A la Une

Assemblée nationale, mardi 7 septembre 2010, 15 heures, discussion du projet de loi portant réforme des retraites : 500 participants selon les organisateurs, 50 selon la machine à cafté.

 

Non, nous ne vous parlerons pas des Maisons de naissance, découvertes en Belgique par France 2, le lundi 6 septembre 2010, au journal de 20 h.
C'était autorisé en France il y a plus de trente ans.
Frédérick Leboyer, Pour une naissance sans violence, Seuil, 1974 ... Michel Odent, Bien naître, Seuil, 1976.

 

Non, nous ne vous parlerons pas de l'Afghanistan où ils (les nôtres) s'entretuent entre eux.

Non, nous ne vous parlerons pas de La Cité du mâle, où les autres ne brûlent pas que des voitures, des gymnases, des écoles. Même Arte n'en parle plus.

Non, nous ne vous parlerons pas des Roms et de leur ami, François Rebsamen.

 

What about a nice game of chess, Professor Falken ?

 

A la Une est une page et non pas un article. On ne peut commenter qu'en Tribune libre.

 

dans les siècles des siècles

Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 07:24

 

_ Dis, papa, c'est quoi l'eugénisme ?

_ Imagine, mon fils, que tu sois un Arabe ou un Tsigane ou un nègre |

_ | Un nègre ?! Ah, non ! Quand même pas, papa !

_ Tu sais, ce sont des choses qui arrivent |

_ | Oui, mais avec Nikou, Rikou et Brikou à la manœuvre, tu vois, j'aimerais mieux être un Juif.

_ Seulement, ça ne se commande pas, ça n'est pas dans les gènes.

_ Et ils ont quoi, dans les gènes ?

_ Les tout noirs, les nomades, les bronzés ? Ils sont dans les mêmes gènes que nous.

_ Et les Juifs ?

_ Pareil ! Mais, eux, ils n'aiment pas leurs semblables.

_ Parce que les juifs, ils sont semblables aux nègres ?!

_ Oui, mais ils n'aiment pas |

_ | O.K., et qu'est-ce qu'ils font les nègres pour ne pas être débarqués, hein ?

_ Ils peuvent se confier au bon docteur Jeffrey Steinberg |

_ | C'est pas un Juif ?

_ Oui, un peu.

_ Et qu'est-ce qu'il leur fait aux nègres ?

_ Il mélange des gènes et les nègres, les Tsiganes, les Arabes, peuvent avoir des enfants blancs-bleus-blonds, voilà.

_ C'est pas naturel.

_ Le naturel reviendra peut-être... si la famille s'en va.

_ La famille ?

_ On peut toujours rêver. Fais de beaux rêves, mon fils.

 

Trois pages pour le bon docteur Steinberg, une, deux, trois.

Source : LeMonde.fr, Yves Eudes, 31 juillet 2010

 

Demain, chez vous


Village of the damned

 

Wolf Rilla, Village of the Damned, 1960 - bande annonce originale

 

Eugénisme, ici et


Ou bien, sur Lib, ICI et

 

C'est le changement.


 

Et puis, pour le plaisir


Boby Lapointe, Avanie


Boby Lapointe, Embrouille minet


Boby Lapointe, Ca va ça vient


 


Un clin d'œil

 

à Françoise qui, en 1981, du haut de ses 16 ans, chantait fièrement :

♪♫♪ Et tout en étant française, l'était tout d'même antibaise, et, bien qu'elle soit française et malgré ses yeux de braise, ça n'me mettait pas à l'aise de la savoir antibaise, moi qui serait plutôt pour, quelle avanie ! ♪♫♪

 

à Brigitte, la plus jeune, 15 ans, en Seconde, qui chantait la joie de son chat et donnait la transition pour la chanson suivante en disant : je sens qu'ça vient, ça va, ça vient.

 

à Annick, 17 ans, pour son interprétation émouvante, avec sa voix un peu fêlée, de Ca va ça vient.

Le spectacle s'intitulait : La pointe est à la bobinette ce que la chevillette cherra. Et nous n'avons pas oublié les autres, solistes ou choristes.

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Dimanche 22 août 2010 7 22 /08 /2010 15:00

 

Nous reprenons le cours de nos publications dans le droit fil de la bonne pensée.

 

Il eût été malséant d'évoquer Nicolas et Pimprenelle : dormez, braves gens, le marchand de sable est passé. La famille, c'est sacré.

 

 

Oui, hier, les Mexicains ont battu le précédent record de geysers de Mentos, 2433 geysers contre 2175 en Chine l'année précédente, et bien moins, le 24 avril 2008, à Louvain, en Belgique.

One small step for man, one giant leap for mankind.

 

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Dimanche 15 août 2010 7 15 /08 /2010 18:34

 

Coton. Elle était née à la maison, il y a huit ans. Elle est partie, comme tant d'autres, comme Bamboo, dans un piège.

Elle se plaisait bien dans sa potée.


 

Coton en potée

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Jeudi 13 mai 2010 4 13 /05 /2010 14:49

  

Episodes précédents

 

Sur la route du Rom

L’occupation s’est faite d’une façon correcte

Fernand l’enchanteur alpin

Henri Cornat, de larme et de l’ombre

 

Une libération qui dérange

 

Claude Gatignol, présenté dans les pages précédentes, a fait paraître son témoignage sur les heures difficiles de la guerre, au temps de l’Occupation qui, malgré quelques bavures, inévitables, comme le rappelait Jean-Marie Le Pen dans Rivarol, le 7 janvier 2005, s’est faite d’une façon correcte à Valognes, dont Henri Cornat était le maire fidèle et reconnaissant au Maréchal Pétain [note 1] :

J’ai reçu des témoignages si nombreux et si précis des Valognais ayant vécu auprès de lui les heures difficiles de la guerre qu’il n’est pas permis de douter un seul instant de la conduite d’un homme, attaquée par les errements d’une sensibilité exacerbée, et surtout mal informée, j’ose l’espérer.

Ces témoignages n’ont jamais été publiés, on le comprend, et on nous permettra de ne pas donner les noms de nombreux témoins de la région qui nous ont confié leur contentement des Allemands, des gens corrects et propres sur eux, et leur insatisfaction à l’arrivée des troupes alliées, bien résumée par Fernand Leboyer dans La Presse de la Manche, le mercredi 7 juin 2000 : Il a regretté que les alliés aient utilisé des « bombes incendiaires » et qu’ils les aient « largués très haut » sur la ville. « La guerre a fait 280 morts à Valognes, deux fois plus qu’en 14-18 ».

Les Alliés ont fait deux fois plus de morts au cours de la Seconde guerre mondiale que les Allemands en 14-18.

Tout le monde n’ose pas le dire.

 

Une amnésie rémanente

 

La page historique du site officiel de la Ville de Valognes donne :

L'évènement majeur du XXe siècle demeure le traumatisme provoqué par les bombardements américains de juin 1944

Valognes-Auschwitz, changement à Drancy, c’est de l’ordre du détail, de l’inévitable.

Henri Cornat, fort occupé, avec son entreprise de fournitures électriques pour l’occupant et sa fourniture de renseignements (erronés, l’erreur est humaine) aux Alliés, ne pouvait être au four et au pressoir, il faut comprendre.

En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été spécialement inhumaine

Jean-Marie Le Pen, réf. supra

 

Une confusion humaine, trop humaine

 
 

André Montagard, Charles Courtioux, Maréchal nous voilà ! , int. André Dassary accompagné par l'orchestre de Ray Ventura (enregistrement Pathé, 1941)

André Dassary était un joli ténor, mais, on peut le dire, dans les aigus la voix un peu dans le masque, un peu nazillarde.

 

De Verdun à Montoire, le Maréchal sauve la patrie une seconde fois.

 

Dans son édition du 21 mars 1941, Cherbourg-Eclair rapporte

L’HOMMAGE ALLEMAND AUX MORTS DE LA GUERRE

La Mairie [de Valognes, la ville où se tient la cérémonie et dont Henri Cornat * est le maire nommé par Philippe Pétain, auquel il a livré, au moment de sa prise de fonctions, un vibrant hommage relaté par Cherbourg-Eclair] nous communique la note suivante : « A l’issue de la cérémonie militaire allemande qui s’est déroulée le dimanche 19 mars, au cimetière, le commandant des troupes stationnées à Valognes a fait déposer une magnifique couronne sur les tombes des morts de la Grande Guerre. Nous tenons à lui exprimer nos remerciements pour ce geste, qui associe dans un même hommage tous ceux qui sont morts pour leur pays. »

* Son action dans la Résistance a été reconnue et saluée dès le 1er octobre 1947.

 

De Pétain à De Gaulle, les anciens combattants sont-ils nés sous la même étoile ?

 
 

Edouard Molinaro, Au Bon Beurre, 1980, d’après le roman de Jean Dutourd, 1952

 

La confusion est tolérée par des historiens et par souci d’humanité.

 

Michel Muller, ancien professeur au lycée Henri Cornat, historien, président de l’association Les Amis de Valognes, rédacteur de la revue d’histoire de Valognes, Val’Auna, a confié auprès de Ouest-France, le mercredi 20 juin 2007, peu avant de prendre sa retraite, le témoignage de sa dernière expérience d’examinateur au baccalauréat : J’ai lu un très bon devoir avec des connaissances, mais l’élève a confondu De Gaulle et Pétain. Alors quelle note doit-on appliquer ? se demande le journaliste. Le professeur avec l’expérience avoue : Il faut rester humain.

 

Claude Gatignol, brillant parlementaire d’aujourd’hui, ami et protégé d’Alain Madelin, s’est d’abord inscrit aux Républicains indépendants, formation de Valéry Giscard d’Estaing.

Valéry Giscard d’Estaing (on ne rappellera pas une fois de plus, après Charles de Gaulle, selon le témoignage de son fils, qu’il s’agit d’un nom d’emprunt) a supprimé, en 1975, la commémoration de la victoire alliée au motif de la réconciliation franco-allemande, invitant à vénérer le 11 novembre les morts de toutes les guerres.

La confusion érigée en institution.

La capitulation du nazisme, le 8 mai 1945, ainsi débaptisée a été rebaptisée 8 mai, en 1981, par François Mitterrand.

Comme la place de la Mairie de Valognes avait été débaptisée et rebaptisée place du Maréchal Pétain par Henri Cornat, avant d’être re-rebaptisée place de la Mairie après l’occupation tranquille.

Le lycée Henri Cornat de Valognes a reçu son baptême de la communion populaire et sa confirmation depuis 70 ans.

 

Un gouvernement est toujours le gouvernement du peuple

fût-il brachycéphale, dolichocéphale ou acéphale même.

 


[note 1]

La défense du Maréchal Pétain est un droit reconnu par la Cour Européenne de Strasbourg (arrêt du 23 septembre 1998).

M. le Maire propose au Conseil d’adresser un message de reconnaissance et de fidélité au Maréchal Pétain et de donner son nom à une place ou une rue de la ville. Ces deux propositions sont adoptées d’enthousiasme. Un texte sera rédigé en fin de séance * pour la première et, sur la demande de M. Cornat, la place de la mairie portera désormais le nom du Maréchal Pétain.

* Le Conseil Municipal de Valognes, récemment nommé, réuni le 18 mars, adresse au Maréchal Pétain l’expression de sa respectueuse admiration et l’assure de contribuer par tous les moyens en son pouvoir à l’œuvre de redressement national entreprise par le Chef de l’Etat.

Le 22 mars 1941, Cherbourg-Eclair publie les remerciements du Maréchal Pétain transmis par son Secrétaire Général au Maire de Valognes.

 


Le 8 mai est un jour de mémoire en Algérie, c’était le 8 mai 1945.

L’histoire selon Guy Pervillé

Et selon Roger Vétillard

Et l’indépendance de l’Algérie selon Charles de Gaulle

 


 

Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /2010 15:23

  

Pour que cessent au plus tôt ces manifestations ridicules, sans signification et sans portée.

 

Gioacchino Rossini, Il barbiere di Siviglia, La calunnia, int. Yuri Kissin, Victoires de la Musique Classique, Révélations, 2009

 

Au commencement, un petit roman policier dont l’intrigue est située à Corneville, quelque part entre Cherbourg et Sainte-Mère-Eglise, une petite ville sans histoire l’occupation s’est faite d’une façon correcte [note 1], dans une petite région où Fernand Lechanteur, devenu par licence poétique l’oncle Ferdinand Lediseur, fin linguiste et observateur de son pays avait repéré scientifiquement la fracture entre deux types de population dans la Manche : au nord, les conquérants, les descendants blonds et dolichocéphales des Vikings, au sud, une race sédentaire, laborieuse, médiocre et « qui a besoin de chefs », des Alpins brachycéphales.

 

En ces temps douloureux de l’Occupation où les résistants, fussent-ils incroyablement modestes à la Libération, souffraient dans l’ombre, Valognes a connu le seul camp de stérilisation des tsiganes actuellement reconnu en France.

 

Martin Gilbert, Atlas de la Shoah (Atlas of the Holocaust),

L’Aube, 1982 – préface de Bernard Kouchner, postface de Jean Kahn – carte 182, p. 141.

[l’édition française, ici reproduite, comporte une faute dans l’orthographe de Valognes]

 

Un homme et une ville, vingt ans déjà

 

Le mardi 14 juin 1988, en page 12, La Presse de la Manche relatait une émouvante cérémonie de la veille en mémoire de Henri Cornat.

A quelques jours du vingtième anniversaire de sa mort, Me Ingouf, l’un de ses proches, lui rendait ainsi hommage : Cet homme de dimension hors pair avait la simplicité infinie qui est le signe de la vraie grandeur. Vingt ans après son dernier souffle, ce serviteur incomparable de notre cité est toujours vivant dans notre mémoire…

« Et s’il fut le premier, il ne fut pas le seul. », poursuit le rédacteur dans un élan de poésie alexandrine inspirée par l’émotion, « De M. Jozeau-Marigné, président du conseil général, à M. Aguiton, vice-président du conseil régional, en passant par MM. Tizon et Travert, tous deux sénateurs, ils étaient tous là. »

[…]

« aux côtés de Mme Heinis, maire de Valognes, de M. Gatignol, député de la 4me circonscription, de M. Godefroy, son prédécesseur, de M. Langevin, premier vice-président du conseil général et de M. Lange, président départemental des Anciens Déportés et Internés Résistants. »

En page 18, à la même date, Ouest-France apportait sa contribution : « La municipalité de Valognes a honoré la mémoire de celui qui fut le sénateur-maire de l’après-guerre, après avoir été nommé à la tête de la ville par Pétain. »

 

On peut dire ce qu'on veut, mais cet homme-là, il était correct, on ne peut pas lui enlever ça, c'était un homme correct.

 

Au lendemain de sa nomination, Cherbourg Eclair [note 2] fait connaître le procès-verbal de réunion du Conseil municipal :

M. le Maire propose au Conseil d’adresser un message de reconnaissance et de fidélité au Maréchal Pétain et de donner son nom à une place ou une rue de la ville. Ces deux propositions sont adoptées d’enthousiasme. Un texte sera rédigé en fin de séance pour la première et, sur la demande de M. Cornat, la place de la mairie portera désormais le nom du Maréchal Pétain.

Le Conseil Municipal de Valognes, récemment nommé, réuni le 18 mars, adresse au Maréchal Pétain l’expression de sa respectueuse admiration et l’assure de contribuer par tous les moyens en son pouvoir à l’œuvre de redressement national entreprise par le Chef de l’Etat.

Suit le compte-rendu d’une rencontre sportive : Saint-Joseph et Huberville font match nul, 3 buts à 3. La paix est revenue.

Le 22 mars 1941, Cherbourg-Eclair rapporte les remerciements du Maréchal Pétain transmis par son Secrétaire Général au Maire de Valognes.

 

Des croix de Lorraine ridicules et sans signification ni portée

 

Le 9 avril 1941, Le Réveil de la Manche publie un Avis à la population signé Le Maire : H. Cornat.

Des jeunes gens et jeunes filles se sont amusés ces jours derniers à garnir les portes des immeubles de V, Croix de Lorraine, ou autres signes.

Deux jeunes filles, Mlles Lecartel et Durel, élèves de l’Ecole Primaire Supérieure, ont été surprises et leurs parents viennent de se voir infliger une amende de 1.000 francs.

Le Maire de Valognes fait appel au bon sens de tous pour que ces manifestations ridicules cessent au plus tôt.

C’est la population tout entière qui aura à subir les conséquences d’actes qui, au surplus, sont sans signification et sans portée.

 

Un avis très important

(selon Cherbourg-Eclair, le 23 février 1943)

 

Conformément aux dispositions des lois du 4 septembre 1942 et du 16 février 1943, les jeunes gens nés du 1er janvier 1920 au 31 décembre 1922 devront se présenter pour le recensement et la visite médicale à la Mairie de Valognes.

Il s’agissait d’encourager le STO, la liberté par le travail, la libération, qu’on l’entende bien.

 

Memento

 

Henri Cornat avait reçu le Memento de la Législation des questions juives à l’usage des maires et des Brigades de Gendarmerie.

Au moment de sa nomination, en février 1941, par l’Etat français établi à Vichy, la loi du 3 Octobre 1940 portant statut des juifs et publiée au Journal Officiel du 18 Octobre 1940 lui était bien connue : Henri Cornat était non seulement un homme de haute culture française et européenne, mais également un résistant des premières heures, nous l’allons montrer tout à l’heure.

 

Un homme engagé

 

(selon le procès verbal de la séance du conseil général de la Manche réuni le lundi 11 février 1985)

La parole est au Docteur Tizon, vice-président :

[en hommage à Henri Cornat]

Ceux d’entre nous qui l’ont connu, et ils sont encore nombreux, lui ont toujours accordé la confiance et le respect que son action patriotique justifiait plus que largement.

Engagé dès le mois de février 1941 dans les forces françaises combattantes « réseau S.R. Air 40 » il fut l’objet d’une citation à l’ordre de la division le 1er octobre 1947.

« Officier de renseignements de première valeur, a fourni des indications du plus haut intérêt sur les installations et les travaux de la Luftwaffe dans la partie Nord du département de la Manche ainsi que sur les installations de détection dans la pointe de LA HAGUE. »

« Exemple de modestie, de courage et de dévouement. »

Cette citation comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent.

La croix de chevalier de la légion d’honneur à titre militaire lui fut remise à COUTANCES, alors préfecture de la Manche, le 7 janvier 1948, par M. Vincent AURIOL, Président de la République.

  

Un homme d’honneur et d’humour

 

Nommé à la mairie de Valognes en 1941, puis au conseil départemental, la même année, il les a bien roulés dans la farine, les occupants ! allant, dans son souci du détail, jusqu’à permettre la déportation de quelques enfants juifs, au plus près de chez lui (pour mémoire, en novembre 1942, la famille Grunberg ou Grumberg, selon les archives – les greffiers étaient peu scrupuleux d’une orthographe étrangère), mais pour en sauver combien d’autres ?! allant  jusqu’à mettre son talent d’ingénieur, chef d’entreprise, en fournitures électriques, au service de l’ennemi pour une rémunération ne laissant pas douter de sa loyauté (il a obtenu à la Libération un peu plus de 900.000 francs laissés impayés par les vaincus en débâcle) ! allant jusqu’à donner aux alliés de fausses informations (qui ont indirectement induit la destruction de Valognes) pour mieux donner le change.

 

« L’affaire Jorge Semprun »

 

De petits esprits se sont crus autorisés à demander la radiation du nom de Henri Cornat au fronton du lycée de Valognes.

Un projet pédagogique autorisé prévoyait une rencontre entre Jorge Semprun et des lycéens qui avaient étudié son œuvre. L’écrivain, alerté par un courrier anonyme (dont il a certainement, selon sa méthode de travail, vérifié par lui-même les données), a rompu le contrat passé.

Un représentant des professeurs au Conseil d’Administration du lycée a signalé que le nom du lycée [semblait] problématique pour la réalisation d’actions pédagogiques…

M. Vedie, alors conseiller régional, disant que ces propos sont quasiment diffamatoires, déclare qu’il est inadmissible de vouloir débaptiser le lycée.

[…]

Mme Guérin et Mme Le Bris, représentantes des parents, pensent que le conseil ne possède pas suffisamment d’éléments sur les raisons du refus de M. Jorge Semprun pour demander le changement de nom du lycée et qu’une telle demande devrait faire l’objet d’un débat.

Le président intervient alors en indiquant que cette question n’étant pas à l’ordre du jour, il n’y a pas lieu d’en débattre.

Lycée Henri Cornat, Valognes, Procès-verbal du Conseil d’Administration n° 3, 1997-1998

 

 

Aujourd’hui, Claude Gatignol, tireur émérite et affable, entretient la flamme de Henri Cornat. Fidèle à l’esprit de finesse de son aîné, il a fait ses débuts en politique sous l’égide d’Alain Madelin, avec lequel il a noué une amitié indéfectible.

Alain Madelin est co-fondateur du mouvement Occident, un mouvement de pensée fidèle à la pensée de Robert Brasillach (il faut se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits, écrivait-il, lui qui fut immortalisé dans sa propre jeunesse par un destin injuste, comme le dit si justement Gilles Perrault dans Les parachutistes), seul mouvement original non dissous en juin 1968 parce qu’il ne s'est pas dévoilé comme un mouvement subversif (selon René Capitant, ministre de la Justice), seul mouvement dont le programme annonçait en principe la fin du suffrage universel et la restauration d’un Etat français que Philippe Pétain n’avait pas eu le temps de mettre en place (rappelons que le Maréchal est mort de froid et presque de faim au Fort de l’île d’Yeu, à 95 ans et que, malgré les demandes proches d’Occident – nous avons égaré le tract signé du mouvement et distribué en 1964 par notre camarade de LLG, Legros, qui nous avait dit et nous lui en rendons hommage : tu es intelligent, cela devrait t’intéresser, sa dépouille n’est pas encore revenue au Panthéon).

Alain Madelin, écoutons-le : Tout jeune adolescent, je me suis révolté contre le totalitarisme communiste, et je me suis engagé. Ce même engagement m'aurait sûrement conduit en 1940 à lutter contre le totalitarisme nazi et le régime de Vichy. [note 3]

Claude Gatignol. Les anciens fidèles de sa clinique vétérinaire, même s'il y eut des bavures, inévitables, se réjouissent de sa reconversion en carrière politique et la lui souhaitent longue et vigoureuse, tant il reste à faire pour défendre le Cotentin nucléaire contre les errements d’une sensibilité exacerbée, et surtout mal informée, j’ose l’espérer, on ose l’espérer, des malveillants qui confondent la misère communiste de Tchernobyl, fort à point arrêtée à nos frontières, et l’irrésistible ascension de nos libertés dans leur pleine et entière territorialité.

Toute cérémonie à la mémoire de Henri Cornat se fait intimement dans le cadre d’une messe.

Homme d’honneur, homme d’humour, homme de foi, il est auprès de Dieu et que l’on ne dise plus qu’il est assis à son extrême droite.

 


 

[note 1]

Comme le rappelait Jean-Marie Le Pen :

En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été spécialement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550 000 kilomètres carrés.

Rivarol, 7 janvier 2005

 

[note 2]

Cherbourg-Eclair est devenu La Presse de la Manche, le premier journal libre de la Libération

 

[note 3]

La défense du Maréchal Pétain est un droit reconnu par la Cour Européenne de Strasbourg (arrêt du 23 septembre 1998).

Ecoutons-le et lisons-le – on ne retiendra pas quelques erreurs de transcription.

Philippe Pétain, Appel du 17 juin 1940

 

Le jardin porte conseil.

 

La terre, elle, ne ment pas. Elle demeure votre recours. Elle est la patrie elle-même.

Appel du 25 juin 1940

 


 

Maître Follas : Il avait son secret le Lou(is)  

Raoul Wolfoni (se levant dans l’urgence) : C'est où ? 

Jean : A droite, au fond du couloir 

Maître Follas : Et ... Et ... Et ... 50 kilos de patates, un sac de sciure de bois, il te sortait 25 litres de 3 étoiles à l'alambic ; un vrai magicien. Et c'est pour ça que je permets d'intimer l'ordre à certains salisseurs de mémoire qu'ils feraient mieux de fermer leur claque merde ! 

Paul Wolfoni : Vous avez beau dire, y'a pas seulement que de la pomme, y'a autre chose, ce serait pas des fois de la betterave ? Hein ? 

M. Fernand : Si, y'en a aussi

Michel Audiard, Georges Lautner, Les Tontons flingueurs, 1963

 

Par lou - Publié dans : dans les siècles des siècles
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