A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

de maintenant

Samedi 21 août 2010 6 21 /08 /2010 15:21

 

Rokhaya Diallo et Robert Ménard dialoguent sur i>Télé, le 23 juin 2010 à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération, le 21 juin 2010.

 

Pour les cinq de Villiers-le-Bel

Par un collectif de soutien

 

A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».

C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. Or cet ordre du monde est celui sous lequel nous vivons tous, sous lequel nous étouffons. Quelle que soit l’aptitude du système à masquer l’étendue de son délabrement, chacun sent qu’il a fait son temps. Quand il s’effondrera finalement, Villiers-le-Bel entrera dans la longue chronique des soulèvements qui auront auguré de la fin d’un monde de malheur. Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. Elle a déserté les palais, et ses moments véritables ont lieu dans la rue, avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. Elle tient désormais dans chacune de ces circonstances où la population, objet permanent de la sollicitude policière, cesse d’être la population et redevient le peuple. En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.

Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 ces troupes qui «font admirablement leur devoir»,les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles.

Les cinq inculpés auraient aussi bien pu être tirés au sort parmi les jeunes de Villiers-le-Bel. C’eût été plus démocratique. Le dossier de l’accusation a été établi en utilisant des méthodes inqualifiables - des dénonciations anonymes et rémunérées, dont plusieurs ont été discréditées depuis, de simples déclarations faites au cours de gardes à vue de quatre jours et sous la pression que l’on imagine. Et c’est avec ce dossier, fait de témoignages douteux, que l’on s’apprête à requérir des dizaines d’années d’emprisonnement. Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel.

Pour toutes ces raisons, nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier : on ne traîne pas un événement devant une cour d’assises. Nous refusons de laisser le gouvernement mener en notre nom cette stupide «guerre à la banlieue», aussi rentable soit-elle électoralement. Nous sommes lassés d’avance de cette mauvaise mise en scène. Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice.

Signataires : Pierre Alféri Ecrivain, Keny Arkana rappeuse, Miguel Benassayag Ecrivain, Rokhaya Diallo Militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange Chanteuse, Eric Hazan Editeur, Hugues Jallon Editeur, Serge Quadruppani Ecrivain, Benjamin Rosoux Tarnacois, Bob Siné Dessinateur, Jean-Marie Straub Cinéaste, Miss. Tic Artiste plasticienne, Rémy Toulouse Editeur, Dominique Tricaut Avocat, Antoine Volodine Ecrivain.

 

La vidéo présentée est détruite, verboten ! on a l’habitude.

 

Voici l’intégrale, en quatre morceaux, hébergeur oblige.

 

Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération

1e partie


Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération

2e partie


Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération

3e partie


Rokhaya Diallo et Robert Ménard, dans Ménard sans interdit, i>Télé, 23 juin 2010, à propos du manifeste de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel, publié dans Libération

4e partie

 

Les événements de 2007 en images

 

Mohsin et Larami

Mohsin et Larami


Auto-moto

Une moto, une auto

 

Il faut apprendre à lire, il faut apprendre à poser des questions.

 

 

 

Par lou - Publié dans : de maintenant
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /2010 00:03

 

La Contre-Réforme est un mouvement religieux.

 

GdeC a le sens du sacré.

Dans un esprit œcuménique, Des pas perdus se penche et se pense sur la doctrine.

Ruminances est un janséniste, il ne croit pas au progrès.

 

Lou n'a pas de croyances [note 1] et il pense le moins possible.

 

De méchantes langues diront : Les cotisations prélevées pour les retraites auraient dues être mises en épargne pour les cotisants.

 

Les imbéciles !

 

Des croyants ! Ils ont cru pendant des années que la vignette automobile, inventée en 1956 par Guy Mollet pour soutenir nos vieux, allait servir les personnes âgées, alors qu'il y avait tant de priorités humanistes dans le vaillant projet et le maigre budget de l'Etat : la guerre d'Algérie (aujourd'hui, on ne pourrait plus maintenir l'effort de paix, l'électricité va encore augmenter cet été), les ballets roses (1959 – les enfants, ça coûte), la bombe nucléaire (premier essai français : 13 février 1960).

 

D'autres imbéciles diraient : Il y a de l'argent !

 

Et les banques ? Hein ? Et la Grèce ? Hein ? Et les banques grecques ?

 

Quelques mauvais esprits évoqueraient le coût pharaonesque des hospitalisations nosocomialogènes, très tendance.

 

Lou, linguiste un jour, exaspérant toujours, ne parle que d'une escroquerie lexicale – ce qui ne mange pas de pain et ne rapporte rien --- le sens de la gratuité se perd, comme l'esprit fantassin.

 

 

Georges Lautner, Albert Simonin, Michel Audiard, Les Barbouzes, 1964

On entend :

Robert Dalban, l'agent conducteur du camion

André Weber, Rossini, le « fidèle Rudolph », secrétaire de Benar Shah

Lino Ventura, Francis Lagneau, dit « Chérubin », dit « Requiem » dans certains milieux

Noël Roquevert, le commandant Lanoix

 

Le marketing d'état entretient la confusion entre longévité moyenne et espérance de vie.

 

L'espérance de vie représente le nombre moyen d'années que peut encore espérer vivre un individu s'il reste soumis toute sa vie aux conditions de mortalité de l'année de référence statistique.

 

La longévité d'un être vivant est la durée de vie pour laquelle il est biologiquement programmé, dans des conditions idéales et en l'absence de maladie ou d'accident. Elle correspond à la durée de vie idéale d'une génération.

 

Concrètement, la longévité moyenne d'une vie est un leurre qui ignore l'histoire, l'espérance de vie est un pseudo-concept qui n'a aucun sens.

 

 

Quelques références

 

 

Données statistiques sur la démographie et l’espérance de vie (Définition de l’INSEE)

 

Espérance de vie en 2009 (Source : INSEE)

 

Etude de Rachid Bouhia  (Télécharger l’étude)

 

Inégalités sociales face à la mort

 

Variations de l'espérance de vie et de ses composantes

 

Dans les composant(e)s de l'espérance de vie, on retiendra :

_ la nourriture létale (n'en déplaise à Harpagon, il faut vivre pour manger et non pas manger pour mourir)

 

Assiette tous risques - Pièces à conviction - Télérama_fr

 

_ le développement de l'industrie nucléaire (dont la finalité ultime – on nous pardonnera cette licence prosaïque – est l'approvisionnement des militaires en combustible ; il y a encore des îles Marshall disponibles sur le marché)

 

AREVA - La Namibie, vers le développement d’un programme nucléaire

 

Les plantations d'éoliennes et de miroirs solaires, remplaçant les champs de tournesol qui couvrent notre paysage, constituent un nouveau leurre pour les alouettes écologo-bobo.

 

 

 

AREVA

En images

 

PLONGEZ DANS LA RICHESSE DOCUMENTAIRE D'AREVA

En images

 

 


 

[note 1] La foi n'est pas une croyance.

 


 

ANNEXE

 

Quelques images, pour vous remercier de votre attention.

 

Georges Lautner, Albert Simonin, Michel Audiard, Les Barbouzes, 1964 – bande annonce

 

Par lou - Publié dans : de maintenant
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /2010 00:01

 

Viré, Stéphane Guillon.

 

Stéphane Guillon, Le gouvernement et les Bleus,  même combat, Franϟϟe Inter, 21 juin 2010
 
Une malencontreuse erreur due à notre typographe, immédiatement licencié, s’est glissée dans le titre de notre article. Il fallait lire : Philippe Val est un emmanché. On aura rectifié.
 

Stéphane Guillon, Guillon guillotiné et Porte à la porte, Franϟϟe Inter, 23 juin 2010

 

 


Viré, Stéphane Guillon

 

Guillon guillotiné… et Porte à la porte !

Le 23 juin 2010 à 17h59

 

RADIO - Ce coup-ci, c'est fini : Stéphane Guillon a terminé sa saison de chroniqueur à France Inter par un billet au vitriol, très politique et applaudi par l'équipe de la matinale. Au même moment, le patron de Radio France, Jean-Luc Hees, annonce au “Monde” que ni Guillon ni Didier Porte ne seront reconduits l'année prochaine dans la grille de la matinale. Dernière minute : Didier Porte quitte lui aussi définitivement la station, sans passer par la case “Fou du roi” comme on le pensait…

 

« Par précaution, je voulais vous dire au revoir, et merci. » Stéphane Guillon subodorait que ce matin, il livrait sa dernière chronique aux auditeurs de France Inter. Du coup, il s'est une nouvelle fois lâché, comparant la bâche qui recouvre actuellement la Maison ronde à une burqa, appelant Philippe Val « l'ami de Carlita », expliquant que son départ n'empêcherait pas la cote de popularité du président de la République de baisser. Des applaudissements se sont fait entendre dans le studio à la fin de la chronique (ils ne sont plus audibles dans la vidéo ci-dessus).

 

Quelques minutes après, Jean-Luc Hees a confirmé dans une interview au Monde l'arrêt de la chronique, et même l'arrêt de toute pastille humoristique dans la matinale de France Inter (et donc l'éviction de Didier Porte et François Morel à cet horaire) : « L'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans. Je prends cette décision non pas sur une quelconque pression politique mais en m'appuyant sur des valeurs minimales d'éducation et de service public. Je considère que cette tranche d'humour est un échec. Elle a montré une grande misère intellectuelle dont je ne m'accommode pas. Il n'y aura pas de changement d'horaire ni de remplaçants. Ce qui ne fait pas rire à 7h55 ne me fera pas plus rire à 3 heures du matin. »

 

Mise à jour (12h15) : dans un communiqué envoyé à l'AFP, Didier Porte indique qu'il est licencié de France Inter. Il ne reprendra donc pas sa chronique du Fou du roi, ainsi qu'on pouvait jusqu'ici le penser. Pour sa dernière intervention dans cette émission, aujourd'hui à 12h10, il a terminé son texte (qui portait sur les retraites des sénateurs) par ces mots : « Je viens de recevoir une lettre recommandée de Philippe Val m'annonçant que j'étais viré, non seulement de la matinale, mais aussi du Fou du roi. Je remercie les auditeurs et vous-même, Stéphane, pour les dix années de bonheur et de liberté totale dont j'ai bénéficié ». Alors qu'il était chaleureusement applaudi, Stéphane Bern l'a assuré de son « soutien et de [sa] fidélité ». Bern a ensuite indiqué que ce licenciement était pour lui un « désaveu personnel, et qu'il en tirerait les conséquences ».

 

Mise à jour (13h25) : Invité (ou s'étant invité ?) dans le journal de 13h de France Inter, Jean-Luc Hees n'a pas mâché ses mots : « Y'a des limites à tout. Je ne pense pas que l'insulte et la grossièreté soient des valeurs que tout le monde partage. » Sur Didier Porte, il explique : « Je ne veux pas avoir honte. Le jour de la chronique de Didier Porte sur Villepin, je me suis dit c'est fini. Vous pensez bien que l'Elysée m'a appelé dans l'instant. Je ne peux pas tolérer de telles choses sur une antenne publique. J'assume, quelque soient les conditions de ma nomination ». Enfin, sur la déclaration de Stéphane Bern (lire ci-dessus), il dit : « Ça ne coûte pas cher de se déclarer solidaire 30 secondes. »

 

Mise à jour (17h) : Dans une interview sur LePost.fr, Didier Porte explique que dans sa lettre de licenciement, le motif invoqué est : « licenciement pour des raisons de modification des grilles ». Il prévoie d'attaquer Radio France aux prud'hommes.
 
[on corrigera les fautes...]
 

Remerciements à Homéo.
 
Par lou - Publié dans : de maintenant
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Lundi 21 juin 2010 1 21 /06 /2010 00:01

 

 

L'Equipe 19-06-2010

 

L’Equipe, le quotidien culturel et militant bien connu, rapporte quelques mots aimables de Nicolas Anelka à Raymond Domenech et tout le monde s’en prend aux malheureux : sélectionneur, entraîneur, joueur, des miséreux, oui ! Les journalistes sont bien payés, mais les autres ? Aujourd’hui, avec 3 millions d’euros, on n’a plus rien.

Avec le minimum vieillesse, non plus.

Mais ! Il faut choisir ! Vieillir ou jouer à la balle ! Au pied, pas à la main fatale irlandaise.

Un nouveau scandale.

Laissez-les jouer ! Laissez-les vivre !

C’est la crise.

 

Les Chevaliers Du Fiel, C'est la crise !, 2009 

 


Et quand la philosophie s'en mêle, chez Mezetulle, évidemment, ça prend une autre allure que chez le lou.
 

Par lou - Publié dans : de maintenant
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /2010 12:29

 

… et de mirages.

 

TUNISIE : Une terre de liberté d’expression

RSF avec le support de l’UNESCO a décrété le 12 Mars 2008 journée internationale pour la liberté d'expression sur internet. En cette occasion et dès le 11 Mars, "La Presse" a voulu mettre les points sur les "i" à travers cet article de Mouldi Mbarek dont voici un extrait :

 

Malgré une conjoncture internationale où les libertés régressent et se rétrécissent et où les crises se creusent et s’approfondissent, la Tunisie, grâce à la vision anticipatrice et novatrice de son Président qui a toujours su prendre rendez-vous avec l’Histoire, est aujourd’hui un centre régional et international d’affaires et de commerce, une terre de liberté d’expression et d’opinion et un pont de dialogue fécond entre les cultures, les religions et les civilisations.

Une page de Samsoum (not accessible in Tunisia), 11 mars 2008

 

Une terre de liberté…

 

Le site de Khanouff est interdit en Tunisie.

Khanouff01

 

A la lecture de sa page du jour, on comprend.

Khanouff02

 

Comprenne qui voudra.

 


Nous apprenons à l’instant qu’un site terroriste grave
 
  
Par lou - Publié dans : de maintenant
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires

Lou

  • : Libellus
  • Libellus
  • : Un bloc-notes sur la toile

recherche

syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés