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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 23:01

 

Coluche, L'Etudiant, extraits

 

_ salut, les p'tits godets, salut Mimile ! Toujou dans l'mille ?

_ salut Popol ! Un blanc-cass ? Avec les olives ?

_ on est pas pour eul chang'ment. T'as vu l'journal ?

_ la politique, moi...

_ … y tuent nos p'tits, escuse, t'as lu ?  Une fillette tuée par un fourgon de gendarmerie. Drame de Joué-lès-Tours : Guéant présente les excuses de la gendarmerie.

_ alors, c'est un fourgon, il a l'droit.

_ attends ! L'fourgon, l'était seul ?

_ y z'ont pas les moyens, c'est tout, faut comprendre.

_ moi j'dis que quand la protection d'l'enfance coïncide avec la crise du personnel, faut plus comprendre, faut prier ! J'sais plus où j'lai entendu.

_ y a un complice ! Un képi sans képi, on sait pas qui, tu peux chercher, y travaille à la brigade de Loches en Indre-et-Loire, là, tu peux chercher autant qu'tu veux, le site est in-dis-po-ni-ble, c'est un d'à côté qu'a internet, pourrait, même pô sûr, êt' mis en examen, c'est un procureur qui l'a dit. Dedju, si c'est l'certif, il est pas rendu.

_ y a plus d'certif, t'es pas à jour.

_ allez, Mimile, tu nous r'mets !

_ et avec des rondelles de gendarme ! Le jésus, on y touche pas, on a sa religion.

_ Guéant présente les excuses de la gendarmerie. Tu vois. Oui, euh, on a tué une fille, on en a zandicapé queuqu'z'unes, on s'escuse, c'était d'l'huile. T'en connais, toi, des huiles ?

_ y z'ont eu la prime.

_ hé ho ! Y z'avaient l'espérience, attention !

_ …

_ c'est lui d'à côté. Coute voir un peu.  Fillette dans le coma : Un tir de flashball.

 

 

 

_ attends ! Un enfant de 7 ans blessé par un tir de flash-ball ! Y a deux ans. Tiens ! Y le r'donnent à la télé, Mimile, tu montes le son et tu r'montes du képi en tranches !

 

 

_ normal, moi j'dis ! Y mett' à la taule ceux-là qui fauchent des ogèmes, les filles è z'étaient normales.

_ et l'autre, le phisolophe qu'avait un emploi fictif, t'as un emploi fictif ?

_ j'ai plus les moyens. Eul'TGI m'a mis au TIG.

_ t'avais fait quoi ?

_ des bett'raves et l'alambic de mon père, y respect'mêm'pus la famille.

_ …

_ si c'est pas la Grand'Famille.

_ t'as vu l'Jacquot ? C'est dans les pages lit-té-rai-res. Y traite le vaseux de nerveux.

_ c'est tout des tics et des tocs, moi j'dis.

_ tiens ! Y a Georges sans emprunt qu'est mort, qu'y disent.

_ ça réglera le problème de Tartignol.

_ Mimile, t'as l'artérose du coude ou quoi ?

 


 

DOCUMENTS

 

Le Figaro, 30 mai 2011

Une fillette tuée par un fourgon de gendarmerie

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/05/30/01016-20110530ARTFIG00565-un-vehicule-de-gendarmerie-fauche-un-groupe-d-enfants.php

 

Six de ses camarades ont été gravement blessés, après avoir été renversés par une camionnette de gendarmes, lundi après-midi près de Tours. Placé en garde à vue, le conducteur affirme avoir perdu le contrôle du véhicule.

 

Une camionnette de la gendarmerie a percuté un groupe d'une vingtaine d'enfants de six à onze ans, lundi après-midi à Joué-les-Tours, en Indre-et-Loire. Une fillette de huit ans a succombé à ses blessures. Six de ses camarades sont grièvement blessés, pour deux d'entre eux le pronostic vital est engagé. Dix autres enfants ont été plus légèrement touchés, selon un dernier bilan.

 

L'accident a eu lieu vers 15h15 à la sortie du rond-point de la Gitonnière à Joué-les-Tours, une commune située au sud de Tours. Le fourgon banalisé de la gendarmerie, qui ramenait du matériel prêté pour le G8 de Deauville, a glissé et heurté un groupe de 23 écoliers d'un établissement du quartier et leur accompagnateur. Les enfants sortaient de leur école pour aller faire du sport lorsque la collision est survenue.

 

«Mauvaise maîtrise du véhicule»

 

«C'est un accident de la circulation qui, semble-t-il, est dû à une mauvaise maîtrise du véhicule», a affirmé le procureur de la République en se basant sur les premières déclarations du gendarme qui conduisait le véhicule, et qui se trouvait seul à bord. Le conducteur a heurté un poteau indicateur avant de faucher les enfants. Il a été placé en garde à vue et a expliqué avoir perdu le contrôle de son véhicule. Son test d'alcoolémie s'est révélé négatif. De même, aucune trace de stupéfiants n'a été detectée.

 

La préfecture a avancé dans un premier temps que la camionnette de gendarmerie avait glissé sur une plaque d'huile, mais l'hypothèse n'est pas confirmée officiellement et n'a pas été vérifiée sur le plan technique, selon le procureur.

 

Nicolas Sarkozy a demandé qu'un enquête soit menée «le plus rapidement possible» pour déterminer les causes de cet accident. Selon un communiqué de l'Elysée, «le président de la République a appris avec une profonde émotion l'accident tragique». Le chef de l'Etat a demandé aux ministres de l'Intérieur Claude Guéant et de l'Education nationale «de se rendre sur les lieux du drame dans les meilleurs délais». Luc Chatel devrait se rendre sur les lieux «demain matin», mardi, d'après son ministère.

 

Le plan Orsec a été déclenché et une cellule de crise a été mise en place à la préfecture d'Indre-et-Loire. Dans la soirée, une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de l'accident pour une marche silencieuse.

 

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Le Parisien, 31 mai 2011

 

Drame de Joué-lès-Tours : Guéant présente les excuses de la gendarmerie

http://www.leparisien.fr/faits-divers/drame-de-joue-les-tours-gueant-presente-les-excuses-de-la-gendarmerie-30-05-2011-1473530.php

 

Un écolier était toujours, ce mardi matin, dans un état critique au lendemain du drame qui a coûté la vie à une écolière. Une camionnette de gendarmerie a percuté lundi un groupe d'une vingtaine d'enfants à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), une commune située au sud de Tours. Une fillette est décédée, six enfants ont été blessés grièvement et dix autres plus légèrement, selon le procureur de la République, présent sur les lieux.

 

Alors que les causes de l'accident étaient encore floues lundi soir, Nicolas Sarkozy a demandé qu'une enquête soit menée «le plus rapidement possible». Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant qui se trouve ce matin sur place a présenté les excuses de la gendarmerie aux familles des victimes.

 

Pas d'alcoolémie au volant, pas d'excès de vitesse

 

Ce dramatique accident s'est produit vers 15 heures à une cinquantaine de mètres du rond-point de la Gitonnière. Les enfants, âgés de 9 à 10 ans et scolarisés en CM1 à l'école primaire Mignonne, sortaient de l'établissement pour se diriger vers le stade de rugby de la ville. Le groupe de 23 élèves était encadré par deux adultes. Ils traversaient dans les clous.

 

On en sait un petit peu plus ce mardi sur les circonstances de l'accident : selon lefigaro.fr c'est l'arrière du véhicule qui aurait heurté le trottoir, provoquant la perte de contrôle. Soupçonné un temps de rouler trop vite, le gendarme roulait en réalité à une vitesse allant de 30 à 40 km/h. «C'est un accident de la circulation qui, semble-t-il, est dû à une mauvaise maîtrise du véhicule», avait affirmé lundi le procureur de la République, se basant sur les premières déclarations du gendarme qui conduisait le véhicule banalisé et qui se trouvait seul à bord. Aucune trace d'alcool ou de drogue n'a été détectée dans le sang du gendarme, encore «sous le choc», qui devrait être mis en examen aujourd'hui.

 

Alors que deux des enfants étaient dans la soirée dans un état très grave, une centaine de personnes se sont rassemblées sur les lieux de l'accident pour une marche silencieuse. Des habitants du quartier et des témoins de l'accident ont accroché des fleurs sur un grillage, enfoncé par le fourgon de la gendarmerie. Certains cachaient mal leur colère, affirmant avoir été malmenés par les forces de l'ordre et doutant que le véhicule ait pu déraper sur une plaque d'huile. Cette piste, évoquée par la préfecture, n'a pas été confirmée par le parquet.

 

Sarkozy veut que l'enquête soit menée rapidement

 

Pourquoi le militaire a-t-il perdu le contrôle de son véhicule, qui a dérapé et heurté un poteau indicateur avant de faucher les enfants ? La route, en ligne droite à cet endroit, n'est en tout cas pas réputée dangereuse et des panneaux signalent aux automobilistes la présence d'une école.

 

Nicolas Sarkozy, lui, a demandé qu'une enquête soit menée «le plus rapidement possible». Dans un communiqué, le chef de l'Etat a fait part de sa solidarité avec les familles et les proches des victimes, ainsi qu'avec la communauté éducative touchée par ce drame. Le président a par ailleurs demandé aux ministres de l'Intérieur et de l'Education nationale d'aller sur place «dans les meilleurs délais». Claude Guéant et Luc Chatel sont ce mardi matin, sur place, à Joué-lès-Tours pour y rencontrer les familles des victimes. En complément de l'enquête judiciaire, Claude Guéant a demandé à l'inspection générale de la Gendarmerie de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l'accident.

 

La camionnette revenait du G8 à Deauville

 

Une fillette qui se trouvait dans le groupe d'élèves a livré un premier témoignage, expliquant qu'un «camion blanc» avait «tourné le rond-point». «On pense qu'il a glissé sur de l'huile et il nous a foncé dessus, (...) après, tout le monde est arrivé (les secours, ndlr). Ma meilleure copine a eu la jambe fracturée», a poursuivi l'écolière, légèrement égratignée au genou.

 

Tous les enfants blessés ont été évacués vers les hôpitaux de la région. Un PC avancé de crise a été installé au stade de rugby, situé dans une zone pavillonnaire proche du lieu de l'accident. Le plan ORSEC «nombreuses victimes» a par ailleurs été activé, selon la préfecture d'Indre-et-Loire qui a ajouté qu'une cellule médico-psychologique avait été mise en place pour soutenir les familles.

 

Selon nos informations, le véhicule de gendarmerie revenait, via Loches, du G8 qui s'est tenu à Deauville durant le week-end. Le gendarme était en mission dite «de liaison» et devait simplement ramener le fourgon à la caserne de Joué-lès-Tours. Selon lefigaro.fr, son rôle exact était de ramener du matériel prêté pour le sommet en Normandie.

 

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Edition Chronologique n°4 du 29 janvier 2010

PARTIE NOMINATIVE

Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN)

Texte n°41

DÉCISION N° 70998/RGCENT/BP/SCHANCEL

portant attribution, à titre collectif, de la prime de résultats exceptionnels en 2009.

http://www.boc.sga.defense.gouv.fr/pdf/2010/2010_004_n_defg0953280s_50048.pdf

Du 15 octobre 2009

 

Le colonel,

commandant la région de gendarmerie du Centre,

Pierre-Yves CORMIER.

 

La brigade de Loches se situe dans la région du Centre.

 

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RTL, 7 juin 2011

Fillette dans le coma : "Un tir de flashball" pour l'avocat

http://www.rtl.fr/actualites/article/fillette-dans-le-coma-un-tir-de-flashball-pour-l-avocat-7693077052

 

Une fillette de neuf ans se trouve toujours dans le coma après avoir été grièvement blessée à la tête dimanche soir, lors d'affrontements dans le quartier sensible des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, dans l'Essonne. Les circonstances du drame restent pour l'heure contradictoires. Le père de la victime accusait dès lundi la police d'avoir blessé sa fille avec un flashball. Selon la police, la fillette a reçu une pierre au visage. L'avocat des parents de l'enfant, joint au téléphone par Julien Dumond mardi en fin de matinée, estime, arguments à l'appui, qu'il s'agit "nécessairement d'un tir policier" et que les constatations médicales indiquent "un impact rond régulier de 5 cm de diamètre : c'est un tir de flashball, ça ne peut rien être d'autre". Maître Cohen Sabban indique par ailleurs qu'il n'a "aucune envie de stigmatiser les services de police" mais dénonce "une évidente défaillance au niveau de la chaîne de commandement". Les parents vont déposer plainte contre X.

 

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Le Parisien, 27 août 2009

 

Un enfant de 7 ans blessé par un tir de flash-ball ?

http://www.leparisien.fr/faits-divers/un-enfant-de-7-ans-blesse-par-un-tir-de-flash-ball-27-08-2009-618266.php

http://videos.tf1.fr/jt-20h/un-enfant-blesse-par-des-tirs-de-flash-ball-4527827.html

 

Un enfant de 7 ans pourrait avoir été blessé à l'épaule par un tir de flash-ball, lors d'affrontements entre jeunes et policiers mercredi en début d'après-midi à Amiens. Des examens doivent déterminer si la blessure est due ou non à l'arme utilisée par les policiers. L'enfant présente un hématome à l'épaule qui justifierait un jour d'ITT (incapacité temporaire totale), affirme le parquet d'Amiens. «Des examens approfondis sont en cours pour connaître la cause et la nature exactes des blessures et savoir si ce que l'on constate sur l'enfant pourrait ou non avoir été causé par un tir de flash-ball», a-t-on précisé de même source. Nathalie Skiba, directrice départementale adjointe de la sécurité publique a indiqué que «dans l'état actuel de l'enquête, il n'était pas possible de déterminer si cet hématome de l'enfant est une conséquence d'un tir de flash-ball ou d'un jet de projectile comme un caillou». D'après les déclarations des policiers, des échauffourées se sont produites mercredi en début d'après-midi dans le quartier Fafet-Brossolette d'Amiens. Une patrouille qui avait pris en chasse un automobiliste ayant refusé de s'arrêter pour un contrôle de son véhicule a été «prise à partie par une trentaine de jeune gens qui les ont copieusement arrosés de cailloux et d'objets divers», selon le parquet. Un policier a alors fait usage à deux reprises de son flash-ball. «Il affirme n'avoir touché personne et ne pas avoir vu d'enfants parmi les jeunes», souligne le parquet. Selon Nathalie Skiba, l'agression contre les policiers a été «violente et rapide avec des jets d'objets comme des briques, comme le montrent les impacts sur le fourgon de police» et le policier a «fait usage du flash-ball pour se dégager.»

 

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Le Figaro, 7 juin 2011

Luc Ferry convoqué à l'université Paris7

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/06/07/97001-20110607FILWWW00578-luc-ferry-convoque-a-l-universite-paris7.php

 

Le professeur de philosophie Luc Ferry est convoqué ce 8 juin par le président de l'Université Paris-Diderot (Paris 7), où il était censé donner des cours de philosophie à la rentrée 2010, selon le Canard Enchaîné à paraître demain.

 

"Le mauvais élève (Luc) Ferry est convoqué, ce mercredi 8 juin, par le président de la fac. S'il ne se présente pas, l'université est bien décidée à lui réclamer le remboursement de son salaire - 4499 euros net par mois - pour toute l'année scolaire" (2010-2011), précise l'hebdomadaire dans son article intitulé "Un emploi fictif pour le moraliste Luc Ferry". "Depuis 1997, Luc Ferry est employé et payé (sauf quand il était ministre) comme professeur des universités à Paris 7 (...) mais les ministres de l'Enseignement successifs l'ont dispensé d'assurer ses cours en raison des charges qui lui étaient confiées par ailleurs", selon le Canard.

 

"La procédure est parfaitement légale, juste un chouïa complaisante. Car les charges qui incombent à notre philosophe ne sont pas trop accablantes", ajoute le journal qui rappelle que "depuis 2004, (Luc Ferry) est 'président délégué' du Conseil d'analyse de la société, un comité Théodule chargé de pondre des rapports pour Matignon". Le Canard Enchaîné précise que cette "dispense a pris fin le 30 septembre 2010", date à laquelle l'ancien ministre de l'Education nationale "a donc obligation de disserter pendant 192 heures par an" devant des étudiants.

 

Mais Luc Ferry ne s'est jamais présenté "tout en continuant de toucher son salaire malgré trois courriers de Vincent Berger, le président de Paris 7 : le 14 octobre 2010, le 15 novembre et le 31 mai, date à laquelle l'affaire a été abordée en conseil d'administration, selon le Canard. Dans le courrier du 31 mai, adressé en recommandé avec accusé de réception, dont le Canard Enchaîné publie des extraits, Vincent Berger rappelle à Luc Ferry "l'obligation d'effectuer (son) service d'enseignant statutaire, comme les autres professeurs de l'université (...)". "Je vous invite donc à prendre contact avec moi avant le mercredi 8 juin dernier délai", selon la lettre de Vicent Berger qui propose "une douzaine d'interventions" entre le 15 juin et le 13 juillet.

 

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Tribune de Genève, 8 juin 2011

Jacques Chirac épingle Nicolas Sarkozy dans le deuxième tome de ses mémoires

http://www.tdg.ch/jacques-chirac-epingle-nicolas-sarkozy-deuxieme-tome-memoires-2011-06-08

L’ex-président français règle ses comptes avec l’actuel locataire de l’Elysée. Le contentieux est lourd

 

«Nerveux, impétueux, débordant d’ambition, ne doutant de rien et surtout pas de lui-même.» Ce portrait acide de l’actuel président de la République française, c’est Jacques Chirac qui le signe dans le deuxième tome à paraître de ses mémoires consacrées à ses douze ans de mandat présidentiel. Dérogeant à la règle qu’il s’était fixée de ne pas critiquer son successeur, l’ex-président ne rate pas son ancien ministre, selon les bonnes pages publiées hier par Le Point et Le Nouvel Obs. Reconnaissant à Nicolas Sarkozy des qualités, une ambition «au point de composer son cabinet ministériel» avant d’être nommé, il constate au final: «Nous ne partageons pas la même vision de la France.»

 

«Trop de zones d’ombre et de malentendus subsistent», constate Chirac alors qu’il examinait une possible nomination du jeune loup à Matignon après sa réélection de 2002. Il se fait d’ailleurs plus précis encore et attribue la sortie dans la presse de l’affaire des biens de son épouse Bernadette, au ministre du Budget Nicolas Sarkozy, qui fit campagne contre lui aux côtés d’Edouard Balladur à l’élection de 1995. «Visant ma belle-famille et moi-même par voie de conséquence, elle n’avait pas d’autre objectif que de salir la réputation d’un concurrent.» Chirac poursuit: «Les attaques lancées contre Alain Juppé, peu après son arrivée à Matignon, ne devaient rien au hasard, elles non plus. Puis ce fut à mon tour d’être pris pour cible.»

 

Parmi les mauvais souvenirs, le fin connaisseur des Arts premiers, pour qui la création du Musée du quai Branly fut «l’une des grandes joies de ma vie», se rappelle la sortie sarkozyenne sur le Japon: «J’ai feint de ne pas me sentir visé lorsque Nicolas Sarkozy a cru bon d’ironiser sur les amateurs de combats de sumo et de dénigrer le Japon, deux de mes passions comme il ne l’ignore pas. Je me suis dit en l’apprenant que nous n’avions pas les mêmes goûts ni la même culture.»

 

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président. «Nous sommes réunis à l’Elysée avec Bernadette et de proches conseillers…, écrit Chirac, pour entendre la première déclaration du futur chef de l’Etat. Chacun de nous écoute avec la plus grande attention chaque phrase, chaque mot qu’il prononce, guettant le moment où il citera sans doute le nom de celui auquel il s’apprête à succéder, ou même le remerciera du soutien qu’il lui a apporté. Mais ce moment ne viendra jamais… Au fond de moi, je suis touché, et je sais désormais à quoi m’en tenir.» Hormis pour Lionel Jospin, décrit comme froid et calculateur, ou Giscard, le vieil ennemi, Chirac n’a pas de mots plus durs que pour le président actuel.

 

S’invitant dans la campagne de 2012, Chirac règle quelques comptes. Désormais, c’est Sarkozy qui sait à quoi s’en tenir.

 

Olivier Bot

 

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