Partager l'article ! Guillaume Apollinaire, Le Pont Mirabeau : une danse macabre en forme de tango: Giorgio de Chirico, Portrait de G ...
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Gerhard Richter : Dessins et travaux sur papier
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2012 – September 17, 2012
Gerhard Richter : Panorama
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Avec John Cage
John Cage und… Bildender Künstler – Einflüsse, Anregungen
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John Cage dont on verra / écoutera 4' 33".
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Giorgio de Chirico, Portrait de Guillaume Apollinaire,1914, huile et fusain sur toile, 81,5 x 65, M. N. A. M., Paris
Ce portrait semble comme une anticipation. En 1916, Guillaume Apollinaire, alors dans les tranchées, est gravement blessé d'un éclat d'obus à la tempe gauche.
Un cercle (celui de la trépanation ?) apparaît sur la silhouette figurant au second plan comme une cible dans un stand de tir.
Au premier plan, le buste rappelle Orphée, prince des poètes, accompagné de ses attributs, le poisson et la conque, tracés au fusain. Ses lunettes noires marquent la cécité, associée à la sagesse dans la mythologie grecque.
Guillaume Apollinaire serait ainsi l'incarnation de la sagesse en poésie.
[pour mémoire : Frédéric Taddeï, d'Art d'Art, émission du 8 septembre 2007]
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Le Pont Mirabeau
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire, Le Pont Mirabeau, Alcools, Mercure de France, 1913
Si le poème peut évoquer la rupture de l'amoureux avec Marie Laurencin, au-delà de l'anecdote, on lit une méditation héraclitéenne sur le temps qui s'écoule, comme l'eau, toujours là et jamais le même.
Une autre lecture, plus dansante, par SPQR.
Une voix que nous avons connue, semble-t-il, comme une ressemblance, une voix aujourd'hui disparue de Libellus.
En forme de tango ? Oui. La première ligne est classique : quick, quick, slow. Ensuite, il y a des libertés, et, justement, le tango est une danse de la liberté, dont la forme n'est nulle part fixée.
Remerciements
A Yueyin, Chroniques de lectures
A K'gire qui nous a fait connaître l'enregistrement du poème par Guillaume Apollinaire
BONUS
Mon cœur soupire
La nuit, le jour.
Qui peut me dire
Si c'est d'amour ?
Qui peut me dire
Si c'est d'amour ?
Mon cœur soupire in Les Barbouzes, Francis Blanche, Georges Lautner, Wolfgang Amadeus Mozart, 1964
France + 6 heures
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Association pour la sauvegarde du phare de Cordouan
Jooble, emploi, travail, recrutement
Scribulations, où l'on retrouve Lou
Que de belles choses autour de Guillaume, merci Lou :-)
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“100 ans avant minuit”
Éric Chatillon
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