Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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l'heure à Lushan

France + 7 heures

 

pour mémoire

Survival

 

Uncontacted tribes

 

Un lien en un clic sur les images.

15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 12:47
 

Lorie, de son vrai nom Laure Pester, chanteuse et comédienne française, est née le 2 mai 1982, jour béni, au Plessis-Bouchard, dans le Val-d'Oise.

Dès l'âge de 6 ans, elle commence à patiner. A 15 ans et à quelques mois du Championnat de France, son ménisque lâche, elle abandonne la glace pour les feux du casting, elle vend plus de 7 millions de disques, 1 million de DVD et 450.000 livres, elle rassemble plus d'1 million de spectateurs enthousiastes en 267 concerts.

Foin des lagardetmichardises. Point de commentaires histhéoriques à la manière de Sainte Beuve, martyre de la critique littéraire canonisée au XIXe siècle, Laure n'est pas inféodée à la calotte chantante, nous l'allons montrer tout à l'heure. Egalement à l'écart de l'impudique dévoilement heideggérien, le degré zéro de l'écriture.

Ecoutons, regardons, lisons son œuvre majeure, à ce jour, en nous attachant à l'analyse du discours et non au délayage du contenu. Si cela valait bien pour Dom Juan et le petit Marcel, elle le vaut bien.



Lorie, 1 garçon in album 2Lor en moi ?, 2007

Auteur(s)/compositeur(s) : Christine Roy/Christophe Emion, Lorie, 2L'AIR

26 septembre 2008 : le clip est disponible en téléchargement sur téléphone mobile.

8 octobre 2008 : premières diffusions du clip 1 garçon à la télévision et sur internet.

5 décembre 2008 : sortie du Single.

 

J'ai attendu que tu décides de parler, de parler, de parler.

Tu ne veux pas me voir souffrir mais tu gardes bien ton secret.

Ce que j'ai vu dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux,

On l'a perdu tous les deux, tous les deux.

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon.

Comme si rien ne s'était passé, tu souris, tu souris, tu souris.

Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?

Comment choisir, lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi ?

Sans nous détruire tous les trois, tous les trois.

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon !

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Moi j'espérais des confidences, je ne veux plus de ton silence.

Est-ce que je perdrais la raison

Parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes un garçon ?

Un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, un garçon, t'aimes un garçon !

 

Si nous approchons un instant et de loin l'art de la prosodie, c'est à seule fin de marquer dans le texte l'accent ternaire (cher à Villon, diront-ils, mais où sont les neiges d'antan), image de l'amant mystérieux.


de parler, de parler, de parler

dans tes yeux, dans ses yeux, dans vos yeux

parce que t'aimes, parce que t'aimes, parce que t'aimes

tu souris, tu souris, tu souris

lui ou moi, lui ou moi, lui ou moi

un garçon, un garçon, un garçon


L'insistance du t'aimes t'aimes t'aimes se lit comme un fuck (se prononce ici phoque) rimbaldien - c’est l’olive pâmée, et la flûte câline - comme ces yeux appellent l'œil de Georges Bataille.


Richesse de l'allitération dans le signifiant, économie sémantique du signifié, écart subtil du tes ses vos.


Ces yeux obsédants, tels ceux du chat du Cheshire pour Alice,

ne sont pas ceux de Laure,

ni ceux-ci

ni ceux-là,

non, ce sont les yeux du voyeur derrière la jalousie.


Le voyeur, le narrateur. Lisez sans les images ! Aucun accord ne vous assure que le personnage qui parle est une fille ni même qu'il parle à un garçon.


Aurais-tu peur de t'avouer le garçon que tu es vraiment ?


Le garçon manqué ? le garçon de la honte ?


Jacques Prévert, dans son Déjeuner du matin * (Paroles, 1946), met en scène deux personnes en situation de rupture. Après que le curé d'une paroisse parisienne ait reproduit le poème édifiant dans son bulletin sous le titre Mon mari, Prévert fit valoir dans Fatras (1966) que ces êtres d'encre ne formaient pas forcément un couple légitime et qu'il s'agissait peut-être de deux innocents et charmants homosexuels.


The trouble with Lorie.


Des questions ?


_ Maître, le plan où l'amant roule un patin à son amant ne montre-t-il pas qu'il pense toujours à sa skateuse ?

_ Maître, est-il vrai comme on l'entend que si Cary Grant avait connu Laure, il serait devenu homosexuel ?

_ Maître, n'aviez-vous pas annoncé une relecture de La Légende des siècles, L'œil était dans la daube et matait le coquin ?

_ Maître, votre conférence est-elle une contribution aux Songs on the beat du Professeur GT ?

_ Maître, vous arrive-t-il de répondre aux questions ?

 

---

* Déjeuner du matin

 

Il a mis le café
Dans la tasse
Il a mis le lait
Dans la tasse de café
Il a mis le sucre
Dans le café au lait
Avec la petite cuiller
Il a tourné
Il a bu le café au lait
Et il a reposé la tasse
Sans me parler

 

Il a allumé
Une cigarette
Il a fait des ronds
Avec la fumée
Il a mis les cendres
Dans le cendrier
Sans me parler
Sans me regarder

 

Il s'est levé
Il a mis
Son chapeau sur sa tête
Il a mis son manteau de pluie
Parce qu'il pleuvait
Et il est parti
Sous la pluie
Sans une parole
Sans me regarder

 

Et moi j'ai pris
Ma tête dans ma main
Et j'ai pleuré 
 

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commentaires

willycat 03/01/2014 20:47


jeu de mot truculent

Lou de Libellus 03/01/2014 21:15



 


Oooh !


 



lou 19/12/2009 09:41


 
Bourdieu a fait de la sociologie à la hache. Des groupes compacts où on ne trouve pas l'individu, le penseur libre - qui n'est pas le libre-penseur attaché à ses fers.

Bernard Lahire, parfois passé comme hostile à Bourdieu, ne renie pas son héritage. Il peaufine, il dit qu'il ne dit pas que Bourdieu a tort mais qu'il ne dit pas qu'il a raison (1275 âmes
/ Jim Thompson).

Tu as dit où le bât blesse. A bât (à bas ?) les généralités !

Et toujours content de te lire.
 


Christian 04/12/2009 12:11


ah ça fait plaisir... finalement c'est l'approche de Bourdieu seul qui te gène ? Bourdieu a surtout été un défricheur j'ai l'impression, il a travaillé dans pleins de directions différentes et
forcement il s'est parfois perdu, son autre problème c'est qu'il s'est trop attaché à la période des années 50 et 60, et a négligé un peu l'évolution culturelle et sociale de l'après 68...


lou 04/12/2009 10:57


 
Pour en revenir à LorieOn me sous-titre maintenant ? ;)

Bernard Lahire.
Excellent lien. Son approche de l'individu est celle d'un philosophe - qui fonde son étude sur la recherche sociologique, l'expérience.

Il faut prendre un peu de temps pour lire l'entretien, ça en vaut la peine.
Quelles sont les conditions sociales, historiques de production d’un acteur individuel dispositionnellement pluriel ?Ou bien : comment devenir disponible ?

Autrement, je suis né et j'ai passé ma jeunesse à Ménilmontant, mais ma famille n'était pas fêtarde ni familiarisée avec la dansemusic et les radios du type NRJ ou Fun radio (qui
n'existaient pas, l'âge d'or, quoi !).

Les fréquentations nous déterminent ? Je ne peux que t'encourager, Christian, à fréquenter Bernard Lahire.
 


Christian 04/12/2009 09:54


Voici un sociologue qui décrit un système d'habitus (presque de "multi-habitus" en fait) bien plus subtil que celui de Bourdieu et dans lequel tu te reconnaitras un peu plus je pense :

http://www.laviedesidees.fr/La-fabrication-sociale-d-un.html

ce qui est bien avec le système de Lahire c'est que justement il puisse expliquer le type de comportement qu'on peut observer par exemple sur le blog de GT et même ailleurs : chaque individu ou
presque et ce quelque soit son origine, peut avoir des préférences culturelles atypiques ou contradictoires avec celles de son milieu d'origine. Et l'école a une immense part de responsabilité, de
même que les amis fréquentés (surtout au vu de la force du groupe - ce qui expliquerait en grande partie le snobisme), les conjoints, etc...

Pour en revenir à Lorie, on peut tout à fait imaginer une personne habituée à vivre dans une famille populaire un peu fêtarde donc familiarisée avec la dansemusic et les radios du type NRJ ou Fun
radio. Imaginons que cette personne soit encouragée à l'école, fasse de très bonnes études puis rentre à l'université, on se trouvera alors presque dans une sorte de "névrose de classe". La
personne dédaignera ouvertement et "officiellement" ce type de (sous)culture en présence de professeurs, d'amis cultivés (comme par exemple dans les "tribus" ou "loges" cultivées du net) mais en
réalité pourra tout à fait échanger voire blaguer là dessus dès qu'elle rencontre ses anciens amis ou qu'elle mange en famille (vu qu'elle connait très bien aussi les "codes" de ce type de
musique)...


lou 02/12/2009 19:55



 
Oui, d'accord.
Je redonne le lien actif
http://bccn.wordpress.com/2009/10/21/pratiques-culturelles-2008-suite-la-lecture/
et, comme on ne clique pas toujours, le commentaire :

1.Le problème n’est pas dans l’opposition entre livre et écran. Ce que dit l’étude d’Olivier Donnat, c’est que la part de ceux qui se détournent du livre augmente (et ce n’est pas lié à une
concurrence de l’écran). Les gens lisent de moins en moins de livres, globalement (même si une petite frange résiste) et ce sans même parler des qualités culturelles dudit livre. Ce que montre
l’étude d’Olivier Donnat, c’est que la culture (forte consommation de livres, usages les plus avancés d’internet, fort part de sorties culturelles) se concentrent sur un petit groupe de
gens.Quand Olivier Donnat dit que les gens vont moins écouter de concerts classiques, c’est un constat général – qui ne montre pas que l’industrie classique souffre, mais qui
souligne que cette chute de pratique n’est pas compensée par nos écoutes en ligne ou le fait que les gens regardent par millions des opéras à la télévision.Loin de moi de penser que
le seul livre est légitime – ardent défenseur des qualités du web que je suis, ni que seuls certains types de livres sont légitimes. Mais néanmoins ne rêvons pas, soyons lucides : ce n’est pas la
presse en ligne que les internautes fréquentent. Ce ne sont pas les blogs littéraires qu’ils lisent, même un blog à succès comme celui de Maitre Eolas doit être relativisé et n’est suivi que par
des CSP++. L’internet prolonge et poursuit l’industrialisation de la culture et renforce les divisions culturelles de la population. Oui oui, la qualité de l’information ne vient pas du filtre
qu’un éditeur y met (ou un bibliothécaire), mais chaque traitement d’information a aussi des niveaux de qualité culturelle différents. Je lis aussi bien des manga que des livres de la
Bibliothèque des sciences humaines. J’écoute sur l’internet aussi bien France Culture que je passe parfois du temps sur des jeux idiots. Mais j’ai les deux. Je choisis, je suis capable de
choisir. Le problème c’est que la sérenpidité, l’accessibilité ou la trouvabilité qu’évoque Silvère ne suffit pas pour attirer des millions de lecteurs à lire internetactu plutôt que LePost. Ce
que montrent les pages internet de l’étude (pas les mieux fichues, je suis d’accord), malgré tout, c’est que les usages les plus nourris et les plus avancés de l’internet ne sont pas le fait de
tous les usagers, mais d’une petite tranche qui cumul toutes les ressources culturelles, qui surfe sur tous les contenus, mais qui n’oublie les contenus les plus culturels. Ce n’est pas le cas de
tous les internautes.Comment on défend la culture sur l’internet ? Comment on l’impose ? Pas seulement celle des industries culturelles (elle n’a pas besoin de filtreurs pour
s’imposer), mais l’autre ? Ce sont ça les questions que cette étude pose.Comment par Hubert
Guillaud — Vendredi 23 octobre 2009 @ Vendredi 23 octobre 2009
Merci, Christian, pour cette illustration de nos échanges et merci... Lorie :)
[pour le béotien, tu le sers à des innocents si tu veux mais pas à moi, ou alors nous sommes deux brutes - je le dis parce que les "de passage" pourraient ne pas relever la pudeur ou la modestie,
avec la gentillesse dans son acception authentique.
 



Christian 02/12/2009 15:39


Tiens en parlant de Bourdieu et de sociologie, j'ai beau être méprisé (en tant que béotien, non universitaire ou faux intello) par des Christophe - sur Art rock - ou d'autres, n'empêche que je ne
suis pas le seul à penser que seule une infime minorité possède les atouts scolaires ou socio-culturels pour cumuler pratiques culturelles "légitimes" et peu "légitimes"  tout en hiérarchisant
correctement ces mêmes pratiques :

http://bccn.wordpress.com/2009/10/21/pratiques-culturelles-2008-suite-la-lecture/`

lis tout particulièrement le commentaire d'un certain Hubert.


Christian 26/11/2009 14:10


@lou : (tu crois qu'ils n'ont pas compris ?)

il n'y a pas qu'eux !! de toute façon, je connais encore moins Diam's que Lorie...


lou 26/11/2009 12:25


 
Pessimiste, va !

Ce qui est vrai, c'est que je n'ai pas trouvé de forum, mais j'ai eu des muets pour Diam's (tu crois qu'ils n'ont pas compris ?)
 


Christian 26/11/2009 11:37


Rassure-toi, absoiument aucun fan de Lorie ne lira ton article ! (et encore moins ses commentaires) rien que le titre le fera fuir en courant...


lou 25/11/2009 20:56


 
Christian, nous venons d'ouvrir ensemble le premier café-philo exclusivement consacré à Lorie et à ses admirateurs.

Idothée a écrit : En fait, je crois que c'est là que Bourdieu se plante. Il omet cette question importante :
la langue comme habitat.[je n'ai pas souligné - fallait-il ? - son art (ce n'est pas de l'ironie) de rendre compréhensible au vulgum pecus le concept (on dira)
d'habitus, avec une petite rime personnelle (elle est un peu lacanienne, personne n'est parfait :)]

J'ai répondu : Non ! là, oui, mais pas que !La langue, parler, lire, écrire, ça s'apprend à l'école - tant qu'on l'enseigne, tant qu'on y
enseigne.

on ne peut balayer aussi rapidement une demi-siècle de recherchesIl s'agissait seulement de répondre à la question suggérée, j'avais déjà donné la
référence des Sept principes
qu'on trouve encore sur l'internet (si on n'est pas abonné au Monde ou pas
collectionneur), avec un antidote parmi d'autres. et un peu plus, des fois qu'on viendrait à manquer ...

Si Bourdieu était si naze que ça, il n'aurait pas eu l'influence qu'il a eu aux USA et dans bien d'autres paysOppenheimer a eu une grande influence
aux Etats-Unis et au Japon.

Franchement tu reviendrais sur le fait que les fils et filles de profs sont mille fois mieux armés pour les études que les enfants d'ouvriers
?Depuis la réforme Jospin, issue du rapport Bourdieu, proche parent (qui est l'héritier ?) du rapport Meirieu, et à condition que les parents-professeurs ne soient pas passés par la
moulinette de l'IUFM (même lignée), peut-être... si l'on veut...

Personnellement je n'aime pas du tout la pensée de Nietzsche, mais je suis pourtant le premier à reconnaitre que la notion de volonté de puissance existe bel et
bien
Mon père me disait : Nietzsche, nicht gut ! On le disait dans la ferme où il a passé quatre ans, trait des vaches et appris un peu d'allemand
Christian, tu sais que quand je me moque, ce qui n'est pas bien, c'est imperceptible ou spectaculaire.
A plat, simplement : la volonté de puissance de Nietzsche n'a rien a voir avec le crime prémédité de prendre le pouvoir, le commandement, sur l'autre, c'est la volonté de pouvoir être, seul, avec
les autres, seuls.

On continue ? Tu veux parler de photographie ?
Après avoir rapporté les propos intelligents de Roland Barthes sur le sujet, ça me
gênerait.

Revenons au sujet.
Si des fans de Lorie tombent sur cet article et notre dialogue...
 


Christian 25/11/2009 09:20


@ : je crois que c'est là que Bourdieu se plante
Non ! là, oui, mais pas que !

Si Bourdieu était si naze que ça, il n'aurait pas eu l'influence qu'il a eu aux USA et dans bien d'autres pays. On peut préferer d'autres sociologues ou philosophes mais on ne peut balayer aussi
rapidement une demi-siècle de recherches.

Franchement tu reviendrais sur le fait que les fils et filles de profs sont mille fois mieux armés pour les études que les enfants d'ouvriers ? (pour ne prendre que cette exemple là)

Personnellement je n'aime pas du tout la pensée de Nietzsche, mais je suis pourtant le premier à reconnaitre que la notion de volonté de puissance existe bel et bien, en tout cas ça ne me
donne pas le droit d'affirmer qu'il s'est planté sur presque tout...


lou 24/11/2009 20:17



 
Idothée : admise pour services rendus à Libellus.

Bonne pioche.

De source sûre.
Où l'on apprend qu’en langue allemande, la définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung, et qu’il existe un autre mot, Kultur, qui correspond à un
patrimoine social, artistique, éthique appartenant à un ensemble d’individus disposant d’une identité. Ainsi, ce terme homophone, qui correspond plutôt en français à l’une des acceptions de
civilisation.
Une confusion qu'on évite sur Libellus, cf. supra.

Acception : un joli mot auquel on donne son acceptation pure et simple :)))

je crois que c'est là que Bourdieu se plante
Non ! là, oui, mais pas que !

on dit plus UV je crois ?
D'où parle-t-on ?
:)
L'Académie ne sait même pas si on dit mastère ou mastaire ou, comme Jack, master...

J'en ai le maxoïdien qui chatouille le zygomatique.
 



Idothée 24/11/2009 18:57


La Culture, ça n'a, à mon avis, au départ, rien à voir avec les connaissances zaccumulées, les créations. Le socle c'est pas ça. Je crois.
Ca vient du mot quenouille: famille d’une racine indo-européenne, " tourner en rond ", " se trouver habituellement
dans... "
En Grec Kuklos, Kuklicos " circulaire "
En Latin Calus, Cultus " habiter ", d’où " cultiver " peu à peu colon " fermier " et colonia " ferme "
un colon part cultiver la terre.
Puis, civilisation, éducation, agricola.
" Tourner en rond ", " se trouver habituellement dans " . Il se dégage là, donc, l’idée d’habitude, l’idée d’un lieu où l’on se trouve habituellement. Bien sur cela nous évoque la maison
et d’ailleurs les acceptations suivantes en latin sont d’abord " habiter " et seulement ensuite par extension métonymique " cultiver " " ferme ", " colon ". Mais de quelle maison parle t’on ? Je ne
pense pas qu’il faille entendre l’abri, la maison construite, mais plutôt la langue, la parole. Celle dans laquelle nous nous sommes inscrits enfants, c’est dans la langue que nous habitons et
c’est elle notre habitude, notre chez nous.
En premier lieu, avant tout.
En fait, je crois que c'est là que Bourdieu se plante. Il omet cette question importante : la langue comme habitat.

J'ai mon UV ? (on dit plus UV je crois ? )


lou 24/11/2009 14:59


 
refuser la télé
elle a remplacé ce média agonisant par internetC'est dans la BOX, Christian :)

♣, on se doute, après ma lecture, que ton rapport avec Mlle Lorie...
Pour le reste, tu as droit au 50/50 permanent.

Il fut de bon ton (offrande à Christian) de dire : cet ètéee, je reliiis Prout.
Aujourd'hui : Proust, c'est nul.

Apprenez à être chic (comme l'entendait Charles) !
 


24/11/2009 08:32



Je le dis ici, avant que ce soit un délit, et bien que le rapport avec Melle Lorie soit mince : je n'ai pas de portable. Mais j'ai une télé. Je n'ai pas non plus lu Marx mais en revanche, j'ai lu
Proust. Je peux rester, ou on va me jeter des pierres ?




Christian 23/11/2009 17:29


@lou : tu aurais plus vite fait, façon de parler, de lire Marx, en admettant qu'il ne pouvait pas envisager l'internet mais que son analyse se tient tout aussi bien.

effectivement mais je connais très mal Marx et les énormes pavés qu'il a pondu m'ont plus effrayé qu'autre chose ! (de plus ma skholè s'est réduite à une portion congrue depuis que je suis papa...
je risque d'attendre la retraite avant de lire la montage de "classiques à lire" mais que je n'ai pourtant jamais lu de ma vie) cela dit je doute que Marx ait pris en compte le capital culturel et
le capital relationnel dont j'ai parlé avant...

@lou : mais le fin du fin aujourd'hui c'est d'être à contre-courant. Si tu as le plasma de 3m2 sans lequel on ne saurait plus vivre, tu es effacé par celui qui n'a pas la télé, un luxe. Moi, déjà,
avec mon portab qui ne peut rien faire d'autre que téléphoner (et encore, c'est si rare), je frime.

très juste ! ;) mon beauf possède une maison dernier cri avec plasma dans chaque pièce ou presque (rien à voir avec mon taudis des années 30 que je dois refaire presque de A à Z...) mais passe son
temps à écouter Skyrock et co en arrière fond sonore ;) tandis que la maîtresse de mon gosse avoue toute fière à ses élèves qu'elle met un point d'honneur à refuser la télé chez elle ! (j'imagine
qu'elle a remplacé ce média agonisant par internet et les réseaux sociaux les plus "selects")


lou 21/11/2009 20:48



 
je ne crois pas que je confonde réellement culture au sens anthropologique et culture au sens de savoir pur (la culture comme disponibilité et
discernement)Un peu... par rapport aux termes que je préfère :)

Le savoir pur, j'entendrais le savoir acquis, c'est un nappage. La culture serait en somme une aptitude à apprendre (sans faire de confusion avec les prérequis de tel ou tel apprentissage : des
élèves ne suivent pas en 6è, parce qu'ils ne savent pas lire - ils n'ont pas appris, on ne leur a pas enseigné - et non pas parce qu'ils seraient inaptes à l'acquisition de savoirs).

Le point de vue anthropologique (ça dépend de l'anthropologue et de la saison) viserait plutôt la civilisation d'un peuple.
As-tu remarqué comme par un glissement tout en douceur on parle de la, voire des, culture(s) du Neuf Trois ? alors qu'on ne parle pas de la culture romaine ou chinoise, mais de la civilisation
--- et de la pensée (Marcel Granet, La Civilisation chinoise, La Pensée chinoise) --- la pensée, ce sera pour un autre jour :)

Soit, Bourdieu ne s'est pas trompé sur les enjeux sociaux qui se cachent derrière les goûts des uns et des autres. Toutefois, si tu n'as gardé de sa lecture que l'aspect "lutte de
classes" mais adaptée à d'autres enjeux que les seules luttes économiques, qui restent bien présentes, tu le dis clairement (l'itinéraire à changé mais tous les chemins mènent à La
Mecque), tu aurais plus vite fait, façon de parler, de lire Marx, en admettant qu'il ne pouvait pas envisager l'internet mais que son analyse se tient tout aussi bien.

Bobos, prolos, tous unis !
Bien sûr, la distinction entre mémoire noble et mémoire vulgaire n'a pas de sens, au moins à notre époque, c'est à dire depuis un bon siècle, enfin... mon époque !
Ma grand-mère connaissait et chantait (d'une voix ordinaire mais juste) une bonne partie du répertoire de l'opérette, de l'opéra comique et du grand opéra (19è siècle).
Pour nous démarquer, nous distinguer, nous avons bien dû aborder d'autres registres.
Tu as peut-être lu le début de Comment gagner plus, Vous êtes in, branché, fashion, tendance..., mais le fin du fin aujourd'hui c'est d'être à contre-courant. Si tu as le plasma
de 3m2 sans lequel on ne saurait plus vivre, tu es effacé par celui qui n'a pas la télé, un luxe. Moi, déjà, avec mon portab qui ne peut rien faire d'autre que téléphoner (et encore, c'est si
rare), je frime.

Finissons avec les donzelles raides folles du Martichon (achevons-les pour le bien de l'humanité !), elles ne peuvent pas être inintelligentes, elles délirent, gentiment, et elles n'ont pas
appris à le dire de manière intelligible.

Questionnaire de satisfaction : votre chargé de commentaires a-t-il bien répondu à votre question ?
[j'ai, en ce moment, un petit souci avec e-bay, que je ne fréquente plus depuis des mois :) - à ranger entre FileAve et Deezer :)))]
 



Christian 21/11/2009 18:40


Bon pour faire court : contrairement à ce que tu crois cher Lou, je suis très critique vis de la "Distinction" de Bourdieu. Pour schématiser, il s'est un peu planté en affirmant que les bourgeois
aimaient uniquement la musique classique la moins "divulguée" possible et que les prolos préféraient la variété. Les bobos d'aujourd'hui, eux, adorent la variété, le rock, le jazz et les musiques
jadis snobées par les anciens bourgeois (ceux des années 50 décrits par Bourdieu). De Bourdieu, finalement, je n'ai gardé que l'aspect "lutte de classes" mais adaptée à d'autres enjeux que les
seules luttes économiques : comme  la culture (au sens le plus large du terme) ou les relations sociales (qui sont devenues beaucoup plus importantes qu'auparavant à l'ère de l'information que
nous vivons actuellement)

Second point : je ne crois pas que je confonde réellement culture au sens anthropologique et culture au sens de savoir pur (la culture comme disponibilité et discernement). J'essaye simplement
d'expliquer que si Bourdieu s'est planté sur la nature des goûts des différentes classes sociales, il ne s'est absolument pas trompé sur les enjeux sociaux qui se cachent derrière ces mêmes goûts.


lou 21/11/2009 12:39


 
Confidence pour confidence, j'ai beaucoup souffert autrefois. Maintenant, ça va mieux, je me suis mis au français moderne. Quand j'ai eu au programme La Prise d'Orange, quelques jours
avant l'épreuve je n'avais encore rien lu (ça, au moins, ça n'a pas changé :)). Le troisième jour, je rêvais en ancien français. C'était un peu gênant parce que j'avais du mal à me traduire, mais
les autres moyenâgeux avaient l'air de bien me comprendre. On peut rêver.
 


20/11/2009 20:12


Rhalàlà, m'en parle pas, c'est à cause du latin que je n'ai pas été plus loin que ma première année de fac en lettres modernes. Il y était obligatoire, faisant partie de ces bonnes vieilles
matières juste là pour décimer, avec la grammaire du moyen âge. Cette stratégie du dégout à parfaitement fonctionné avec moi. L'année d'après, je prenais un boulot que j'occupe encore vingt neuf
ans plus tard (même pas au même endroit...) Je n'ai donc effectivement jamais fais de latin de ma vie, mais n'en tire ni gloire ni amertume particulière ♣


lou 20/11/2009 11:42


 
Le Trèfle,
en français : 13 à l'écrit, 17 à l'oral, le tout obtenu en 1976 après Jésus Christje ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.Mt,
9, 13 (trad. Jérusalem)

série A4Comme c'est intéressant ! au moins un qui ne connaît pas le latin :)
 


20/11/2009 08:35


Si dix personnes déposaient ici un commentaire par jour, il faudrait quand même plus de trois mois pour arriver à mille. ♣


19/11/2009 22:04


Perso, et sans prétendre que cette remarque fasse avancer la science, je n'ai "que" le Bac, série A4, mention assez bien grâce à mes notes en français : 13 à l'écrit, 17 à l'oral, le tout obtenu en
1976 après Jésus Christ. ♣


lou 18/11/2009 20:33


 
à de rares exceptions près, la quasi totalité de tes lecteurs ont bac +5 +6, etc.Non.
On va leur demander.
Lou Junior a son bac. Point. Et une douzaine d'années de conservatoire.
Lou l'Ancien en est à bac + 45, à l'ancienneté.

y'a tout de même un sacré mépris de classe derrière tout çaLe mépris qui te vient, c'est celui de Bourdieu, tu le lis sans modération, le Bourdieu
du rapport Bourdieu-Gros présenté par lui-même dans Le Monde du 09 mars 1989, sous le titre Sept principes pour réformer les programmes, un Bourdieu qui dit des âneries panthéonesques sur
l'enseignement secondaire (et pas que), lui qui n'a enseigné dans un lycée (à Moulins) qu'une année (en 1954-1955 !).
Une petite cure de Mezetullium 15 CH...
[elle, elle a un peu plus que le bac, et l'un de ses copains, Jean-Michel Muglioni, est un ancien de galère de Lou, nous étions sur le même banc à LLG - c'est dire qu'on est objectif :)

la culture
[j'omets le légitime qui n'est qu'une bourdieuserie, le que tu défends qui n'est pas un argument ou alors
ad Eminem comme disent les bacheliers - on n'a même pas peur, le pure dance-music à la con que tu pourfends - ce n'est pas mon propos, Leslie est une
nouvelle Lesbie même si elle ne connaît pas Catulle, le coeur a ses raisons, les glandes et les neurones et tout cela]

Tu mélanges culture [au singulier], que je définirais comme disponibilité et discernement, et civilisations [forcément au pluriel], comme art de vivre ensemble, ce
qui ne se conçoit qu'avec des valeurs personnelles et partagées. Il n'y a pas de culture du couscous. Il y a des gens qui aiment le couscous, chacun a sa recette, et qui le
partagent.

Quant aux rares cinglés, dont je m'honore personnellement et en mon nom, ils sont les bienvenus. L'un de nos bacheliers de l'extrême, ici présent plus haut, sait que j'hais [oui, je reviens, je
repasse le plat] Eminem et que j'aime bien Johnny. Comme tu le vois, nous ne sommes pas encore allé sur le pré.

Alors et pour finir, mesdames et messieurs et chers autres, j'hais --- ça, ce n'est pas de la culture, c'est du savoir. Sartre distinguait les intellectuels, ceux qui se mêlent de ce qui
ne les regardent pas, même s'ils ont un CAP, et les techniciens du savoir, ceux qui savent ce qu'ils ont appris pour leur CAP.

La semaine prochaine, je vous parlerai, peut-être de Chouquette marchande de journaux et Biscot, tourneur-fraiseur qui, le dimanche, tenait l'accordéon dans une guinguette des bords de Marne où il
a rencontré Chouquette. Ma marraine et mon parrain. Lui, il lisait n'importe quelle partition, jouable, sur son accordéon, un machin qu'il y a tellement de boutons et que tu ne peux même pas les
regarder en jouant. Elle, résistante, pas de la onzième heure, dès 1940, elle a hébergé des tracts de mauvais Français sous ses piles de journaux. C'est rien, elle risquait seulement la
déportation, au mieux. Elle n'en savait rien. Elle ne lisait même pas les journaux qu'elle vendait.

je sais maintenant ce qui me reste à faire... ;)
Pas de bêtise, hein ?!
Je te conseille Christophe Maé. Attention, pas une petite dissert, la thèse : Le Cosmique planant dans l'oeuvre chanté de Christophe Maé.
Si je commence à décortiquer le chose... rien que l'énoncé du sujet... et puis dans l'oeuvre chanté, je me trahis, ça pue l'universitaire.
Commence par Belle demoiselle (joli clip) ou On s'attache.

Au patin du tapin de Lorie ou au coeur Martichon, on me laissera préférer Embrassez-vous Embrasez-vous.

[GT est très occupé en ce moment, il m'a refilé le bébé, c'est un don de Dieu, je l'adopte]

Merci de ta patience, Christian, et de ta gentillesse, pour toi tous les jours de l'année.
 


Christian 18/11/2009 10:01


@lou : C'est bien, Christian, tu n'as plus qu'à te faire lobotomiser :)))

fichtre 16 commentaires rien que pour Lorie ! pour booster mon audience, je sais maintenant ce qui me reste à faire... ;)

sérieusement, y'a tout de même un sacré mépris de classe derrière tout ça : à de rares exceptions près, la quasi totalité de tes lecteurs ont bac +5 +6, etc... si jamais un fan de Lorie (avec juste
un CAP) tombe sur son billet et qu'il possède d'autres références culturelles, il va en penser quoi à ton avis ? surtout que je suis presque certain qu'il existe quelques rares cinglés qui sont
capables d'apprécier aussi bien la culture "légitime" - que tu défends - et la pure dance-music à la con que tu pourfends, ça serait d'ailleurs rigolo qu'ils viennent commenter ici.


lou 18/11/2009 07:20


 
J'ai bien vu le jeu, en parfait accord avec le bégaiement du texte, je le soulignais.
 


18/11/2009 00:57


Nanarratrice ? Pffff ! On m'y reprendra à vouloir faire un jeu de mots ! Hi hi ! ♣


mélanie (de Tours) 17/11/2009 13:55


Je ne vais tout de même pas être obligée d'acheter un objet mosh ???


Christian 17/11/2009 09:57


@lou : Tu vois, Christian, si mon intuition est juste - et elle est fondée sur une étude rigoureuse, tu n'as aucune chance, à moins de te faire opérer du ménisque.

ben non, figure-toi que j'ai justement moi-aussi un ménisque en moins ! et ça fait maintenant plus de 30 ans... ;) à moi les bras de la belle donc ! (enfin bon, on peut toujours rêver, quoi...)


 


 
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