Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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pour mémoire

Survival

 

Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 22:33

11 novembre 2008

[suite à un arrêt de travail presque ininterrompu depuis huit semaines de notre personnel technique affilié  à F.O. (FranceTelecom Orange), nous ne sommes pas en mesure de déposer nos hommages aux pieds du phallus de Douaumont, comme il siérait]



Apportons notre gerbe !

Définitions.

gerbe
[...]
Artill. Ensemble des trajectoires parcourues par les projectiles lancés sur un même but dans les tirs successifs d'une même pièce.
Le Petit Robert, éd. 1973

la gerbe
 locution nominale - féminin ; singulier
action de vomir de dégoût (vulgaire)
     • quand je vois ça, c'est la gerbe 
Collection Microsoft® Encarta® 2003

Nous vous prêtons le pouvoir de l'imagination que s'accordait le narrateur de la pension Vauquer au temps de sa misère.
Pendant plusieurs années, j'ai lu ces mots charbonnés sur la surface patiente du stuc : Ici un revêtement en marbre de Paros, etc.
Léon Gozlan, Balzac en pantoufles, Horizons de France, 1946

Ici, un lecteur

 

affichant : Georges Brassens, La guerre de 14-18.

A défaut, les mots, sur
Paroles.net
Affichage des Paroles provisoirement suspendu
Plus aucun texte ne sera disponible sur Paroles.Net tant qu'une solution de rémunération des Auteurs
ne sera pas trouvée avec les Éditeurs ou la CSDEM.
Le webmaster
29/10/2008

Ah ! c'est chouette le liberali♫me. Fermer Paroles.net ! très fort !! et ce n'est pas de la poudre aux yeux [voir infra] !!!

Tiens,
eux ils ne sont pas encore rayés de l'histoire

Georges Brassens, La Guerre de 14-18

Depuis que l'homme écrit l'Histoire
Depuis qu'il bataille à cœur joie
Entre mille et une guerr' notoires
Si j'étais t'nu de faire un choix
A l'encontre du vieil Homère
Je déclarerais tout de suite:
"Moi, mon colon, cell' que j'préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis
Que je m'soucie comm' d'un'cerise
De celle de soixante-dix?
Au contrair', je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Je sais que les guerriers de Sparte
Plantaient pas leurs epées dans l'eau
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux
Leurs faits d'armes sont légendaires
Au garde-à-vous, je les félicite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout à fait déçu
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens, elle ne vaut guère
Guèr' plus qu'un premier accessit
Moi, mon colon, celle que j' préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Mon but n'est pas de chercher noise
Au guérillas, non, fichtre, non
Guerres saintes, guerres sournoises
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chos' pour plaire
Chacune a son petit mérite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Du fond de son sac à malices
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une, un vrai délice
Qui me fera grosse impression
En attendant je persévère
A dir' que ma guerr' favorite
Cell', mon colon, que j'voudrais faire
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit

Ou bien -
- Je suis la guerre civile, je suis la bonne guerre
Henry de Montherlant, La Guerre civile,1965

Ici, un lecteur

 

affichant les images de Douaumont, aujourd'hui.

Le chanoine de Latran
(tenant fermement une réplique de l'ossuaire)
arrive avec un quart d'heure de retard, l'émotion, les larmes, les bouchons et puis Henri relisant Son discours.
Oui, les larmes qui perlent à Son nez... comment expliquer autrement ces frottements réguliers des narines ? de la poudre au nez ? non ! malveillants !! c'est le cœur des Français qui saigne !!!
Pendant ce temps, Carla, dont nous vénérons le culte, balance vers la gauche ses mèches rebelles, [arborant] sur sa redingote grise le bleuet de France – lefigaro.fr, 11/11/2008 (c'est vrai que le gris, ça va avec tout, les Autres préfèrent le coquelicot, en plastique aujourd'hui, nous précise Transe2 avec élégante pertinence – il manquait les roses blanches et Berthe Sylva… à ce propos, il nous a été rappelé que le président est autorisé à passer les feux tricolores au rouge et à dépasser le 130 km/h sur les départementales, on voit bien là que le retard, c'était l'émotion).
Des comédiens amateurs ont endossé un rôle de composition pour une saynète :
_ et ça vous fait quelle impression de porter l'uniforme allemand ?
_ oh… ben… ça fait pas de différence.
Les enfants de l'école ont rédigé des lettres de poilus imaginaires, manière de se préparer à la prochaine.


Enfin, Pétain est réhabilité, le héros de Verdun, le grand humaniste qui a réparé les erreurs techniques de Nivelle.
Préférant mettre en œuvre des solutions de bon sens plutôt que des mesures répressives, il limite autant que possible le nombre d'exécutions
Collection Microsoft® Encarta® 2003

Un Saint qui, le 17 juin 1940, a fait don de sa personne à la France, en viager, jusque dans sa 95è année.
Un bel exemple pour notre jeunesse.

Un 11 novembre poilu comme nous n'en avions jamais vu.

Nous étions à la terrasse d'un fameux bistrot au nom d'un frondeur sur les Champs-Elysées et nous attendions la revue... délocalisée... heureusement, notre hi-tech-phone nous a permis de suivre Transe2 en direct.

Pensons au mois de mai - 1945, natürlich... où vous croyez-vous ?!

Ici, un dessin d'
Alf 

 


[en clair : Lou n'a jamais connu son grand-père maternel, il était revenu des tranchées en 1918 (le premier fiancé de sa grand-mère y était resté), un peu gazéifié, il a tout de même eu le temps de connaître jusqu'en 1942 l'épisode suivant de la der des ders, alors, laissons en paix les peuples, les familles qui viennent se recueillir sans les clairons, les enfants qui ont des devoirs d'histoire - ce qui implique de la mémoire]

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commentaires

lou 12/11/2008 22:50

Monsieur Kiki, je partage votre mémoire, je n'ai connu que les trois derniers incidents que vous évoquez :_ du 22 au 28 mai 1871, c'était le temps des cerises et des Prussiens, nos alliés tardivement ralliés, comme Brassens l'a raillé_ 17 octobre 1961, Papon les mains sales (Didier Daenninckx, Meurtres pour mémoire)_ 8 février 1962, Charogne Papon encore là, le métro n'était déjà plus très sûr_ 6 décembre 2006, Killing an arab is a gameEt mon ityphallique ossuaire tombe en quenouille devant vos simples cinq lignes alignées.Merci de votre fidélité.Je prends soin des frères et cousins d'Escargolio, on ne peut pas sauver tout le monde :/

Mr Kiki 12/11/2008 21:24

La mémoire est un drôle de truc Monsieur Lou.C'est marrant, à chaque fois qu'on me demande de me souvenir de ceux qui sont mort pour la patrie, je me rappelle également de ceux qui ont été tués par elle. Ceux de la semaine du 22 au 28 mai 1871, ceux du 17 octobre 1961 et 8 février 1962, celui du 6 décembre 2006... Pas de commémoration nationale (devoir d'oubli ?). Moi, je me souviens, c'est tout.A bientôt.

lou 12/11/2008 17:31

Oui, je suis allé, au pas d'un sénateur, lire tes ?Pour Boby, tu trouveras peut-être dans ta médiathèque Tirez sur le pianiste de François Truffaut. Boby tient un petit rôle sur la scène du piano-bar où le pianiste (Charles Aznavour) exerce son 'art'. Comme le chanteur n'est pas très clair, la production a demandé de couper la scène : Truffaut a maintenu son film et sous-titré le Boby :)))

 


 
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