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Philippe Clerc
Quatuor
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[sequenda]

A la Une

Nous avons connu et dit, en son temps, la félonie de FileAve, propriété de Ripside, alias RipOffSide, et celle de Deezer, qui en toute salauditude et impunité ont effacé les belles illustrations musicales de Libellus, belles et parfaitement légales, de simples extraits conformément à la législation, simplement à écouter sans offre de téléchargement.
Nos images sonores sont désormais hébergées chez Over-Blog.
Il nous reste à restaurer les ruines de Filou et de Deezy.
C'est fait pour
l'opérette, un sujet recherché et une page lue plusieurs fois par semaine... revenez, visiteurs de Google, Libellus chante à nouveau !
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Windows 7... loading, please wait...
On peut déjà remercier Pix Game ici, .
OpenOffice est au programme. On attend la version 3.2 qui devrait être au point pour 7 / 64 (oui, parce qu'on a les deux, tant qu'à faire ;)
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Nous remercions Google et les lecteurs qui sont venus chercher des informations sur
Diam's et sur Frakass. Nous espérons qu'ils n'ont pas été déçus du voyage :)
Nous en sommes sûr pour le lecteur qui s'intéresse à Emmanuel Prunevieille, un signe de bon goût.
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On peut commenter en
Tribune libre, on peut dire du mal de FileAve, Deezer et consorts, on peut même dire du bien de Libellus.

du champ du signe

Jeudi 5 novembre 2009

 

 





















The Beatles
, Apple Records n° 0382787

 



oh flew in from
Miami Beach BOAC

 

 

Le Tupolev - ou bien était-ce un Iliouchine ? – de la BOAC rugit comme un zeppelin bientôt en piste.


The Beatles, Back in the USSR, 1968, in The Beatles (double album blanc)

 

oh flew in from Miami Beach BOAC

didn't get to bed last night

on the way the paper bag was on my knee

man I had a dreadful flight

I'm back in the USSR

you don't know how lucky you are boys

back in the USSR

been away so long I hardly knew the place

gee it's good to be back home

leave it till tomorrow to unpack my case

Honey disconnect the phone

I'm back in the USSR

you don't know how lucky you are boys

back in the US back in the US back in the USSR

well the
Ukraine girls really knock me out

they leave the west behind

and Moscow girls make me sing and shout

that Georgia's always on my my my my my my my my my mind

oh come on

yeah I'm back in the USSR

you don't know how lucky you are boys

back in the USSR

 

well the Ukraine girls really knock me out

they leave the west behind

and Moscow girls make me sing and shout

that Georgia's always on my my my my my my my my my mind

oh show me round the snow peaked mountain way down south

take me to you daddy's farm

let me hear you balalaika's ringing out

come and keep your comrade warm

I'm back in the USSR

hey you don't know how lucky you are boys

back in the USSR

oh let me tell you Honey

[the definitive true lyrics as can be listened to]

 

Dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les armées du Pacte de Varsovie, sans la Roumanie et l'Albanie, envahissent la Tchécoslovaquie après le débarquement d'unités parachutistes et terrestres, le 18 août, à Prague Ruzyně.

 


 

Le 22 août 1968, les Beatles enregistrent une chanson de Lennon / McCartney - selon l'éditeur, Back In The USSR aux studios d'Abbey Road. Le temps est à l'orage. Ringo ne se sentant pas une gueule d'atmosphère quitte le groupe pour la Sardaigne. Back in the USSR se fait sans lui. Paul tient la batterie (avec John et George), le chant et le piano, John, la guitare (et la basse), George, la basse. La force des trois se retrouve dans les chœurs et les claquements de mains auxquels s'ajoutent le bruit de l'avion, en clin d'œil anticipé aux hélicoptères de Karlheinz Stockhausen, déjà membre du Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band.

[le cinquième, en haut, en partant de la gauche]


Pamphlet anticommuniste ou prosoviétique ?

 


 

Non.

Les mousquetaires de Liverpool n'ont jamais été franchement marxistes-léninistes. Dans le Nouveau Monde alors en guerre contre le Việt Cộng, on a pu entendre un hommage mal venu à l'URSS, soutien du Front National pour la Libération du Sud Viêt Nam.

Non, il s'agit d'histoire et d'esthétique.

L'anecdote

Mike Love, The Beach Boys, aurait suggéré à Paul de faire une version soviétique de Back in the U.S.A.

Le remake se réfère à Chuck Berry et à California girls, avec une citation détournée de Hoagy Carmichael, Georgia on My Mind, 1930.
Ringo s'est évanoui, Paul is dead, le canular.

La question du THE

Dans l'interprétation récente de Paul (Kiev, 2008), le THE de Back in the USSR est presque toujours shinté. C'est
qu'il n'est pas naturel. On dit : Made in USA. Or else, Christmas time coming up : in Turkey, they don't touch the fat – c'est affaire de religion ; they don't touch the fat in the turkey – c'est affaire de goût.

La question du BACK

Back at ? in ? or to ?

I'm back at home = je suis revenu à la page d'accueil de mon navigateur.

He went to Miami Beach and then back to Ukraine = il est rentré après s'être en allé.

You back in = on entre à reculons.

Et encore… I'm backin' = I'm backing
USSR --- I'm betting on a loser ? Ce qui pose à nouveau la question du the.

Dans les paroles qui vont après la chanson, quelques éléments en couleur se rapportent à Chuck et aux Beach.

[en lien infra]

Et maintenant

 

Quatre garçons dans le vent, je crois le vent les a ôtés

 

Léo Ferré, Pauvre Rutebeuf (1955), int. Circa 1990

 

 

Joan Baez, Pauvre Rutebeuf, in album Farewell, Angelina, 1965

 


Paul McCartney, Back In The USSR, live in Kiev's Independence Square, 14/06/2008, from NOVY TV Channel

Ce n'est plus la même voix

John Lennon n'est plus à la guitare

 


Bon Jovi, Back In The USSR, live in Gl. Estrup Denmark 19/06/2008

C'est pénible à écouter, c'est étudié pour, le hype-phone n'a pas explosé à temps.

 

Christophe Maé devrait prochainement… Hoax or just (r)(h)umour ? Let it be…

Et tout ça revient bien à G.T., prince du rock art, et joueur ;)
 

Par lou
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Mardi 3 novembre 2009

 
> Episode précédent


Jean-Marie Dutey
, alias Ananke, alias , notre sacerdotal correspondant ès Pub, a reçu hier, par la valise diplomatique des missionnaires postaliers, 1060 g de prospectus. Culturels ? pas de gros mots ! on dira spirituels.

Fidèle abonné à l'enseigne de Cékiki, la livraison du 3 novembre lui est parvenue la veille.

[l'arnaque au luth, ce n'est pas du pipeau]


La revue d'art Des idées de Génie nous présente un hors-série Les Jouets de Noël, C'est qui qui ? ouvert le 11 novembre (les anciens combattants apprécieront) et même le dimanche (Le jour du Seigneur sera diffusé en léger différé).

Feuilletons.

Page 23.



Toutes les photos sont des suggestions de présentation.

Après tout, les petites filles ne sont pas tenues de gâcher le plâtre comme papa et les petits garçons peuvent bien apprendre à faire le ménage – maman ne sera pas toujours là.



Chez Les nouveaux commerçants, Comptez sur nous pour vous faire dépenser moins (l'art de se mettre en faillite), ça pèse.

Technologie pour lui. Soit ! On ne voit pas pourquoi les petits garçons seraient privés de console.

Magie pour elle.

On n'en est plus aux poupées mannequins, ersatz du monde, peluches, tendresse. La petite fille d'aujourd'hui appelle un tour de magie. Le réel, c'est de l'illusion – Malebranche est de retour.
 

Par lou
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Dimanche 25 octobre 2009

 

 

 

Arbre ligne continue, projet et réalisations in situ depuis 1973, ici en réduction, collection de l'artiste

[on aperçoit le reflet des cubes en réduction (cubes dorés voisinant les cubes rouges dans la pièce)]


La nature.

Le cordeau.

L'accident calculé.



Michel Jouët : Il faut une idée, une logique. Quand on regarde comme ça, on peut dire : il fait des traits, il n'y a rien. Je prends beaucoup de temps pour faire rien. Sur la toile, le fond blanc, c'est plusieurs jours. Si je faisais des ports de pêche, des portraits pour vendre… des portraits, je peux en faire une centaine dans la journée, je l'ai fait, pour vivre. Il faut peindre pour soi, être égoïste, et à chaque fois, trouver quelque chose qui n'ait jamais été fait.

Et encore : j'ai commencé parce que ça m'amusait.


Michel Jouët est né le 9 novembre 1943 à Cholet où se trouve maintenant sa galerie privée. Il vit et travaille près de là, à Maulévrier, dans sa campagne. On peut y voir sa collection personnelle et celle de nombreux artistes entrés en géométrie dans un esprit proche du sien, chacun avec son caractère propre.

Dès l'âge de 9 ans, il prend des cours de dessin. Etudes d'architecture. Une période de peinture alimentaire (pastiches ou copies) jusque dans les années '60 où il s'oriente vers l'abstraction géométrique. Il expose de 1971 à 1973 (Cholet, Nantes, Royan) puis se retire pour se consacrer à la recherche.

En 1969, il connaît déjà 19% de Mondrian, dont il se souvient en 1994 pour un Code-barres à lacunes.





A l'écart du charme rétinien, de l'émotion du moment.

Il choisit le noir et le blanc, pour sa peinture, pour sa maison, pour lui-même.

Une chemise bleue, tiens ! il est heureux, une rouge, tiens !... une marron, oh !... alors, le noir…


Il reprend le cours des expositions en 1987, en France et à l'étranger, dans des centres d'art contemporain, de hauts lieux du patrimoine ancien, des galeries (Denise René et bien d'autres). Il figure, notamment, dans le Larousse in extenso de la peinture et le Bénézit.


J'ai toujours été fasciné par la géométrie, son apparente simplicité...

Une sphère découpée en rondelle, une ficelle noire et blanche, des carrés découpés...

Rien n'est trop simple, il faut arriver au "je ne sais quoi", au "presque rien", et soudain, il se passe quelque chose, tout bascule, tout est déconstruit, sans anecdote, sans romantisme...

Juxtaposition, montage, démontage, une étincelle d'humour...

On est un simple accident dans le cours des choses...

Les traînées d'avion, un fil à plomb, une poutre craquelée...

Alors, quand les idées viennent la nuit, je dessine, je déchire, je fais de multiples croquis, dont quelques-uns seulement seront réalisés en grande dimension, sur la toile. Le reste, les variations, les centaines d'esquisses empilées ici ou là, c'est pour plus tard, quand j'aurai le temps...

Et puis, il y a toujours quelque chose de neuf qui surgit, c'est peut-être bon, c'est peut-être médiocre, qui sait ?...

J'ai peur de ne pas pouvoir m'en sortir, c'est vrai...

Ce qui compte, c'est créer le choc, la surprise...

Et puis il faut jouer avec l'aléatoire.

Finalement, on a le hasard que l'on mérite.

Propos de Michel Jouët, in Rencontres de l'Abbaye de Bouchemaine, éd. Paca, 1993


Galerie Michel Jouët, Cholet




Regardons les œuvres.

Par défaut, Michel Jouët ne donne pas de titre. Seulement les dimensions et la date.



Cinq cercles et carrés, 80x80, 1967, Musée d'Art et d'Histoire, Cholet



1969, galerie Michel Jouët

[deux images se superposent et, par le mouvement d'un moteur électrique, forment des figures géométriques fugitives]



100x100x100, 1971, galerie Michel Jouët

[une ligne droite, un 90, une ligne droite… à droite, à gauche, devant, derrière… il ne manque que les crocodiles]



Trois carrés découpés, 80x275, 1975, collection de l'artiste


123, 1988, galerie Michel Jouët



diptyque en cours de livraison, 120x120 pour chaque panneau, 1989, Musée d'Art et d'Histoire, Cholet

à gauche, Révolution [des fils bleus blancs rouges partent dans tous les sens], à droite, Robespierre [fil unique]


100x100, 1993, galerie Michel Jouët

[du noir au blanc, cinq couches superposées]


triptyque, 50x50 pour chaque panneau, 1998, galerie Michel Jouët




100x100, 1999, collection de l'artiste




143x143, 1999, galerie Michel Jouët



circa 1990, collection de l'artiste


156x156, 2006, galerie Michel Jouët

[le décalage est une signature de Michel Jouët]

[oui, on aime bien ;)]


De l'horizontale à la verticale.



Rotation de l'horizontale à la verticale, 7000x320, 1969-1989, Lycée de la mode, Cholet

[longueur du mur divisée par sa hauteur,
la partie entière du quotient déterminant le nombre de barres et leur dimension]


Parvis de la faculté des sciences, Nantes, 1998


De la brisure donnée à la fêlure composée.



Mur dans un jardin, 1014x280, 1990


Le jeu avec le hasard.


204x103, 1988, collection de l'artiste

un simple accident dans le cours des choses...

[un champ fraîchement moissonné, une photographie depuis la fenêtre de la maison : les meules, de chant, sont carrées ; l'une d'elles a roulé et présente sa face ronde]



plumes, peinture, depuis 1990, galerie Michel Jouët

[des plumes trouvées dans la campagne, le trait suit et contraint la nature]


Notre choix.


1971

[des souris blanches en exposition sur un fond noir strié de bandes peintes en blanc – les visiteurs prenaient une photographie, l'une d'elles a été reportée sur la toile]


L'image nous réjouit.

C'est mal de jouer avec la nourriture.
 

Par lou
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Dimanche 11 octobre 2009

 
Le land art, c'est l'art qu'on inscrit dans la nature.


Andy Goldsworthy, pierre de granit sèche, 160 cm x 380 cm, deux boucles de 1500 cm et 1700 cm de diamètre, Centre international d’art et du paysage de l’île de Vassivière, 1992


Quelques mètres vers la droite, le même, autre perspective.


Richard Long, Un cercle en Bretagne, schiste de Saint-Just et de Tréhorenteuc, ø 9 m, Domaine de Kerguéhennec, 1986

Nature et art




Ici on est plus près du cabinet de curiosités installé in situ.

La nature est à l'œuvre.

Emmanuel Prunevieille est un regardeur.

Le regard - le geste (la geste) suit le regard.

Se déplacer, déplacer, lire dans le bon sens.

Le déplacement, élément fondateur de la perspective, de la représentation.

De petites choses, de pauvres pierres, s'assemblent naturellement.

Emmanuel Prunevieille, avec ses pauvres galets, ses petits brins d'herbes, ses coquilles nues, est un inventeur, un majeur – en marge d'autres glaneurs au bord du même chemin.


Wolfgang Laib, Pierre de lait, bloc de marbre blanc poli, légèrement creusé pour recevoir du lait comme offrande rituelle de chaque jour (la première Pierre date de 1975)


Wolfgang Laib, Schiff, cire d'abeille sur structure en bois, 1996


Wolfgang Laib, pollen de noisetier, Palacio de Cristal, Madrid, 2007


La nature à l'œuvre demande le silence et le temps.


Charles Ross, Brûlures solaires, 365 planches de bois peint brûlé par le soleil entre le 21 mars 1992 et le 20 mars 1993, puis vernies, Château d'Oiron, 1992-1993


[mettez-vous bien dans la courbure, les brûlures du soleil s'enroulent au sol en serpent]




le titre est une discrète (? ;)) et contrariante allusion à René Descartes, son Discours, Sixième partie

[…] au lieu de cette philosophie spéculative qu'on enseigne dans les écoles, on en peut trouver une pratique, par laquelle, connoissant la force et les actions du feu, de l'eau, de l'air, des astres, des cieux, et de tous les autres corps qui nous environnent, aussi distinctement que nous connoissons les divers métiers de nos artisans, nous les pourrions employer en même façon à tous les usages auxquels ils sont propres, et ainsi nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature.


Pour Emmanuel Prunevieille… on verrait mieux Baruch de Spinoza… sagement ainsi résumé :

La béatitude arrive quand on a choisi la raison, autrement dit opté pour la droite manière de vivre, orientée vers l'augmentation de sa puissance. Dès lors, établissons pour conclure une série d'équivalences : vivre sous la conduite de la raison, c'est pratiquer la vertu ; vivre selon les lois de la nature, comprendre et connaître Dieu, acquérir la liberté, pratiquer la véritable religion, c'est être moral, honnête, juste et bienheureux ; conserver son être en recherchant ce qui nous est utile, c'est s'approcher de la joie et du bien, réaliser enfin son salut. La béatitude n'est pas récompense de la vertu, mais vertu elle-même. Elle s'obtient uniquement par la pratique de la philosophie qui permet à chacun de découvrir qui il est, ce qu'est Dieu, donc le Monde – trois modes d'être d'une semblable réalité. CQFD !

Michel Onfray, Les Libertins baroques, Grasset, 2007, p. 272 --- à suivre…


Allain Leprest, Donne-moi de mes nouvelles, album éponyme, 2006

Crypté ? Signé ! et on est fier de son pedigree.
 

Par lou
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Lundi 5 octobre 2009

 

 

Johnny Hallyday, Ce qui ne tue pas nous rend plus fort, Guy Carlier / Fred Blondin, album Ma vérité, 2005

 


Georges Brassens, Le Bulletin de santé, album Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966
 

Par lou
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