A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

du champ du signe

Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /2010 08:37

 

Emmanuel Prunevieille-sans titre-11 juillet 2010 Emmanuel Prunevieille, Sans titre, 11 juillet 2010


Nous avons déjà évoqué le travail d'Emmanuel Prunevieille.


Emmanuel, nous l'avons présenté comme maître et servant de la nature.


L'histoire d'un bois façonné par les eaux d'un torrent confirme le titre du premier article.


Observer... Apprendre, écrit-il.


Et puis quand on trouve son article déjà rédigé, en commentaire de l'œuvre, pourquoi chercher plus loin ?

Lisez ce que Franck écrit, le 12 juillet 2010 :


Ces images sont pur concept, même si c'est intuitif... il est impossible à l'œil humain de voir cela !

C'est une abstraction photographique.

L'énoncé du concept n'est pas primordial, mais la démarche si.

Elle est extrêmement présente ici et parfaitement cohérente selon moi avec tout ce que Manu produit depuis un bon moment.

D'autant plus visible à mes yeux par contraste avec ce que je perçois de ta démarche, David, même lorsqu'il arrive que vous travailliez sur les mêmes sujets ou que vous aboutissiez à des résultats proches formellement.

Cela vous paraîtra peut-être alambiqué, mais il me semble que David donne à voir la nature au moyen de ce qu'il fait, alors que Manu donne à voir ce qu'il fait avec la nature.

Je m'empresse de dire qu'évidemment, la différence entre vos démarches n'est en réalité pas si tranchée que cela et surtout pas hermétique, mais s'il était encore besoin de vous en convaincre, soyez assurés, sans vous sentir enfermés, que vos démarches personnelles qui pouvaient encore sembler hésitantes il y a peu, sont en train de nettement s'affirmer et que les différences que je perçois entre vous, existent aussi entre vous et les autres.

Continuez à les cultiver.

 

[Nous soulignons]

 

Cela n'estompe en aucune manière les travaux des amis d'Emmanuel ni les autres commentaires éclairés sur la page citée en lien dans le titre de l'œuvre.

 


Autres pages sur Libellus :


Un effet de perspective


An-archie


Triptyque

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 00:01

 

Disney Code autorisait la suspension d’intérêt.

Et pourtant, le Protocole des Sages du Fion fait encore le bonheur des élites pédagogiques.

Enfin… le bonheur… quand le lou n’est pas dans le bois.

 

Joyce Pensato-Maxi Mickey

Joyce Pensato, Maxi Mickey, 1993, peinture émaillée sur toile, 202 x 160, Frac des Pays de la Loire

Œuvre réalisée dans le cadre des Ateliers internationaux du Frac des Pays de la Loire

 

 

Jean Sébastien Bach, Prélude et fugue n° 9 in mi majeur, BWV 854, int. Glenn Gould

 

 

Prélude

 

Au FRAC des Pays de la Loire, dans ces années-là, une douzaine de belles âmes pédagogiques en réunion, un Lou discret, et le Mickey de Joyce Pensato.

 

[Oméga] _ Tu vois des choses ? J’ai remarqué, tu es le nez sur la toile ou à dix mètres ?

 

Les copains élaborent leur stratégie.

Ils ne regardent pas, ils causent, ils reprennent un gobelet de café.

 

[Lambda] _ C’est violent !

[Bêta] _ C’est l’Amérique.

[Epsilon] _ On a honte.

[Lambda] _ …

[Lou] _ Oui, on a honte…

[Epsilon] _ On a honte d’avoir lu Mickey.

[Lou] _ On a honte de dire qu’on lit Mickey.

[Epsilon] _ On a honte d’avoir lu…

[Lou] _ … et de lire avec plaisir Le Journal de Mickey !

 

Le Journal de Mickey est également nommé JDM.

 

[Epsilon] _ Ces dégoulinures, c’est la dénonciation de l’Amérique d’aujourd’hui !

_ …

[Lou] _ Ces dégoulinures sont savantes et l’Amérique, ce n’est pas le sujet.

 

Lou, qui avait ses entrées aux Ateliers, à l’abbaye de Fontevraud, et qui, justement, avait vu Joyce travailler, monte au tableau, façon de parler.

 

 

Joyce Pensato

Joyce Pensato dans son atelier

 

 

Fugue

 

Le sujet, c’est la peinture.

Dans la manière, on peut voir Franz Kline. Un artiste s’inscrit toujours dans une histoire.

 

Franz Kline-Chief  

Franz Kline, Chief, 1950, huile sur toile, 148,3 x 186,7, The Museum of Modern Art, Highlights, New York

 

 

Joyce Pensato-Maxi Donald

Joyce Pensato, Maxi Donald, 1993, peinture émaillée sur toile, 202 x 160

Œuvre réalisée dans le cadre des Ateliers internationaux du Frac des Pays de la Loire

 

Le détournement d’une icône du spectacle se trouve chez Willem De Kooning, près de dix ans avant les travaux d’Andy Warhol.

 

Willem De Kooning-Marilyn

Willem De Kooning, Marilyn, 1954, 127 x 76,2, Collection Neuberger, Museum of Art Purchase College, State University of New York

 

 

 

Andy Warhol-Marilyn Monroe 1967

Andy Warhol, Marilyn, 1967, sérigraphie, 91,5 x 91,5, chaque sérigraphie

 

 

 

Andy Warhol-Mao 1972

Andy-Warhol, Mao, 1972

 

 

 

Yan Pei-ming-Portrait de Mao

Yan Pei-ming, Portrait de Mao, 1999, huile sur toile, 200 x 200

Œuvre exposée en ce temps-là sur une cloison latérale, tout près du Mickey.

[Yan Pei-Ming a fait ses études dans l’académie de la République Populaire de Chine, et, tout en vivant en France, il est exposé dans son pays d’origine où ses toiles ne sont pas considérées comme iconoclastes]

Quand je fais un visage, dit-il, il est tout à fait autonome et ne représente pas un personnage précis. Je travaille sur l’anti-portrait.

 

Les dégoulinures font penser à la Bad painting, ou plutôt à l’Action painting, terme créé en 1952 par Harold Rosenberg dans un article de la revue Art News :

A un certain moment, les peintres américains [...] commencèrent à considérer la toile comme une arène dans laquelle agir, plutôt que comme un espace dans lequel reproduire, recréer, analyser ou « exprimer » un objet réel ou imaginaire. Ce qui devait passer sur la toile n'était pas une image, mais un fait, une action. Ce n'est plus avec une image dans l'esprit que le peintre approchait de son chevalet ; il y venait, tenant en main le matériau qui allait servir à modifier cet autre matériau placé devant lui. L'image sera le résultat de cette rencontre.

 

Dans cette peinture en acte, l’artiste s’investit en se représentant, la représentation n’étant que l’empreinte d’un déplacement.

Bad painting, peut-être, poursuit le Lou imperturbable – ils n’ont pas encore compris.

Regardons de plus près – avec leurs gobelets de café bouillant, ils se penchent mais ils restent assis.

Les dégoulinures sont recouvertes d’un trait blanc, cependant que des coulures noires sont rajoutées, pour faire joli.

Prenons nos distances, brosse en main – personne ne bouge.

Joyce Pensato est une femme de taille moyenne.

Le cercle du ventre de Mickey est tracé d’un seul geste, c’est l’empreinte corporelle de l’artiste. Prenez les mesures du tableau, mettez-vous à l’aune de Joyce et tracez un cercle, d’un unique trait de pinceau, selon Shitao – Epsilon prend son portable et reprend un peu de fluoxétine avec son reste de café.

Le Mickey est une empreinte, une représentation, un déplacement.

 

Kazuo Shiraga atelier  

Kazuo Shiraga dans son atelier

[déjà cité ici]

 

 

 

Kazuo Shiraga-Funryu

Kazuo Shiraga, Funryū, 1973, acrylique sur toile, 182 x 210

 

 

 

Kazuo Shiraga-Untitled

Kazuo Shiraga, Untitled, 1957, huile sur papier marouflée sur toile, 181,5 x 242,5, Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris

 

 

 

Yves Klein-Anthropométrie atelier

Atelier d’Yves Klein, 1960

[oui, on voit un Mickey]

 

 

 

Yves Klein-Anthropométrie

Yves Klein, Anthropométrie, 1960

 

Si un artiste, qui ne serait pas un artiste, veut dire que l’Amérique est pourrie, il prend un vieux drap, un pot de Ripolin, une brosse, et il écrit : l’Amérique est pourrie.

 

Joyce Pensato est un peintre.

Les chantres du Disney-la-honte ne connaissent pas les aventures de Mickey Mouse, les années noir et blanc – sortie en salle et en DVD prévue pour le 7 juillet 2010.

Connaissent-ils la peinture ?

 

 

 

Andy Warhol-double Mickey Mouse 1981

Andy Warhol, Double Mickey Mouse, 1981

 

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /2010 00:01

 

 

Jean Duval

 

 

Douze suites trad pour flageolet à une main, 2004 – extraits enchaînés

Jean Duval, flageolet en ré

Rachel Aucoin et Dorothy Hogan, piano

Philippe Longval, percussions

Reinhard Goerner, guitare

Joanne Saint-Laurent, harpe

 

Ces suites ont été composées en 2001 et 2002, dans le but de relever un défi original, soit celui de produire des pièces pouvant être jouées avec une seule main sur le flageolet à six trous en ré dans des clés et modes différents.

 

Pour certains airs, un adhésif est posé sur l’avant-dernier trou du flageolet, complètement pour obtenir le mi grave, ou bien, à demi pour obtenir un fa naturel.

 

En fait, nous écrit-il, il s'agit d'un flageolet (flûte à bec) à 6 trous, familièrement appelé tinwhistle en Irlande, et non pas d'un galoubet, qui est une flûte à bec provençale à 3 trous qui se joue toujours à une seule main. Ce qui rend mes Suites un peu spéciales, c'est que je les ai composées en n'utilisant qu'une seule main au flageolet, donc en n'ayant accès qu'à 4 des 6 trous. C'est un peu la même idée que les œuvres pour piano à une main ou pour violon sur une seule corde...

 

Un exercice oulipien.

 

Les suites ont des caractères différents, irlandais, écossais, québécois. Elles rappellent certaines variations baroques.

 

L’enchaînement des courts extraits fait entendre la cohérence de la composition.

 

Nous vous encourageons à commander l’album ICI.

 

En toute quiétude. Les frais bancaires du change sont de l’ordre de 50 centimes.

 

Et puis vous aurez peut-être le plaisir de cet échange épistolaire – authentique, doit-on le dire ? :

 

Sujet : Lou - Your CD Baby Order! SOxxxxxxxx

De : orders@cdBaby.com

Date : 09/05/2010 03:03

Pour : Lou

 

Lou
Thanks for your order with CD Baby!
USPS
(1) Jean Duval: 12 suites in traditional style for one-handed tin whistle
Your CD has been gently taken from our CD Baby shelves with sterilized contamination-free gloves and placed onto a satin pillow.
A team of 50 employees inspected your CD and polished it to make sure it was in the best possible condition before mailing.
Our packing specialist from Japan lit a candle and a hush fell over the crowd as he put your CD into the finest gold-lined box that money can buy.
We all had a wonderful celebration afterwards and the whole party marched down the street to the post office where the entire town of Portland waved "Bon Voyage!" to your package, on its way to you, in our private CD Baby jet on this day, May 8, 2010.
We hope you had a wonderful time shopping at CD Baby. In commemoration, we have placed your picture on our wall as "Customer of the Year." We're all exhausted but can't wait for you to come back to CDBABY.COM!!
Thank you, thank you, thank you!
Sigh...
We miss you already. We'll be right here at
http://cdbaby.com/, patiently awaiting your return.
--
CD Baby
The little store with the best new independent music.
http://cdbaby.com cdbaby@cdbaby.com (503)595-3000

 

Sujet : RE:Re: Lou - Your CD Baby Order! SOxxxxxxxx

De : orders@cdBaby.com

Date : 27/05/2010 00:59

Pour : Lou

 

Oh non ! Votre oreiller de satin a-t-il été volé par un homme malfaisant de courrier ? I' ; m si désolé au sujet de ceci ! I' ; bilingue de m pas, mais le Français est-il encore exotique dans ce temps ?  ;)

-Pony

 

In Reply To:

Merci, merci !

Mercy ! C'est trop !

Our packing specialist from Japan lit a candle

Je vais mettre un cierge à votre intention.

we have placed your picture on our wall as "Customer of the Year."

Only one (poor) customer, this year ? Pity ! Que le Grand Flageolet vous accompagne !

Disque reçu aujourd'hui, parfait, contenu et contenant.

Et merci pour votre message de suivi, j'en connais peu (actually none) qui s'offrent avec un tel esprit.

J'ai mélangé un peu de votre langue et de ma langue exotique en pensant que vous étiez, au moins, bilingue.

Tout de même, où est le satin pillow, promis en gift ?

Merci encore, parfait,

Lou

 

Eh oui ! Il n’y a pas que des analphabètes sur la Toile.

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Samedi 19 juin 2010 6 19 /06 /2010 00:01

 

EP - triptyque

 

A gauche, le frêle esquif des Variations de Grignan, une architecture sur pilotis, à droite un cairn en osier, une architecture sphérique, au centre, une architecture végétale encore inédite (et cachée) sur la Toile.

 

Nous avons déjà évoqué l’œuvre d’Emmanuel Prunevieille. Ses constructions étant éphémères, l’œuvre, c’est l’empreinte photographique.

 

Emmanuel Prunevieille est un architecte de la nature.

 

Eh oui ! Ce sont des œuvres authentiques, tirées en 40x60 et contrecollées sur aluminium Dibond.

La photographie des œuvres est une épreuve in situ, quelque part chez Lou.

 

Détails

 

EP-frêle esquif-détail

 

EP-signature

 

EP-cairn osier-détail  

 

Jean Duval, Douze suites trad pour flageolet à une main, 2004

[nous vous en reparlerons prochainement]

 


 

Aucune œuvre n’a été maltraitée au cours de la production.

 


 

Emmanuel Prunevieille dans ses œuvres.

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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Vendredi 11 juin 2010 5 11 /06 /2010 11:44

Saravá ! Bienvenue à l'écoute du juke-box de Libellus !

 

[cet article précédemment paru le Mercredi 6 août 2008 a été fusillé par les félons du Deezer qui compte encore bien des fidèles dans l'aveuglement de la nouvelle renaiϟϟance]

 
Un thème, trois pièces.




Samba Saravah (Samba de benção), Pierre Barouh.


















Samba de benção, Vinícius de Moraes.


















Nous vous laissons le plaisir de découvrir le troisième chef-d'œuvre…

























Non ! le lecteur du Deezer est dans les sables… ce fumier a brûlé toutes nos belles playlists et on lui dit m…erci !

D'autres listes de lecture sont prévues. Vous êtes invités à y participer – en écrivant à Libellus ou à Lou, pour ceux qui ont l'adresse. Proposez et si nous disposons des originaux, c'est tout simple, sinon, nous vous demanderons de laisser un mp3, au moins 192, sur un serveur – un fichier joint ne passerait pas. Il nous faudrait aussi une jpeg de la pochette et, bien entendu, vous avez l'original.
Registres au programme : jazz, rock '70… '80… et plus, rétro franchement rétro, là nous avons, rétro '60 (en particulier, Les Chats Sauvages, Amour et rock, inconnu à notre connaissance en cd – et pour faire passer un microsillon en numérique sur un ordinateur ~~~ | oui, il y a, peut-être, des sorties et entrées ligne). ***

 

***

C'est fait maintenant.

 

Amour et rock

 

Nous renonçons à un spécial Stockhausen, Glass & Co ainsi qu'à un dédié JH, nous ne cherchons pas délibérément à perdre notre audience :)
Encore que… les voies de la pédagogie, n'est-ce pas...
Dans vos propositions, s'il y en a, évitez… lisez Libellus et votre esprit de discernement fera le reste ;)


[Ce juke-box s'inspire de l'idée de
G.T.-art-rock : dans le cadre du Mood Organ Playlist, il s'agit de proposer une humeur (du moment) à écouter]

 

 

Par lou - Publié dans : du champ du signe
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