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Nous avons connu et dit, en son temps, la félonie de FileAve, propriété de Ripside, alias RipOffSide, et celle de Deezer, qui en toute salauditude et impunité ont effacé les belles illustrations musicales de Libellus, belles et parfaitement légales, de simples extraits conformément à la législation, simplement à écouter sans offre de téléchargement.
Nos images sonores sont désormais hébergées chez Over-Blog.
Il nous reste à restaurer les ruines de Filou et de Deezy.
C'est fait pour
l'opérette, un sujet recherché et une page lue plusieurs fois par semaine... revenez, visiteurs de Google, Libellus chante à nouveau !
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On peut déjà remercier Pix Game ici, .
OpenOffice est au programme. On attend la version 3.2 qui devrait être au point pour 7 / 64 (oui, parce qu'on a les deux, tant qu'à faire ;)
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Nous remercions Google et les lecteurs qui sont venus chercher des informations sur
Diam's et sur Frakass. Nous espérons qu'ils n'ont pas été déçus du voyage :)
Nous en sommes sûr pour le lecteur qui s'intéresse à Emmanuel Prunevieille, un signe de bon goût.
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On peut commenter en
Tribune libre, on peut dire du mal de FileAve, Deezer et consorts, on peut même dire du bien de Libellus.

de chinoiseries

Vendredi 13 novembre 2009

 
à Jean-Marie Dutey


Les Moines de Saint-Bernardin (traditionnel), André Mondé, 1950, in Un Siècle de Veillées Au Lapin Agile d'Hier à Aujourd'hui, EPM n°980 610


La gentillesse est mal portée *.


Une petite phrase de Michel Onfray.


Mal portée, mal venue.

Mal venue dans sa définition. Chez Littré, c'est le joli, le gracieux, tout en souplesse et saillie agréable. On le disait plus anciennement de certains petits ouvrages délicats, de certaines petites curiosités. Une valeur en réduction. Dans le Bescherelle de 1857, c'est la noblesse, celle d'un gentilhomme comme Lancelot, non pas du sang mais de l'âme, une aristocratie **.

Mal portée en un temps où on ne distingue plus barbarie et (s)cul(p)ture, où les gentils n'ont plus que le droit d'être niais, débiles, corrompus, un temps où il est temps d'être intempestif, unzeitgemäß.

Etre gentil quand la gentillesse s'impose, c'est à dire toujours, insolent quand l'insolence est utile, c'est à dire à chaque fois qu'en face la gentillesse fait défaut.


Vous croyez qu'il y a des choses qu'on fait et d'autres qu'on ne fait pas, c'est idiot ! Tenez, l'autre jour je vous ai embrassée. Il paraît que ça fait partie des choses qui ne se font pas mais puisque nous l'avons fait, c'est que ça se fait... et les choses qu'on a faites, pourquoi ne pas les refaire si ça nous a fait plaisir, si ça vous a fait plaisir.

Marcel Carné / Jacques Prévert, Drôle de drame, 1937


L'insolence, un art de déroger aux codes de la communication, à la signalétique du marais. Le silence peut être une forme discrète de l'insolence.


_ Lououou, j'aime bôôôcoup ce que vous faites, votre dernière chose sur Skating Lorie est gé-niâââle.

[elle n'est pas encore publiée]

[vient alors une pile d'ouvrages pour dames, Sing Sing in the plain, Chatting up Martine, Here's to you Nicolas and Son]

_ je n'ai pas apporté les vôôôtres, il pleuvait, voilà...

[signatures : Lou Lou Lou]

_ ... oooooh, mes amiiies vont être folles, coquin ! le jeudi nous avons un thé, à cinq heures, vous viendrez, si, si, pour vous on mettra un Beaujolais au frais et un pâté de tête --- oooooh ! qu'est-ce que vous me faites dire, je n'ai plus ma têêêêête...

[oh ! si, hélas ! ♪la faute à Badinter♫]


Parfois, l'urticaire en calque transparent s'efface sous la nausée opaque, la vase ancienne du marais.

Il est des indélicatesses qui n'écorchent pas seulement l'épiderme mais blessent l'âme.


Michel Onfray a été placé en pension dans son enfance et son adolescence, une pension religieuse - façon Choristes, sans la musique - trouvée dans un fonds archéologique d'un continent englouti (improbable en 1969...). Souffrance à vif qu'on retrouve dans tous ses propos, hantise du corps voilé, haine de la cornette.

Une mauvaise rencontre.



Le fond de l'Hère Onfray.

[lui, il a commis, avec la complicité de Raymond Hains, "Maître Kant erre" et, seul, "Kant attriste, c'est certain, les mélomanes le savent", alors...]


Et  JMD dans tout ça ?

Il est gentil, avec une pointe d'insolence et une plume intempestive.

Jean-Marie Dutey, alias Ananke, alias , alias...

Vers 1960, chaque jour à midi, Max Doucet, alias Zappy Max, sauvait le monde des cruels desseins de son irréductible ennemi, Kurt Von Schtrafenberg, alias Le Tonneau, un méchant sympathique. On verrait bien, par métonymie, un JMD, alias Le Tonneau, nouveau Diogène des quartiers, guidant les réchappés de la garde à vue à la lueur de sa lanterne.

Las ! Diogène n'a jamais eu un tonneau pour abri... c'est une invention de nos ancêtres les Gaulois, il ne connaissait que son πίθος, une jarre fichée dans la terre. Le Trèfle a peut-être son pithos, un refuge dont il sort, bon génie, dès qu'on l'appelle. Gentiment.

 

---

* Michel Onfray, Le Désir d'être un volcan, Grasset, 1996 - un désir que semble partager Le Trèfle, ici ou :)


**

Tous les gouvernements qui ont pour but l'utilité commune des citoyens, sont bons et conformes à la justice, dans le sens propre et absolu ; mais tous ceux qui ne tendent qu'à l'avantage particulier des hommes qui gouvernent, sont dans une fausse route ; ce ne sont que des corruptions ou des déviations des bons gouvernements. Car leur autorité est despotique au lieu que la cité ou société civile est une association d'hommes libres.
A présent donc que ces notions sont bien déterminées, il nous reste à examiner combien il y a de formes diverses de gouvernement et quelles elles sont ; et d'abord ceux qui sont bons, car quand nous les aurons définis, il sera facile de reconnaître quels sont les gouvernements qui n'en sont que des dérivations et des corruptions. Or, puisque les mots république et gouvernement signifient la même chose, puisque le gouvernement est l'activité suprême dans les États, et que nécessairement cette autorité suprême doit être dans les mains d'un seul, ou de plusieurs ou de la multitude, il s'ensuit que lorsqu'un seul, ou plusieurs, ou la multitude usent de l'autorité conformément à l'utilité commune, il faut nécessairement que ces gouvernants soient bons ; mais que ceux qui n'usent du pouvoir que dans l'intérêt d'un seul, ou de plusieurs ou de la multitude, sont des déviations de ces bons gouvernements. Car il faut que l'on convienne, ou que ceux qui en sont membres ne sont pas des citoyens, ou qu'ils doivent participer à l'avantage général.

Entre les monarchies on donne communément le nom de royauté à celle qui a pour but l'intérêt général. Le gouvernement d'un petit nombre d'hommes ou de plusieurs et non d'un seul, s'appelle aristocratie, soit parce que l'autorité est entre les mains des meilleurs gens de bien, soit parce qu'ils en usent pour le plus grand bien de l'État et de tous les membres de la société. Enfin, lorsque la multitude gouverne dans le sens de l'intérêt général, on donne à cette forme de gouvernement le nom de république, qui est commun à toutes les autres formes.

[...]

Les gouvernements qui sont des déviations ou des dégénérations de ceux que nous venons de nommer sont : par rapport à la royauté, la tyrannie ; par rapport à l'aristocratie, l'oligarchie ; et par rapport à la république, la démocratie. En effet la tyrannie est une monarchie gouvernée dans l'intérêt du monarque ; l'oligarchie est dirigée dans le seul intérêt des riches, et la démocratie dans le seul intérêt des pauvres ; mais aucun de ces gouvernements ne s'occupe de l'utilité ou de l'avantage de la société tout entière.

Aristote, La Politique, III, 6 - 7, trad. Thurot, Paris, 1881

 
 

Par lou alias lou alias lou
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Dimanche 18 octobre 2009

Claude Nougaro, Cécile ma fille (1963), in Nougaro au Théâtre des Champs-Elysées, 2001

 

Dom Juan : Il n'y a plus de honte maintenant à cela : l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus. Le personnage d'homme de bien est le meilleur de tous les personnages qu'on puisse jouer aujourd'hui, et la profession d'hypocrite a de merveilleux avantages. C'est un art de qui l'imposture est toujours respectée ; et quoi qu'on la découvre, on n'ose rien dire contre elle. Tous les autres vices des hommes sont exposés à la censure, et chacun a la liberté de les attaquer hautement ; mais l'hypocrisie est un vice privilégié, qui, de sa main, ferme la bouche à tout le monde, et jouit en repos d'une impunité souveraine. On lie, à force de grimaces, une société étroite avec tous les gens du parti. Qui en choque un se les jette tous sur les bras * ; et ceux que l'on sait même agir de bonne foi là-dessus, et que chacun connaît pour être véritablement touchés, ceux-là, dis-je, sont toujours les dupes des autres ; ils donnent hautement dans le panneau des grimaciers et appuient aveuglément les signes de leurs actions.

Molière, Dom Juan, V, 2

* Se faire des amis est une affaire de commerçant, se faire des ennemis est un luxe de poète (petite phrase attribuée à Henry de Montherlant). Dom Juan est un poète malgré lui.

 

L'innocent victimaire tondu

[sur Mulholland Drive]


L'affaire Polanski
fait penser au procès Oscar Wilde du très puritain XIXe siècle victorien. Avec, de la part des juges américains, le même acharnement et une identique partialité que les magistrats anglais.

Car c’est le 11 mars 1977, déjà, que Polanski a été arrêté, une première fois, par la police de Los Angeles, cité des stars et autres anges, fussent-ils parfois, comme en ce douloureux cas, déchus. Son crime ? Attentat à la pudeur, viol et détournement de mineure. Il est soupçonné d’avoir abusé sexuellement de Samantha Geimer, jeune mannequin alors âgée de 13 ans, qu’il aurait saoulée et droguée au cours d’une séance photo pour le magazine "Vogue". Le délit aurait eu lieu la veille, dans la luxueuse propriété d’un autre géant du cinéma hollywoodien, l’acteur Jack Nicholson, absent ce jour-là, sur Mulholland Drive. Ce sont les péripéties judiciaires qui s’ensuivront, mais surtout les graves et constants abus de pouvoir du juge américain alors en charge de cet épineux dossier, qui pousseront Polanski à fuir un an après, le 1er avril 1978, à la veille de son procès, les Etats-Unis, pays d’adoption du réalisateur franco-polonais, pour s’exiler, ensuite, à Paris.

[…]

ce dernier, bien qu’il ait admis le caractère illicite de ladite relation sexuelle, a toujours nié le viol

[…]

sa victime, Samantha Geimer, a, elle, retiré depuis bien longtemps - confortée en cela par un très louable sens du pardon tout autant que de la charité chrétienne - sa plainte !

Quand Samantha Geimer, 13 ans, porte plainte contre Polanski, en mars 1977, il est déjà un réalisateur célèbre

[…]

"Je ne souhaite pas que Polanski, qui n'a pas été traité avec justice, subisse de nouveaux châtiments."

La victime, qui serait bénéficiaire d'un accord financier avec la partie adverse dont le montant demeure secret, fait référence à des révélations survenues a posteriori sur l'enquête elle-même. Notamment la collusion entre magistrat et procureur, qui laisse entrevoir l'hypothèse d'un procès sinon à charge, en tous cas inéquitable.

[on souligne…

… et Manon ?


avec l'aimable, on l'espère, autorisation de Ouest-France à qui on se plait de faire une aimable publicité


Dimanche, en Chine, face à 70 autres candidates, Manon Piéto participera au concours mondial de mannequins Élite. Le rêve de la lycéenne de Saint-Brieuc ? Devenir l'égérie d'un couturier. Et éviter les pièges de ce métier-paillettes.

Elle enfile cette paire d'escarpins achetée le matin même à Saint-Brieuc. Et sur la moquette moelleuse de sa chambre d'ado, montre comment se déhancher sur un podium. « Les jambes se croisent, l'expression est neutre et surtout les bras sont ballants. » Manon Piéto, 16 ans, a déjà intégré les codes de son éventuel futur job : top-modèle international.

Celle que ses parents destinaient à une école de commerce a changé de cap. C'était en 2008, à La Baule. Ce jour-là, elle participe à un casting régional de l'agence de mannequins Élite. « Je voulais connaître cet univers et prendre un peu confiance en moi. »

La lycéenne est vite repérée. Par sa taille surtout. À 15 ans, elle mesurait déjà 1,83 m. Sa silhouette élancée (elle pèse 56 kg), son teint de lait, son regard clair attirent les flashes. « Elle était d'une beauté évidente, mais il lui fallait mûrir. Elle marchait en regardant ses pieds, portait un appareil dentaire et rougissait beaucoup », se souvient Victoria Da Silva, directrice de l'agence Élite.

En une année, l'adolescente s'est métamorphosée. Bien qu'elle ait encore grandi de deux centimètres : elle assume désormais son 1,85 m. « C'est difficile à porter dans une cour de lycée, mais pas dans le milieu du mannequinat. »]

 

L'innocent souffrant cultivé

[พัฒน์พงษ์, un quartier]


Il a fermé les yeux, je ne sais pas ce que sont ces traces humides sous ses paupières, les légers cernes, au creux des tempes un peu de sueur peut-être ou des larmes de fatigue, ça existe sûrement les larmes de fatigue.

Frédéric Mitterrand, La Mauvaise Vie, Robert Laffont, 2005

 

L'innocent innocent innocent

[dans un jardin d'enfant à Frankfurt am Main]


Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?" Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même.

Daniel Cohn-Bendit, Le Grand Bazar, Belfond, 1975

 

Henry de Montherlant a quitté la table… Gabriel Matzneff… bienvenue ! avec le fantôme de Neverland Ranch, on a une quinte flush princière.



 

On a tiré un trait, on revient au grand air de l'acte V.



Moi, Christiane Vera Felscherinow
, née le 20 mai 1962, 13 ans, droguée, prostituée...

Non consentante ? elle n'a rien fait de ce que les autres ont fait d'elle.

 

L'Eglise et la droite espagnole mobilisées contre l'avortement

Le projet de loi socialiste, réformant une loi de 1985 qui n'avait dépénalisé l'avortement que sous certaines conditions, prévoit notamment une liberté totale d'avorter dans un délai de 14 semaines.

[...]

Actuellement, l'avortement n'est autorisé qu'en cas de viol (jusqu'à 12 semaines de grossesse), de malformations du foetus (22 semaines) ou de "danger pour la santé physique ou psychique de la mère" (sans limitation de temps).

[...]

Le projet contient une disposition qui est loin de faire l'unanimité, y compris dans l'électorat de gauche : les mineures de 16 et 17 ans pourront avorter librement sans consentement ni information préalable de leurs parents.


En France
, depuis la loi Veil * (sur l'IVG en janvier 1975, aux premiers accords de l'accordéoniste VGE), 220.000 interruptions volontaires de grossesse sont pratiquées chaque année, soit un avortement pour trois naissances. Depuis juillet 2001, le délai légal est passé de 10 à 12 semaines, l'autorisation parentale n'est plus obligatoire et l'IVG médicamenteuse en ville est facilitée.

[…]

En moyenne, une Française sur deux aurait recours à une IVG.

[auparavant, pour la vie, on sauvait la mère en danger – Henri-Georges Clouzot, Le Corbeau, 1943]


Aux Pays-Bas
, 24 semaines, en Norvège… le début du délai n'est pas défini.


in USA
,

Le 22 janvier 1973, la Cour suprême des Etats-Unis a rendu un jugement révolutionnaire dit Roe v. Wade. Par 7 voix contre 2 les juges ont décidé que la liberté personnelle et la protection de la sphère privée comprenaient le droit de la femme de décider librement, dans les 6 premiers mois, de l'interruption d'une grossesse.

[le fœtus n'est pas tenu de signer son consentement]


Tout cela est trop technique, alors voici :


[Nucleus Medical Media n'est pas une association de terroristes]

 

* Simone Veil, revenue des lieux où se pratiquait l'IVC (Interruption Vichyssoise de Croissance, de 7 à 77 ans, un peu plus, un peu moins)

 

Mathilde, aujourd'hui elle a six ans, avec un nouveau cœur. Mathilde est vivante.



Jacques Higelin, Alertez les bébés, 1976
 

Par lou
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Mercredi 7 octobre 2009

 

Serge Gainsbourg, Le Poinçonneur des Lilas, album Du chant à la une !..., 1958

 

Quand une grand-route se trouve en mauvais état, on peut la réparer, remplir de graves les nids-de-poule, passer le rouleau sur du macadam neuf, la renforcer à grands frais de travail, de sueur et d'or. Mais une autre solution reste possible : accrocher aux platanes une suite de panonceaux où le passant pourra lire : ROUTE EN MAUVAIS ETAT. L'administration préfère cette solution, moins chère et flattant sa tendance à la note. Des ingénieurs, naguère, montraient, chiffres à l'appui, que la lecture de l'avis plus quelques cahots de son carrosse obligent l'usager à de petites vitesses qui abaissent brutalement le nombre des accidents. Sécurité. On aurait juré qu'ils voyaient le passant glisser sur l'affiche et non secoué par les fondrières.

Casser des cailloux, en transporter des tonnes, compacter ensemble leurs arêtes vives exige des énergies mesurables en chevaux-vapeur. Dessiner au pinceau, rouge sur blanc, des croix et des lettres, les reconnaître au milieu du code, exige des énergies incomparables. On évalue les premières à l'échelle entropique, les autres à l'échelle informationnelle. L'une manuelle, la deuxième digitale. Celle-ci a la faveur du philosophe, qui aime les signes et mots, le langage, écritures et paroles, icônes et panneaux. Une enfance asservie à concasser des galets me pousse sans doute à préférer la première. Le progrès va vers l'autre ainsi que le temps ; l'histoire, je le sais, passe de la réalité au langage, de la chose au signe et de l'énergie à l'information : de la solution dure à la deuxième dite douce. Je demande seulement qu'on se souvienne de la dureté.

Le concassage des cailloux me brise encore les oreilles.

 

Michel Serres, Les cinq sens, Grasset, 1985, pp. 118-119

 




Chaussée déformée
, on connaît. On ne va pas réformer une chaussée déformée. On ne va pas raser Singapour où, non content des bosses, on a mis des trottoirs à la place des vibreurs – un modèle déjà tendance sur les chicanes urbaines, voire rurales, de nos contrées.

 



Risque de chute de pierres ou présence sur la route de pierres tombées
. Et alors ?! vous ne pouvez pas vous arrêter pour les ramasser ? l'esprit citoyen se perd.

 



C'est très tendance. Il ne s'agit pas d'une banale mal entretenue par la DDE
(pardon pour le pléonasme) chaussée. Aucun risque n'est annoncé. Là, c'est programmé : les trous sont en formation, digging in progress, please wait, on n'a pas fait le Pompidou en un jour.

 

[source : Nueil lès Aubiers, et ça geysère de partout où   il     y        a             une                     DDE – on écrit au tempo]
 

Par lou
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Lundi 18 mai 2009

  












 



Le décor, il y a… vingt ans…

_ … trente ans, Lou

_ trente ans déjà ! trente jours… c'était peut-être le 29è jour du nénuphar


                                      
     










Cats make love with open paws
 

Par lou
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Mardi 21 avril 2009

 
En hommage à Jacques Tati


 

 

Le fumée-globe en huit étapes : de la gauche vers la droite, la réfooorme, et du haut vers le bas, la criiise.

 


Etape 1

L'obligation d'inscrire sur l'emballage d'un produit sa composition est ici respectée.

Enfin une fumée écologique qui n'est pas fumeuse : le benzène, option alternative naturelle au pétrole, ça roule ; le formaldéhyde (formol), ça conserve.

 

Etape 2

Votre grange est croulante ? Renforcez-la immédiatement : il suffit de commencer.

- convient à toute dépendance secondaire -

 

Etape 3

Voir étape 7.

 

Etape 4

Voir étape 7.

 

Etape 5

A 0,15 € / min, c'est moins cher que les plates-formes ordinaires de rencontres et les hôtesses (H / F) sont charmant(e)s. A consommer après avoir conforté votre dépendance.

 

Etape 6

Où l'on voit clairement qu'il n'était pas question de votre santé à l'étape 5.

 

Etape 7

Enfin une fumée canoniquement correcte : sauvez les hévéas en luttant pacifiquement contre la surpopulation.

nota bene : les homosexuels peuvent se dispenser de fumer s'ils n'ont pas une grange en ruine à leur charge.

 

Etape 8

Le fromage et la poire, la cerise sur le gâteau, caviar et champagne pour tous.

Nous vivons aujourd'hui dans l'urgence. Les urgentistes n'ont même plus le temps de mourir.

 

_ Monsieur Pâcon-Dugland ?

_ Elie Pâcon-Dugland, à votre service, que puis-je pour vous, je suis complètement sur-boucané à c't'heure…

_ … Monsieur, c'est l'heure !

_ l'heure ? je consulte mon organizer… vous êtes ?

_ Mademoiselle Atropos. On y va ?

_ ah non ! pas au moment où la croissance négative du cacarente est en chute libre, repassez !

_ Monsieur Elie Pâcon-Dugland, vous n'avez plus le temps, vous êtes repassé.

_ Maizenfin, maizenfin, maizenfin on fixe ! vous n'aviez pas fixé…

_ … non, je ne fixe jamais…

_ … maismaismais les autres…

_ … vous confondez avec mes sœurs Clotho et Lachesis…

_ … oui, Clitho, c'est une gamine charmante ♪♫♪

_ Monsieur, nous ne sommes pas au Châtelet et le jugement dernier est sans appel.

 

Une mort lente, du temps libre, le temps dure longtemps et toujours en été, une vie douloureuse.

 

Lente et douloureuse.

Enfin un précepte hédoniste, la souffrance est salutaire.

Indulgence d'un million d'années à l'interne qui piquerait un lot de morphine pour un copain en manque d'une bonne, une vraie.

[Calomnie ? c'est écrit au conditionnel, c'est une supposition. Qu'est-ce qu'une supposition ? Doit-on le dire, avec Labiche ? c'est quelque chose qu'on suppose]

Enfin la vérité sur les soins palliatifs mais presque.

 

Guide à l'usage des jeunes commentateurs

 

Faites-vous aider pour commenter : téléphonez au BALZAC 00 01 (appel gratuit depuis un sémaphore).

On ne dit pas : vous fumez trop.

Dit-on à un philatéliste qu'il a trop d'amis ?

 

 

 

♪♫♪ mourons pour des idées, d'accord ! mais de mort len-ente, d'accord ! mais de mort len-en-en-ente ! ♪♫♪


Cet article a coûté 571, 20 €.
Vos dons seront intégralement reversés aux orphelins de la défunte Seita.
  
Par lou
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