend de la source.
Plusieurs centaines de milliers de permis de conduire annulés, c'est (presque) sûr. Presque, parce que l'annulation vaut pour un an, deux ans,
trois ans, selon les variations saisonnières et digestives des TGI et de leurs procureurs, et, avec le bonus, le bonheur des auto-écoles, le repêchage par repassage de l'examen, ça nous fait tout
de suite près d'un lustre.
~~~ officiellement et précisément, doit-on le dire ? 30 à 40% des annulés passent à la trappe hors
emploi et à la rue en carton – les autres roulent sans permis, c'est-à-dire sans assurance et, si leur voiture a été séquestrée par la basse-cour, avec un véhicule volé, une méthode pour sauver
l'emploi dans la stricte obédience au régime en cours.
Plusieurs millions de permis de conduire en voie de disparition, que fait le WWF (il ferme les yeux, il éteint la lumière) ? En agglo, 51 km/h (ce qui n'est pas bien, nous le
soutenons ici, surtout pour les chats qui traversent toujours les routes prudemment, lentement), c'est moins deux points. Un feu au jaune, moins quatre (à l'approche d'un feu tricolore, on roule
à moins de 5 km/h : on se fera incendier par les impatients mais on pourra s'arrêter sur place, ou presque, si la couleur du régime change. Arrêt insuffisant à un STOP… à un STOP, il faut
s'arrêter… un certain temps, c'est évident et net, au moins – quatre de moins. Reste : 2 points. Pas très motivant pour acheter aujourd'hui la
nouvelle Reno ou Péjo qui efface les virages… à 90 km/h, de quoi vivre avec son temps, quoi !
Renault, baisse de 20,4% des immatriculations en janvier 2009. Peugeot s'accroche en seconde position. Globalement, globalement… selon les
données officielles d'une opaque transparence (à laquelle nous préférons cette obscure clarté qui tombe des
étoiles *, une faiblesse – et ça commence, comme pour la croissance de la récession, par : Nous
partîmes cinq cents mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port),
globalement, on dit au niveau du livret A - Renault est limite taux d'usure.
Libellus n'ayant pas la voix d'une officielle voix, nous préciserons, nous.
Les limitations de vitesse et autres désagréments du présent code de la route sont aujourd'hui nécessaires. Il pourrait en être
autrement si l'on se limitait à l'article fondamental, le seul, du Code de la route, le R.412-6, qui fait obligation de rester maître de
son véhicule en toute circonstance, une disposition qui ruinerait le marché du permis de conduire et mettrait en grande difficulté le commerce des auto-écoles (où trouver la main-d'œuvre ? où
trouver les clients ?).
La crise, c'est un choix **
On suicide quelques milliers de chômeurs malheureux, les deux à cinq millions d'autres, toujours avec la précision des chiffres et des lettres ressources, supportant les antidépresseurs, ou bien
on tétraplégise quelques milliers de malchanceux travailleurs. Le second choix profiterait immédiatement au PIB mais le premier, dans l'ordre d'un développement durable, est un premier choix :
Prozac fait plusieurs milliards de chiffre d'affaires, chaque année, en $ ou en €, comme il vous plaira et selon le cours des choses.
Embrasons-nous
___
* Corneille, Le Cid, acte IV,
scène 3
JJJ
en version lol
Comme on dit d’une comptabilité qu’elle
est en partie double, j’ai envie de dire qu’il a été un homme en partie double", a déclaré sur France Inter, hier après-midi [18 août 1998], l’académicien François Nourissier, à l’annonce de la mort de Julien Green. "Vous savez, je pense à l’admirable vers de Hugo :
"Cette obscure clarté qui tombe des étoiles" : changez un mot et mettez "Cette obscure clarté qui tombe de la foi", et vous avez tout un pan de Green.
[le fantôme de Raymond Queneau est venu lui tirer un pied de nez
dans la nuit du 18 au 19]
**
La crise est partout
Chez les restaurateurs, 10 à 50% de perte du chiffre d'affaires, la province est plus touchée que Paris. Allez au restaurant, comme ils disent, dans la province profonde et vous saurez : une tambouille industrielle mal réchauffée, c'est du foutage de gueule, pas de la
cuisine. Les vrais cuisiniers, il y en a dans nos campagnes, ne se plaignent pas. D'où elle vient la criiise ?
Dans la radio, sur notre chère Transe Info, entendu, ce matin : la séquestration, une
nouvelle pratique…
Et la garde à vue, c'est nouveau ? Ce qui est nouveau, c'est qu'un policier a été retenu en otage garde à vue pour avoir diffusé la vidéo d'une agression violente [sic] dans un autobus, ce qu'on n'aurait
jamais dû montrer. La criiise doit rester propre.
Ce que vous pouvez voir et lire ICI
!
Et puis, tiens, on vous le recopie, flemmards du clic !
_ _ _
Agression dans un bus : la vidéo et la polémique
Depuis l'apparition de la vidéo sur internet, la polémique monte : sur la réalité de l'agression qu'elle montre, sur la manière dont elle a été
mise en ligne... Les images, qui ont fait leur apparition en début de semaine, proviendraient de la caméra de vidéosurveillance d'un bus de nuit Noctilien, dans lequel un voyageur a été agressé
le 7 décembre 2008 dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Les inscriptions portées sur la vidéo mentionnent l'heure : 3h45.
L'extrait mis en ligne, qui dure plusieurs minutes, est particulièrement violent. On y voit un jeune homme passé à tabac par un
groupe d'individus qui tentent de lui dérober son portefeuille. La victime est rouée de coups de pied et de poing aux cris, semble-t-il, de "fils de pute" et de "sale Français". Deux
passagers qui tentent de s'interposer sont également frappés tandis que la plupart des voyageurs prennent la fuite. Le conducteur de bus,q ui a donné l'alerte, reste sur son
siège.
Menaces de révocation
L'apparition de cette vidéo sur internet et sa reprise par des sites d'extrême droite ont laissé supposer à une possible manipulation des images.
Mais la réalité de l'agression est établie puisque selon une note du ministère de l'Intérieur, trois interpellations ont eu lieu suite à l'incident. La question est donc de savoir qui a mis
ces images en ligne. Une double enquête, administrative et judiciaire, est en cours, à la RATP et au sein de la police, pour déterminer si les fuites sont le fait d'employés de la régie ou de
policiers.
Depuis mercredi matin, un gardien de la paix appartenant au Service régional de la police des Transports (SRPT) est en garde vue à
l'Inspection générale des services -la police des polices. Il est soupçonné d'être à l'origine de cette diffusion à partir de sa page Facebook, avant que les images ne
soient reprises sur des sites de partage de vidéos, YouTube et Dailymotion notamment, et assorties de commentaires évoquant des "racailles" lors d'une "agression anti-blanc". Contacté par la
rédaction de 20minutes.fr, le fonctionnaire, «paniqué», a fait retirer la vidéo de Facebook mardi midi et son compte personnel a été fermé."J'ai fait ça pour faire voir à̀ mes amis dans
quelles conditions on travaillait et ça a fuité", aurait-il par ailleurs expliqué au Post.fr.
La Ratp porte plainte
La police n'a pas souhaité préciser si c'était bien cette personne qui se trouvait actuellement en garde à vue. Si les faits venaient à
être confirmés, il encourrait des sanctions pénales et disciplinaires. Il pourrait, selon une source policière jointe par LCI.fr, être suspendu à titre conservatoire dès sa sortie de garde à
vue. Il est passible d'une révocation.
A la préfecture de police, on précise que lors d'une enquête sur une agression, les images enregistrées par les caméras de surveillance de la
RATP "sont transmises sur réquisitions à des policiers qui les placent sous scellés", ces éléments "faisant partie du secret de l'enquête". Et l'on rappelle "que tout policier qui viole le secret
de l'enquête s'expose à des poursuites".
Pour le Président de la RATP, Pierre Mongin, "la diffusion sur Internet de la vidéo est un acte constitutif d'un délit, la RATP est victime dans
cette affaire, elle porte plainte et elle demande que toute la lumière soit faite sur l'origine de cette fuite", a-t-il déclaré avant d'ajouter que cette vidéo constitue "plus qu'une fuite, c'est
une manipulation d'un document de type policier et judiciaire à des fins de communication externe".
Avec agences
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Une happy end ? à l'école lol lol… on vient d'inventer les stages de soutien pendant les vacances
pour les élèves en difficulté, en VF, qui n'ont pas envie d'aller à l'école ou bien… sait-on ?
Interview d'un élève-en-difficulté :
_ et ça te plaît
_ là on s'ennuie pas qu'à la maison on s'ennuie
Salauds de parents qui refusent à leur rejeton un regard d'amour et une PS3 et quand on n'a même pas un portab pour échanger avec les copains de
classe, autant rester à l'école, au moins pendant les vacances.
la
criiise !!!
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