Partager l'article ! Adoptez un Afghan ! – à moins d'être un fort en gueule ou très sûr de soi, édition limitée Mél: nan, ils sont sur la défensi ...
nan, ils sont sur la défensive, des gens du ministère (force, loi , pouvoir...) leur demandent des trucs incroyables , ils sont plusieurs (et les femmes seules) et leurs "victimes" répondent en
fonction du surréalisme de la situation : prudemment mais, quand même, négativement (mettez vous à leur place et imaginez votre réaction ... l'indignation vient souvent après coup ...mais sur le
moment à moins d'être un fort en gueule ou très sûr de soi , on temporise, on calme
Mél, lundi 12 octobre 2009, 22 h 54
mettez vous à leur place et imaginez votre réaction
Je reviens à mon banc, j'imagine ma rédaction.
On peut pas les laisser là…
Boutentrain : Bonjour Madame [erreur fréquente due aux cheveux longs très vaguement brushés de Lou], Monsieur Boutentrain, Monsieur Zonard, nous travaillons au ministère de l'immigration et de
l'identité nationale, il a fallu fermer la jungle de Calais au prix d'une saisie, on va dire, de 275 migrants, la majorité Afghans, le temps que leur demande d'asile soit examinée, afin qu'ils
puissent bénéficier de droits sur le sol français, ce que nous avons imaginé avec Monsieur Beßhön, c'est que nous pouvions leur offrir un hébergement de fortune, on va dire, chez
l'habitant…
Zonard : On ne peut pas les renvoyer chez eux parce que leur pays est en guerre, on ne peut
pas les tuer parce que… y a toute une population de gauche qui ne comprendrait pas, vous savez comment ils sont, et nous avons décidé d'agir, d'en faire quelque chose de ces gens-là, et on ne
peut rien faire tant qu'ils sont Afghans, il faut savoir que les seuls Afghans qui aient le droit d'être en France, c'est l'ouvrier, les ouvriers Afghans…
Boutentrain : Nous leur proposons de devenir réfugiés de compagnie qui ont quasiment le même
statut qu'un animal de compagnie, les animaux bénéficient de la Déclaration Universelle des Droits des Animaux… San Ji ! Jawad !... c'est 3500 € de crédit d'impôts…
Lou : oh ben là, vot' affaire, quèqu' no va en faire ? no z'a jamais payé à l'impôt à
c't'heure no z'adjà les trurq' dans sa cave y coudent pour m'sieur laguerfel et no z'y donne des racin' eud'pissenlit toujou ça qu'no bouff'ra pas y prendra ben un café a'c un' goutt' la
rinchett' ça y z'y touch' pas c'est la r'ligion là vos machins quiqu'c'est y peut ben les tuer no fait pas d'politiqu' ben y s'enr'vient il a pas pris son café oh ben chteu là c'est 'core des
r'ligion hé la patronn' vins don vèr les parisins ça court à sa cacatt' ça n'a pas d'boyiau… hé henri que j'te cause quiqu'tu fais tout' seul' t'a pus assez des trurqu' son café no va
l'faire…
[plus tard]
La Zôtrequicomprend : Oui, d'accord… oui, je comprends le principe…
[encore plus tard]
Le Zôtrequinecomprendpas : Attendez, je vais appeler le président de l'association qui
s'occupe des Afghans et je vais lui expliquer ce que Monsieur Beßhön fait, je vous promets, vous allez avoir toutes les télés du monde…
[le retour]
Boutentrain : … un enclos…
Lou : … oui, mais pour deux, c'est trop juste…
Boutentrain : … mais, Monsieur, une niniche leur suffit…
Lou : … non, c'est pas ça, deux c'est trop peu, j'ai 170 hectares dont 70 barbelés, je les
ai eus aux domaines quand ils ont liquidé l'Etamat, pour faire une colonie de vacances, mais il y a encore les baraquements, c'est mieux que des niches, et les miradors, la clôture est
électrifiée, moi je ne le fais pas à moins d'un million et encore ! s'ils sont tous aussi maigres, je vais en tirer trois savonnettes à tout… ah ! si vous ne voulez pas négocier… bon vent
!
Mèzenfin ! Mèzenfin ! Mèzenfin ! Pourquoi une fiction quand la réalité…
Il y a trois jours.
L'intellectuel [accompagné de son porte-bagages muet, un dossier à l'enseigne du trafiquant sous le bras] : Bonjour Monsieur Lou [toujours lire le nom sur la boite aux lettres, ça anesthésie le client]…
Lou [coupant l'adversaire, comme d'hab] : … vous venez pour la fosse, il est plus que temps,
ça chie de partout.
L'intellectuel : Non, nous nous présentons, nous sommes [pas bégueu les drôles]
la société Came-Isole [NDL : nom modifié pour ne pas faire de tort à une honnête entreprise libérale], vous
avez des fenêtres à simple vitrage…
Lou [comme d'hab] : … ah oui ! j'y tiens, un souvenir de famille, ma grand-mère les
polissait encore à 93 ans, si je vous disais, je vais vous dire…
[L'intellectuel, qui a tout de même son BTS Force de vente, qui ne l'a pas ? pressent le pire]
L'intellectuel : … nous pouvons vous laisser une documentation, une bonne
isolation…
Lou : … je n'aime pas être isolé… enfin, des fois, j'aime bien être seul, bonne journée et
tout cela, c'est c'là, n'est-ce pas ?
[repli stratégique du commando]

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