Partager l'article ! Au Salon de la mort: Franz Liszt, Danse macabr ...
Exceptionnel !
Gerhard Richter : Dessins et travaux sur papier
Musée du Louvre, Paris, France - June 07,
2012 – September 17, 2012
Gerhard Richter : Panorama
Musée national d'art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France - June 06, 2012 – September 24, 2012
Avec John Cage
John Cage und… Bildender Künstler – Einflüsse, Anregungen
Museum der Moderne (MdM), Salzburg, Austria - July 14, 2012 – October 07, 2012
John Cage dont on verra / écoutera 4' 33".
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Franz Liszt, Danse macabre, paraphrase sur Dies irae pour piano et orchestre, France Clidat, Orchestre symphonique de Radio-Télé Luxembourg, dir. Jean-Claude Casadesus
Le Salon de la Mort s'est tenu les 8, 9 et 10 avril 2011, au Carrousel du Louvre.
On y trouvait pompes funèbres, associations consacrées au deuil ou au don d'organes, assureurs et même des artistes.
Le commerce est chose noble en temps de crise et le marché de l'art est vivant.
Encore faut-il garder la distance de l'image. Les photographes ont leur place entre les cercueils, comme l'explique Jessie Westenholz, fondatrice du Salon : ils tournent autour de la mort.
Penser la Photographie revient seulement à reconnaître "ça a été".
Roland Barthes, La chambre claire, Note sur la photographie, Cahiers du Cinéma / Gallimard / Seuil, 1980, p. 34
Et ce n'est pas.
André Chabot, Stèle, La Havane
André Chabot, qui se dit "promeneur nécropolitain" photographie les cimetières du monde.
"La mort me terrifie, dit-il. J'ai trouvé deux solutions : essayer d'en rire, avec l'humour noir. Et construire des choses qui resteront après moi."
L'humour noir était présent au buffet : on servait du Veuve-Clicquot.
Baudoin Lebon exposait des photographies de crânes de Patrick Bailly-Maître-Grand, des squelettes constellés de clous signés Henri Foucault et encore des photographies de Joel-Peter Witkin, qui compose ses vanités à partir de morceaux de cadavres.
Nombreuses illustrations sur le site de la galerie Baudoin Lebon.
Philippe Cognée était présent avec une peinture reprenant les nymphéas de Monet en remplaçant les nénuphars par des crânes flottants.
Depuis les années 1950, Seth Kane Kwei était un artisan établi au Ghana. Il concevait et fabriquait des cercueils au goût de ses clients. Sans salon.
Seth Kane Kwei, Château d'Oiron, Chapelle haute
On se souvient peut-être du frémissement qui avait englouti l'exposition Our body.
Dans notre page Cadavres exclus, nous avions écrit que la censure imposée n'était pas d'ordre moral mais esthétique.
Ce qui est en question, ce n'est pas le heurt moral, mais le statut de l'art. On n'entre pas au musée comme on sort d'un bazar. Poser un porte-bouteilles comme œuvre d'art revient à disqualifier l'esthétique, c'est le sens clairement affirmé par Marcel Duchamp dans sa conception des ready-made.
Insoutenable est la légèreté de la mariée éclatée, mise à nu : l'art est mort, l'art, c'est la mort ?
Au Salon, on était tranquille, à distance, comme dans Musée haut, musée bas.
Pourrait-on imaginer 350 braquemarts vivants, ou même découpés et conservés par imprégnation polymérique, exposés dans un musée ?
De plus près
Francis Bacon, Figure with Meat, 1954
L’œuvre s'inscrit dans une série détournée du Portrait du pape Innocent X, circa 1650, de Diego Rodríguez de Silva y Velázquez.
D'encore plus près
Andy Warhol, Electric Chair, 1964
De maintenant encore
Nymphirmière, Oradour-sur-Glane – et La Lettre à Elise
Seth Kane Kwei, cercueil
Pour la collection de Jean-Marie Dutey.
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