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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:01
 
Bienvenue à nos lecteurs pour ce troisième numéro d'Anacoluthes où nous recevons Escargolio.

K, Libellus
 
 
On ne présente plus Escargolio, le géant de la pensée moderne.
 
 Attack of the 50ft snail
 
« Escargolio, vous êtes un sous-doué de la culture ?
_ Nul n'a le droit en vérité de me blâmer, de me juger, et je précise que c'est bien la nature qui est seule responsable si je suis un golio, comme ils disent.
_ Vous avez une autre activité, vous êtes tripoteur de bits ?
_ Monsieur Lou, vous savez, dans un octet il y a 8 bits, quand 1 bit s'affole, ça fait un bug, c'est la loi de l'évolution.
_ Et vos travaux sur l'évolution passionnent actuellement l'élite du monde scientifique.
 
Evolution, Libellus
 
_ Vous n'êtes pas un forçat du travail ?
_ Le fifre socialiste des attrapeurs de rats vous résonne toujours à l’oreille.
_ Relisons.
 
Les louangeurs du travail. — Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours de la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et d’un intérêt général : l’arrière-pensée de la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail — c’est-à-dire de cette dure activité du matin au soir — que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend vigoureusement à entraver le développement de la raison, des convoitises, des envies d’indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, il retire cette force à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but minime et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société, où l’on travaille sans cesse durement, jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême. — Et voici (ô épouvante !) que c’est justement le « travailleur » qui est devenu dangereux ! Les « individus dangereux » fourmillent ! Et derrière eux il y a le danger des dangers — l’individuum !
 
L'état impossible. —
[...]
Êtes-vous complices de la folie actuelle des nations, ces nations qui veulent avant tout produire beaucoup et être aussi riches que possible ? C’est à vous de leur présenter un autre décompte, de leur montrer quelles grandes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour un tel but extérieur ! Mais où est votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? si vous savez à peine suffisamment vous posséder vous-mêmes ? si vous êtes trop souvent fatigués de vous-mêmes, comme d’une boisson qui a perdu sa fraîcheur ? si vous prêtez l’oreille à la voix des journaux et regardez de travers votre voisin riche, dévorés d’envie en voyant la montée et la chute rapide du pouvoir, de l’argent et des opinions ? si vous n’avez plus foi en la philosophie qui va en haillons, en la liberté d’esprit de celui qui est dépourvu de besoins ? si la pauvreté volontaire et idyllique, le manque de profession et le célibat, tels qu’ils devraient convenir parfaitement aux plus intellectuels d’entre vous, sont devenus pour vous un objet de risée ? Par contre, le fifre socialiste des attrapeurs de rats vous résonne toujours à l’oreille, — ces attrapeurs de rats qui veulent vous enflammer d’espoirs absurdes ! qui vous disent d’être prêts et rien de plus, prêts d’aujourd’hui à demain, en sorte que vous attendez quelque chose du dehors, que vous attendez sans cesse, vivant pour le reste comme d’habitude — jusqu’à ce que cette attente se change en faim et en soif, en fièvre et en folie, et que se lève enfin, dans toute sa splendeur, le jour de la bête triomphante !
 
Escargolio, O épouvante !, Le Kikimundo, 2010 *
 
_ Vous grattez, pourtant ?
 
 Rolling Snails
 
_ Du bout des dents.
 
 Jimi Hendrix
 
_ On n'a pas oublié votre prestation à Woodstock, en 1969.
 
 
_ You've had a good trip on that day !?
_ J'avais juste flairé une salade des champs.
_ Vous êtes le Père Ubu du XXe siècle ?
_ ?
_ Près de cent ans après Alfred Jarry, votre créateur est en classe de première et il suit, comme le créateur de Monsieur Ubu, des cours de physique. Laissons-lui la parole.
 
Cette année-là, il y avait dans notre emploi du temps une journée assez particulière. Une journée entière consacrée aux travaux pratiques à l’atelier qui se terminait par une heure de sciences physiques. Après huit heures passées sur les machines à usiner de l’acier ou de la fonte, inutile de vous dire qu’en cours de physique, nous n’étions pas hyper-concentrés. La physique n’était pas une des matières principales pour notre bac. On la passait seulement en rattrapage et à l’oral. De plus, notre prof était un jeune remplaçant sans expérience. Il avait beaucoup de mal à nous tenir. Nous l’impressionnions physiquement et cela se voyait. Nous n’étions pourtant que des gamins, mais après avoir pataugé toute la journée dans l’huile et les copeaux métalliques, nous faisions peur à voir. Nous étions gris, huileux et surexcités. Alors, cette heure de cours se transformait souvent en séance de défoulement. Chacun décompressait à sa façon : lecture de magazines, commentaires sur la journée, batailles de boulettes de papier…
Au milieu de cette cohue, mon copain de classe et moi expérimentions une nouvelle forme d’art : le N’importe-quoi. Le but du jeu était de se faire rire en inventant des histoires débiles. Notre mode d’expression favori était le dessin. Nous avons donc créé un escargot débile que nous mettions en scène dans nos histoires.
Pourquoi un escargot ?
Tout simplement parce que c’est facile à dessiner. En fait, contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, je ne sais pas dessiner. Par contre, je fais bien semblant et cela fonctionne, car nombreux sont ceux qui me complimentent pour mes dessins. Je n’ai pourtant aucun talent. Mon seul mérite, c’est d’essayer. Le choix d’un escargot comme héros a été guidé par la facilité. Un escargot, c’est une forme simple. On ne s’embête pas avec les bras et les jambes, et comme son corps est mou, on peut le représenter n’importe comment sans qu’il paraisse trop difforme.
C’est ainsi qu’est né Escargolio.
 
Einstein
 
41
 
_ Vous êtes monté...
_ … comme une bête !
_ ... à Paris ?
 
Escarparis
 
_ Bof... Pascal...
_ C'est vrai, vous êtes un spécialiste de Voltaire.
 
Zadig
 
Esculape, La Digue du cul
 
 
_ Je ne joue même pas au tiercé, alors le Pari du Blaise...
_ Nous parlions de Paris, pas de Pari.
_ Ben oui ! Sans coquille, j'irais à poil !
_ Et avec Zamour ?
_ On avait acheté un livre...
 
Eskarmasutra, Libellus
 
_ Votre renommée mondiale s'étend jusqu'au pays du Soleil levant ?
 
Japon1
 
Japon2
 
Japon3
 
_ Avec Zamour, on a fait une tournée, enfin... elle a fait la tournée des musées, et moi, celle des sakés.
_ Vous ne manquez pas un anniversaire de Zamour ?
_ Ni un meeting du Front de gauche.
 
Zamour, anniversaire
 
_ Zamour est bonne cuisinière ?
_ Quand elle fait un repas entier !
_ Antillais. Gardez votre coquille, nous sommes en direct.
 
Antillais
 
Escargolio peintre, Libellus
 
_ Merci, Escargolio ! Voyons ensemble votre |
| Suite à un incident indépendant de notre volonté, nous ne sommes pas en mesure de diffuser la fin de ce programme. Veuillez nous en excuser. »
 
Escargolio, game over
Escargolio, game over+
 
 
 
* * *
 
* Friedrich Nietzsche, Aurore - Réflexions sur les préjugés moraux, III, 173, 206, 1981, trad. Henri Albert, Mercure de France, 1901
 
* * *
 
Fidèlement vôtre, à 4 h 35, Anacoluthes vous convie à la rencontre de notre prochaine invitée, Mrs Yueyin.
 
- - -
 
 
 

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commentaires

Lou 21/04/2013 14:29


 


Lou ne parle que de ce qu'il connaît. Faisons connaissance.

Karine:) 20/04/2013 22:09


J'adore cette présentation!  Charmant fou rire en ce samedi venteux!  Quand on connaît bien l'Escargolio family, on trouve ça encore plus drôle, je crois!

Lou 18/04/2013 13:32


 


Oui, Escargolio s'est pris une gifle, ça fait du bien : - )))


 

br'1 18/04/2013 09:53


Excellent. Ça fait du bien, dès le matin.

Lou 17/04/2013 12:58


 


Houlala ! Vous n'êtes vraiment pas fort en math, vous.
Cher Escargolio, vous ne savez pas compter, dans la première question, il y avait trois questions.
Et toc.


 

Lou 15/04/2013 18:58


 


Agaçant, Yueyin ? Il fait caguer (fa cagar, par chez vous), oui.


 
"tripoteurs de bits", despas, l'expression vient du Kikimundo. A dire vrai, c'est le créateur d'Escargolio qui tripote, en professionnel !


 
Mr Kiki, vous vous rappelez la réponse de votre patron quand vous lui avez demandé une augmentation : il a dit qu'il ne pouvait rien faire pour le moment, mais qu'il ferait le double dès que
possible.


 

Mr Kiki 15/04/2013 18:35


C'est un bien bel hommage, Monsieur Lou. Merci !


J'espère juste qu'après cela, Escargolio n'aura pas l'idée de me demander une augmentation. C'est qu'à l'instar de Raoul, y perd pas l'nord l'animal.


A bientôt Monsieur Lou

des pas perdus 15/04/2013 18:18


Serais-tu un décroissant ? Hum hum... 


Sympa la bd sur la chaîne des blogs.


A cause de toi, quand j'entendrais parler de geek, je penserais sûrement à "tripoteurs de bits".... C'est
malin ! 

yueyin 15/04/2013 14:48


Vous êtes décidément élégant en présentateur de jeux télévisés cher cousin, et je compatis escargolio est parfois bien agaçant niarf niarf :-)

 


 
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