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Lorie, de son vrai nom Laure Pester, chanteuse et comédienne française, est née le 2 mai 1982, jour béni, au Plessis-Bouchard, dans le Val-d'Oise.
Dès l'âge de 6 ans, elle commence à patiner. A 15 ans et à quelques mois du Championnat de France, son ménisque lâche, elle abandonne la glace pour les feux du casting, elle vend plus de 7 millions de disques, 1 million de DVD et 450.000 livres, elle rassemble plus d'1 million de spectateurs enthousiastes en 267 concerts.
Foin des lagardetmichardises. Point de commentaires histhéoriques à la manière de Sainte Beuve, martyre de la critique littéraire canonisée au XIXe siècle, Laure n'est pas inféodée à la calotte chantante, nous l'allons montrer tout à l'heure. Egalement à l'écart de l'impudique dévoilement heideggérien, le degré zéro de l'écriture.
Ecoutons, regardons, lisons son œuvre majeure, à ce jour, en nous attachant à l'analyse du discours et non au délayage du contenu. Si cela valait bien pour Dom Juan et le petit Marcel, elle le vaut bien.
Lorie, 1 garçon in album 2Lor en moi ?, 2007
Auteur(s)/compositeur(s) : Christine Roy/Christophe Emion, Lorie, 2L'AIR
26 septembre 2008 : le clip est disponible en téléchargement sur téléphone mobile.
8 octobre 2008 : premières diffusions du clip 1 garçon à la télévision et sur internet.
5 décembre 2008 : sortie du Single.
J'ai attendu que tu décides de parler, de parler, de parler.
Tu ne veux pas me voir souffrir mais tu gardes bien ton secret.
Ce que j'ai vu dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux,
On l'a perdu tous les deux, tous les
deux.
Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.
Est-ce que je perdrais la raison
Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?
Un garçon, un garçon.
Comme si rien ne s'était passé, tu souris, tu souris, tu souris.
Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?
Comment choisir, lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi ?
Sans nous détruire tous les trois, tous les
trois.
Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.
Est-ce que je perdrais la raison
Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?
Un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon
!
Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.
Est-ce que je perdrais la raison
Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon
?
Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.
Est-ce que je perdrais la raison
Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon
?
Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.
Est-ce que je perdrais la raison
Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon
?
Un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon !
Si nous approchons un instant et de loin l'art de la prosodie, c'est à seule fin de marquer dans le texte l'accent ternaire (cher à Villon, diront-ils, mais où sont les neiges d'antan), image de l'amant mystérieux.
de parler, de parler, de parler
dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux
parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes
tu souris, tu souris, tu souris
lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi
un garçon, un
garçon, un garçon
L'insistance du t'aimes t'aimes t'aimes
se lit comme un fuck (se prononce ici phoque) rimbaldien - c’est l’olive pâmée, et la flûte câline -
comme ces yeux appellent l'œil de Georges Bataille.
Richesse de l'allitération dans le signifiant, économie sémantique du signifié, écart subtil du tes ses vos.
Ces yeux obsédants, tels ceux du chat du Cheshire pour Alice,
ne sont pas ceux de Laure,
ni ceux-ci
ni ceux-là,
non, ce sont les yeux du voyeur derrière la jalousie.
Le voyeur, le narrateur. Lisez sans les images ! Aucun accord ne vous assure que le personnage qui parle est une fille ni même qu'il parle à un garçon.
Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?
Le garçon manqué ? le garçon de la honte ?
Jacques Prévert, dans son Déjeuner du matin * (Paroles, 1946), met en scène deux personnes en situation de rupture. Après que le curé d'une paroisse parisienne ait reproduit
le poème édifiant dans son bulletin sous le titre Mon mari, Prévert fit valoir dans Fatras (1966) que ces êtres d'encre ne formaient pas forcément un couple légitime
et qu'il s'agissait peut-être de deux innocents et charmants homosexuels.
The trouble with Lorie.
Des questions ?
_ Maître, le plan où l'amant roule un patin à son amant ne montre-t-il pas qu'il pense toujours à sa skateuse ?
_ Maître, est-il vrai comme on l'entend que si Cary Grant avait connu Laure, il serait devenu homosexuel ?
_ Maître, n'aviez-vous pas annoncé une relecture de La Légende des siècles, L'œil était dans la daube et matait le coquin ?
_ Maître, votre conférence est-elle une contribution aux Songs on the beat du Professeur GT ?
_ Maître, vous arrive-t-il de répondre aux questions ?
---
* Déjeuner du matin
Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler
Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder
Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder
Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré
France + 6 heures
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|
Association pour la sauvegarde du phare de Cordouan
Jooble, emploi, travail, recrutement
Scribulations, où l'on retrouve Lou
(Par contre, pour le projet de recevoir 10 000 comms enragés de fans, c'est raté, ils vont rien y comprendre, les pauvres ! Faire du 3° degré et citer Bataille alors qu'ils ont déjà du mal avec le premier degré et répondent "Nikos Aliagas" lorsqu'on leur parle de philosophes grecs...)
Bisou Lou (bah oui, quand même..)
On ne sait jamais, GT, on ne sait jamais. Tu vois, moi, pour Νίκος Αλιάγας, je n'ai pas compris. Il n'est pas grec ?
:)))
Océane, bah oui, quand même et plus encore ;)
Hi hi ! C'est vrai que si on considère que la nanarratrice est peut-être elle même un garçon et qu'elle s'adresse possiblement à une fille, entre autres possibilités, ça ouvre des perspectives. Pas infinies, parce que l'ensemble est déjà d'une connerie infinie, mais quand même. Merci pour ce pur moment de n'importe quoi. ♣
Le titre déjà est une merveille...
suis allé au bout de l'article mais en sautant le texte de l'artiste (comme j'en ai le droit !)...
Lorible comme j'aime à l'appeler dans mon jargon professionnel...
hormis ses chansons niaises, c'est tout de même un sacré joli brin de fille cette Lorie et tant pis si je mérite le lynchage sur la blogosphère bon teint ! (de toute façon, je n'en fais plus réellement partie, à peine créé mon site est déjà mort)
redondance de signifiants creux
Maizalors ?
mais . . . .mais mais mais . . .
c'est la recette d'un discours politique cette chanson ? ?
♣,
la nanarratrice
c'est c'est c'est con con contagigieux
- tkt, les muets auront mis ça sur le compte de l'émotion.
ce pur moment de n'importe quoi
Yosemite,
en sautant l'artiste
Lagarde&Michard, Sainte-Beuve, Heidegger, Molière, Proust, le Père Duval, Barthes, Villon, Bataille, Lewis Carroll, Robbe-Grillet, Jacques Prévert, Alfred Hitchcock, Cary Grant, Hugo, The Beatles et GT et j'en oublie (si Monsieur Kiki sort de sa coquille, il nous trouvera quelque chose pour les yeux dans le bouillon ou ceux de la patate qui germe), brèfle, les purs et les sauteurs, vous en connaissez beaucoup de vos idoles chantantes qui autoriseraient à convoquer tout ce beau linge.
D'un côté, on me donne une chanson - moderne ! - avec l'air et les paroles, et un ticket de blanchisserie et je le fais.
Idothée,
signifiants creux
Eh oui, il n'y avait qu'Idothée pour lire le Holy ! merci merci merci ---
Faut que je consulte.
Dans 1/4 d'heure, sur TV5 Monde, il y a Le Trou, chef-d'oeuvre pur en noir et blanc.
Christian,
En fait tu nous fais toi aussi du 4ème degré façon David quoi ! ;)
Non, on connaît ses limites.
Ah! tu veux parler de DéDé ? il est seulement au degré 4 ?
Les Chants éthérés ne sont pas morts. Tous ceux qui ne vont pas apporter un commentaire (favorable et instructif) sur un des derniers articles seront impitoyablement filtrés ici même.
hormis ses chansons niaises
cf. supra
c'est tout de même un sacré joli brin de fille
Tu vois, Christian, si mon intuition est juste - et elle est fondée sur une étude rigoureuse, tu n'as aucune chance, à moins de te faire opérer du ménisque.
Mélanie (de Tours, comme s'il y en avait d'autres),
aucun rapport
enfin... à l'image...
mais où en est le musée du MOSH ???
Dernières nouvelles ici
http://kikimundo.over-blog.com/article-36566454.html
et là
http://danslessouliersdoceane.hautetfort.com/archive/2009/10/07/la-belle-et-la-bete.html
Tout le monde peut reprendre.
Même ceux de Tours, ville interdite aux blogs errants.
Le Trèfle ou moi-même, nous hébergerons ta contribution envoyée par courrier électronique à libellus, comme c'est marqué à gauche.
Commentaire n°*** posté par Mélanie (de Tours) aujourd'hui à **h**
à gauche de quoi ?
Tours est la ville fan de Lorie.
ben non, figure-toi que j'ai justement moi-aussi un ménisque en moins ! et ça fait maintenant plus de 30 ans... ;) à moi les bras de la belle donc ! (enfin bon, on peut toujours rêver, quoi...)
J'ai bien vu le jeu, en parfait accord avec le bégaiement du texte, je le soulignais.
fichtre 16 commentaires rien que pour Lorie ! pour booster mon audience, je sais maintenant ce qui me reste à faire... ;)
sérieusement, y'a tout de même un sacré mépris de classe derrière tout ça : à de rares exceptions près, la quasi totalité de tes lecteurs ont bac +5 +6, etc... si jamais un fan de Lorie (avec juste un CAP) tombe sur son billet et qu'il possède d'autres références culturelles, il va en penser quoi à ton avis ? surtout que je suis presque certain qu'il existe quelques rares cinglés qui sont capables d'apprécier aussi bien la culture "légitime" - que tu défends - et la pure dance-music à la con que tu pourfends, ça serait d'ailleurs rigolo qu'ils viennent commenter ici.
à de rares exceptions près, la quasi totalité de tes lecteurs ont bac +5 +6, etc.
Non.
On va leur demander.
Lou Junior a son bac. Point. Et une douzaine d'années de conservatoire.
Lou l'Ancien en est à bac + 45, à l'ancienneté.
y'a tout de même un sacré mépris de classe derrière tout ça
Le mépris qui te vient, c'est celui de Bourdieu, tu le lis sans modération, le Bourdieu du rapport Bourdieu-Gros présenté par lui-même dans Le Monde du 09 mars 1989, sous le titre Sept principes pour réformer les programmes, un Bourdieu qui dit des âneries panthéonesques sur l'enseignement secondaire (et pas que), lui qui n'a enseigné dans un lycée (à Moulins) qu'une année (en 1954-1955 !).
Une petite cure de Mezetullium 15 CH...
[elle, elle a un peu plus que le bac, et l'un de ses copains, Jean-Michel Muglioni, est un ancien de galère de Lou, nous étions sur le même banc à LLG - c'est dire qu'on est objectif :)
la culture
[j'omets le légitime qui n'est qu'une bourdieuserie, le que tu défends qui n'est pas un argument ou alors ad Eminem comme disent les bacheliers - on n'a même pas peur, le pure dance-music à la con que tu pourfends - ce n'est pas mon propos, Leslie est une nouvelle Lesbie même si elle ne connaît pas Catulle, le coeur a ses raisons, les glandes et les neurones et tout cela]
Tu mélanges culture [au singulier], que je définirais comme disponibilité et discernement, et civilisations [forcément au pluriel], comme art de vivre ensemble, ce qui ne se conçoit qu'avec des valeurs personnelles et partagées. Il n'y a pas de culture du couscous. Il y a des gens qui aiment le couscous, chacun a sa recette, et qui le partagent.
Quant aux rares cinglés, dont je m'honore personnellement et en mon nom, ils sont les bienvenus. L'un de nos bacheliers de l'extrême, ici présent plus haut, sait que j'hais [oui, je reviens, je repasse le plat] Eminem et que j'aime bien Johnny. Comme tu le vois, nous ne sommes pas encore allé sur le pré.
Alors et pour finir, mesdames et messieurs et chers autres, j'hais --- ça, ce n'est pas de la culture, c'est du savoir. Sartre distinguait les intellectuels, ceux qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas, même s'ils ont un CAP, et les techniciens du savoir, ceux qui savent ce qu'ils ont appris pour leur CAP.
La semaine prochaine, je vous parlerai, peut-être de Chouquette marchande de journaux et Biscot, tourneur-fraiseur qui, le dimanche, tenait l'accordéon dans une guinguette des bords de Marne où il a rencontré Chouquette. Ma marraine et mon parrain. Lui, il lisait n'importe quelle partition, jouable, sur son accordéon, un machin qu'il y a tellement de boutons et que tu ne peux même pas les regarder en jouant. Elle, résistante, pas de la onzième heure, dès 1940, elle a hébergé des tracts de mauvais Français sous ses piles de journaux. C'est rien, elle risquait seulement la déportation, au mieux. Elle n'en savait rien. Elle ne lisait même pas les journaux qu'elle vendait.
je sais maintenant ce qui me reste à faire... ;)
Pas de bêtise, hein ?!
Je te conseille Christophe Maé. Attention, pas une petite dissert, la thèse : Le Cosmique planant dans l'oeuvre chanté de Christophe Maé.
Si je commence à décortiquer le chose... rien que l'énoncé du sujet... et puis dans l'oeuvre chanté, je me trahis, ça pue l'universitaire.
Commence par Belle demoiselle (joli clip) ou On s'attache.
Au patin du tapin de Lorie ou au coeur Martichon, on me laissera préférer Embrassez-vous Embrasez-vous.
[GT est très occupé en ce moment, il m'a refilé le bébé, c'est un don de Dieu, je l'adopte]
Merci de ta patience, Christian, et de ta gentillesse, pour toi tous les jours de l'année.
Le Trèfle,
en français : 13 à l'écrit, 17 à l'oral, le tout obtenu en 1976 après Jésus Christ
je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.
Mt, 9, 13 (trad. Jérusalem)
série A4
Comme c'est intéressant ! au moins un qui ne connaît pas le latin :)
Confidence pour confidence, j'ai beaucoup souffert autrefois. Maintenant, ça va mieux, je me suis mis au français moderne. Quand j'ai eu au programme La Prise d'Orange, quelques jours avant l'épreuve je n'avais encore rien lu (ça, au moins, ça n'a pas changé :)). Le troisième jour, je rêvais en ancien français. C'était un peu gênant parce que j'avais du mal à me traduire, mais les autres moyenâgeux avaient l'air de bien me comprendre. On peut rêver.
Second point : je ne crois pas que je confonde réellement culture au sens anthropologique et culture au sens de savoir pur (la culture comme disponibilité et discernement). J'essaye simplement d'expliquer que si Bourdieu s'est planté sur la nature des goûts des différentes classes sociales, il ne s'est absolument pas trompé sur les enjeux sociaux qui se cachent derrière ces mêmes goûts.
je ne crois pas que je confonde réellement culture au sens anthropologique et culture au sens de savoir pur (la culture comme disponibilité et discernement)
Un peu... par rapport aux termes que je préfère :)
Le savoir pur, j'entendrais le savoir acquis, c'est un nappage. La culture serait en somme une aptitude à apprendre (sans faire de confusion avec les prérequis de tel ou tel apprentissage : des élèves ne suivent pas en 6è, parce qu'ils ne savent pas lire - ils n'ont pas appris, on ne leur a pas enseigné - et non pas parce qu'ils seraient inaptes à l'acquisition de savoirs).
Le point de vue anthropologique (ça dépend de l'anthropologue et de la saison) viserait plutôt la civilisation d'un peuple.
As-tu remarqué comme par un glissement tout en douceur on parle de la, voire des, culture(s) du Neuf Trois ? alors qu'on ne parle pas de la culture romaine ou chinoise, mais de la civilisation --- et de la pensée (Marcel Granet, La Civilisation chinoise, La Pensée chinoise) --- la pensée, ce sera pour un autre jour :)
Soit, Bourdieu ne s'est pas trompé sur les enjeux sociaux qui se cachent derrière les goûts des uns et des autres. Toutefois, si tu n'as gardé de sa lecture que l'aspect "lutte de classes" mais adaptée à d'autres enjeux que les seules luttes économiques, qui restent bien présentes, tu le dis clairement (l'itinéraire à changé mais tous les chemins mènent à La Mecque), tu aurais plus vite fait, façon de parler, de lire Marx, en admettant qu'il ne pouvait pas envisager l'internet mais que son analyse se tient tout aussi bien.
Bobos, prolos, tous unis !
Bien sûr, la distinction entre mémoire noble et mémoire vulgaire n'a pas de sens, au moins à notre époque, c'est à dire depuis un bon siècle, enfin... mon époque !
Ma grand-mère connaissait et chantait (d'une voix ordinaire mais juste) une bonne partie du répertoire de l'opérette, de l'opéra comique et du grand opéra (19è siècle).
Pour nous démarquer, nous distinguer, nous avons bien dû aborder d'autres registres.
Tu as peut-être lu le début de Comment gagner plus, Vous êtes in, branché, fashion, tendance..., mais le fin du fin aujourd'hui c'est d'être à contre-courant. Si tu as le plasma de 3m2 sans lequel on ne saurait plus vivre, tu es effacé par celui qui n'a pas la télé, un luxe. Moi, déjà, avec mon portab qui ne peut rien faire d'autre que téléphoner (et encore, c'est si rare), je frime.
Finissons avec les donzelles raides folles du Martichon (achevons-les pour le bien de l'humanité !), elles ne peuvent pas être inintelligentes, elles délirent, gentiment, et elles n'ont pas appris à le dire de manière intelligible.
Questionnaire de satisfaction : votre chargé de commentaires a-t-il bien répondu à votre question ?
[j'ai, en ce moment, un petit souci avec e-bay, que je ne fréquente plus depuis des mois :) - à ranger entre FileAve et Deezer :)))]
effectivement mais je connais très mal Marx et les énormes pavés qu'il a pondu m'ont plus effrayé qu'autre chose ! (de plus ma skholè s'est réduite à une portion congrue depuis que je suis papa... je risque d'attendre la retraite avant de lire la montage de "classiques à lire" mais que je n'ai pourtant jamais lu de ma vie) cela dit je doute que Marx ait pris en compte le capital culturel et le capital relationnel dont j'ai parlé avant...
@lou : mais le fin du fin aujourd'hui c'est d'être à contre-courant. Si tu as le plasma de 3m2 sans lequel on ne saurait plus vivre, tu es effacé par celui qui n'a pas la télé, un luxe. Moi, déjà, avec mon portab qui ne peut rien faire d'autre que téléphoner (et encore, c'est si rare), je frime.
très juste ! ;) mon beauf possède une maison dernier cri avec plasma dans chaque pièce ou presque (rien à voir avec mon taudis des années 30 que je dois refaire presque de A à Z...) mais passe son temps à écouter Skyrock et co en arrière fond sonore ;) tandis que la maîtresse de mon gosse avoue toute fière à ses élèves qu'elle met un point d'honneur à refuser la télé chez elle ! (j'imagine qu'elle a remplacé ce média agonisant par internet et les réseaux sociaux les plus "selects")
Je le dis ici, avant que ce soit un délit, et bien que le rapport avec Melle Lorie soit mince : je n'ai pas de portable. Mais j'ai une télé. Je n'ai pas non plus lu Marx mais en revanche, j'ai lu Proust. Je peux rester, ou on va me jeter des pierres ?
♣
refuser la télé
elle a remplacé ce média agonisant par internet
C'est dans la BOX, Christian :)
♣, on se doute, après ma lecture, que ton rapport avec Mlle Lorie...
Pour le reste, tu as droit au 50/50 permanent.
Il fut de bon ton (offrande à Christian) de dire : cet ètéee, je reliiis Prout.
Aujourd'hui : Proust, c'est nul.
Apprenez à être chic (comme l'entendait Charles) !
Ca vient du mot quenouille: famille d’une racine indo-européenne, " tourner en rond ", " se trouver habituellement dans... "
En Grec Kuklos, Kuklicos " circulaire "
En Latin Calus, Cultus " habiter ", d’où " cultiver " peu à peu colon " fermier " et colonia " ferme "
un colon part cultiver la terre.
Puis, civilisation, éducation, agricola.
" Tourner en rond ", " se trouver habituellement dans " . Il se dégage là, donc, l’idée d’habitude, l’idée d’un lieu où l’on se trouve habituellement. Bien sur cela nous évoque la maison et d’ailleurs les acceptations suivantes en latin sont d’abord " habiter " et seulement ensuite par extension métonymique " cultiver " " ferme ", " colon ". Mais de quelle maison parle t’on ? Je ne pense pas qu’il faille entendre l’abri, la maison construite, mais plutôt la langue, la parole. Celle dans laquelle nous nous sommes inscrits enfants, c’est dans la langue que nous habitons et c’est elle notre habitude, notre chez nous.
En premier lieu, avant tout.
En fait, je crois que c'est là que Bourdieu se plante. Il omet cette question importante : la langue comme habitat.
J'ai mon UV ? (on dit plus UV je crois ? )
Idothée : admise pour services rendus à Libellus.
Bonne pioche.
De source sûre.
Où l'on apprend qu’en langue allemande, la définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung, et qu’il existe un autre mot, Kultur, qui correspond à un patrimoine social, artistique, éthique appartenant à un ensemble d’individus disposant d’une identité. Ainsi, ce terme homophone, qui correspond plutôt en français à l’une des acceptions de civilisation.
Une confusion qu'on évite sur Libellus, cf. supra.
Acception : un joli mot auquel on donne son acceptation pure et simple :)))
je crois que c'est là que Bourdieu se plante
Non ! là, oui, mais pas que !
on dit plus UV je crois ?
D'où parle-t-on ?
:)
L'Académie ne sait même pas si on dit mastère ou mastaire ou, comme Jack, master...
J'en ai le maxoïdien qui chatouille le zygomatique.
Non ! là, oui, mais pas que !
Si Bourdieu était si naze que ça, il n'aurait pas eu l'influence qu'il a eu aux USA et dans bien d'autres pays. On peut préferer d'autres sociologues ou philosophes mais on ne peut balayer aussi rapidement une demi-siècle de recherches.
Franchement tu reviendrais sur le fait que les fils et filles de profs sont mille fois mieux armés pour les études que les enfants d'ouvriers ? (pour ne prendre que cette exemple là)
Personnellement je n'aime pas du tout la pensée de Nietzsche, mais je suis pourtant le premier à reconnaitre que la notion de volonté de puissance existe bel et bien, en tout cas ça ne me donne pas le droit d'affirmer qu'il s'est planté sur presque tout...
Christian, nous venons d'ouvrir ensemble le premier café-philo exclusivement consacré à Lorie et à ses admirateurs.
Idothée a écrit : En fait, je crois que c'est là que Bourdieu se plante. Il omet cette question importante : la langue comme habitat.
[je n'ai pas souligné - fallait-il ? - son art (ce n'est pas de l'ironie) de rendre compréhensible au vulgum pecus le concept (on dira) d'habitus, avec une petite rime personnelle (elle est un peu lacanienne, personne n'est parfait :)]
J'ai répondu : Non ! là, oui, mais pas que !
La langue, parler, lire, écrire, ça s'apprend à l'école - tant qu'on l'enseigne, tant qu'on y enseigne.
on ne peut balayer aussi rapidement une demi-siècle de recherches
Il s'agissait seulement de répondre à la question suggérée, j'avais déjà donné la référence des Sept principes
qu'on trouve encore sur l'internet (si on n'est pas abonné au Monde ou pas collectionneur), avec un antidote parmi d'autres. et un peu plus, des fois qu'on viendrait à manquer ...
Si Bourdieu était si naze que ça, il n'aurait pas eu l'influence qu'il a eu aux USA et dans bien d'autres pays
Oppenheimer a eu une grande influence aux Etats-Unis et au Japon.
Franchement tu reviendrais sur le fait que les fils et filles de profs sont mille fois mieux armés pour les études que les enfants d'ouvriers ?
Depuis la réforme Jospin, issue du rapport Bourdieu, proche parent (qui est l'héritier ?) du rapport Meirieu, et à condition que les parents-professeurs ne soient pas passés par la moulinette de l'IUFM (même lignée), peut-être... si l'on veut...
Personnellement je n'aime pas du tout la pensée de Nietzsche, mais je suis pourtant le premier à reconnaitre que la notion de volonté de puissance existe bel et bien
Mon père me disait : Nietzsche, nicht gut ! On le disait dans la ferme où il a passé quatre ans, trait des vaches et appris un peu d'allemand
Christian, tu sais que quand je me moque, ce qui n'est pas bien, c'est imperceptible ou spectaculaire.
A plat, simplement : la volonté de puissance de Nietzsche n'a rien a voir avec le crime prémédité de prendre le pouvoir, le commandement, sur l'autre, c'est la volonté de pouvoir être, seul, avec les autres, seuls.
On continue ? Tu veux parler de photographie ?
Après avoir rapporté les propos intelligents de Roland Barthes sur le sujet, ça me gênerait.
Revenons au sujet.
Si des fans de Lorie tombent sur cet article et notre dialogue...
Pessimiste, va !
Ce qui est vrai, c'est que je n'ai pas trouvé de forum, mais j'ai eu des muets pour Diam's (tu crois qu'ils n'ont pas compris ?)
il n'y a pas qu'eux !! de toute façon, je connais encore moins Diam's que Lorie...
http://bccn.wordpress.com/2009/10/21/pratiques-culturelles-2008-suite-la-lecture/`
lis tout particulièrement le commentaire d'un certain Hubert.
Oui, d'accord.
Je redonne le lien actif
http://bccn.wordpress.com/2009/10/21/pratiques-culturelles-2008-suite-la-lecture/
et, comme on ne clique pas toujours, le commentaire :
1.Le problème n’est pas dans l’opposition entre livre et écran. Ce que dit l’étude d’Olivier Donnat, c’est que la part de ceux qui se détournent du livre augmente (et ce n’est pas lié à une concurrence de l’écran). Les gens lisent de moins en moins de livres, globalement (même si une petite frange résiste) et ce sans même parler des qualités culturelles dudit livre. Ce que montre l’étude d’Olivier Donnat, c’est que la culture (forte consommation de livres, usages les plus avancés d’internet, fort part de sorties culturelles) se concentrent sur un petit groupe de gens.
Quand Olivier Donnat dit que les gens vont moins écouter de concerts classiques, c’est un constat général – qui ne montre pas que l’industrie classique souffre, mais qui souligne que cette chute de pratique n’est pas compensée par nos écoutes en ligne ou le fait que les gens regardent par millions des opéras à la télévision.
Loin de moi de penser que le seul livre est légitime – ardent défenseur des qualités du web que je suis, ni que seuls certains types de livres sont légitimes. Mais néanmoins ne rêvons pas, soyons lucides : ce n’est pas la presse en ligne que les internautes fréquentent. Ce ne sont pas les blogs littéraires qu’ils lisent, même un blog à succès comme celui de Maitre Eolas doit être relativisé et n’est suivi que par des CSP++. L’internet prolonge et poursuit l’industrialisation de la culture et renforce les divisions culturelles de la population. Oui oui, la qualité de l’information ne vient pas du filtre qu’un éditeur y met (ou un bibliothécaire), mais chaque traitement d’information a aussi des niveaux de qualité culturelle différents. Je lis aussi bien des manga que des livres de la Bibliothèque des sciences humaines. J’écoute sur l’internet aussi bien France Culture que je passe parfois du temps sur des jeux idiots. Mais j’ai les deux. Je choisis, je suis capable de choisir. Le problème c’est que la sérenpidité, l’accessibilité ou la trouvabilité qu’évoque Silvère ne suffit pas pour attirer des millions de lecteurs à lire internetactu plutôt que LePost. Ce que montrent les pages internet de l’étude (pas les mieux fichues, je suis d’accord), malgré tout, c’est que les usages les plus nourris et les plus avancés de l’internet ne sont pas le fait de tous les usagers, mais d’une petite tranche qui cumul toutes les ressources culturelles, qui surfe sur tous les contenus, mais qui n’oublie les contenus les plus culturels. Ce n’est pas le cas de tous les internautes.
Comment on défend la culture sur l’internet ? Comment on l’impose ? Pas seulement celle des industries culturelles (elle n’a pas besoin de filtreurs pour s’imposer), mais l’autre ? Ce sont ça les questions que cette étude pose.
Comment par Hubert Guillaud — Vendredi 23 octobre 2009 @ Vendredi 23 octobre 2009
Merci, Christian, pour cette illustration de nos échanges et merci... Lorie :)
[pour le béotien, tu le sers à des innocents si tu veux mais pas à moi, ou alors nous sommes deux brutes - je le dis parce que les "de passage" pourraient ne pas relever la pudeur ou la modestie, avec la gentillesse dans son acception authentique.
http://www.laviedesidees.fr/La-fabrication-sociale-d-un.html
ce qui est bien avec le système de Lahire c'est que justement il puisse expliquer le type de comportement qu'on peut observer par exemple sur le blog de GT et même ailleurs : chaque individu ou presque et ce quelque soit son origine, peut avoir des préférences culturelles atypiques ou contradictoires avec celles de son milieu d'origine. Et l'école a une immense part de responsabilité, de même que les amis fréquentés (surtout au vu de la force du groupe - ce qui expliquerait en grande partie le snobisme), les conjoints, etc...
Pour en revenir à Lorie, on peut tout à fait imaginer une personne habituée à vivre dans une famille populaire un peu fêtarde donc familiarisée avec la dansemusic et les radios du type NRJ ou Fun radio. Imaginons que cette personne soit encouragée à l'école, fasse de très bonnes études puis rentre à l'université, on se trouvera alors presque dans une sorte de "névrose de classe". La personne dédaignera ouvertement et "officiellement" ce type de (sous)culture en présence de professeurs, d'amis cultivés (comme par exemple dans les "tribus" ou "loges" cultivées du net) mais en réalité pourra tout à fait échanger voire blaguer là dessus dès qu'elle rencontre ses anciens amis ou qu'elle mange en famille (vu qu'elle connait très bien aussi les "codes" de ce type de musique)...
Pour en revenir à Lorie
On me sous-titre maintenant ? ;)
Bernard Lahire.
Excellent lien. Son approche de l'individu est celle d'un philosophe - qui fonde son étude sur la recherche sociologique, l'expérience.
Il faut prendre un peu de temps pour lire l'entretien, ça en vaut la peine.
Quelles sont les conditions sociales, historiques de production d’un acteur individuel dispositionnellement pluriel ?
Ou bien : comment devenir disponible ?
Autrement, je suis né et j'ai passé ma jeunesse à Ménilmontant, mais ma famille n'était pas fêtarde ni familiarisée avec la dansemusic et les radios du type NRJ ou Fun radio (qui n'existaient pas, l'âge d'or, quoi !).
Les fréquentations nous déterminent ? Je ne peux que t'encourager, Christian, à fréquenter Bernard Lahire.
Bourdieu a fait de la sociologie à la hache. Des groupes compacts où on ne trouve pas l'individu, le penseur libre - qui n'est pas le libre-penseur attaché à ses fers.
Bernard Lahire, parfois passé comme hostile à Bourdieu, ne renie pas son héritage. Il peaufine, il dit qu'il ne dit pas que Bourdieu a tort mais qu'il ne dit pas qu'il a raison (1275 âmes / Jim Thompson).
Tu as dit où le bât blesse. A bât (à bas ?) les généralités !
Et toujours content de te lire.