Dimanche 27 décembre 2009
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En ces frimas de fête, que diriez-vous d'une promenade en août à l'heure où Paris s'éveille ?
1976, le film -
- le plan

2006, les coulisses
Pour une fois, Claude Lelouch ne tient pas la caméra (elle est fixée au pare-choc de la voiture), il est
au volant de sa Mercedes 450SEL, 6.9. Le son (ce n'est pas un trucage) est celui de sa Ferrari 275 GTB, sur le même parcours.
La vitesse moyenne
générale est d'environ 80 km/h. Dans la descente des Champs-Elysées, la voiture pointe à plus de 200 km/h.
Claude ne dit pas tout dans les coulisses. Les secrets de l'art, et du grand art.
On saura tout en
commentaire, s'il y a des questions.
Les jeux de société reviennent à la mode,
paraît-il.
Une question pour commencer. De la Porte Dauphine au Sacré-Cœur, il y a deux aberrations
dans l'itinéraire.
Lesquelles et pour quelle raison ? Le grand art, c'est de garder raison en étant fou.
Autre rendez-vous, autre tempo - avec Nanni Moretti, sequenza
dell'idroscalo di ostia, luogo dell'uccisione di Pasolini, estratta da Caro diario, 1993, sur la musique de Keith Jarrett, The Köln Concert, 1975.
Par lou
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Publié dans : du champ du signe
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Bisous !
Océane, ce n'est pas la conduite qui est en question, seulement l'itinéraire, et la réponse est en clair dans le second petit film - on peut la trouver dans le court-métrage original.
Il reste bien d'autres questions en suspens. Je ne les poserai pas moi-même.
Il y a quelques finesses de pilotage. Il y a cette phrase de Lelouch disant qu'il n'y a que des légendes à propos de ce film, peut-être apporte-t-il sa contribution à la légende ;) Et puis c'est bien un film, une oeuvre cinématographique, pas seulement un exercice de cascade.
On trouve même là une leçon pour l'édification morale des jeunes générations.
C'est vrai que tu es mal logée, Mélanie (de Tours, on ne le dira jamais assez). En Indre et Loire, les c de c sont légion. Parfois, ils font du tourisme jusque dans les départements voisins. Alerte sur tous les téléphones, les GPS, les talkies-walkies (ceux qui ne sont pas en panne) : attention ! un 37 ! Des amateurs, des comiques, et sûrement pas des cinéastes. Parce que même sans trucage (la mise en scène n'est pas un trucage), c'est du cinéma.
Lelouch a dix ans de plus que moi et par principe (non, pas de Tours, de précaution), dans une voiture, je conduis, pourtant j'aimerais mieux faire Paris-Tours (plus vite que le Train à Grande Vitesse un jour, ordinaire, où la motrice arrache son cordon ombilical) avec lui au volant que les Galeries Lafayette-la Mairie, à Tours, avec un 37 (même à pied, les autres roulent sur les trottoirs, ce n'est pas Lelouch qui ferait ça !).
Je vois que mon petit jeu des sept erreurs est tranquillement contourné comme un terre-plein central garé au milieu d'un carrefour.
Bonne année à toi, Mélanie !
Sois prudente, tout de même, quand tu sors le chien à cinq heures du matin, des fois qu'il viendrait visiter le musée de la tapisserie, il est toujours en avance (pas le chien).
Finalement, 80kmh de moyenne, c'est pas terrible, si ?
Ouiii ! Public, tu suis !
Comme le dirait Axelle Laffont (La Folie du spectacle).
80 km/h, dans Paris, en 1976, à 5 h du matin, au mois d'août, c'est banal.
Quand il s'agit d'une moyenne, sur le parcours dont le plan est donné, cela implique quelques kilomètres à 200 km/h, jusqu'à la place de la Concorde, et, ensuite, une vitesse de croisière de l'ordre de 120 à 150 km/h.
A 60 km/h, vitesse autorisée à cette vieille époque, on pourrait espérer une moyenne de 15 km/h.
Capisce, Jimidi ?
Mais on ne répond pas encore à mes questions sur les astuces du fin Lelouch. Il ne s'agit pas de trouver des trucages, il n'y en a pas, mais une mise en scène.