
Vendredi 3 avril 2009, 11 h 27
Le safari commence. Polly Lou arpente le territoire à la recherche de talents (comptez 18.000 sesterces pour un talent, selon le marché du
jour).
11 h 59
Le casting. Les petits coffres sont impitoyablement rejetés à la jungle.
12 h 15
Il reste huit coquins en coquille et pour eux, l'aventure… continue !
12 h 32
Le maquillage – ou plutôt le démaquillage, tout le monde à la douche pour effacer l'opercule hivernal.
13 h 22
Installation au Château.
13 h 57
L'audition devant Polly Lou qui réunit à lui seul les qualités vocales d'un régiment de bananes, la sainteté éponyme d'un clerc, l'humour d'un
manœuvre amblyope qui avec ses lunettes noires n'entendrait plus sa canne blanche et la sagesse tantrique de Dédé le Lyonnais.
15 h 02
La régie est à l'oeuvre.
Décor, support, lumière.
L'aventure peut commencer.
[le work in progress auquel vous êtes conviés a été réalisé sans aucun trucage]
Présence Pitchounette, Magenta, jaune, cyan, tempera, 2009, coll. part.
Dans ce détail de l'œuvre, on remarquera avec quelle finesse deux maîtres ont apposé leur signature sous la forme d'autoportraits.
Là, dans une figure de Polly Lou, vers la droite, ils rendent hommage à leur mécène, dans la tradition.
Aucun escargot n'a été maltraité au cours du tournage
Voyez-les guillerets rejoindre leur nid !
Remerciements
Bio65, la farine des petits dont les grands sont friands
Bourgeois & Lefranc, artisans d'une gouache comestible
Canson, pour son support indéfectible de chaque instant
Nikon, le Nippon fripon de l'intimité
Et
Henri Le Guano dont l'absence précieuse
nous a épargné de chier une merde
Special Thanks
Franquin et l'aimable autorisation qu'il n'aurait pas manqué de nous donner pour reproduire ses dessins de génie
Monsieur Kiki qui nous a accompagné par le cœur et la plume
Enfin
Tous les finalistes qui ont permis la production de ce chef-d'œuvre
Libellus est distribué par Over-Blog
+++
Pour une lecture approfondie de l'œuvre, cliquez
C'est magnifique, indolore et gratuit.
Scribulations, où l'on retrouve Lou
ceci dit, à défaut de passer (de nouveau?) pour un esprit chagrin... la séance a commencé à 15h02 (merci pour ce judicieux renseignement, tout comme les préparatifs) mais j'aurais, non, nous aurions aimé savoir à quelle cette dernière s'est terminée. En vous remerciant.
;-) :P
quel talent
Ce qui m'a étonné, ce sont les deux autoportraits – la figure de Lou est plus délicate à percevoir. On trouve des choses aussi étonnantes chez les chats peintres. Un article pourrait leur être consacré sur Libellus – mais il n'y aura pas de création in situ, chez Lou : comme on le verrait, c'est un peu compliqué… nous maintenons notre programme, le regard des chats nous permettant de parler de Baselitz que nous avons brièvement évoqué et de la chambre noire (comment une chambre noire voit). Pour le moment, nous en sommes à la chambre claire, dispositif de décryptage du deuil.
L'œuvre était dans son état définitif au moment où il faisait encore bien jour. Les dernières photos, prises après nouvelle douche et câlin, le montrent.
Pour le titre, j'attends une question – j'aimerais autant une proposition en éclairage, et il y a quelques autres éléments qui ne sont pas sous-titrés.
Merci de ton hommage, merci pour eux.
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ça doit donner un truc comme ça .....si je vous artistique le temps que je mets à penser à ce que je vais dire...........
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ou faire..........................
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je sais pas ^o)
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Fantastique Monsieur Lou !
J'en ai rêvé et vous l'avez fait. Félicitation à vos protégés. Le portrait de Lou est très réussi.
Vous avez remarqué ? Il ont rendu hommage à votre ENORME talent qu'ils ont symbolisé ici par un dessin d'éléphant.
(Regardez bien, le dessin y est. Je n'ai fait que renforcé le trait. Je jouais à ça avec mes enfants sur les peintures qu'ils faisaient quand ils étaient en maternelle. )
Oui, Monsieur Kiki, c'est évident ! comme une image d'Epinal… à la Chagall.
Je ne résiste pas à vous faire découvrir un autre animal qui dessine :
http://www.youtube.com/watch?v=He7Ge7Sogrk&feature=related
Homéo, merci pour ce lien, c'est intéressant et spectaculaire, mais ne s'agit-il pas de dressage ? d'un formatage du geste, et non de la liberté laissée au regard, comme pour les chats peintres. Nous y reviendrons.
http://www.youtube.com/watch?v=He7Ge7Sogrk&feature=related
[toujours un problème avec l'inscription de liens actifs ? lol]
chéquoi ?
Avant, quand j'entendais à la télé parler de foot, matchalé matchalé ....
Je comprenais pas.
Match retour je comprenais
J'ai mis du teeeeeemmmmps ......................
Je viens de trouver ce que je voulais dire : que c'est une sympa activité de printemps : )
Idothée : bonne fin de parcours hivernal, fait ce qu'elle peut pour faire moderne, doit travailler plus – pour l'honneur
déchapintre ?
on écrit "dchap1tr"
chéquoi ?
on écrit "chekwa" ou mieux "Ckwa"
Avant, quand j'entendais à la télé parler de foot, matchalé matchalé ....
Matchale ? on ne connaît pas ce butor.
Je comprenais pas.
Match retour je comprenais
Epargnez-nous vos impudicités, mademoiselle !
J'ai mis du teeeeeemmmmps ......................
Commentaire à recaler sur Darwin.
[on n'est pas dans la Tagalou]
Je viens de trouver ce que je voulais dire : que c'est une sympa activité de printemps : )
On écrit, chez Lou, " une s1paktiviT", et là, c'est presque vrai. Dans le groupe des huit, il n'y en avait qu'un qui était réveillé, nous ne sommes qu'en avril. D'après notre observation de ce jour, il semble que le réveil des sept autres ait sonné le clairon pour tout le cheptel. En ce matin des Rameaux *, il pleuvait légèrement, temps doux, il y avait plein de mastodontes sortis du nid, ceux que nous aurions choisis, des petits gris banals devenus des grands noirs striés comme une cravate de Jean-Pierre Foucault.
C kan kon ekri ensembl dan 1 contrinT maniR "un paragraphe avec mademoiselle, Jean-Pierre Foucault, mastodonte, rameaux, clairon" ? **
* c'était à Saint-Savin, le temps du retour n'est-ce pas… il paraît qu'à la télé j'étais coupé, je veux dire bord cadre gauche – et si on ne voit pas la face gauche de Lou, on peut se méprendre
** les scribulations d'Idothée et autres commères et compères, c'est ICI – elle a un nom de plume ---
--- sur Libellus, vous ne croyez pas que Lou s'appelle Lou dans la vie factice, administrative kwa !
Certainement un mastodonte de la télé.
Mais mademoiselle s'en fiche. En l'occurence, là, mademoiselle c'est moi (il faut bien que je case cette contrainte là quelque part). Elle se fiche de Jean-Pierre et de tout ses petits rameaux sans charme qu'il a semé et qui animent diverses émissions télé. Dents blanches et bien peignés.
En ce moment, elle a un faible pour les mastodontes de la musique. Elle craque pour Nick Cave, Shane Macgohan et Tom Waits.
Piano, banjo,guitare saxo et clairons.
Ouf, me manquait que le clairon.
Je m'en vais capturer les premiers petits moucherons qui volent sur mon balcon et les convier à un atelier d'art appliqué pour oublier cette fausse note dans ma journée que fut l'apparition de Foucault.
J'emmène mademoiselle.
Dents blanches et bien peignés
Tu veux écrire bien peignées, pour l'accord, ou tu fais du cut-up comme Lou ?
Oui, ça, c'est l'écriture d'Idothée ! et il y en a un peu plus dans Scribu dont j'ai donné le lien.
Mademoiselle, chapeau !
Manu Katché
[pour une fois, je signe de mon nom]
Au fait, c'était quoi le sujet ? et on dira encore que Lou fait digresser les commentaires !
C'est vrai j'ai presque tout Nick Cave et Tom Waits, je vois qu'on surveille mes coms chez G.T., et un paquet de Mozart avec de la musique tibétaine, pour les chats.
je ne vais pas si G.T mais je vais y aller : )
Tu seras gentille avec Bernard…
Bon, y z'ont déconnecté…
Difficile à suivre.
A demain, peut-être.
Oui, Alf, ce n'est pas bien visible dans la reproduction. Albert C. Barnes avait bien raison de refuser tout cliché de sa collection, sauf en noir et blanc, pour mémoire.
Pourtant, dans la figure située à droite du détail, on reconnaît Lou, le regard et les oreilles de chat.
Et Monsieur Kiki a trouvé, tout à gauche du tableau, une autre figure de Lou, abandonné, un peu lascif. Je ne l'avais pas vu, pas plus que l'éléphant qui est bien là.
C'est une œuvre complexe qu'on ne découvre qu'avec patience.
Présence Pitchounette, fidèle à sa tradition pour ce comeback inespéré, s'est refusé à tout interview.
Des temps de vaches maigres ?
Une période de dépression aigüe ?
Ou il t'a rendu un service autrefois et t'as pas pu refuser ?
Parce que, à chaque fois que j'entends Cabrel, j'ai une brusque envie de devenir sourde :s
Sauf lorsqu'il se prend pour un taureau dans l'arène et encore, là, a-t-il compris vraiment combien c'est beau, fort et vivant de risquer sa vie dans le soleil ?
C'est vrai qu'on peut aussi risquer sa vie en plantant des clous dans les planches de bois d'une cabane. Mais bon ...
Idothée, merci, tu ne sais à quel point.
[Francis Cabrel, ça fait près de 25 ans… et puis, c'est très bien, il n'y a pas que Rap around the clock dans la chanson :)]
Je cherchais depuis quelques jours ce que l'œuvre de Présence Pitchounette me rappelait, plus près que Chagall. En parcourant le parcours de Manu Katché, j'ai aperçu Joni Mitchell !
Clic !
Joan Mitchell, Untitled, 1958
Joan Mitchell, Untitled, 1959-60
Très cher, votre effort de promotion sur les vibromasseurs a été fort apprécié à la DCRI. Michèle vient de me dire que la vôtre est en bonne voie, confidentiellement vous pourriez même avoir prochainement le pompon.
Yueyin,
Au temps de la divine, 18.000 sesterces valaient 1 bon talent bien pesé, aujourd'hui, les balances sont parfois tarées ;)
Et 'Présence Pitchounette' ? Allons, c'est tellement transparent…
Des choses cachées depuis la fondation de Présence
ICI ;)
Alors, après l'Art Brut, voici l'Escarg'Art (avec l'aide de Mr Kiki, bien sûr...) ?
Heureux, Turquoise, de t'avoir fait découvrir William Wegman. La connaissance des chiens est très utile aux chats. Si les chiens voulaient bien faire un effort pour mieux connaître les chats, on n'en verrait plus se démener dans leur jardin ou leur courette avec un greffier accroché sur leur dos. En effet, un chat n'attaque jamais, c'est pourquoi il n'y a pas de chats policiers (Jacques Prévert).
Les commentaires, au moins en ce moment, sont décousus de fil blanc.
Est-ce que je ne viens pas de répondre à notre échange chez toi ?
Idothée continue son œuvre d'écriture d'un espace de jeu à un autre, dans l'esprit de Lou.
Quant à "securite", nous gardons précieusement son commentaire (et son IP – il n'a pas décroché assez vite et je n'en dirai pas plus, lol) qui a le mérite de faire un contrepoint minimaliste aux messages logorrhéens de Lou, en une phrase d'un seul mot.
[Idothée, on se fait un petit § à la "securite" ?
Etre ?
Disparêtre ?
Honneur ?
Lâcheté…
Suicide ?
Rêver…
Peut-être.
Ha !
Clakonachope]
(entendu, Lou n'est pas un coureur de fond, mais l'autre, s'il avait lu les stances de Rodrigue, il nous aurait épargné son couplet manière Bashung * "chaispas chaispas chaispas")]
Le projet de Libellus n'est pas d'être lisible, mais d'être lu et ça plane, pour moi, parce que, vous, vous vous préparez des migraines et des nerveuses brèquedaounes.
;)
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* Nous rappelons que malgré une incompréhension aussi localisée que les brouillards matinaux dans les annonces météorologiques, Bashung est dans notre cour des grands, avec Carl Orff (quand on a mauvais goût, autant être cohérent), et nous conseillons Bleu Pétrole (version format dvd, avec un dvd en plus) dont les finesses poétiques et musicales ne se dévoilent pas en un clin d'oreille.
Oui, il y a bien un chat "roux" dans une doudoune bleu, mais ce n'est pas Lou… enfin ce sera un lot de consolation pour le soussigné Lou dont la photo a été refusée, comme quelques autres, avec la tienne, pour manque d'uniformité dans l'ensemble, ce qui est un argument nécessaire pour une action contre l'uniforme imposé aux femmes en Afghanistan… et ailleurs. Après tout, en France, on refuse bien aux jeunes filles la liberté de porter un foulard – nos grand-mères portaient fièrement leur coiffe, alors que les gars ont droit de couvre-chef, même de passe-montagne, la cagoule quoi !
Brèfle…
L'hommage ? Ah oui ! Tu me donnes l'occasion de mettre au clair le thérondelle. On connaît surtout le Coca rondelle, qui met le prix du citron à parité avec celui de la truffe. La rondelle ne doit pas excéder l'épaisseur du jambon dans un Paris-beurre. C'est transparent, là ? Oui, les tranches aussi sont transparentes, tout un art, c'est la main-d'œuvre qui coûte, et les charges !!!
Je ne serais pas étonné qu'à La Marquise de Sévigné (d'où le métro "Madeleine", le thé et la madeleine en rab), on fasse à c't'heure du thé avec une "rondelle" de citron, et j'ai encore pourtant une immense capacité d'étonnement :)
Les chats "roux" sont dits "jaunes", j'en ai un, parmi les huit, il s'appelle Chan (prononcer : tchan), le "zen" en chinois – c'est un jaune d'une rare gentillesse avec humilité.
et j'adore aussi "matchalé matchalé" ^^
Moi aussi, Arbobo, je suis fan d'Idothée, une grande (1 m 72, en ballerines).