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A la Une

De la démocratie directe comme un des beaux arts
LLL Le Jeu de la mort (2010), France 2, 20 h 35
A voir également :
Le Prix du danger
ET
Le péril belge à nos frontières
***
Vous cherchez un marque-page ?
ici, peut-être
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Liens à suivre
La chute de Finnegan
[part I] [part II] et une lecture éclairée ICI
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Bientôt une nouvelle A la Une, une lucarne des news au quotidien - En attendant, tout est ICI
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On peut commenter en Tribune libre

Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /2009 11:21
 

Robert Musil est un ingénieur, philosophe, romancier, essayiste et dramaturge, né le 6 novembre 1880 à Klagenfurt, en Carinthie, et mort le 15 avril 1942 à Genève, où il s'était réfugié après l’Anschluss.

L'Homme sans qualités
(Der Mann ohne Eigenschaften), publié en 1930 pour la première et la deuxième partie, en 1932 pour les trente-huit premiers chapitres de la troisième partie, est un roman se cherchant, comme A la recherche du temps perdu de Marcel Proust et Ulysse de James Joyce. La troisième partie, Vers le règne millénaire ou les criminels, a été complétée de nombreux fragments, en cours d'écriture, dans l'édition d'Adolf Frisé publiée en 1952.

A Vienne, dans les mois qui précèdent la guerre de 14-18, on s'intéresse au criminel Christian Moosbrugger, un fou étrangement lucide, et à la préparation du jubilé de l'Empereur François-Joseph, annonce du Règne millénaire tant attendu. Ulrich s'est mis en disponibilité pour mieux observer les frémissements de ses semblables : il abandonne ses qualités, ce qui définit (limite) son statut social et son identité individuelle, à la recherche d'une harmonie entre raison et sentiment, éthique et esthétique.

Musil rencontra, au fil de sa rédaction, de plus en plus de difficultés pour mener le projet à son terme. Le passage le plus abouti est peut-être ce fragment, très élaboré, des Souffles d'un jour d'été où Ulrich et sa sœur Agathe approchent le Règne de l'amour. Dans un autre fragment, ultérieur et en rupture avec l'intention première de Musil, ils consommeront...

il y travaillait encore quand la mort le surprit

Philippe Jaccottet


 

 

 

Frédéric Chopin, Etude en la mineur, op. 25, n°11 (Le Vent d'hiver), piano, Ignace Jan Paderewski, Philips,1999 (enregistrement, début XXe siècle)

> note

 


Le soleil, entre-temps, s’était élevé dans le ciel. Ils avaient abandonné les chaises telles des barques échouées dans l’ombre plate de la maison et s’étaient étendus sur une pelouse, dans la ronde profondeur du jour d’été. Ils étaient ainsi depuis assez longtemps et, bien que les circonstances eussent changé, ils en avaient à peine conscience. Pas plus qu’ils ne remarquaient l’arrêt de la conversation : elle était restée en suspens sans trahir la moindre faille.

Tel un fleuve silencieux, une neige de fleurs sans éclat tombant d’un groupe d’arbres en train de se faner flottait dans le soleil ; le souffle qui la portait était si doux qu’aucune feuille ne bougeait. Nulle ombre qui en descendît sur le vert des pelouses : celui-ci semblait s’assombrir de l’intérieur comme un regard. Tendrement et généreusement vêtus de feuilles par le jeune été, les arbres et les buissons qui se dressaient de chaque côté ou composaient l’arrière-plan du jardin semblaient des spectateurs déconcertés qui eussent participé, surpris et figés dans leur costume joyeux, à ces funérailles et à cette fête de la nature. Le printemps et l'automne, le langage et le silence de la nature, la magie de la vie et de la mort se mêlaient dans cette image. Les cœurs comme arrêtés, comme retirés de la poitrine semblaient s'associer dans l'air au silencieux convoi.
Robert Musil, L'Homme sans qualités, Troisième partie, Vers le règne millénaire ou les criminels, 55 - Souffles d'un jour d'été. (Fragment), trad. Philippe Jaccottet, Seuil, 1957

 


la magie de la vie et de la mort se mêlaient dans cette image

 


Funérailles et fête, union mystique liée par le regard du spectateur, en miroir.

 


"Alors le cœur me fut enlevé de la poitrine", a dit un mystique. Agathe s'en souvint.

[...]

Agathe, poussée par la curiosité, s'appuya sur un coude. "N'as-tu pas dit une fois, demanda-t-elle, qu'il existe deux possibilités foncièrement différentes de vivre, et qu'elles correspondent justement à deux tonalités distinctes du sentiment ? L'une serait celle du sentiment profane, à qui sont refusés le repos et l'accomplissement ; l'autre, je ne sais si tu lui avais donné un nom, devrait être sans doute celle du sentiment mystique, dont l'harmonie perdure, mais qui n'atteint jamais à la pleine réalité ?"

 

 Du côté du convoi mortuaire  

 Du côté de la chienlit 

 Du côté de la volonté de jouissance 

Les nihilistes (...)

Les activistes (...)

Les réalistes (Nietzsche)

Le refus
La léthargie
Le repli du temps

Le symbolique
La frénésie
La fuite du temps

L'acte *
Ni gagnants ni perdants **
Dans le temps ***


* La possession d'une idée (serait-ce la plus géniale depuis le commencement du monde - ce qui est d'ailleurs hors de question) ne compte pas. Nous devons nous efforcer anxieusement de la convertir en "actes" (selon la terminologie d'Emerson ou de Maeterlinck). Alors nous la possédons vraiment.

Journaux I, Cahier 4, 1899 ? - 1904 ou plus tard, 12, III, trad. Philippe Jaccottet, Seuil, 1981

un civilisé

[...]

C’est un monstre chez qui s’est développée jusqu’à l’absurde  cette faculté que nous avons de tirer des pensées de nos actes, au lieu d’identifier nos actes à nos pensées.

Si notre vie manque de soufre, c’est à dire d’une constante magie, c’est qu’il nous plaît de nous perdre en considérations sur les formes rêvées de nos actes, au lieu d’être poussés par eux.

[...]

Protestation contre l’idée séparée que l’on se fait de la culture, comme s’il y avait la culture d’un  côté et la vie de l’autre ; et comme si la vraie culture n’était pas un moyen raffiné de comprendre et d’exercer la vie.

Antonin Artaud, Le Théâtre et son double, 1938

 

 

**

 

Noir Désir, Gagnants / Perdants, 2008


*** La bonté supérieure est comme l'eau qui est apte à favoriser tous les êtres et ne rivalise avec aucun.

[...]

elle agit dans les moments favorables.

Lao-tseu, Tao-tö-king, VIII, trad. Liou Kia-hway, Gallimard, 1967

 


"Pourquoi donc ne sommes-nous pas des réalistes ?" se demanda Ulrich. 

 


 

NOTE

 

Un jour, alors que j'avais entendu un pianiste célèbre, la forme qu'avaient fait naître en moi ses incroyables accords était encore présente à mon oreille, lorsque je sus que je devais, ou que j'allais rencontrer une femme dont la silhouette serait identique à la forme des notes qui continuaient de retentir en moi. Au même instant, je me sentis littéralement envahi par le sentiment d'une vie spirituelle complètement transformée, une vie dont la place était à côté de cette femme. Il m'en resta la conscience que cette représentation d'une possibilité de vivre autrement qui m'avait détourné de mon existence ordinaire de façon aussi subite échappait au visible : il ne m'en restait qu'un souvenir sonore privé de contenu, vague, évanescent. Je ressentis quelque chose dont je n'avais jamais connaissance auparavant. Ce sentiment m'apparut, probablement à tort, non naturel, et même, de manière angoissante, insensé. Mais, malgré cela, je fus amené à penser et à comprendre tout autrement, d'une façon dont j'aurais été incapable auparavant.

cité par Jean-Pierre Cometti in L'Homme exact, Seuil, 1999

Avec en tête ces passages énervants entendus naguère joués par Paderewski

Journaux I, cf. supra

Je ne retiens aucune mélodie. Mais je sais exactement à quel moment un sentiment a surgi en moi. A cette époque, à dix-sept ans, quand Paderewski jouait, c'était lié à l'image d'une femme. Cette femme devait être plus âgée que moi ; mais je ne la voyais pas devant mes yeux, je sentais seulement mon inclination pour elle. A la minute près ; cela existe. J'avais aussi l'idée de conversations parfaitement absurdes avec elle, sans point ni virgule. Simplement : comme quand on est debout au soleil et frissonne sous la caresse du vent.

[Un feuillet de la Nachlass-Mappe IV/2, sans doute très postérieur à la note du Journal du 12 mars 1902]

Journaux, notes, cf. supra

 
Par lou - Publié dans : de litterrance
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 14:30

 

Le triptyque qui tue


Tout a commencé par la lectio divina du GiFi en ce jour consacré à Saint Jean-Théophane Vénard * et ses compagnons martyrs - Théophane Vénard, fils d'un maître d'école, naquit à Saint-Loup-sur-Thouet, le 21 novembre 1829.

 

Lactar


 

Cada cuanto y por cuanto tiempo hay que lactar al bebé


Les Français sont des veaux.

Charles de Gaulle

Philippe de Gaulle in De Gaulle, mon père - Entretiens avec Michel Tauriac, Plon, 2 tomes, 2003 et 2004


Foular et radar étaient déjà là, une rime en ar ? vachar ?

Comment faire pour convertir les string en varchar, un titre de fête.

Très décevant à la lecture.




L'horloge vache (c'est une pendule), un petit air de campagne (Lait pur, délicat contrepet), écoparticipation 0,10 € **.

 

Radar




Nouveauté ? non ! chez Max et dans toutes les bonnes filouteries, on connaît depuis...

Un Coyote. Aujourd'hui, plus de 250.000 utilisateurs. Les Coll o' q (ceux qui vous rejoignent à la vitesse presque délictueuse de 105 km/h - on n'est pas des bœufs, juste des veaux *** - et tournent toujours à droite, non, des fois à gauche, cent mètres plus loin), les chevaliers de la conduite tracteur (une main en haut du volant, l'autre, on ne sait pas) vous gâtent le paysage ? Adoptez un Coyote et vous pourrez communiquer. En temps réel (via satellite). Autrefois, ça s'appelait la CB, c'était interdit pour signaler le gendarme qui dort en tout orme.

 

Foular

E pericoloso




Métastase, Chimiothérapie, Schwartzenberg, Avenir ? Cherchez L'Intrus !

Pierre Desproges


Une version non autorisée circule encore parmi les mutualistes...





Pica & Erroc, Les Profs, tome 5, Chute des cours, Bamboo Edition, 2003


---
 


* ici (pittoresque en première ligne)

** cadeau pour Le Trèfle

*** cette manie de la cohérence du discours, il devrait consulter
 
Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /2009 10:32
 

 

null 

_ Qui veut gagner des LLL ?... et nous appelons notre candidat, David !

_ Bonjour, David, comment t'appelles-tu ?

_ David.

_ David ! quel joli nom ! et tu as quel âge, David ?

_ 10 ans ! et qu'est-ce que tu aimes ?

_ La zik.

_ La zik ! et quelle zik ?

_ La bonne zik.

_ La bonne zik ! Mozart...

_ ... j'ai tout T'as tout moi !

_ David ! 10 ans ! et aujourd'hui tu joues pour l'association Libellus ?

_ Euh... c'est une assoc qui défend les artistes.

_ Et tu défends cette association...

_ ... Hé ! non ! les artistes !

_ 10 ans ! David !...

... David, tu sais que tu as trois épreuves, L, LL, LLL, et trois lutins, la claque, la poiren2, l'appel à un pote, et on commence par la première question à 1 L ! Ecoute !...



 
... Pour 1 L, c'est : 1/ Platée ?

_ Platée, je sais pas qui est-ce, mais c'est pas Platini, j'ai tous ses live !
[voir en bonus]

_ Alors, 1/ Platée, il faut choisir !

_ 1/ Platée.

_ Et la réponse est... 1/ Platée !

_ David ! 10 ans ! Maintenant, David, pour dix ans, non ! pour 2 LL, écoute !...


_ ... C'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ un cochon qu'on égorge ?

_ Un cochon qu'on égorge... ça pourrait... y a pas Coco, on dirait Coco ?

_ Non, c'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ un cochon qu'on égorge.

_ ...

_ Il te reste trois lutins...

_ ... La claque... quand on sait pas... je prends la poiren2.

_ Poiren2 ! Il reste : 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Je fais confiance à la poiren2, alors : 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Pour 2 LL, tu dis...

_ ... 1/ un cochon qu'on égorge.

_ Et c'est... un cochon qu'on égorge !

_ 2 LL, Mesdames et Messieurs, pour l'association Libellus ! Pour 3 LLL, David, écoute !...



_ ... Pour 3 LLL, c'est : 1/ un cochon qu'on égorge, 2/ deux cochons qu'on égorge, 3/ trois cochons qu'on égorge.

_ Y en a plus d'un, là.

_ Tu appelles un pote ?

_ Oui, je vais appeler Natrav.

_ Natrav ?

_ Oui, Natrav.

_ Allo, Natrav, ici Lou, David joue pour 3 LLL...

_ ... Dedjiou !

_ Ecoutez ! Top chrono !

_ Nat ?

_ Buon giorno, Dav !

_ Slt Nat, tj on the rocks ?

_ Glass on the rocks, yooouuuh, kid !

_ Alors, un cochon, deux cochons, trois cochons ?...

_ Les trois innocents /

_ / Il a dit : les trois innocents.

_ Il a rien dit.

_ ...

_ ... Am stram gram pic et pic et co lé gram bourre et bourre et ra ta tam am stram gram --- deux cochons.

_ 2/ deux cochons ?

_ Deux deux.

_ Et la réponse est... dans la vidéo...



... Renversant, non ? 3 LLL, David, 10 ans !...

... Et pendant le générique on écoute encore la paire d'ass !...



... La semaine prochaine, un spécial Obistro, featuring Cornelius Nyungura, avec notre invité surprise, le Grand Timonier !



Une production

Lou

 

Sur une idée d'Océane

 

Scénario, dialogues, montage

Lou

 

Zik

Claude Autant-Lara, La Traversée de Paris

Mélanie Georgiades

Christophe Martichon

 

Décors

René Goscinny

Albert Uderzo

 

Tous droits réservés, même pour l'URSS quand reviendra le temps des Kirghizes



 

BONUS

 

 

 

Platini in Les Restos du cœur, 1986



 

LIVRE D'OR

 

Cristophe Martichon


dgsara93

ba sitaime pa pk tu regarde tss

escalibur17

franchement tn concert a bandol et a paris etait super tes mon chanteur preferer et je le regrette po je tecoute tous les jour je connai tte tes chansons par coeur

eleagrosset

jdore c trop bien

maete1

waaaaaaww ta voie mec me fait perdre la tete tout tes chanson son belle c'est sur puis ce que s'est toi qui les chante o la la il faut que tu continue persone n'a ta façon de chanter ni de dancer et encore waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaw

vever42320

olàlààààààààà ce mec me fait perdre la tête, il a des yeux cro cro beaux !! j'espere que ton fils a les tiens !!! un type que je ne ferais pas couché dans la baignoire!!!!!!!!lol tes chansons sont trop belles, ta voix uniques sa nous donne la joie de vivre! surtout la chanson ou tu parle de mon pere elle est sortir juste quand je l'ai perdu, j'ai cru que tu l'avais chanté pour moi, pour moi !! merci

 

Cornelius Nyungura

corneille c'est un chanteur que j'adore.Malgrer.
sont sucé il n'a pas pris la grosse tête.Il a su rester lui même.J'adore c'est textes.J'ai tous c'est albums.J'ai un livre sur sa vie.Mon rêve serais de le rencontrer.Cynthia

thiothio

bben je une fan decorneille de lador telement jaimerai bien ke vous venez sur le forum vous aussi.car corneille es un grand artist
octyre

Je crois que ma corneille est enrhumée car elle respire assez fort, garde le bec ouvert quand elle dort et je l'ai entendue tousser.
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /2009 09:58

  

 

 


 


Vous êtes in, branché, fashion, tendance... Etes-vous à la paje ?


La Prestation d'Accueil du Jeune Enfant comprend :

Une prime à la naissance ou à l'adoption

Une allocation de base

Un complément de libre choix du mode de garde

[rien n'est prévu pour les vieux enfants]


La prime à la repopulation ne vous permet pas de travailler moins, ça eut payé mais, avec la criiise, ça paye plus.

La garde à vue non plus.

L'allocation de base, en voilà une qu'elle est bonne d'allocation pour travailler moins.


Démonstration


Un couple majoré d'un enfant né reçoit 177,95 € par mois (pendant trois ans à dater de l'éclosion - après, il faut remettre l'ouvrage), soit 2135 € par an, si, et seulement si, le couple dispose de deux revenus cumulés ne dépassant pas 43.363 € par an, soit, pour chacun, 21.681,50 €.

Au seuil de 43.363 €, vous gagnez 2135 €. A 43.364 €, vous perdez 2135 €.

Si vous avez franchi le seuil, vous faites de nombreuses heures supplémentaires, vous aimez votre emploi ou vous avez beaucoup de dettes, vous n'êtes pas à la Paje.


Ressourcez-vous !


Travaillez une heure de moins par semaine (dans le cadre réglementaire de 35 heures respecté par tous les mécènes du libéralisme avancé), travaillez 34 heures par semaine (à temps partiel, à décompte de grèves, à jours posés sans rémunération) ! Votre revenu ordinaire étant à l'année de 21.681,50 €, vous perdez 619 €, mais vous recevez 2135 €, soit un gain net de 1516 €.

Si vous n'avez pas prévu la chose, vous pouvez encore adopter, c'est pareil, et, en ce moment, il y a des promotions sur les Ethiopiens et les Somaliens.

Mille cinq cent seize euros, un treizième mois porte-bonheur *, pensez-y et relisez Les Mamelles de Tirésias, un geste citoyen.


Ne manquez pas notre prochain épisode, Comment aller plus vite à pied qu'en voiture de Calais à Kaboul !


---

* Le trèfle à quatre feuilles est considéré comme un porte-bonheur.
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 12:47
 

Lorie, de son vrai nom Laure Pester, chanteuse et comédienne française, est née le 2 mai 1982, jour béni, au Plessis-Bouchard, dans le Val-d'Oise.

Dès l'âge de 6 ans, elle commence à patiner. A 15 ans et à quelques mois du Championnat de France, son ménisque lâche, elle abandonne la glace pour les feux du casting, elle vend plus de 7 millions de disques, 1 million de DVD et 450.000 livres, elle rassemble plus d'1 million de spectateurs enthousiastes en 267 concerts.

Foin des lagardetmichardises. Point de commentaires histhéoriques à la manière de Sainte Beuve, martyre de la critique littéraire canonisée au XIXe siècle, Laure n'est pas inféodée à la calotte chantante, nous l'allons montrer tout à l'heure. Egalement à l'écart de l'impudique dévoilement heideggérien, le degré zéro de l'écriture.

Ecoutons, regardons, lisons son œuvre majeure, à ce jour, en nous attachant à l'analyse du discours et non au délayage du contenu. Si cela valait bien pour Dom Juan et le petit Marcel, elle le vaut bien.



Lorie, 1 garçon in album 2Lor en moi ?, 2007

Auteur(s)/compositeur(s) : Christine Roy/Christophe Emion, Lorie, 2L'AIR

26 septembre 2008 : le clip est disponible en téléchargement sur téléphone mobile.

8 octobre 2008 : premières diffusions du clip 1 garçon à la télévision et sur internet.

5 décembre 2008 : sortie du Single.

 

J'ai attendu que tu décides de parler, de parler, de parler.

Tu ne veux pas me voir souffrir mais tu gardes bien ton secret.

Ce que j'ai vu dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux,

On l'a perdu tous les deux, tous les deux.

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon.

Comme si rien ne s'était passé, tu souris, tu souris, tu souris.

Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?

Comment choisir, lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi ?

Sans nous détruire tous les trois, tous les trois.

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon !

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon !

 

Si nous approchons un instant et de loin l'art de la prosodie, c'est à seule fin de marquer dans le texte l'accent ternaire (cher à Villon, diront-ils, mais où sont les neiges d'antan), image de l'amant mystérieux.


de parler, de parler, de parler

dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux

parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes

tu souris, tu souris, tu souris

lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi

un garçon, un garçon, un garçon


L'insistance du
t'aimes t'aimes t'aimes se lit comme un fuck (se prononce ici phoque) rimbaldien - c’est l’olive pâmée, et la flûte câline - comme ces yeux appellent l'œil de Georges Bataille.


Richesse de l'allitération dans le signifiant, économie sémantique du signifié, écart subtil du
tes ses vos.


Ces yeux obsédants, tels ceux du chat du Cheshire pour Alice,

ne sont pas ceux de Laure,

ni ceux-ci

ni ceux-là,

non, ce sont les yeux du voyeur derrière la jalousie.


Le voyeur, le narrateur. Lisez sans les images ! Aucun accord ne vous assure que le personnage qui parle est une fille ni même qu'il parle à un garçon.


Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?


Le garçon manqué ? le garçon de la honte ?


Jacques Prévert, dans son Déjeuner du matin * (Paroles, 1946), met en scène deux personnes en situation de rupture. Après que le curé d'une paroisse parisienne ait reproduit le poème édifiant dans son bulletin sous le titre Mon mari, Prévert fit valoir dans Fatras (1966) que ces êtres d'encre ne formaient pas forcément un couple légitime et qu'il s'agissait peut-être de deux innocents et charmants homosexuels.


The trouble with Lorie.


Des questions ?


_ Maître, le plan où l'amant roule un patin à son amant ne montre-t-il pas qu'il pense toujours à sa skateuse ?

_ Maître, est-il vrai comme on l'entend que si Cary Grant avait connu Laure, il serait devenu homosexuel ?

_ Maître, n'aviez-vous pas annoncé une relecture de La Légende des siècles, L'œil  était dans la daube et matait le coquin ?

_ Maître, votre conférence est-elle une contribution aux Songs on the beat du Professeur GT ?

_ Maître, vous arrive-t-il de répondre aux questions ?

 

---

* Déjeuner du matin

 

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler

 

Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder

 

Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder

 

Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré 
 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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