Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:01

 

Bienvenue à nos lecteurs pour ce septième numéro d'Anacoluthes où nous recevons Idothée, la diva du divan.

 

 

 

 

Idothée vue par sa fille, 2010 357

Di Ze Chacalou, Idothée, Portrait à la cigarette

 

On ne présente plus Idothée, la diva du divan.

 

« Bonjour, Idothée, ça plane pour vous ?

 

Idothée, deltaplane

 

_ J'aime bien m'envoyer en l'air avec un beau pilote.

_ Vous avez une autre activité, vous écrivez ?

_ Pour mon guru et ses Scribulations.

_ Jimidi est grand, Lou est son prophète.

_ Et puis dans les ratures. Et toi, tu lis tes ratures ?

_ Nous vous lisons.

 

Un homme bleu du désert, un Targui (des Touareg)

 

Je te sais

Homme bleu

Comme on sait

Dans son sang

L'alliance inscrite

Je suis la gardienne de ta maison

La dague à ta ceinture

L'eau à ta bouche

Tu te tiens sur la dune

Veilleur silencieux

Tu cherches

C'est moi qui te trouve

 

Leire-Irarragorri--Tontorra--Le-sommet---2013_h700.jpg

Leire Irarragorri, Tontorra (Le sommet), 2013, © Leire Irarragorri

 

Si j'étais à l'envers

Derrière la façade tranquille

Les fenêtres sages

Dans le printemps de la ville à peine éveillée

Soulevé le rideau

 

On entendrait, on verrait

Le privé, le vrai, ce que je me dis

Mes conversations intérieures

Mon bruit

La danse et le sauvage

Le doux, le tendre et le cri

Le sang battant dans le tissu des veines

Et la peau rouge

L'indienne

 

Mon envie de viande, à pleines dents

Accroupie près d'un feu

 

Tout ne se dit pas

Ce que je ne sais même pas

A peine pressenti si souvent

 

Comment ma lenteur dérive d'un acharné travail

D'une course intérieure

Comment, parfois, je lève la digue et je laisse

Courir les chevaux, forcenés d'un galop de vagues à l'assaut du barrage

Je sais bien.

Et oui je sais

Mais pas tout

Et des fois, de moi-même j'ai peur

Ou de vous

 

* * *

 

La rue est la même

En bas l’immeuble immobile

Rien de neuf

L’ancien m’enserre

Et je m’émiette

Je jette des mots contre la vitre

La pluie me revient en écho

J’ai perdu les virgules

Le rond des phrases

Je n’ai que l’arrête nue

La pointe acérée du verbe

Les heures me filent entre les doigts

Je répète les choses que je disais hier

Pour habiller aujourd’hui

Quand j’étais légère

Mais tout vient quand on se tait

Alors on connaît le visage blanc de l’aube

Je me défais de moi

Demain tu ne trouveras rien

J’ai posé mon chapeau

Dans l’entrée

Dans l’odeur chaude de la maison

Même seule je t’entends

Je suis aux quatre coins du vent

Campagne d’un été sous les roues du vélo

 

Un été en plein hiver

 

* * *

 

longue nuit d'hiver, longue nuit d'hiver

nuit d'hiver interminable, quand fera-t-il jour ?

la lampe sans flamme, le poêle sans charbon

la nuit sur l'oreiller j'entends seulement le son de la pluie

Ryokan, le moine fou est de retour, poèmes traduits de l'original par Cheng Wing fun & Hervé Collet, calligraphie de Cheng Wing fun, Moundarren, 1988

 

_ Jules Supervielle...

_ Je l'aime !

_ Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel...

_ Tu n'aimes pas Yves Bonnefoy ?

_ Peut-on ne pas aimer Yves Bonnefoy ?

 

Les planches de l'avant de la barque, courbées

Pour donner forme à l'esprit sous le poids

De l'inconnu, de l'impensable, se desserrent.

Que me disent ces craquements, qui désagrègent

Les pensées ajointées par l'espérance ?

Mais le sommeil se fait indifférence.

Ses lumières, ses ombres : plus rien qu'une

Vague qui se rabat sur le désir.

Yves Bonnefoy, Les planches courbes, 2001 – la barque au bac en 2003 !

 

_ ...

 

 

La région Poitou-Charentes bénéficie

d’un climat de type

océanique doux.

Les hivers sont tempérés et pluvieux, le vent

peut souffler fort sur le littoral et

les îles ; au cours de l’été, souvent sec et assez chaud, les orages sont

relativement fréquents.

Météo France, 2014

 

_ Rappelons qu'une anthologie de vos œuvres vient de paraître aux Éditions Libellus.

_ Et puis je connais personnellement le mmm

_ Et puis il y a les loisirs, yachting à Bangkok...

 

Idothée, Bangkok

Idothée, Bangkok, 2014

 

_ Une petite croisière, en hiver...

 

Malcolm Arnold, Le pont de la rivière Kwaï, David Lean, Hello le soleil brille, 1957

 

Idothée, Sur le pont de la rivière Kwaï la nuit

Idothée, Sur le pont de la rivière Kwaï la nuit, 2014

 

_ T'as un joli dos, tu sais, on y reviendra.

_ Mes loisirs c'est des verres et des restos avec les copains :) – aller écouter de la musique... les soirées théâtre match d'impro à l'improloco, catch d'impro à la bassecour, c'est .

_ L'apéro, je vois, l'impro ?

_ Le théâtre d'improvisation est né au Québec – pour redonner le goût du théâtre aux gens, à la fin des match de hockey, un match d'impro était donné. Le match d'impro a ses règles, c'est difficile et très drôle aussi.

_ Vous avez des attaches en Poitou ?

 

Idothée, Un jardin dans le Poitou

Idothée, Un jardin dans le Poitou

 

_ J'y ai passé certaines des plus belles vacances de ma vie depuis mes 10 ans. J'aime bien ma coquille.

_ Notre coquille chérie, Escargolio.

 

Escargolio peintre

L'artiste devant sa toile, 2009

 

Escargogh

Autoportrait, 2014

 

Divan, Freud

 

_ Et votre divan ?

_ Tu viens me rejoindre, mon Lou ?

_ ?

_ Oui, tu es mon grand Lou superbe et généreux !

_ Idothée ! Nous sommes en direct.

_ Oups !

_ Et puis, nous sommes le 25 février, oui, mais pas en 1830. Les temps ont changé.

_ Et puis, je ne tiens pas le divan divin du devin révérend Sigmund, je suis psychologue clinicienne.

_ Et Casa ?

_ J'y suis née.

 

Arthur Dooley Wilson, As time goes by, Sam in Casablanca, 1942

 

_ C'est malin, maintenant j'ai envie d'un kiss...

 

Casablanca, Avenue du général d'Amade

 

_ Les autobus n'étaient pas modernes...

_ …

 

Casablanca, Embarquement

 

_ Déjà le yachting...

_ …

 

Casablanca, La Pergola du Stade Lyautey

 

_ Un très joli dos...

_ Non, moi, je suis dans le landau.

_ Et t'as d'beaux yeux, tu sais.

_ Lou ! Nous sommes en direct.

_ Oups !

 

Casablanca, Le Kiosque de la Musique

 

_ Oui, de la musique avant toute chose.

 

Casablanca, Rue de l'Horloge

 

_ Vos premiers pas en shopping.

_ : - )

_ Que d'émotions ! Merci, Idothée.

_ Bises !

_ Whaouuuh ! »

 

 

 

Fidèlement vôtre, à 4 h 35, Anacoluthes vous convie à la rencontre de notre prochain invité, Xaxav Dadar Cocoz toujours tu m'intéresses – dit Le Nul (sous réserve).

 

* * *

 

Anacoluthes

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Anacoluthes_02

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Anacoluthes_03

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Anacoluthes_04

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xaba 11/03/2014 03:00


une putain d’idée reçue



Oui! On m'a dit ça !



Une putain d'idée reçue


Chacun de ces deux mots peut être utilisé indifféremment, soit à titre de juron (et davantage dans certaines régions de France que dans d’autres), soit pour désigner une prostituée. Mais quoi
qu’il en soit, la forme courte passe pour être le diminutif de l’autre, ce qu’elle a bien l’air d’être, en effet. L’histoire est bien différente et très intéressante...


Il faut savoir que jusqu’au Moyen Âge, on utilisait pour chaque substantif deux formes, qui étaient les vestiges des anciennes déclinaisons latines. Ces dernières avaient six "cas", ou formes
différentes pour un même mot, et étaient utilisées selon sa fonction : une forme pour le sujet, une pour le complément d’objet etc. Six formes pour le singulier et six autres pour le
pluriel. C’est le fameux "rosa, rosa, rosam" immortalisé par Jacques Brel.


Les déclinaisons existent toujours en allemand et dans les langues slaves, mais elles sont tombées en désuétude en français. La langue médiévale a cependant gardé pour chaque mot les deux
formes dont nous parlions plus haut : le cas sujet (naturellement à utiliser uniquement quand le nom est sujet dans la phrase) et le cas "régime", à
utiliser pour toutes les autres fonctions. Ainsi, disait-on "li murs" pour dire que le mur était blanc, et "le mur" pour dire qu’on avait peint ce dernier (COD) ou qu’on avait
uriné contre (complément circonstanciel de lieu) pour ne citer que deux exemples.


On désignait une prostituée par le mot "pute" à chaque fois que le mot était sujet. Par contre, quand il ne l’était pas, c’est la forme "putain"
(cas régime) qui devait être employé. Exemple : "une pute m’a abordé dans la rue", mais "j’ai couché avec une putain" ou "cette robe est celle d’une
putain".


Le français moderne ou oublié ce vestige de déclinaison, et il n’est pas fautif d’employer l’un pour l’autre, mais le faire quand on le sait est assez plaisant, d’autant plus que "pute" et
"putain" représentent le seul et dernier reste des déclinaisons latines en français.


Seule exception: je me suis tapé xaba qui ne varie pas de J´ai couché xaba: il est invariablement le même genre ici et là...


Surprenant non!

Lou de Libellus 11/03/2014 07:51



 


Ben, no z'en apprend d'choses et d'aut', v'là que j'faisais du latin sans l'savoir ! : - )


Ce qui, selon Google, voudrait dire : Ben, et didicit, aut nihil z'en, Blowin Latinum, nisi sciat quod j'faisais !


Blowin Latinum... j'me disais aussi.


 



 


 
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