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Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /2008 18:59

En chantant en écrivant.

 

Jacques Higelin, Je chante in Higelin enchante Trenet

Notre ami G.T. propose un recueil de vingt chansons qui ont marqué le XXe siècle.

Un jeu qui s'apparente à celui pour lequel on choisit le livre unique à emporter dans une île déserte ou sur un nuage, pour l'éternité. On retiendra le dernier petit roman à la mode et on ne l'ouvrira plus après l'avoir survolé deux ou trois fois, ou bien le classique chic – "cette année, à la plage, je relis la Recherche" : si on l'a jamais lu, une fois qu'on connaît le coupable…

Lisons G.T.

S'il fallait, pour les générations à venir, résumer le XX° siècle en chansons... voilà le casse-tête dans lequel je me suis lancé et que je vous soumets.

20 chansons importantes, symboliques, novatrices, essentielles et particulièrement réussies. Des reflets d'une époque et de la musique de leur temps. Beaucoup de chansons engagées... non pas parce qu'une chanson engagée serait, par essence, meilleure qu'une autre, loin de là... suffit pas de parler d'un événement fort pour faire une bonne chanson, ça se saurait.

Qu'est-ce qu'une vraie grande chanson, finalement... c'est une chanson qui sort de son cadre. Qui transcende son sujet, le genre auquel elle appartient, la "communauté" dont elle est issue, pour toucher à l'universel. Une chanson qui symbolise mieux que toute autre l'esprit d'une époque, mais sait résister à 'épreuve du temps. Une chanson qui ne se limite pas à une mélodie imparable et un rythme entraînant, mais nous dit quelque chose de fondamental sur le monde (ou sur un monde) et sur son art. Difficile d'être tout ça à la fois, mais quand elle est un peu de tout ça, ou quand elle porte à la perfection un de ces éléments, on sait qu'on est face à une très grande chanson.

Nous l'écoutons avec plaisir.

Cependant, malgré l'originalité des titres, plus que celle des auteurs, compositeurs, interprètes, les vingt chansons nominées reposent à l'ombre de la même bannière étoilée – même Kurt Weill part aux Etats-Unis en 1935, Bertolt Brecht, son compagnon pour L'Opéra de quat'sous, en 1941 (en 1947, il rejoint la Suisse, comme tous les rebelles).

 

Notre éclectisme rebelle nous entraîne vers d'autres choix.

 

Choix esthétique : Jacques Higelin, Alertez les bébés – comme un air d'aujourd'hui.

Choix historique : André Dassary, Maréchal, nous voilà ! - une chanson qui symbolise mieux que toute autre l'esprit d'une époque.

Choix flonflon de tous les temps et de tous les pays : Claude François, Comme d'habitude + Frank Sinatra, My way – cité par G.T. qui a bien (des) raison(s) de rendre hommage, comme nous le  faisons, à la Cosa Nostra mieux portée, à c't'heure, à casser l'internet plutôt que la banque ou le casino.

Premier choix : Rosalie Dubois, L'Internationale (version intégrale) - un poème écrit par Eugène Pottier pour la Commune de Paris, sur l'air de La Marseillaise - la partition aujourd'hui connue a été composée par Pierre Degeyter en 1888, mais c'est en 1904 que L'Internationale devient le chant des révolutionnaires, une chanson française du XXè siècle, par anticipation, qui a fait le tour du monde, du Potemkine aux studios d'Hollywwod sous l'égide du sénateur McCarthy auquel nous devons le retour de Bertolt Brecht en Europe et l'exil de Charles Chaplin en Grande-Bretagne, où il crée en musique deux petits chaussons de dix mille lieues, sur des paroles de Jacques Larue, encore un Français, auteur notamment de Si tu vas à Rio, et de Marianne dans un 45 T d'Henri Salvador, Dans mon île, une chanson qui a donné à Antonio Carlos Jobim l'idée de la Bossa nova.

 

Sur l'Atlantique, d'une côte à l'autre, un peu plus au sud.

 

Vinicius de Moraes / Baden Powell, Samba da Benção, une bénédiction révélée par Pierre Barouh dans sa Samba Saravah qui a fait le tour du monde avec Un homme et une femme, le film de Claude Lelouch.

Vinicius de Moraes / Antonio Carlos Jobim, The girl from Ipanema, interprété ici en 1963, par Stan Getz / João Gilberto / Astrud Gilberto, un thème repris au cinéma, notamment pour Orfeu Negro de Marcel Camus en compagnie de Vinícius de Moraes, Luis Bonfá et Antonio Carlos Jobim, et, plus tard, par Frank Sinatra.

Taggiu Naa Mbaar Njaay.

[l'orthographe n'est pas fixée, le wolof est une langue orale]

Nous ne disons pas que cette chanson a fait le tour du monde en un siècle, seulement ils font bien mieux avec leurs calebasses que les étoiles qui envahissent nos tréteaux, awards et décibels avec leurs casseroles hyper-tech et simplement, c'est notre patrimoine, notre humanité, notre culture sur une boule qui roule dans l'infini.

[ce juke-box s'inspire de l'idée de G.T.-art-rock : dans le cadre du Mood Organ Playlist, il s'agit de proposer une humeur (du moment) à écouter]

 

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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