Je m'appelle Jean-Paul Brighelli. Je suis
professeur agrégé de lettres et je viens de publier un livre :
La fabrique du crétin, Editeur Jean-Claude Gawsewitch, 2005.
Présentation de l'éditeur
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses " preuves " : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
Jean-Paul Brighelli a enseigné en collège (à Neubourg dans l'Eure), en lycée (aux Ulis, puis à Montgeron, à
Corbeil-Essonnes, à Montpellier). Depuis 2008, il est professeur de lettres en CPGE au Lycée Thiers de Marseille. Il a été chargé de cours en littérature des XVIIe et XVIIIe siècles à
l'ENS-Saint-Cloud et à l'Université Paris-III. Il est membre du jury du Capes externe de Lettres modernes depuis 2005.
Il a publié avec Christian Biet et Jean-Luc Rispail, aux éditions Magnard, en 1981-1983, une collection de
manuels scolaires, Textes et Contextes, Anthologie de textes littéraires, dont l’originalité (dans la
confrontation de textes anciens et modernes) est reconnue, quel que soit le jugement de valeur ou l’appréciation pratique de chacun.
Chez le même éditeur, la Petite fabrique de littérature, Les petits papiers / Alain Duchesne et Thierry Leguay, La petite fabrique d'écriture / Gérard Vermeersch, la Petite fabrique de l'image / Jean-claude Fozza, Anne-marie Garat, Françoise Parfait, participent des mêmes affinités pédagogiques.
La fabrique du crétin est dans le procès.
Comment l’école est-elle devenue une fabrique de crétins ?
La faute aux nouvelles générations ? Et pourquoi pas à celles qu’on dit de la diversité ? Insoutenable, comme la malheureuse phrase d’Henri Guaino prononcée par Nicolas Sarkozy dans son Discours de Dakar, le 26 juillet 2007 : l'homme africain n'est pas assez entré dans
l'histoire.
La faute aux parents qui demanderaient de la garderie sociale (selon le mot du Principal,
dans La Journée de la jupe) ? Demandons aux parents avant de leur imposer une réponse.
La faute aux professeurs ? tous ? non !
Quand l’économie prime l’humain
Dans notre société occidentale, inspirée de celle de l’ami américain, ou en voie
d’occidentalisation, on se passe des ouvriers ou des employés qualifiés qui ont fait les Trente glorieuses.
Qui a donné le premier coup de pied au cul ?
L’accordéoniste en Haby de soirée, en 1975 ? Le sociologue préféré des Français, à ce qu’il paraît, et ses Sept principes, en 1989 ?
Aujourd’hui, on demande une élite et des ilotes, des maîtres d’œuvre et des tâcherons dont les diplômes, les
qualifications n’ont aucune importance, pourvu qu’ils aient le geste machinal et cadencé mis en caricature par Charles Chaplin en 1936 et depuis importé dans la fiction quotidienne, le figuré du
réel.
Charles Chaplin, Les Temps modernes, 1936
Et puis
encore, dans un monde où l’on a fait table rase des vieux préjugés, la première évidence s’énonce clairement : je consomme, donc je suis. Les Alpha et les Epsilon sont formés à la même école
(sauf accident pédagogique). Brave new world !
Oublier l’histoire. On est en 1984.
La crétinisation au principe de la paupérisation, c’est l’échec de l’école. Oh ! ça ne date pas
d’aujourd’hui. On ne badine pas avec l’amour est une histoire de cet échec. Aujourd’hui, la
loi.
Ce que dit Jean-Paul Brighelli
Jean-Paul Brighelli sur RMC, mars 2008
Ce qu’écrit Jean-Paul Brighelli
Sur la violence à
l’école
Et en banlieue
La Journée de la jupe, à suivre…
En remontant le fil
De la démocratie directe en temps de crise_02 – la philosophie au comptoir
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A suivre…
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