_ salut, les p'tits godets, salut Mimile ! Toujou dans l'mille ?
_ salut Popol ! Un blanc-cass ? Avec les olives ?
_ on est pas pour eul chang'ment, comme les d'Avarie. T'as vu l'journal ?
_ la politique, moi...
_ … escuse, t'as lu ? Y z'ont viré Anne Lavierge de l'Avarie et y z'y ont mis Luc Oursel.
_ normal, il est de la Famille, ça r'monte à loin, y s'app'lait Ursellus, c'est lui d'à côté qui sait.
_ et l'aut' baissons nos frocs, il en est ?
_ pareil, mais y s'en fout, un cousin c'est toujou mieux.
_ allez, Mimile, tu nous r'mets !
_ écoute : l'ambiance était plus que tendue lors du tournage de l'émission Capital, qui sera programmée ce
dimanche sur M6, L'environnement après la catastrophe nucléaire au Japon.
_ tiens ! Y l'repassent ! Mimile, tu nous mont'eul besson ?
M6 a mis en ligne, vendredi 17 juin, sur son site web, un extrait du prochain numéro de "Capital" au cours duquel
le ministre de l'industrie quitte le plateau en plein enregistrement. M. Besson était invité pour parler du nucléaire dans l'émission qui avait pour thème, ce jour-là, "Vivre et consommer écolo :
ruée sur les nouvelles solutions vertes". Mais au moment où va être diffusé le témoignage d'un ancien sous-traitant chargé de déceler les défaillances dans les installations des centrales
nucléaires, le ministre s'emporte : "Je vous laisse. Je me casse", dit-il, avant d'ôter son micro et de se lever. "Je me barre".
_ c'est pas poli pour un ministre.
_ y s'en fout, il est im-mu-ni-sé.
_ et Tartignol, y dit rien ?
_ lui, du moment qu'il a son épeire à Flamanville, y s'en fout qu'ce soit un Juif ou un Roumain, comme y dit : faut
êt' bien informé.
_ et toi, t'es informé ?
_ écoute un peu voir, c'est dans La Presse de la Manche, le 8 juin, c'est lui d'à côté, il est abonné. Le
Tartignol a dit que les Allemands étaient mal informés.
_ y lisent pas le journal ?
_ faut croire. Il a dit : "l'Allemagne fait une erreur". En 40, y a pas eu d'erreur. C'est en 44 qu'y z'ont
commencé.
_ oh ! Tiens ! C'est sur les mousquées, y veulent nous met' des minarets partout.
_ si tu vas par là, c'en est déjà plein à la Hague, faut vivre avec son temps.
_ à c't'heure, les routes sont plus sûres, y manifestent.
_ c'est que des manifestations, je dis.
_ ...
_ Mimile, t'as l'artérose du coude ou quoi ?
DOCUMENTS
Je me casse
M6 a mis en ligne, vendredi 17 juin, sur son site web, un extrait du prochain numéro de "Capital" au cours duquel le
ministre de l'industrie quitte le plateau en plein enregistrement. M. Besson était invité pour parler du nucléaire dans l'émission qui avait pour thème, ce jour-là, "Vivre et consommer écolo :
ruée sur les nouvelles solutions vertes". Mais au moment où va être diffusé le témoignage d'un ancien sous-traitant chargé de déceler les défaillances dans les installations des centrales
nucléaires, le ministre s'emporte : "Je vous laisse. Je me casse", dit-il, avant d'ôter son micro et de se lever. "Je me barre", répond-il encore quand le journaliste lui demande ce qu'il fait.
La chaîne affirme diffuser cette vidéo par "souci de transparence". Sur son compte Twitter jeudi soir, Eric Besson avait écrit qu'il ne serait "aucunement gêné que M6 diffuse toute la séquence.
De mon arrivée sur le plateau à mon départ. Rien à craindre".
Le Monde, 18 juin 2011
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Besson-Lagache : Clash dans Capital
Guy Lagache a mis en avant le manque de transparence autour du problème nucléaire
L'ambiance était plus que tendue lors du tournage de l'émission Capital, qui sera programmée ce dimanche sur M6. Sur le
thème « L'environnement après la catastrophe nucléaire au Japon », Guy Lagache a d'abord mis sur le gril Nicolas Hulot. Puis le journaliste a reçu Éric Besson, ministre de l'Industrie, de
l'Énergie et de l'Économie numérique, à qui il a expliqué le contenu du reportage, diffusé juste avant son intervention : les moyens mis en œuvre pour assurer la sûreté des installations
nucléaires en France.
Seule la fin du reportage a été montrée à Éric Besson pour lui permettre de rebondir sur la question : combien coûte la
sûreté nucléaire en France ? Lagache a alors mis en avant le manque de transparence autour du problème nucléaire. Au bout d'une dizaine de minutes, Éric Besson a posé son micro pour partir tandis
que le présentateur insistait sur le fait que la sûreté liée au nucléaire peut poser des problèmes en France.
« Je me casse, fait chier »
« En France, la sûreté nucléaire pose problème. On voit qu'il y a des failles sur la façon de sécuriser les
installations » a lancé Guy Lagache avant le clash. « Excusez-moi mais je ne suis pas d'accord, a rétorqué Eric Besson. Vous avez affirmé d'entrée "la sûreté nucléaire pose parfois problème"... »
Le journaliste de M6 a rebondi immédiatement avant de lancer un témoignage : « Oui, parfois. Je vous propose d'écouter cet ancien sous-traitant qui était chargé de déceler des défaillances dans
des installations ».
« Le ministre s'est alors levé. Il a retiré son micro, l'a jeté sur la table et a dit : "Allez, je vous laisse. Je me
casse. Fait chier", a raconté à l'AFP une personne qui a assisté à la scène. Quand le journaliste lui a demandé ce qu'il faisait, le ministre a répondu : "Je me barre" ». Sur son compte Twitter,
le ministre a écrit qu'il ne serait « aucunement gêné que M6 diffuse toute la séquence. De mon arrivée sur le plateau à mon départ. Rien à craindre ». Joint par téléphone, Guy Lagache n'a pas
souhaité s'exprimer.
Le Figaro, 17 juin 2011
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Luc Oursel succédera à Anne Lauvergeon à la tête d'Areva
L'Etat a décidé de ne pas reconduire à la tête d'Areva Anne Lauvergeon, dont le mandat s'achève à la fin du mois, et de
la remplacer par Luc Oursel, directeur général délégué du groupe, a annoncé Matignon, jeudi soir 16 juin dans un communiqué, confirmant des informations de presse.
Le premier ministre a reçu dans la journée l'actuelle numéro un d'Areva pour lui faire part de ce choix, qui sera soumis
prochainement à l'approbation du conseil de surveillance du groupe, précise Matignon.
"Luc Oursel sera notamment chargé de mettre en œuvre un plan d'amélioration de la performance de l'entreprise afin de
renforcer sa compétitivité et de poursuivre son développement", précise Matignon. Le deuxième mandat de la présidente du directoire d'Areva se termine à la fin du mois.
SOUTIENS EN FAVEUR D'ANNE LAUVERGEON
Cette décision survient alors que la mobilisation en faveur de Mme Lauvargeon s'est intensifiée face à la volonté prêtée
à Nicolas Sarkozy de ne pas reconduire la patronne du groupe nucléaire, dont l'Etat est actionnaire majoritaire (à hauteur de 90 %).
Jeudi soir, Les Echos signalaient qu'une lettre signée de 17 des 19 membres du comité exécutif d'Areva a été remise
jeudi matin au président du conseil de surveillance, Jean-Cyril Spinetta. Les signataires évoquent leur souhait de "conserver la dynamique insufflée par Anne Lauvergeon". "Cette dynamique est
reconnue par tout le corps social et le management de l'entreprise, ainsi que par les clients et les principaux leaders d'opinions internationaux, soulignent-ils. Il est pour nous totalement
clair qu'Anne Lauvergeon est la seule personnalité de l'entreprise disposant des compétences et qualités requises pour conduire Areva dans les années à venir." Ces soutiens à l'actuelle
dirigeante d'Areva s'ajoutent à ceux de parlementaires de tous bords et du comité de groupe européen, qui se sont exprimés ces derniers jours.
Le choix de M. Oursel, ingénieur des mines déjà bien ancré au sein d'Areva, marque la volonté d'écarter Anne Lauvergeon
sans heurter les salariés, inquiets à la perspective qu'un "outsider" prenne la tête du groupe dans le contexte difficile de l'après-Fukushima. Il "témoigne d'une volonté de l'Etat actionnaire de
privilégier […] l'expérience industrielle et la connaissance du nucléaire, acquises par Luc Oursel chez Areva", souligne Matignon.
Le Monde, 16 juin 2011
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Sécurité routière : les usagers de la route manifestent
Les usagers de la route ont manifesté samedi contre les mesures "répressives" prises par le gouvernement afin d'enrayer
le nombre de morts sur les routes. Ces rassemblements étaient organisés dans près de 80 villes.
La remontée de la mortalité sur les routes pousse certains automobilistes à contester l'efficacité et même la légalité
des radars automatiques.
Le mouvement a rassemblé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans toute la France. Les usagers de la route en
colère ont manifesté samedi après-midi contre les mesures "répressives" prises par le gouvernement afin d'enrayer le nombre de morts sur les routes. Ces manifestations étaient organisées dans
près de 80 villes de France, à l'appel de l'Union des usagers de la route, qui rassemble une quinzaine de fédérations ou associations nationales et des clubs d'utilisateurs.
Sécurité routière : les usagers s'unissent pour manifester ce samedi
Top départ pour les "radars pédagogiques"
Le nombre de tués sur les routes baisse, enfin
Les avertisseurs de radars pas interdits ... mais transformés
Près de Paris, plusieurs milliers d'usagers de la route, essentiellement des motards, se sont rassemblés. Le cortège,
composé d'environ 15.000 motards selon les organisateurs, devait partir de l'esplanade du château de Vincennes (Val-de-Marne), aux portes de Paris, pour rejoindre la place du Trocadéro, au pied
de la Tour Eiffel, où devaient les rejoindre des automobilistes, venus à pied ou en voiture. "C'est la première fois que sont appelés tous les usagers de la route, motards et automobilistes, à
manifester ensemble", a déclaré Jean-Marc Belotti, coordinateur de la Fédération française des motards en colère (FFMC) à Paris, à l'initiative de cette mobilisation nationale. "Nous manifestons
pour réclamer le retrait de toutes les mesures et pour dire aux pouvoirs publics qu'ils arrêtent de nous prendre pour des délinquants de la route", a lancé M. Belotti. "C'est inadmissible que les
motards paient le prix de mesures inadaptées", a-t-il poursuivi, appelant à mettre l'accent sur la formation. Avant le départ du cortège, la FFMC a diffusé aux manifestants par haut-parleur
l'extrait d'un discours de Nicolas Sarkozy en 2007 dans lequel il déclare "scandaleux d'enlever les panneaux" avertissant de la présence de radars.
Essentiellement des motards
A Lyon, au moins 7000 motards, selon les organisateurs, ont convergé vers la capitale du Rhodanienne, en provenance de
toute la région Rhône-Alpes. Ouverte à "tous les usagers de la route", la manifestation n'a rassemblé à Lyon quasiment que des motards, qui avaient, pour certains d'entre eux, manifesté dans leur
ville d'origine avant de rallier la capitale régionale.
Dans le sud-ouest, plusieurs milliers de motards de Midi-Pyrénées, de 1500 à 3000 suivant les évaluations de la police
et des organisateurs, ont défilé tout l'après-midi dans et autour de Toulouse pour protester contre la répression routière. Certains avaient manifesté plus tôt dans la journée dans leur
département à Albi, à Montauban ou à Cahors. Les Hautes-Pyrénées avaient fait bande à part: 300 motards du département selon la police avaient manifesté à Tarbes dans la matinée, jusqu'à la
préfecture, avant de rejoindre le pélerinage annuel des motards à Lourdes. A Toulouse, le cortège a notamment occupé pendant deux heures le périphérique toulousain s'étirant sur plusieurs
kilomètres, dans un ambiance souvent moqueuse à l'égard du gouvernement.
Laurent Deschamps
TF1, 18 juin 2011
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