du champ du signe

Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 22:21
Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 11:14

 

 

 

Shirley et Dino, la magie du spectacle

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 00:01

 
Paulo
connaît
le monde peuplé de crétins et d'aigrefins, de jocrisses et de ganaches dont parle Georges Palante dans Pessimisme et Individualisme, en 1914.

Il veut être libre comme est libre la caméra de Gérald.


 
Remerciements à Nyko qui nous l’a fait découvrir.

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /Jan /2010 00:01

 
Itchi Go, Itchi E, une rencontre, une occasion...

A vida e arte de encontro, la vie c'est l'art des rencontres, disait Vinícius de Morães.

J'ai passé l'essentiel de ma vie à vivre et provoquer des rencontres dont les traces concrètes sont inscrites dans le label Saravah et dans quelques films ou documents. Les rêves, les utopies, les émotions fugaces ne se sont pas évaporés car je pense qu'il n'est rien d'inutile le vent souffle sur chaque mot, chaque geste sans que l'on sache jamais où il les dépose...

Les idées se propagent comme le pollen et fécondent si elles portent en elles le germe de vie.

Pierre Barouh

Quelques rencontres.

Jacques Higelin, Areski Belkacem, Brigitte Fontaine, Lewis Furey, Carole Laure, Jean-Roger Caussimon, Pierre Akendengue, David McNeil, Nicole Croisille, l'Art Ensemble of Chicago, Naná Vasconcellos...

Comme le dit Pierre, les cultures ont des racines tellement profondes qu'elles se rejoignent au centre de la planète. Les orchestres de rue japonais deviennent proches des musiques populaires brésiliennes (album L'Amitié).

Pierre (Elie) Barouh, fils d'immigrés juifs turcs est né à Levallois le 19 février 1934. Il passe ses années d'enfance et de guerre dans le bocage vendéen.
Et puis, un jour, j'ai vu le film de Marcel Carné, Les Visiteurs du soir, avec la merveilleuse chanson de Prévert, Démons et merveilles. Ça a été un choc, une révélation.

Renoir, Vigo, Prévert, Mac Orlan, Brassens, Trenet (de Levallois).

Amoureux de la samba, il part pour le Brésil, vers Caetano Veloso, Gilberto Gil, Chico Buarque.

Il les rencontre à son retour, à Paris. Baden Powell. Retour au Brésil. Vinícius de Morães, Maria Bethânia...

En 1966, il est avec Claude Lelouch pour Un homme et une femme. Chabadabada, sur une musique de Francis Lai, ce n'est pas une phrase à seule fonction phatique, c'est le cœur amoureux qui bat la chamade.

Personne n'en voulait, Francis Lai, pourtant accompagnateur d'Edith Piaf, n'était qu'un petit accordéoniste niçois, alors vint Saravah... et après, seulement, la palme à Cannes.

Ecoutez Pierre, l'histoire de
Saravah.



Après, on m'a fait passer pour l'apôtre de la bossa nova, on m'a offert plein de fric pour adapter des chansons brésiliennes, mais j'ai toujours refusé par peur de les trahir. Cette musique est victime de la beauté de ses mélodies, on n'a pas toujours compris qu'elle est aussi portée par des poètes immenses.
[note 1]
  
Sarava est une formule de bénédiction, au Brésil, Pierre y a ajouté la dernière lettre de son nom.
 
J’aimerais vous parler de mon amour de la samba, comme un amoureux qui n’osant pas parler à celle qu’il aime, en parlerait à tous ceux qu’il rencontre.
 
Vinícius de Morães, Baden Powell, Pierre Barouh, Samba Saravah, 1998

Moi qui suis peut-être, je dis bien peut-être, le français le plus brésilien de France, j'aimerais vous parler de mon amour de la samba
, c’est ainsi que Pierre Barouh présente la Samba Saravah et Vinícius de Morães, auteur de cette chanson et, comme il le disait lui-même, le blanc le plus noir du Brésil, et sans oublier Baden Powell pour la musique.
[note 2]
 
Pierre Barouh, Francis Lai, La Bicyclette, 1977
 
Pierre Barouh et un clown de rencontre, Contrôle d'identité sur le chemin du Café du Siècle
 
Daniel Lavoie, Pierre Barouh, Maïa Barouh, Boule qui roule, 2004
 
Pierre Barouh, Raymond Lesénéchal, Les Ronds dans l'eau, 1965
 
Pierre Barouh, Jean-Pierre Mas, Ovalie, 2006 - pour Mezetulle
 
Pierre Barouh, Maïa Barouh, Daltonien, 2006, lu par Océane


Daltonien

L'expliquer sert à rien

Car seul peut le comprendre

Sans erreur

Un autre daltonien

Et l'on parle pour rien

Daltonien

Cela te va très bien

Toi qui ne veux dépendre

Des couleurs

Désignant les humains

A qui tendre la main

Jaune et noir rouge et blanc

Vraiment c'est étrange

Comme tout s'arrange

En les confondant

J'ose y croire c'est troublant

On change de cap

Quand un handicap

Calme nos tourments

Daltonien

Doit-on le déplorer

Ce n'est qu'héréditaire

Pas moyen

Alors de propager

Les vertus évoquées

Daltonien

Il te faudra semer

Dans le pré des chimères

Quelques grains

Attendre et espérer

On peut toujours rêver

On peut toujours rêver

Pierre Barouh a sa place parmi les musiciens du Brésil et mieux encore pour le film Saravah (1969), une heure et demie d’images et d’enregistrements rares, avec Baden Powell, Maria Bethânia, Joao da Bahiana, Pinxiginha, Paolinho da Viola. Le DVD est parfois disponible dans le commerce courant et toujours en prenant contact avec Saravah.
Le 1er décembre 2006, Pierre Barouh donnait un concert aux Herbiers, dans son théâtre, en Vendée, et concluait ainsi : je n’aime pas les choses qui ont un début et une fin, je préfère chanter une chanson de moins qu’une chanson de trop...

___

 

[note 1]


L'exercice est périlleux, quand on ne connaît pas un mot de portugais. On s'y est risqué naguère sur un forum consacré à la bossa nova. Ce n'est pas du juxtalinéaire, ça se chante, avec des élisions là où il faut.


Chico Buarque, Tem Mais Samba

Tem mais samba no encontro que na espera
Tem mais samba a maldade que a ferida
Tem mais samba no porto que na vela
Tem mais samba o perdão que a despedida
Tem mais samba nas mãos do que nos olhos
Tem mais samba no chão do que na lua
Tem mais samba no homem que trabalha
Tem mais samba no som que vem da rua
Tem mais samba no peito de quem chora
Tem mais samba no pranto de quem vê
Que o bom samba não tem lugar nem hora
O coração de fora
Samba sem querer

Vem que passa
Teu sofrer
Se todo mundo sambasse
Seria tão fácil viver

 

...Samba...


Samba c'est comme une rencontre
Samba c'est le mauvais coup reçu
Samba c'est quand tu rentres au port
Samba c'est le pardon et non l'oubli
Samba ce que disent tes mains
Samba la terre c'est pas la lune
Samba pour tous ceux qui travaillent
Samba ce qui vient de la rue
Samba au moment où tu pleures
Samba les larmes dans tes yeux
Samba n'a pas de lieu ni d'heure

Ouvre ton cœur
Et viens danser

Laisse aller laisse
Ta tristesse

Si on dansait tous la samba
Ça irait mieux va la vie va

---

[note 2]

 
Vinícius de Morães, Baden Powell, Samba de Benção, 1970
 
Par Océane, Alf, Lou - Publié dans : du champ du signe
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 12:00

 
Paris vu par...

... Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Eric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol - en 1965.

Eric Rohmer et Philippe Sollers qui ne connaît pas la taille de son pyjama et, en guest star, le parapluie.

[*]





Nous vous avons déjà offert une traversée de Paris.

Pour Mélanie, qui fait son jogging au bord des pistes en Croatie quelquefois, une contre-leçon de conduite - même si la Enzo est de nature un peu vive... Le son est d'origine, on reconnaîtra le son Ferrari, celui du rendez-vous de Lelouch - à la post-synchronisation.



[*] toléré sur Youtube, probablement en raison du sous-titrage en anglais - ici redécoupé pour des raisons overbloguiennement techniques ; nous ne saurions trop vous recommander d'acquérir le DVD, longtemps attendu : six chefs-d'œuvre LLLLL ; nos préférences : Jean-Daniel Pollet, pour les sensuels du spaghetti, Eric Rohmer, pour l'art du parapluie ; Jean Douchet et Jean Rouch sont eux-mêmes, roués/rusés au scénario et à la caméra, Jean-Luc Godard est dans sa quintessence et nous sommes reconnaissant à Claude Chabrol de sa leçon de mathématiques et de son jeu sur les mots et les images - La Muette !
 
Par lou - Publié dans : du champ du signe
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