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  • : Un bloc-notes sur la toile. * Lou, fils naturel de Cléo, est né le 21 mai 2002 († 30 avril 2004).

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 23:01

 

Beatritz de Dia, trobairitz, poète et musicienne du XIIe siècle, en pays occitan, nous a laissé la seule cansó dont la partition nous soit parvenue.


 

A chantar m’er de so q’ieu no voldria, tant me rancur de lui cui sui amia...

Chanter m'échet de ce que je ne voudrais, tant j'ai peine de mon amant...

 

Cansós de Trobairitz, Montserrat Figueras, soprano, Hespèrion XX, Jordi Savall, enr. Evangelische Kirch, Seon, juin 1977, EMI, 1978

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 06:20

 

Elias Canetti

 

Elias Canetti est un écrivain, philosophe et romancier, né en 1905 en Bulgarie, exilé en 1938 à Londres, où il a reçu la nationalité britannique en 1946. Prix Nobel de littérature en 1981. Mort le 14 août 1994 à Zurich. La ville de Zurich a offert à sa famille – qui a accepté – la possibilité de l'enterrer à côté de James Joyce dans le cimetière de Fluntern.


La mort, la mort, toujours recommencée


Ca ne sert à rien ! On peut se chanter des chœurs à soi-même, s'étonner des cannibales, escalader le tronc d'un arbre en reculant de deux cents ans en arrière, on peut verrouiller le mois à un fou, partir en voyage pour la Palestine en compagnie des innocents croisés bardés de fer, faire taire Mahomet, écouter Bouddah, croire en Jésus-Christ, prendre soin d'un bourgeon, peindre une fleur, stopper la formation d'un fruit ; on peut aussi poursuivre le soleil au jour qu'il sera double, dresser les chiens à miauler, les chats à aboyer, rendre à un centenaire l'ensemble de ses dents, cueillir des forêts, arroser des crânes chauves, châtrer des vaches, traire des bœufs, on peut, si tout cela se fait trop vite (tout est si vite terminé !) apprendre à parler le néandertalien, raccourcir les bras de Civa, vider de Brama tous les Védas archaïques, habiller les Védas qui sont nus, faire cesser le chœur des anges dans le ciel de Dieu, promouvoir Lao-Tseu, exciter Confucius au parricide, arracher la coupe de ciguë de la main de Socrate et lui retirer l'immortalité de la bouche, on peut... Mais ça ne sert à rien. A rien. Il n'existe aucune action, aucune pensée, à part celle-ci : Quand donc cessera-t-on d'assassiner ?

 

Elias Canetti, Le territoire de l'Homme, 1973 – traduit de l'allemand par Armel Guerne, Albin Michel, 1978

 

A rapprocher du propos d'Albert Camus.




Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀθάνατον

σπεῦδε, τὰν δ' ἔμπρακτον ἄντλει μαχανάν

Pindare, Pythiques, III

 

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,

Entre les pins palpite, entre les tombes ;

Midi le juste y compose de feux

La mer, la mer, toujours recommencée

Ô récompense après une pensée

Qu’un long regard sur le calme des dieux !

 

Quel pur travail de fins éclairs consume

Maint diamant d’imperceptible écume,

Et quelle paix semble se concevoir !

Quand sur l’abîme un soleil se repose,

Ouvrages purs d’une éternelle cause,

Le Temps scintille et le Songe est savoir.

 

Stable trésor, temple simple à Minerve,

Masse de calme, et visible réserve,

Eau sourcilleuse, Œil qui gardes en toi

Tant de sommeil sous un voile de flamme,

Ô mon silence !… Édifice dans l’âme,

Mais comble d’or aux mille tuiles, Toit !

 

Temple du Temps, qu’un seul soupir résume,

À ce point pur je monte et m’accoutume,

Tout entouré de mon regard marin ;

Et comme aux dieux mon offrande suprême,

La scintillation sereine sème

Sur l’altitude un dédain souverain.

 

Comme le fruit se fond en jouissance,

Comme en délice il change son absence

Dans une bouche où sa forme se meurt,

Je hume ici ma future fumée,

Et le ciel chante à l’âme consumée

Le changement des rives en rumeur.

 

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !

Après tant d’orgueil, après tant d’étrange

Oisiveté, mais pleine de pouvoir,

Je m’abandonne à ce brillant espace,

Sur les maisons des morts mon ombre passe

Qui m’apprivoise à son frêle mouvoir.

 

L’âme exposée aux torches du solstice,

Je te soutiens, admirable justice

De la lumière aux armes sans pitié !

Je te tends pure à ta place première,

Regarde-toi !… Mais rendre la lumière

Suppose d’ombre une morne moitié.

 

Ô pour moi seul, à moi seul, en moi-même,

Auprès d’un cœur, aux sources du poème,

Entre le vide et l’événement pur,

J’attends l’écho de ma grandeur interne,

Amère, sombre, et sonore citerne,

Sonnant dans l’âme un creux toujours futur !

 

Sais-tu, fausse captive des feuillages,

Golfe mangeur de ces maigres grillages,

Sur mes yeux clos, secrets éblouissants,

Quel corps me traîne à sa fin paresseuse,

Quel front l’attire à cette terre osseuse ?

Une étincelle y pense à mes absents.

 

Fermé, sacré, plein d’un feu sans matière,

Fragment terrestre offert à la lumière,

Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,

Composé d’or, de pierre et d’arbres sombres,

Où tant de marbre est tremblant sur tant d’ombres ;

La mer fidèle y dort sur mes tombeaux !

 

Chienne splendide, écarte l’idolâtre !

Quand solitaire au sourire de pâtre,

Je pais longtemps, moutons mystérieux,

Le blanc troupeau de mes tranquilles tombes,

Éloignes-en les prudentes colombes,

Les songes vains, les anges curieux !

 

Ici venu, l’avenir est paresse.

L’insecte net gratte la sécheresse ;

Tout est brûlé, défait, reçu dans l’air

À je ne sais quelle sévère essence…

La vie est vaste, étant ivre d’absence,

Et l’amertume est douce, et l’esprit clair.

 

Les morts cachés sont bien dans cette terre

Qui les réchauffe et sèche leur mystère.

Midi là-haut, Midi sans mouvement

En soi se pense et convient à soi-même…

Tête complète et parfait diadème,

Je suis en toi le secret changement.

 

Tu n’as que moi pour contenir tes craintes !

Mes repentirs, mes doutes, mes contraintes

Sont le défaut de ton grand diamant…

Mais dans leur nuit toute lourde de marbres,

Un peuple vague aux racines des arbres

A pris déjà ton parti lentement.

 

Ils ont fondu dans une absence épaisse,

L’argile rouge a bu la blanche espèce,

Le don de vivre a passé dans les fleurs !

Où sont des morts les phrases familières,

L’art personnel, les âmes singulières ?

La larve file où se formaient les pleurs.

 

Les cris aigus des filles chatouillées,

Les yeux, les dents, les paupières mouillées,

Le sein charmant qui joue avec le feu,

Le sang qui brille aux lèvres qui se rendent,

Les derniers dons, les doigts qui les défendent,

Tout va sous terre et rentre dans le jeu !

 

Et vous, grande âme, espérez-vous un songe

Qui n’aura plus ces couleurs de mensonge

Qu’aux yeux de chair l’onde et l’or font ici ?

Chanterez-vous quand serez vaporeuse ?

Allez ! Tout fuit ! Ma présence est poreuse,

La sainte impatience meurt aussi !

 

Maigre immortalité noire et dorée,

Consolatrice affreusement laurée,

Qui de la mort fais un sein maternel,

Le beau mensonge et la pieuse ruse !

Qui ne connaît, et qui ne les refuse,

Ce crâne vide et ce rire éternel !

 

Pères profonds, têtes inhabitées,

Qui sous le poids de tant de pelletées,

Êtes la terre et confondez nos pas,

Le vrai rongeur, le ver irréfutable

N’est point pour vous qui dormez sous la table,

Il vit de vie, il ne me quitte pas !

 

Amour, peut-être, ou de moi-même haine ?

Sa dent secrète est de moi si prochaine

Que tous les noms lui peuvent convenir !

Qu’importe ! Il voit, il veut, il songe, il touche !

Ma chair lui plaît, et jusque sur ma couche,

À ce vivant je vis d’appartenir !

 

Zénon ! Cruel Zénon ! Zénon d’Elée !

M’as-tu percé de cette flèche ailée

Qui vibre, vole, et qui ne vole pas !

Le son m’enfante et la flèche me tue !

Ah ! le soleil… Quelle ombre de tortue

Pour l’âme, Achille immobile à grands pas !

 

Non, non !… Debout ! Dans l’ère successive !

Brisez, mon corps, cette forme pensive !

Buvez, mon sein, la naissance du vent !

Une fraîcheur, de la mer exhalée,

Me rend mon âme… Ô puissance salée !

Courons à l’onde en rejaillir vivant.

 

Oui ! Grande mer de délires douée,

Peau de panthère et chlamyde trouée,

De mille et mille idoles du soleil,

Hydre absolue, ivre de ta chair bleue,

Qui te remords l’étincelante queue

Dans un tumulte au silence pareil,

 

Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !

L’air immense ouvre et referme mon livre,

La vague en poudre ose jaillir des rocs !

Envolez-vous, pages tout éblouies !

Rompez, vagues ! Rompez d’eaux réjouies

Ce toit tranquille où picoraient des focs !

 

Paul Valéry, Le Cimetière marin, 1920



 

Cet article vous est servi de bon matin grâce à nos amis les chasseurs dont les meutes voisines ont réveillé le village à 4 heures, cette nuit, l'ordinaire, louons-les ensemble, c'est l'heure.

 

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Lou de Libellus lou - dans de litterrance
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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 23:03

 

 

Corriere della Sera, 17 settembre 2010

 

LA PERFORMANCE DEGLI ARTISTI Thyra Hilden e Pio Diaz

Prove generali d'incendio : il Colosseo in fiamme, ma è un fuoco «virtuale»

Video installazione all'Anfiteatro Flavio : un «inferno simbolico» per tre notti. «Il fuoco è rinnovamento»

 

ROMA - Prove generali di incendio, tra lo stupore dei turisti. Le fiamme si sono levate dentro al Colosseo, giovedì notte, ma i vigili del fuoco non sono intervenuti. Si trattava, in effetti, di un incendio «virtuale, una performance degli artisti Thyra Hilden e Pio Diaz, che fa parte di un progetto più ampio «City on fire», in cui i due si dilettano a «dar fuoco» ai più importanti monumenti internazionali. La prova generale è stata messa in scena davanti al sindaco di Roma Gianni Alemanno e al sottosegretario ai Beni culturali Francesco Giro.

 

TRE NOTTI STILE NERONE - La performance - che ricorda il leggendario incendio di Roma ad opera di Nerone - durerà per tre intere notti, da venerdì 17 a domenica 19 settembre: il Colosseo sarà di nuovo avvolto dalle fiamme con la video-installazione ideata dalla danese Hilden e dall’argentino Diaz. Spettacolare l' incendio. Le fiamme, che coinvolgono i primi tre ordini di arcate, sono una raffinata riproduzione affidata a proiettori. L’installazione sarà visibile dal lato di via dei Fori Imperiali.

 

ROGHI NELLE CHIESE - «Il Colosseo - dice Gianni Mercurio che cura la performance insieme a Christina Clausen e a Rossella Rea - è il luogo ideale per un progetto "site specifico" sulla forza ambigua del fuoco che si lega all’idea di rinascita e di rinnovamento». «Coliseum on Fire», promosso dal ministero per i Beni culturali e dalla Soprintendenza speciale per i Beni archeologici, è parte di un lavoro più ampio, «City on Fire», a cui gli artisti Hilden e Diaz si dedicano da alcuni anni, creando incendi virtuali presso monumenti, musei e chiese in tutta Europa. Lo scopo è promuovere un dialogo sul tema della fragilità e della transitorietà delle costruzioni realizzate dall’uomo. L’anfiteatro romano è il simbolo di una eredità culturale che persiste nel tempo.

 

IL VENERABILE BEDA - «Finché esisterà il Colosseo esisterà Roma; quando cadrà il Colosseo, cadrà Roma; ma quando cadrà Roma anche il Mondo cadrà», aveva scritto all’inizio dell’ottavo secolo Beda il Venerabile. L’inferno simbolico che gli artisti mettono in scena ha l’obiettivo di far riflettere sulle conseguenze della perdita della nostra eredità culturale. Il fuoco, protagonista della performance di Hilden e Diaz al Colosseo, purifica e rigenera, consuma rapidamente per poi creare dalle ceneri nuovi presupposti.

 

TABULA RASA - È un po’ l’idea della «tabula rasa» già vagheggiata dalle avanguardie artistiche del primo ’900. Tra i primi a intuire le potenzialità del fuoco nella nuova arte, il francese Yves Klein che nel 1961 presentò a Krefeld una colonna di fuoco alta oltre tre metri, con il doppio intento di intervenire sul concetto di spazio e di guidare l’osservatore verso un senso di purezza che per Klein era il fine ultimo dell’arte.

 

PIETRE POLITICHE - «Il Colosseo - riflette Rossella Rea, direttore del monumento - ha sempre svolto, sin dalla sua inaugurazione nell’80 d.C., un fondamentale ruolo politico, sociale, economico, in termini territoriali e d’uso, alle epoche e alle vicende storiche. Se l’architettura degli imperatori Flavi nella valle dell’Anfiteatro è risultata, nei secoli, vincente, altrettanto si può affermare per la sua valenza ideologica e simbolica. Il monumento ha assunto, negli anni recenti, un ruolo chiave nel quadro della politica dei beni culturali e, più in generale, dell’economia di Roma: meta obbligata del turismo di massa, è esso stesso la spia dell’economia dell’intera città e ha un ruolo condiviso su scala nazionale e internazionale con pochi altri luoghi d’arte». L’evento artistico, che ne simula l’incendio, vuole rievocare il mito dell’araba Fenice che risorge dalle proprie ceneri: ancora una volta il monumento è chiamato a svolgere il proprio ruolo di simbolo e di rinnovamento epocale.

 

Red. on. e L. Col.


 


 

Eh oui ! Ce n'est qu'une œuvre d'art. Déçus ?

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 23:01

 

Fadela Amara

 

Fadela Amara, aujourd’hui Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, ne demeure pas à La Courneuve. Elle a préféré garder l’appartement qu’elle occupe depuis plusieurs années dans le XIIe.

 

2 juin 2010


Les portes de son secrétariat d’Etat à la Ville ouvertes à ses proches.


Fadela Amara a occasionnellement hébergé des membres de sa famille dans l’appartement de fonction qui lui est réservé mais qu’elle n’habite pas. Ses services ont ainsi confirmé une information du Canard enchaîné.

«Personne n’habite à plein temps dans cet appartement de fonction mais certaines chambres sont utilisées de temps en temps», Fadela Amara «y héberge parfois sa famille», a expliqué à l’AFP une porte-parole.

La ministre, elle, n’habite pas dans le logement de fonction, prévu par le ministère, dans le VIIe arrondissement, «elle a préféré garder l’appartement qu’elle occupe depuis plusieurs années dans le XIIe» loué à la ville de Paris.

Dans son édition de mercredi, le Canard Enchaîné révèle que «l’ex-présidente de Ni putes ni soumises héberge, depuis un mois dans cet appartement de fonction, un de ses frères» qui devrait y rester «au moins jusque début juillet». L’an dernier, un autre frère de la secrétaire d’Etat «avait élu domicile dans cet appartement», toujours selon l'hebdomadaire, qui ajoute que «à l’occasion, ces heureux sous-locataires ont le droit de profiter des talents du cuistot mis à la disposition de la sous-ministre et d’un maître d’hôtel».

(Source AFP)


A La Courneuve, on ne peut pas renvoyer l'ascenseur.




C'est vous qui voyez.


 

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Lou de Libellus lou - dans de maintenant
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 23:01

 

Nous avions salué, en image et son, l'élimination de Stéphane Guillon. La famille était montée au front.

Didier Porte, déporté de Franϟϟe Inter, n'avait pas eu son lot de parole.


Chronique du 13 septembre 2010.

Première chronique de Didier Porte sur Mediapart. Désormais, chaque lundi à 13 heures, l'humoriste viré de France Inter commentera l'actualité politique. Vous êtes invités à l'enregistrement tous les lundis à 9h15 au 138, Faubourg-Saint-Antoine, 75012 Paris.


Roger ! Un Muscadet.

 



Remerciements à Homéo, à Montana, famille oblige, et à Philippe Geluck, adulte consentant au pillage de ses dessins et de ses formules.

 

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Lou de Libellus lou - dans de maintenant
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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 17:34

 

 

La famille n'a pas le monopole de l'ouverture, même si elle compte de grands chasseurs dans ses rangs.

Nos amis les chasseurs avaient déjà frappé fort à Antoigné, l'an dernier.


La Morellerie 13-09-2010 

 

Cette année, ils n'ont pas manqué La Morellerie – heureusement ! Dans la direction du tir, les habitations et la voie publique [note 1] sont si proches.

On ne sait pas si la bête avait déjà souffert d'un accident creusant sa nuque ou si elle a été finie à coups de crosse, par souci d'humanité.


Guère le temps d'en dire plus, nous sommes en pleine ratatouille.


Ratatouille-thumb-13-09-2010


Et la confiture de pêches est sur le feu.


Nous reviendrons prochainement sur ces deux sujets essentiels, avec des images grandeur nature : Chasse photographique, Pêche au gros, Nature et Tradition.


 



[note 1]

Depuis le mois de juin de l'an 3 après NS, se promener sur la voie publique, entre début septembre et fin février de l'année suivante, constitue une infraction qualifiée en obstruction à un acte de chasse.

 

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Lou de Libellus lou - dans de maintenant
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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 06:24

 

_ Dis, papa, c'est quoi l'eugénisme ?

_ Imagine, mon fils, que tu sois un Arabe ou un Tsigane ou un nègre |

_ | Un nègre ?! Ah, non ! Quand même pas, papa !

_ Tu sais, ce sont des choses qui arrivent |

_ | Oui, mais avec Nikou, Rikou et Brikou à la manœuvre, tu vois, j'aimerais mieux être un Juif.

_ Seulement, ça ne se commande pas, ça n'est pas dans les gènes.

_ Et ils ont quoi, dans les gènes ?

_ Les tout noirs, les nomades, les bronzés ? Ils sont dans les mêmes gènes que nous.

_ Et les Juifs ?

_ Pareil ! Mais, eux, ils n'aiment pas leurs semblables.

_ Parce que les juifs, ils sont semblables aux nègres ?!

_ Oui, mais ils n'aiment pas |

_ | O.K., et qu'est-ce qu'ils font les nègres pour ne pas être débarqués, hein ?

_ Ils peuvent se confier au bon docteur Jeffrey Steinberg |

_ | C'est pas un Juif ?

_ Oui, un peu.

_ Et qu'est-ce qu'il leur fait aux nègres ?

_ Il mélange des gènes et les nègres, les Tsiganes, les Arabes, peuvent avoir des enfants blancs-bleus-blonds, voilà.

_ C'est pas naturel.

_ Le naturel reviendra peut-être... si la famille s'en va.

_ La famille ?

_ On peut toujours rêver. Fais de beaux rêves, mon fils.

 

Trois pages pour le bon docteur Steinberg, une, deux, trois.

Source : LeMonde.fr, Yves Eudes, 31 juillet 2010

 

Demain, chez vous


Village of the damned

 

Wolf Rilla, Village of the Damned, 1960 - bande annonce originale

 

Eugénisme, ici et


Ou bien, sur Lib, ICI et

 

C'est le changement.


 

Et puis, pour le plaisir


Boby Lapointe, Avanie


Boby Lapointe, Embrouille minet


Boby Lapointe, Ca va ça vient


 


Un clin d'œil

 

à Françoise qui, en 1981, du haut de ses 16 ans, chantait fièrement :

♪♫♪ Et tout en étant française, l'était tout d'même antibaise, et, bien qu'elle soit française et malgré ses yeux de braise, ça n'me mettait pas à l'aise de la savoir antibaise, moi qui serait plutôt pour, quelle avanie ! ♪♫♪

 

à Brigitte, la plus jeune, 15 ans, en Seconde, qui chantait la joie de son chat et donnait la transition pour la chanson suivante en disant : je sens qu'ça vient, ça va, ça vient.

 

à Annick, 17 ans, pour son interprétation émouvante, avec sa voix un peu fêlée, de Ca va ça vient.

Le spectacle s'intitulait : La pointe est à la bobinette ce que la chevillette cherra. Et nous n'avons pas oublié les autres, solistes ou choristes.

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:54

 

Le 14 juillet 2010, Véronique Brocard, rédactrice à Télérama, publie dans le n° 3157, p. 8, un article sur France Inter : les grands départs. Elle écrit : la fuite des cerveaux.

 

Laurence-Bloch.jpg

 

Le 4 août 2010, Laurence Bloch, directrice adjointe de France Inter, aux côtés de Philippe Val, rectifie Télérama, dans le n° 3160, p. 4.

 

C'est beau la famille !

 

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:43

 

Patrick Balkany

Balkany Patrick, le vainqueur de la pauvreté

 

Eric Besson

Besson Eric, l'ami des Roms

 

Serge Bloch

Bloch Serge, le fidèle Candide, sans la liberté de flatter il n'est point de blâme élogieux


Adolf Hitler-Autoportrait présumé 1908-1913-

Hitler Adolf, un peintre viennois

Autoportrait présumé, aquarelle, circa 1908-1913


Bernard Kouchner

Kouchner Bernard, le héros de Kaboul

 

Christine Levy-Lagarde

Lagarde Christine, née Lallouette, la cellérière de la communauté

 

Nicolas Sarkozy

Sarkozy Nicolas, le combattant de l'insécurité

 

Eric Woerth

Woerth Eric, le sauveur des retraites

 

Bernard Kouchner-Rama Yade

Yade-Ben Zimet Rama, la missionnaire du dialogue interreligieux

 

Chassez l'intrus !

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:39

 

 

Le nez de Cléopâtre : s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé.

Blaise Pascal, Pensées, fr. 162, éd. Léon Brunschvicg

 

La face a changé en 2009.


Mark-Zuckerberg-2008-et-2009-Reuters K-White

Mark Zuckerberg, en 2008 et en 2009, Agence Reuters

 

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