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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 23:01

 

Gaétan Soucy, La petite fille qui aimait trop les allumett

Gaétan Soucy, La petite fille qui aimait trop les allumettes, Éditions du Boréal, 1999

ill. Couverture : Catherine Farish, Sans titre, 1996

L'édition de poche, 2000, comporte une belle présentation de Pierre Lepape, dont nous avons la transcription grâce à Lystig, que nous remercions ici. Mieux vaut lire la présentation après le roman, Pierre Lepape dévoile le mystère.

 

Gaétan Soucy, près 357

Gaétan Soucy, écrivain, professeur de philosophie, un Québécois. Il est mort chez lui, à Montréal, d'une crise cardiaque, le mardi 9 juillet 2013. Il avait cinquante quatre ans. Amoureux du Japon, et comme il le dit, son écriture, ou plutôt celle du secrétarien qui fait le récit, tient du japonisme.

« Si je n'écrivais pas, ce serait beau que je meure d'un seul coup. »

 

« L'expérience du sentiment de douleur n'est pas l'expérience qu'une personne (par exemple « JE ») possèdequelque chose. Dans les douleurs, je distingue une intensité, un lieu, etc., mais non un propriétaire. Comment seraient donc des douleurs que "n'a" personne ? Des douleurs qui n'appartiennent vraiment à personne ?

Tout le problème vient de ce que les douleurs sont toujours représentées comme quelque chose que l'on peut percevoir, au sens où on perçoit une boîte d'allumettes. »

LUDWIG WITTGENSTEIN

 

Incipit

 

Nous avons dû prendre l’univers en main mon frère et moi car un matin un peu avant l’aube papa rendit l’âme sans crier gare. Sa dépouille crispée dans une douleur dont il ne restait plus que l’écorce, ses décrets si subitement tombés en poussière, tout ça gisait dans la chambre de l’étage où papa nous commandait tout, la veille encore. Il nous fallait des ordres pour ne pas nous affaisser en morceaux, mon frère et moi, c’était notre mortier. Sans papa nous ne savions rien faire. A peine pouvions-nous par nous-mêmes hésiter, exister, avoir peur, souffrir.

 

Les deux frères ont seize ? dix-sept ans ?

 

Le père est dans une figette, c'est une visite au paradis [...] il ne bougeait pas plus qu’une patère...le pater... la petite mort ?

 

Page 18

 

le secrétarien c'était toi aujourd'hui !

les mots ne me viendraient pas.

les mots, les mots ! Quels mots ?...

 

Page 21

 

Cette histoire a bien dû se dérouler dans la vraie vie à un moment donné quelque part, allons donc. Il y avait dedans une princesse à l'intérieur d'une tour, prisonnière de ce que l'on appelle un moine fou, et il y avait le beau chevalier qui venait la sauver et l'emportait sur son cheval aux ailes de braise, si j'ai bien compris. Je la lisais sans me lasser, cette histoire, et même souvent me la repassais dans le chapeau, si ému que je ne savais plus trop si j'étais moi-même le chevalier, ou la princesse, ou l'ombre de la tour, ou simplement quelque chose qui participait au décor de leur amour, comme la pelouse au pied du donjon, ou l'odeur des églantines, ou la couverture constellée de rosée dans laquelle le chevalier enveloppait le corps transi de sa bien-aimée, c'est ainsi que ça se nomme. Il arrivait même que, en lisant d'autres dictionnaires pour ma culture, je me rendisse compte qu'en réalité au lieu de lire l'éthique de spinoza que j'avais sous les yeux, par exemple, je relisais dans le dictionnaire de ma tête cette histoire de princesse sauvée par son chevalier qui est ma favorite. J'avais été même jusqu'à tenter de la lire à mon frère le soir avant que nous nous endormissions, mais lui, pensez-vous, de ronfler bientôt comme un cochon. Tout déçoit chez mon frère tout le temps, on ne peut pas rêver avec lui.

 

Dictionnaire : ouvrage de référence qui répertorie des mots dans un ordre convenu, recueil de pensées d’un auteur, ensemble des mots dont se sert un écrivain.

 

Tous les livres sont donc dans le dictionnaire.

Tous les mots de l’Éthique de Spinoza sont dans un dictionnaire.

Tous les livres sont composés de mots prêts à l'emploi, en un certain ordre assemblés.

 

Comme les tubes de peintures utilisés par l'artiste sont des produits manufacturés et tout faits, nous devons conclure que toutes les toiles du monde sont des ready-mades aidés et des travaux d'assemblage.(Marcel Duchamp, in Duchamp du signe, p. 191)

 

Maurice Denis, Taches de soleil sur la terrasse 357

Maurice Denis, Taches de soleil sur la terrasse, 1890

 

Se rappeler qu'un tableau, avant d'être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées.(Maurice Denis, Revue Art et Critique, 30 août 1890)

 

Paul Sérusier, Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour 357

Paul Sérusier, Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour, 1888

 

Tous ? Non.

 

François Rabelais crée des mots qui n'existent pas. Dans son Quart Livre, au chapitre XV, on peut lire :

La nouvelle mariée pleurante rioyt, riante pleuroyt, de ce que Chiquanous ne s'estoit contenté la daubbant sans choys ne election des membres: mais l'avoir lourdement deschevelée d'abondant luy avoit trepignemanpenillorifrizonoufressuré les parties honteuses en trahison.

(une histoire de gosses)

 

Au chapitre LVI, qu'on pourra lire infra, il est question de parolles gelées, qu'il convient de dégeler pour les entendre.

(des paroles insensées)

 

Le secrétarien de Gaétan Soucy parle :

le vendredi où Jésus est mort tombe toujours à l'époque où l'étang a commencé à dégeler.

 

James Joyce, dans son Finnegans wake, emprunte à des dizaines de langues des mots qu'il forge en de nouveaux mots.

(des mots forgés)

 

Gaétan Soucy invente une fabrique de mots qui n'existent que dans le dictionnaire de son secrétarien, sous son chapeau. Le secrétarien, la figette, les emmarmelades... Et non pas seulement des mots mais des images inouïes, des constructions syntaxiques défiant l'abyme – et l'abîme terrible de pascal, que père contemple comme un vertigineux qui se cramponne à l’herbe en regardant le ciel parce qu’il a peur de tomber par en haut jusqu’au fond des étoiles inerrantes.

 

Les mots de Rabelais et de Joyce ne se rencontrent pas dans la vraie vie. Le récit du secrétarien se situe dans la vraie vie à un moment donné quelque part. Le dictionnaire de Gaétan Soucy ne contient pas de définitions mais ses créatures verbales ne troublent pas la vue du lecteur, leur origine est transparente : le secrétarien détient un secret, soit, arien peut-être, serait-il un hérétique ? Ou un agrarien ? Ou un ovarien ? La figette, c'est quand on se fige, un malaise ou une stratégie pour éviter les questions des semblables... Les emmarmelades, ce sont des emmerd... comme peuvent en connaître des marmots qui mélangent tout en une marmelade...

Le lexique complet serait long !

 

Page 23

 

J'ouvris l'armoire et vérifiai le contenu de la bourse que je renversai sur la table. Une dizaine de pièces identiques, d'un métal terne, roulèrent de-ci-de-là, j'en aplatissai une avec ma paume. Roulèrent n'est pas accordé convenablement, si ça se trouve, c'est la dizaine qui roula comme un seul homme, mais tant pis, j'ai fait ma syntaxe chez le duc de saint-simon, sans compter mon père. Il m'en est resté quelque chose qui cloche. Je mêle aussi tous les temps de verbes, un vrai macaroni. Un chat n'y retrouverait pas sa queue.

 

Le père était prêtre, quand il était beau gosse.

 

Il faut bien enterrer le père. Le porter. Au risque de...

 

Page 31

 

Dans sa chute le suaire s'était entrouvert et comme père était en costume d'eve c'était comme si nous étions à tu et à toi avec ses couilles. Elles étaient toutes molles et joufflues, beaucoup plus grosses que celles de mon frère ou que les miennes à l'époque où j'en avais encore.

 

 

C'est ainsi que ça se nomme.

 

Une des nombreuses formules répétées avec quelque variante, comme un leitmotiv.

Quelque chose de l'écriture de Samuel Beckett.

 

On ne trouve pas la boîte à mort au magasin général, chez les semblables. Et puis il y a déjà un enterrement, long comme un reptile et très lent, ce qui n'est pas conforme à la raison et à l'éthique de spinoza.

 

Page 63

 

Toujours est-il qu'un moment vint où ils sont tous ressortis de l'église en suivant le cercueil, c'est à se demander s'ils n'allaient pas le suivre jusque dans la tombe, et tous s'enterrer avec, par une fascination abrutie, comme notre ancien chien qui ne me lâchait pas les semelles les fois où je dégouttais de sang. C'est même pour ça que père a fini par mettre de la boule à mites dans sa pitance. Je m'expliquerai plus tard sur toutes ses affaires de sang qui doivent paraître étranges, et qui le sont effectivement.

 

Page 70

 

Papa a deux fils, dis-je. Moi et mon frère.

[…]

Et ta maman ? Est-ce qu'il n'y a pas ta mère qui vit avec toi ?

Il n'y a jamais eu de putes à la maison, dis-je.

[…]

Toutes les mères sont des putes mais on peut aussi dire saintes vierges si ça nous chante, la nuance est infime.

 

Le propos est dérangeant, n'est-ce pas celui du petit Marcel ?

 

Page 78

 

Pourquoi parles-tu toujours de toi comme si tu étais un garçon ?

[…]

Tu ne sais donc pas que tu es une jeune fille ?

[…]

Est-ce que monsieur le prêtre qui m'a frappé a aussi des enflures en-dessous de sa robe ? Il y a eu une fois, il m'est arrivé une vraie calamité, je crois que j'ai perdu mes couilles. Durant des jours ça s'est mis à saigner, et puis ça cicatrise, et puis ça repart encore, ça dépend de la lune, ah la la, tout ça à cause de la lune, et j'ai commencé à avoir mes enflures sur le torse aussi.

 

Ensuite il y a des choses étranges, des cauchemars peut-être, c'est ainsi que ça se nomme, on ne peut rien en dire, le secret du secrétarien est terrifiant, il est dangereux de jouer avec des allumettes.

 

Page 117

 

Et c'est là que me revenaient à l'esprit toutes sortes de questions que je me posais avant de lire l'incompréhensiblissime éthique de spinoza, où j'appris entre autres, pas plus tard que l'an dernier, que la vraie religion doit être non pas une méditation de la mort, mais une méditation de la vie, pourriture ! fais ton office.

 

Oui, à la fin, il y a encore de l'espoir.

 

On l'aura compris, sans doute, Gaétan Soucy est un écrivain majeur de notre temps, il y en a peu.

Il y a bien une histoire, encore qu'on ne sache pas si c'est de l'histoire ou un conte de fée, et de sorcière, il y a d'abord à lire une écriture, dans l'Olympe de l'écriture.

 

Un homme d'une humilité, sans chichis, extraordinaire. Écoutez-le, des yeux, on vous dira.

 

« Ce dont je peux parler le mieux c’est de la façon dont ça s’est écrit. [...] Dans le cas de La Petite fille qui aimait trop les allumettes, c’est un livre qui a été écrit, je dirais sous la dictée, bon. Je me méfie de toute forme de romantisme, de l’inspiration [...] mais je dois admettre que l’expérience de La petite fille a été une expérience d’écoute directe avec une voix que j’entendais, et comme je craignais de perdre cette voix que j’entendais […] j’ai écrit ce livre-là très très rapidement, et en moins d’un mois, en fait [NdL : du 27 janvier au 24 février 1998], et ça a été une expérience donc physiquement aussi extrêmement difficile, et sans être directement de l’écriture automatique, c’était en tout cas une écriture qui ouvrait complètement toutes les valves possibles, et j’essayais de n’avoir aucun réflexe d’inhibition, et ce qui fait que c'est une histoire que j'ai comprise, que j'ai apprise en quelque sorte en même temps que le lecteur. […] L'écriture, même si c'est une écriture fictionnelle, contribue certainement à structurer mon expérience, et à me structurer sur le plan personnalitaire, je n'écris pas que pour cela, mais c'est certain que ça joue un rôle à ce niveau-là, oui.

_ Vous n'écrivez pas pour cela, mais moi je lis pour cela, je vous lis pour cela, je lis pour savoir quelle est mon expérience, je lis pour savoir quels sont les mots... pour l'expérience que j'ai eue...

_ Oui, c'est la quête du lecteur. »

 

Que ce soit votre quête !

 

Gaétan Soucy parle de son écriture, La Librairie des Halles, Niort, octobre 2009

 

Mieux vaut ne pas écouter le film avant d'avoir lu le roman, c'est pourquoi nous vous avons donné quelques extraits qui ne gâcheront pas la découverte.

 

Non, on ne donnera pas le secret de l'histoire, le secret du secrétarien, maintenant... comprenne qui voudra...

 

Le Juste Châtiment... Combien y a-t-il d'enfants dans l'histoire ? Y a-t-il une histoire ? Doit-on croire le secrétarien ?

 

Melocoton, où elle est maman ?

 

Melocoton et Boule d'Or

Deux gosses dans un jardin

 

 

Colette Magny, Melocoton, 1964

 

Ma p'tite Boule d'Or, j'en sais rien !

 

Un hymne à la vie.

 

- - -

 

DOCUMENTS

 

François Rabelais, Quart Livre, chapitre LVI, 1552

 

Comment entre les parolles gelées Pantagruel trouva des motz de gueule

 

Le pilot feist responce: Seigneur, de rien ne vous effrayez. Icy est le confin de la mer glaciale, sus laquelle feut au commencement de l'hyver dernier passé grosse & felonne bataille, entre les Arismapiens, & le Nephelibates. Lors gelèrent en l'air les parolles & crys des homes & femmes, les chaplis des masses, les hurtys des harnoys, des bardes, les hannissements des chevaulx, & tout effroy de combat. A ceste heure la rigueur de l'hyver passée, advenente la serenité & temperie du bon temps, elles fondent & sont ouyes. Mais en pourrions nous voir quelqu'une. Me soubvient avoir leu que l'orée de la montaigne en laquelle Moses receut la loy des Iuifz le peuple voyoit les voix sensiblement.

Tenez tenez (dist Pantagruel) voyez en cy qui encores ne sont degelées.

Lors nous iecta sus le tillac plènes mains de parolles gelées, & sembloient dragée perlée de diverses couleurs. Nous y veismes des motz de gueule, des motz de sinople, des motz de azur, des motz de sable, des motz dorez. Les quelz estre quelque peu eschauffez entre nos mains fondoient, comme neiges, & les oyons realement. Mais ne les entendions. Car c'estoit languaige Barbare. Exceptez un assez grosset, lequel ayant frère Ian eschauffé entre ses mains feist un son tel que font les chastaignes iectées en la braze sans estre entonmées lors que s'esclatent, & nous feist tous de paour tressaillir.

C'estoit (dist frère Ian) un coup de faulcon en son temps.

Panurge requist Pantagruel luy en donner encores. Pantagruel luy respondit que donner parolles estoit acte des amoureux.

Vendez m'en doncques, disoit Panurge.

C'est acte des advocatz, respondit Pantagruel, vendre parolles. Ie vous vendroys plutost silence & plus chèrement, ainsi que quelque foys la vendit Demosthenes moyennant son argentangine.

Ce nonobstant il en iecta sus le tillac troys ou quatre poignées. Et y veids des parolles bien picquantes, des parolles sanglantes, lesquelles li pilot nous disoit quelques foys retourner on lieu duquel estoient proferées, mais c'estoit la guorge couppée, des parolles horrificques, & aultres assez mal plaisantes à veoir. Les quelles ensemblement fondues ouysmes, hin, hin, hin, hin, his, ticque torche, lorgne, brededin, brededac, frr, frrr, frrr, bou, bou, bou, bou, bou, bou, bou, bou, traccc, trac, trr, trr, trr, trrr, trrrrrr, On, on, on, on ououououon: goth, mathagoth, & ne sçay quels aultres motz barbares, & disoyt que c'estoient vocables du hourt & hannissement des chevaulx à l'heure qu'on chocque, puys en ouysmez d'aultres grosses & rendoient son en degelent, les unes comme de tabours, & fifres, les aultres comme de clerons & trompettes. Croyez que nous y eusmez du passetemps beaucoup. Ie vouloys quelques motz de gueule mettre en reserve dedans de l'huille comme l'on guarde la neige & la glace, & entre du feurre bien nect. Mais Pantagruel ne le voulut: disant estre follie faire reserve de ce dont iamais l'on n'a faulte, & que tousiours on en a main, comme sont motz de gueule entre tous bons & ioyeulx Pantagruelistes. Là Panurge fascha quelque peu frère Ian, & le feist entrer en resverie, car il le vous print au mot, sus l'instant qu'il ne s'en doubtoit mie, & frère Ian menassa de l'en faire repentir en pareille mode que se repentit G. Iousseaulme vendent à son mot le drap au noble Patelin, & advenent qu'il feust marié le prendre aux cornes, comme un veau: puys qu'il l'avoit prins au mot come un hile. Panurge luy feist la babou en signe de derision. Puys s'escria disant. Pleust à Dieu que icy, sans plus avant proceder, i'eusse le mot de la dive Bouteille.

 

*

 

Colette Magny, Melocoton, 1964

 

Melocoton et Boule d'Or

Deux gosses dans un jardin

 

Melocoton, où elle est maman ?

- J'en sais rien !

Viens, donne-moi la main

- Pour aller où ?

- J'en sais rien !

Viens !

- Papa il a une grosse voix

Tu crois qu'on saura parler comme ça ?

- J'en sais rien !

Viens, donne-moi la main

- Melocoton, Mémé elle rit souvent

Tu crois qu'elle est toujours contente ?

- J'en sais rien !

Viens, donne-moi la main

- Perrine elle est grande presque comme maman

Pourquoi elle joue pas avec moi ?

- J'en sais rien !

Viens, donne-moi la main

- Christophe il est grand mais pas comme papa

Pourquoi...

- J'en sais rien !

Viens, donne-moi la main

- Dis Melocoton, tu crois qu'ils nous aiment ?

- Ma p'tite Boule d'Or, j'en sais rien !

Viens, donne-moi la main...

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans de litterrance
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commentaires

Syl. 29/09/2013 17:18


Et voilà ! je viens chercher ton lien... pour le mettre sur mon billet !
Demain, je viendrai te lire, car je n'ai pas encore mis de point final.

Lou de Libellus 29/09/2013 17:53



 


: - )


 



Lou de Libellus 08/09/2013 18:48


 


Cryssilda, je vais voir à commander tous ses romans, mais je n'en parlerai pas en septembre : - )


Valentyne, j'espère donner le goût de lire, tu as l'air d'y avoir pris goût : - )


 

valentyne 08/09/2013 18:05


J'ai pris plaisir à relire tous ses extraits


Et le témoignage sur l'écriture de ce livre par Gaétan Soucy est très intéressant également ;-)

Cryssilda 08/09/2013 17:41


Hé bien, je comprends que tu aies été en retard avec un tel article ! ;-) Allez, maintenant tu es prêt à te lancer dans un autre de ses romans !

des pas perdus 07/09/2013 17:47


Je note, ça me semble très original...

Lou de Libellus 07/09/2013 18:36



 


Tu peux y aller, despas, tu ne devrais pas être déçu.


Je te rappelle, pour la semaine prochaine, Jean-Marc La Frenière - là-bas, ils ont aussi des gauchistes, et des poètes, puis Tito Topin, un peu dans le même registre que Jean-Bernard Pouy (ils
sont copains depuis longtemps) et son 'Spinoza encule Hegel', titre jouissif !


 



Lou de Libellus 07/09/2013 11:20


 


Justement, Karine, je ne retiens pas le "sert à rien". Sans toi... Tout cet amour que je donnerai, où le prendrai-je ? Jacques Audiberti, en exergue au film de Bertrand Tavernier et Jean
Aurenche.


http://www.libellus-libellus.fr/article-albert-camus-caligula-45615771.html


 


Je rappelle ta présentation, en vidéo, avec de vrais morceaux de Karine, comme dans le yaourt - le yaourt (des paroles qui n'ont aucun sens) que je ferais si je me lançais à parler en québécois.


http://moncoinlecture.over-blog.com/article-quebec-en-septembre-c-est-demain-119806480.html


 


Le titre, je l'avais annoncé, j'avais dit qu'il n'était lisible que des Québécois ou des initiés.


 

Karine:) 07/09/2013 00:16


Houuu, comme ça, je ne sers à rien ?  Je vais devoir faire des gros yeux!  Ceci dit, cet article est génial.  J'avais aussi été fascinée par cette langue, ce lexique, cette syntaxe
inventive et évocatrice.  Et j'adore ton titre.  J'ai éclaté de rire en le lisant!

Lou de Libellus 06/09/2013 15:40


 


Oui, Denis, c'est une histoire de "gosses" comme on le dit au Québec, et Boule d'or est une fille, on ne l'apprend qu'à la fin.


 

denis 06/09/2013 15:31


et grand article pour un livre vraiment atypique

denis 06/09/2013 15:28


j'aimais beaucoup écouté colette Magny merci pour ce rappel de mémoire

Lou de Libellus 06/09/2013 14:07


 


Hommage à l'écrivain, Lilas, oui, selon Cryssilda, sur FaceBook


https://www.facebook.com/events/119992401504625/?fref=ts


et sur son site


http://cryssilda.canalblog.com/archives/2013/08/09/27807810.html


 

lilasviolet 06/09/2013 10:00


(En cours de lecture) J'ai le sourire en lisant La petite fille qui aimait trop les allumettes, rien que le titre évoque mille et une choses . Ton billet est un bel hommage au texte et à
l'écrivain

Lou de Libellus 06/09/2013 07:05


 


Merci, Topinambulle, la lecture vaut le voyage !


 


Yueyin, j'avais dit que nous étions en compèt et je n'étais pas sûr de mon agenda. L'article est bref, par rapport à ce qu'il y a en coulisses, je garde toujours des biscuits : - )


 

Topinambulle 06/09/2013 02:49


Très intéressant, votre billet. Ce roman est un chef-d'oeuvre, vraiment ! Écrit en moins d'un mois, en plus, c'est quand même remarquable. 

yueyin 05/09/2013 20:58


Merveilleux article et que va-ton dire nous ensuite ? Enfin de toutes façons, celui-là est ma prochaine lecture Gaétanesque :-)

Lou de Libellus 05/09/2013 12:15


 


Lystig, ah ! c'est ennuyeux, tout en haut de la page j'ai écrit que pour Québec en septembre, Karine était le secrétarien, mince ! : - )


 


Br'1, mon exemplaire, édition d'origine, je l'ai eu au prix du poche ou presque, et il est neuf en vérité, mais avec le mois du Québec... la demande et l'offre... Maintenant, le poche Seuil,
c'est le même texte. On ne lira la présentation de Pierre Lepape qu'après le roman, pour garder le plaisir de la découverte.


 

br'1 05/09/2013 11:38


Sur Amazon, neuf: 5,80€ en poche; en broché: de 52,03€ à ... 88,95€ ("difficile à trouver"...hum...) et d'occasion: de 4€ à 30,70€!!!


Quand on aime on en compte pas, mais bon...


Gaëtan Soucy doit se retourner de rire dans sa tombe.

Lystig 05/09/2013 10:50


j'avais noté "sert à rien" également...


 


un article bien détaillé !

Lou de Libellus 05/09/2013 08:45


 


J'ai proposé deux mots en 'rien' parce que les propos, et les pratiques du secrétarien en religion sont hérétiques, et que "ovarien" évoque l'ambiguïté du personnage.


 


Un jour, peut-être, on fera un blog pour disserter de Libellus, et on dira peut-être : "Dommage que Lou nous ait déjà quittés."


 

WLouve 05/09/2013 01:46


J'ai oublié de dire que dans le mot « secrétarien », j'entends pour ma part « secrétaire » et « qui sert à rien »...

WLouve 05/09/2013 01:44


Superbe ton article, Lou. Je n'ai pas tout à fait fini de lire le livre mais je suis complètement tombée sous le charme de cette écriture truculente et du décalage entre l'écriture colorée, vive,
ingénieuse même -- je suis d'accord avec toi -- et l'histoire elle-même qui est plutôt glauque, voire oppressante.

Certains dérapages contrôlés sur les expressions toutes faites sont vraiment hilarants.

Vraiment dommage que Gaétan Soucy nous ait déjà quittés.  

 


 
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