Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 00:01

 

La Journée de la jupe, bande annonce


La Journée de la jupe, un film de Jean-Paul Lilienfeld, interprété par Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Collette, Jackie Berroyer, Nathalie Besançon, Khalid Berkouz, Yann Ebongé, Sonia Amori, Kevin Azaïs, Sarah Douali, Hassan Mezhoud, Karim Zakraoui, Fily Doumbia, Salim Boughidene, Mélèze Bouzid, Anne Girouard, Stéphan Guérin-Tillié, Olivier Brocheriou, Marc Citti, 2008.

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La Journée de la jupe est l’histoire d’un professeur qui pour une fois, une première et dernière fois, peut faire un cours. Sur Molière.

Dès le commencement, ça commence mal.

[le professeur] _ hop ! hop ! hop ! dans le calme !

[un élève] _ c’est bon !...

_ vous êtes des sauvages ? hein ? pourquoi vous rentrez comme ça ?

_ pourquoi vous m’traitez d’sauvage ? c’est pasque chuis noir ?

_ tout c’que j’veux, c’est que vous rentriez calmement dans cette pièce, c’est tout.

_ hé ! M’dam’, après vous parlez d’respect !

_ ah ! tiens ! parlons-en d’respect, justement ! il est 8 h 20, 8 h 20 exactement [NDL : erreur de communication], on n’est toujours pas rentrés dans le théâtre…

_ … faux ! il est 8 h 19…


Là, ça tourne mal, si on laisse passer ça…


Bagarre entre des élèves, intervention du professeur.


[une élève] _ ça va, déstresse [elle parle à son professeur], mais elle est pas tranquille celle-là [elle parle de son professeur]


Quelques pilules d’antidépresseur plus tard.

Des élèves se sont mis à jouer au ping-pong (le théâtre est une salle polyvalente, on est en cours de français).


[le professeur] _ reprenez vos places !

_ c’est bon, M’dam’, faut pas s’exciter comme ça, c’est pas not’ faut’

_ bon, maintenant, ôtez vos casquettes, vos doudounes, vos vestes…

[NDL : la foulardée d’un simple fichu, si ce n’est pas un carré Hermès, est exclue de l’enseignement public, les mâles à gapette rap, bonnet ou passe-montagne sont acceptés]

_ oh ! Madam’, c’est pas ma veste, c’est la veste à mon grand-père !


C’est mal parti.


Brouhaha (le mot vient de l’hébreu, vous pouvez remplacer par souk, selon votre religion), bousculade, deux élèves se disputent pour un sac, un pistolet tombe.


Mouss
menace, il connaît l’adresse de son professeur : ou bien elle se couche, sous sa protection, ou bien elle va connaître ce que font deux grosses bites de bamboulasà [la] ramoner.


Le professeur a pris le pistolet.


Le cours va pouvoir commencer.


Au dehors, le Principal est au-dessous du zéro absolu [NDL : c’est un critère de sélection des chefs depuis…]


[le Principal] _ qui a pris un sac ? qui a le pistolet ?

[un élève] _ on sait pas, nous, on est traumatisés !

[NDL : ils connaissent le lexique branché]


A l’intérieur.


_ j’appelle Farid qui va très vite enlever son bonnet pour une fois…

_ … j’peux pas l’retirer, Madam’, c’est religieux !

[NDL : ils connaissent, ils connaissent]


En coulisses, il y a le délégué syndical, pile-poil. Il y a le prof-qui-n’a-pas-de-problème, il passe de la musique (enfin, du flamenco hip-hop ou à peu près) en cours et quand il se fait casser le nez devant le collège, il déclare qu’il n’a pas été agressé : on discutait, on s’est pas compris.


Le Principal, finalement, il est brave, entendez innocent, simplet.

_ on nous demande de faire de la garderie sociale, on la fait !


C’est dit.


Pendant ce temps, un professeur fait cours, pour une fois.


_ quel était le véritable nom de Molière ?

[Mouss, le pistolet sur la tempe] _ Jean-Baptiste Poquelin.

_ tu vois, quand tu veux !


[[[Leçon de littérature et leçon de cinéma.

Mouss montre, forcé par l’argument pédagogique, qu’il connaît sa leçon.

Yann Ebongé (dans le rôle de Mouss) montre qu’il est un grand (jeune) acteur, parce qu’il le veut. Tous les jeunes acteurs du film sont excellents. Le casting vient de la banlieue où se situe l’action. Il n’y a pas une malédiction de la diversité, les parents d’Isabelle Adjani ne sont pas Français de naissance.

Les scènes entre les collégiens en retenue et leur professeur sont en huis clos. Il faut tenir devant Isabelle Adjani, un sacré travail pour Yann balançant à l’Agnès de légende son annonce de ramonage à domicile, et d’abord, le courage de vouloir.]]]


On reprend.


L’un des élèves pris en otages (encore Mouss) a enregistré un viol sur son portab’.

Là, on voit les limites du scénario : il est bien connu qu’il n’y a pas de viols dans les quartchiers, il y a des tournantes, des parties fines entre mineurs consentants, des gamins qui s’amusent.


On ne va pas reporter tout le dialogue.


L’histoire finit mal. La dernière image en fond de générique a bien un air de happy end, mais ne s’agit-il pas d’un rêve ? On ne voit pas les visages.


Certains n’auront pas vécu 85 minutes pour arriver à ce point. Leur religion leur interdit de regarder une telle horreur. Gloria in excelsis bobo !


A suivre…


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Lou de Libellus lou - dans de chinoiseries
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