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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 00:01

 

10 mars 2013, messe 

Eglise Saint-Pierre, Vigneux-sur-Seine 

 

 

Sanctus

 

 

Evangile et Homélie

 

On observe des variantes dans l'homélie entre la version écrite pour publication et la parole dite en chaire : écoutez !

 

Evangile de Jésus Christ selon saint Luc

 

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter.

Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »

Alors Jésus leur dit cette parabole :

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : 'Père, donne-moi la part d'héritage qui me revient.' Et le père fit le partage de ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu'il avait, et partit pour un pays lointain où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s'embaucher chez un homme du pays qui l'envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il réfléchit : 'Tant d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Prends-moi comme l'un de tes ouvriers.'

Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut et fut saisi de pitié ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

Le fils lui dit : 'Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d'être appelé ton fils...'

Mais le père dit à ses domestiques : 'Vite, apportez le plus beau vêtement pour l'habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.' Et ils commencèrent la fête.

Le fils aîné était aux champs. A son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait.

Celui-ci répondit : 'C'est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu'il a vu revenir son fils en bonne santé.'

Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d'entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait.

Mais il répliqua : 'Il y a tant d'années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

Mais, quand ton fils que voilà est arrivé après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras !'

Le père répondit : 'Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Lc 15, 1-3.11-32

 

*

 

Homélie, Père Luc René, prêtre du diocèse d'Albi

 

Prendre le temps de la relation à Dieu et aux autres

 

Que vous soyez dans cette église ou devant votre poste de télévision, voilà un problème auquel nous sommes tous confrontés. Tout d’abord, comment mener de front notre vie de prière personnelle et notre travail ? Ensuite, comment le faire tout en gardant du temps gratuit pour les autres ? C’est une vraie question de Carême, parce que c’est un combat permanent : « Quand le démon n’arrive pas à t’arrêter, il te fait courir. »

 

Au lieu de vous parler de la Miséricorde du Père, j’ai donc choisi d’aborder ce thème de la gestion de notre temps à travers les trois personnages de cette parabole.

 

Commençons par le temps que nous consacrons à Dieu : Comment le fils prodigue gère-t-il son temps ? Pour lui, il n’y a pas de temps à perdre, on ne vit qu’une fois. Il réclame l’héritage et s’en va faire la fête. Il passe son temps dans le plaisir. Il ne consacre visiblement aucun temps pour Dieu et lorsqu’il consacre du temps pour les autres, il ne le fait que parce que ça lui procure du plaisir à lui-même !

 

L’épreuve va brutalement arrêter cette fuite en avant. Comme vous le savez, il en arrive à désirer manger la nourriture des porcs. Il vit « un vrai temps de cochons » ! Alors, il décide de revenir chez son père. Comment le père gère-il son temps ? Il passe son temps à attendre son fils, à scruter l’horizon. Dès qu’il le voit au loin, il n’attend pas, c’est lui le père qui court vers le fils. Il le prend dans ses bras, le couvre de baisers. Et lorsque son fils commence à s’excuser, il lui coupe la parole pour ordonner à ses serviteurs d’organiser une fête. Et pendant ces préparatifs, le père continue de serrer son fils dans ses bras de longues, très longues minutes. Le fils doit se sentir bien au chaud dans le manteau de son père, il n’a rien d’autre à faire que de s’abandonner à cette étreinte.

 

C’est bien le message essentiel que Jésus nous a donné dans cette parabole : Revenez au Seigneur et laissez-vous étreindre par Dieu ! Cette étreinte se réalise dans la prière. Peu importe si nous sentons la chaleur du manteau ou pas, nous savons que Dieu est heureux du temps que nous lui accordons à ce moment-là. Le temps que nous consacrons à Dieu est la mesure de l’amour que nous avons pour lui.

 

Alors posons-nous la question : Dans ma journée, est-ce que j’accorde suffisamment de temps à Dieu ou bien mes priorités sont ailleurs au risque de finir un jour avec les cochons ?

 

Venons-en maintenant à notre second point : Le temps que nous consacrons à nos relations aux autres. Comment le fils ainé gère-t-il son temps ? Pour lui, le travail passe avant les relations. Il vit chez son père, mais pas avec son père. Même son frère est comme un étranger pour lui. À son retour, il l’ignore totalement et fait une grosse crise de jalousie. Il reproche même à son père de ne pas lui avoir donné un chevreau pour festoyer avec ses amis. Nous avons vu les qualités de cœur de ce père, on peut bien imaginer qu’il n’était pas à un chevreau prêt. Mais le fils ainé est resté dans une relation de droit et de dû.

 

La relation aux autres devrait pourtant être la préoccupation principale de sa vie et de la nôtre ! La plus belle chose que nous pouvons donner à une personne c’est de notre temps. On peut gagner plus d’argent, mais on ne peut pas gagner plus de temps. Lorsque nous donnons de notre temps à une personne, nous lui avons donné pour la vie ! On ne pourra jamais nous le rendre. Beaucoup d’hommes et de femmes consacrent énormément de temps à leur travail et peu à leurs enfants en se justifiant : « Je fais tout ça pour qu’ils ne manquent de rien plus tard ! » Mais leurs propres enfants se plaignent de leur absence, car ils ont plus besoin de relations que de sécurité matérielle !

 

Posons-nous donc cette seconde question : Est-ce que ma priorité est de prendre du temps dans mes relations avec les autres, ou bien est ce que je préfère me couper de la fête comme le fils ainé ?

 

En conclusion, nous pouvons décider pour la semaine à venir de consacrer un peu plus de temps à la prière personnelle, un vrai « câlin» avec le Bon Dieu. Si vous avez déjà l’habitude de prier, bravo, mais faites en un peu plus ! On ne priera jamais assez ! Et soyons particulièrement attentifs aux rencontres imprévues qui vont se présenter à nous. Si nous consacrons plus de temps pour Dieu et pour les autres pendant ce Carême, je suis sûr que de son côté, notre Père de Miséricorde prendra le temps de nous préparer quelques délices spirituels pour le festin de Pâques !

 

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Lou de Libellus Lou de Libellus - dans dans les siècles des siècles
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commentaires

Lou 12/03/2013 06:22


 


Annie, je suis en plein conclave, je te réponds avec les moyens du bord : - )





 

Annie 11/03/2013 19:33


complément : le fils… il reviendra pas… faut pas que j'espère, faut que je me fasse une raison, j'y arrive pas. Pis si jamais il revient je l'engueule !

Annie 11/03/2013 19:32


suis athée, tu dois savoir. La Bible ou les Evangiles, sont des "leçons" de vie,
me demande pas de prier un Dieu ! par contre revenir sur soi, c'est ce que j'entends par dieu. Il est nous, notre âme, inconscient, notre moi intime.


mais sur fasse tu m'as expliqué…

Lou 11/03/2013 08:49


 


Ben oui ! Il n'y a pas de fumée sans...


 

des pas perdus 11/03/2013 06:48


Monseigneur Lou trouve le temps de bloguer en plein conclave... Il y a le wifi au Vatican ?

 


 
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