Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 00:01

 

Jean-Marie Dutey-Vu de ma fenêtre 2009

Jean-Marie Dutey, Vu de ma fenêtre, 2009


Evidemment, on ne refait pas le PLU (Plan Local d'Urbanisme) et on n'a qu'une fenêtre sur la ville, mais... on n'est pas obligé de prendre une photographie depuis sa terrasse. Il y a donc un choix.


Dans la composition (l'usage d'une longue focale).


Dans le quadrillage (une protection pour les chats), comme un échiquier.


En quatrième ligne, une statue de la liberté ou une fontaine de jouvence, on ne sait.


En bas, à droite, le détail, le punctum selon Roland Barthes.


La pièce de l'immeuble où on ne dort pas, ou bien on rêve, on a oublié la lampe de chevet, ou c'est peut-être la chambre d'un enfant qui a peur quand il fait sombre dans une ville, la nuit. Peut-être les parents qui, à ce moment-là, ne baissent pas l'abat-jour. Peut-être encore...

 

Jean-Marie Dutey nous avait écrit :

Je sentais confusément qu'il y avait quelque chose qui m'était nécessaire dans cette photo et sans doute me manquait-il que quelqu'un me dise quoi, ne serait-ce qu'en attirant mon attention sur des détails, comme le quadrillage du grillage anti-chute pour les chats et cette fenêtre seule éclairée dans le noir.



 


Damien Saez, Crépuscule, in album Jours étranges, 1999

 

 

Dans la mélancolie je me noie en enfer

Et la fumée de ma cigarette grimpe dans l'air

Les murs de la chambre

Au crépuscule

Qui nous sauvera

 

La fumée se forme en escalier en escalier

A toi de descendre

Allez viens dans mes bras

Allez viens dans mon bras

 

Oui on pourrait s'aimer

Ne jamais s'éteindre

Mais qui nous sauvera

 

Et puis depuis le plafond

La douce musique m'appelle

On plane sur un air d'amour

Et je peux plus dire non

Alors je sors mon amour pour toi

 

Encore et encore...

 

Les cigarettes me brûlent

Et y'a plus d'ange ici

Et ça fait saigner mon cœur

Et ça fait saigner mon âme

 

Mais je peux plus dormir

Chaque nuit sans toi

Y'a plus qu'à mourir

dans tes bras

 

Les cigarettes me brûlent

Et y'a plus d'ange ici

Et ça fait saigner mon cœur

Et ça fait saigner mon âme

 

Mais je peux plus dormir

Chaque nuit sans toi

Y'a plus qu'à mourir

dans tes bras



 

A l'invitation, implicite, de Jimidi, nous rappelons une performance de Damien Saez, Embrasons-nous, 2009.


 

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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