Lou

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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 23:01

 

J.-B. Pouy, M. Villard, Ping-Pong

Jean-Bernard Pouy, Marc Villard, Ping-Pong, Rivages/Noir, 2005

 

Matisse, Porte-Fenêtre à Collioure, 1914

Henri Matisse, Porte-fenêtre à Collioure, 1914, huile sur toile, 116,5 x 89, musée national d'art moderne, Paris

 

Marc Villard a d'abord écrit treize nouvelles.

Puis il les a disposées selon un certain ordre.

Il les a alors confiées à Jean-Bernard Pouy.

A charge pour lui de les lier par douze nouveaux textes.

En avant...

 

M. V. – La vie tumultueuse de Robert Tampax

 

On était douze dans le paquet à Émilie, deuxième étagère de la salle de bains. Mais aujourd'hui je reste seul avec Henri au fond de la boîte. Cela dit on peut imaginer pire que finir dans la chatte à Émilie.

[…]

On nous a accrochés hier matin au deuxième étage de Beaubourg pour une rétrospective Drummond. C'est chauffé, ça gueule pas trop et j'écoute les gens qui passent. Distrayant. A l'heure actuelle, un couple très cool s'est planté devant notre œuvre, les yeux écarquillés.

Robert, est-ce que ce sont...

Hélas !

Mais, c'est immonde. Ne me dis pas que ces cochonneries ont un rapport quelconque avec l'art.

Sûrement pas. J'en parlerai à Texier, il a encore du pouvoir à Beauboug.

Mon Dieu. Et des enfants passent devant cette toile tous les jours.

Rentrons, tu es bouleversée.

Elle se penche vers nous et, d'où je suis, je peux distinguer son duvet brun. Alors je pense très fort et vous savez c'que j'pense ?

« Nique ta mère, salope ! »

 

J-B. P. – Toujours Matisse

 

Armand Texier avait un sale goût dans la bouche.

[…]

Alors, il a regardé de nouveau la fenêtre.

Oh... Dix secondes à peine, juste le temps qu'elle devienne toute noire. Un vrai Matisse. La Porte-fenêtre à Collioure.

Il s'est alors levé comme une fusée, a ouvert les deux battants et a sauté.

 

Et ainsi de suite. Jean-Bernard Pouy reprend le dernier mot laissé par Marc Villard et s'arrange pour conclure par un terme qui ouvre la nouvelle suivante, déjà écrite et connue, de son complice.

 

Ping. Pong. Un cadavre exquis, vraiment, en toute saison. Chaque nouvelle, quatre à cinq pages, entre Madeleine et Concorde ou entre Ménilmontant et Père Lachaise, selon vos goûts.

 

Ping-Pong est plus noir que vous ne pensez. Un regard noir sur le monde, la violence, la misère du cœur.

 

*

 

à venir, sur Libellus : Spinoza encule Hegel, une œuvre hautement édifiante de Jean-Bernard Pouy (et on a des réserves à la cave, on vous les réserve pour l'automne).

 

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